La Tribune de la Sidérurgie

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26.11.2020 à 15h13 Par Gwenaëlle Le Louette

Hausse de la production / UE-USA

Les tensions sur l’offre et importations sporadiques dopent les prix

L’accroissement des prix de l’acier en Europe a favorisé la reprise de la production au cours des derniers mois. En octobre au sein de l’UE, la production d’acier a augmenté de 9,3% sur un mois, les usines se précipitant pour...

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25.11.2020 à 10h00 Par Gwenaëlle Le Louette

Coil / Allemagne : vigueur du marché

Bond des prix de 40 €/t sur trois semaines

Chez nos voisins italiens, les offres de tôles consolident leur hausse due à la flambée des coûts des importations de brames. Néanmoins,  au vu d’une demande toujours insuffisante, les fournisseurs ne sont pas en mesure de répercuter...

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10.11.2020 à 11h07 Par Gwenaëlle Le Louette

Profilés / Benelux : stabilisation des prix

les usines visent l'objectif des 530 €/t livré

Les prix nord-européens des profilés S235JR se maintiennent à un niveau stable sur une semaine, à 522,5 €/t livré. Après avoir plongé à 500 €/t livré début juillet, soit un plus bas inégalé depuis le 21 juillet 2017, les prix du...

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30.10.2020 à 14h47 Par Gwenaëlle Le Louette

Rond à béton / Italie : un repli bien ancré

Activité modérée, incertitudes croissantes vis-à-vis du Covid

De l’autre côté des Alpes, les prix du rond à béton ont consolidé leur repli sur fond d’activité modérée conjuguée à des incertitudes croissantes quant à l’évolution de la pandémie de coronavirus. De nombreuses inconnues...

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29.10.2020 à 14h13 Par Gwenaëlle Le Louette

Tôles / UE : les utilisateurs finaux en retrait

Les offres sud-européennes bientôt à 500 €/t départ usine Italie?

Les prix européens des tôles ont accusé un retrait sur fond de demande léthargique. Dans le nord de la région, les prix du produit plat n’ont pas fluctué sur une semaine, à 498 €/t départ usine Ruhr, tandis que, sur la période...

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20.10.2020 à 17h34 Par Gwenaëlle Le Louette

Tôles (Italie) : mollesse du marché

Demande en berne, courts délais de livraison

Les prix italiens des tôles, pénalisés par la contraction des coûts du brame combinée à une demande atone, ont amorcé un retrait. De fait, les relamineurs proposent désormais le produit entre 470 et 475 €/t départ usine et un prix...

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16.09.2020

Tôles (Italie) : des hausses jugées insuffisantes

Des carnets de commandes peu fournis

Les fabricants transalpins de tôles, contraints de s’acquitter de prix toujours plus élevés pour se procurer des brames, n’ont pas d’autre choix que de relever leurs tarifs. Néanmoins, l’ampleur de ces majorations est insuffisante en...

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International : Vallourec en mauvaise posture

25/11/20
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L’annonce a été officialisée mercredi 18 novembre par la direction. Vallourec, spécialisée dans la fabrication de tubes pour l’industrie pétrolière, a annoncé la suppression de plus d’un millier de postes dans le monde.   Le groupe projette 200 nouveaux licenciements outre-Rhin entre 2021 et 2022 et 500 autres cette année au Brésil dans des fonctions support. L’annonce implique également la suppression de 350 postes en France, notamment sur des unités  de production, incluant la fermeture  des installations de traitement thermique, sur le site de Deville-lès-Rouen en Seine-Maritime, dénombrant 190 employés. Dans un communiqué publié sur son site, l’entreprise a fait état de ses derniers résultats et d’une « restructuration financière » qui a pour but de réduire de façon « significative le niveau d’endettement et les charges d’intérêts ».    

