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Coil (Europe du Nord) : plongeon des prix inégalé depuis près de 4 ans

Posté par : Gwenaëlle Le Louette 27.05.2020

Après avoir caracolé à 485,5 €/t le 28 février, les prix du coil laminé à chaud départ usine Ruhr ont chuté de 65 €/t, à 420,5 €/t vendredi 22 mai, leur plus bas point depuis  août 2016, ont reculé de 14,5 €/t depuis début mai.

En dépit d’un mouvement baissier bien ancré, il est peu probable que les prix du produit plat passent sous la barre des 400 €/t en raison de l’évolution des coûts des matières premières, lesquels vont dicter la tendance à court terme.

 Accroissement des coûts de production

« Outre la fermeté des prix du minerai de fer, la stabilité de  ceux des ferrailles et la progression de ceux de l’énergie conjugués à la baisse des taux d’utilisation de production entraînent un accroissement du coût de production par tonne. En conséquence, de nombreuses aciéries perdent de l’argent au vu du niveau actuel des prix spot », a commenté une source nord-européenne.

« La situation n’est pas plus brillante pour les producteurs turcs qui ont atteint ou sont en deçà de leur seuil de rentabilité. Nous avons désormais touché le fond en termes de demande et de prix », a précisé la source.

Les acheteurs ont entamé des discussions portant sur les commandes des troisième trimestre et second semestre avec les centres de service et distributeurs. En dépit d’une demande en berne, les usines domestiques souhaitent maintenir, voire tenter d’accroître leur part de marché.

« Le déséquilibre entre l’offre et la demande devrait perdurer pendant un certain temps. Quoiqu’il en soit, la demande devrait se redresser, mais très lentement. Dans l’intervalle, les usines, désireuses de remplir leurs carnets de commandes, proposeront des prix moindres par rapport à ceux en vigueur précédemment », d’après un opérateur berlinois.

Plongeon de la demande de 30 à 40%

Au plus fort de la crise durant le second trimestre, la demande a plongé de 30 à 40% par rapport aux niveaux habituels, une situation préoccupante qui devrait se reproduire ce trimestre à des niveaux similaires.

Dans le Sud de la région, les prix  du coil laminé à chaud,  tombés à 409 €/t départ usine Europe du Sud, ont pâti à la fois de la continuité de la production au sein des usines et de la désaffection persistante des clients. En conséquence, les producteurs détiennent des stocks sont gigantesques.

Des difficultés de trésorerie pénalisent de nombreuses usines

Une source milanaise, faisant état de la forte baisse de productivité de ses clients, a précisé que les plus chanceux d’entre eux opéraient à environ 50-60 % de leur capacité. Même scénario dans le secteur de la construction consommant près de 25% de la production italienne d’acier, où les usines ne fonctionnent toujours pas à plein régime.

« La plupart de nos clients sont confrontés  à un  manque de liquidités. Ils redoutent de ne pas être en mesure d’honorer leurs ordres de paiement, c’est la raison pour laquelle ils sont réticents à effectuer des commandes. Le gouvernement doit annoncer un quelconque financement ou aide aux entreprises du secteur, particulièrement fragilisées », a ajouté la source.

La consommation d’acier devrait continuer à tourner au ralenti à court terme dû, entre autres, à l’atonie persistante de l’industrie automobile, utilisateur d’acier de premier plan dans la péninsule italienne.

Les importations turques ne sont pas prisées par l’UE

Les consommateurs transalpins, tout aussi frileux en termes d’importations, préfèrent s’approvisionner localement pour leurs commandes urgentes. Les expéditions destinées à l’Europe du Sud se réduisent donc à peau de chagrin.

« Au vu de la révision des mesures de sauvegarde et du lancement de l’enquête antidumping portant sur les importations turques de coil laminé à chaud vers l’UE, les acheteurs se détournent des importations », selon un centre de service.

Si les importations turques de  coil laminé à chaud oscillent entre 370 et 375 €/t cif ports italiens, celles originaires d’autres pays tiers ne sont pas proposées à moins de 380 €/t cif ports italiens, même pour de grosses commandes.                     

Après avoir caracolé à 485,5 €/t le 28 février, les prix du coil laminé à chaud départ usine Ruhr ont chuté de 65 €/t, à 420,5 €/t vendredi 22 mai, leur plus bas point depuis  août 2016, ont reculé de 14,5 €/t depuis début mai.

En dépit d’un mouvement baissier bien ancré, il est peu probable que les prix du produit plat passent sous la barre des 400 €/t en raison de l’évolution des coûts des matières premières, lesquels vont dicter la tendance à court terme.

Accroissement des coûts de production

« Outre la fermeté des prix du minerai de fer, la stabilité de  ceux des ferrailles et la progression de ceux de l’énergie conjugués à la baisse des taux d’utilisation de production entraînent un accroissement du coût de production par tonne. En conséquence, de nombreuses aciéries perdent de l’argent au vu du niveau actuel des prix spot », a commenté une source nord-européenne.

« La situation n’est pas plus brillante pour les producteurs turcs qui ont atteint ou sont en deçà de leur seuil de rentabilité. Nous avons désormais touché le fond en termes de demande et de prix », a précisé la source.

Les acheteurs ont entamé des discussions portant sur les commandes des troisième trimestre et second semestre avec les centres de service et distributeurs. En dépit d’une demande en berne, les usines domestiques souhaitent maintenir, voire tenter d’accroître leur part de marché.

« Le déséquilibre entre l’offre et la demande devrait perdurer pendant un certain temps. Quoiqu’il en soit, la demande devrait se redresser, mais très lentement. Dans l’intervalle, les usines, désireuses de remplir leurs carnets de commandes, proposeront des prix moindres par rapport à ceux en vigueur précédemment », d’après un opérateur berlinois.

Plongeon de la demande de 30 à 40%

Au plus fort de la crise durant le second trimestre, la demande a plongé de 30 à 40% par rapport aux niveaux habituels, une situation préoccupante qui devrait se reproduire ce trimestre à des niveaux similaires.

Dans le Sud de la région, les prix  du coil laminé à chaud,  tombés à 409 €/t départ usine Europe du Sud, ont pâti à la fois de la continuité de la production au sein des usines et de la désaffection persistante des clients. En conséquence, les producteurs détiennent des stocks sont gigantesques.

Des difficultés de trésorerie pénalisent de nombreuses usines

Une source milanaise, faisant état de la forte baisse de productivité de ses clients, a précisé que les plus chanceux d’entre eux opéraient à environ 50-60 % de leur capacité. Même scénario dans le secteur de la construction consommant près de 25% de la production italienne d’acier, où les usines ne fonctionnent toujours pas à plein régime.

« La plupart de nos clients sont confrontés  à un  manque de liquidités. Ils redoutent de ne pas être en mesure d’honorer leurs ordres de paiement, c’est la raison pour laquelle ils sont réticents à effectuer des commandes. Le gouvernement doit annoncer un quelconque financement ou aide aux entreprises du secteur, particulièrement fragilisées », a ajouté la source.

La consommation d’acier devrait continuer à tourner au ralenti à court terme dû, entre autres, à l’atonie persistante de l’industrie automobile, utilisateur d’acier de premier plan dans la péninsule italienne.

Les importations turques ne sont pas prisées par l’UE

Les consommateurs transalpins, tout aussi frileux en termes d’importations, préfèrent s’approvisionner localement pour leurs commandes urgentes. Les expéditions destinées à l’Europe du Sud se réduisent donc à peau de chagrin.

« Au vu de la révision des mesures de sauvegarde et du lancement de l’enquête antidumping portant sur les importations turques de coil laminé à chaud vers l’UE, les acheteurs se détournent des importations », selon un centre de service.

Si les importations turques de  coil laminé à chaud oscillent entre 370 et 375 €/t cif ports italiens, celles originaires d’autres pays tiers ne sont pas proposées à moins de 380 €/t cif ports italiens, même pour de grosses commandes.