 

 

International : 5000 suppressions de postes supplémentaires chez ThyssenKrupp

25/11/20
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Le conglomérat en difficulté Thyssenkrupp a annoncé jeudi 19 novembre prévoir de supprimer 5.000 postes supplémentaires pour atténuer l’impact de la crise sanitaire du coronavirus sur ses activités. Le groupe allemand, dont la division sidérurgique existe depuis plus de 200 ans, lutte pour sa survie après avoir été sévèrement impacté par la crise sanitaire.« Les prochaines mesures pourraient être plus douloureuses que les précédentes. Mais nous devrons les prendre », a déclaré dans un communiqué la directrice générale, Martina Merz. Ces nouvelles mesures interviennent après l’annonce l’an dernier de 6.000 suppressions de postes, ce qui porte à 11.000 le nombre total de postes supprimés, dont un tiers a déjà été réalisé. Les 7.400 postes restants, soit 7% des effectifs, seront supprimés au cours des trois prochaines années

France-Belgique : partenariats en vue pour Industeel?

25/11/20
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ArcelorMittal a annoncé avoir lancé une « revue du portefeuille » de sa filiale d'aciers de haute performance Industeel pour étudier si des partenariats pouvaient en renforcer l'activité, confirmant des informations de presse. Un comité économique et social central s'est tenu vendredi 20 novembre en France, ainsi qu'un comité d'entreprise en Belgique « pour informer les instances représentatives du personnel du processus en cours », a-t-on appris auprès du groupe. Industeel, qui emploie plus de 2000 personnes, compte six unités de production sur cinq sites: quatre en France dénombrant 1100 salariés (Chateauneuf et Saint-Chamond (Loire), Le Creusot (Saône-et-Loire) et Dunkerque (Nord) et une en Belgique (Charleroi). L'entreprise a aussi un centre de R&D au Creusot. Industeel fabrique une grande diversité de produits (plaques, lingots, tôles, pièces de forme) dont certains en très grandes dimensions, et de types d'aciers (aciers pour moules et outils, aciers de haute résistance, aciers de protection, aciers pour la construction navale notamment).

 

Production d'acier brut / Italie : redressement sur un mois en octobre

25/11/20
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En octobre, si la production italienne d’acier brut a enregistré un nouveau repli sur un an, ce dernier était  toutefois moins marqué que celui affiché en septembre (-19% sur un an). Les aciéries locales ont produit 2,1 M de t d’acier brut le mois dernier, soit une baisse de 5% sur un an, selon les données préliminaires de Federacciai, la fédération des sociétés du secteur. Ce dernier a fait état d’une tendance baissière au cours des huit premiers mois de 2020. Si les données de février ont fait apparaître une stabilisation de la production, une hausse n’est pas survenue avant août en raison des arrêts irréguliers des usines programmés des usines durant l’été. La production de novembre pourrait tirer profit de la demande post-confinement et des tensions sur l’offre, notamment sur le segment des produits plats. Néanmoins, les nouvelles restrictions inhérentes à la pandémie conjuguées aux incertitudes quant au sort d’ArcelorMittal Italie pèsent sur la filière sidérurgique locale.

 

Immatriculations auto (UE) : une baisse bien ancrée

25/11/20
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Au sein de l’UE, les ventes de véhicules de tourisme ont consolidé leur baisse en octobre, après que de nouvelles mesures restrictives ont été imposées par plusieurs gouvernements en raison de la survenue de la seconde vague de coronavirus, d’après ACEA, l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles. Selon l’association européenne, après avoir progressé, pour la 1ère fois cette année en septembre, les immatriculations ont chuté de 7,8% sur un an en octobre, à 953 615 unités. Hormis en Irlande et en Roumanie, tous les marchés de l’UE ont affiché des pertes, y compris les quatre principaux. De fait, sur un an, la demande a chuté de -21% en Espagne, à 74 228 unités, de -9,5% en France, à 171 050 unités, et de -3,6% en Allemagne, à 274 303 unités. En revanche, la demande n’a quasiment pas fluctué en Italie, où les immatriculations ont seulement reculé de –0,2%, à 156 978 unités. Les ventes d’octobre portent les immatriculations totales à 8 M d’unités pour les dix premiers mois de l’année, soit un plongeon de -27% sur un an.   

France / ArcelorMittal Fos-sur-Mer : mutation vers l'acier vert

18/11/20
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ArcelorMittal Méditerranée vient de dévoiler son dernier projet pour décarboner la production d’acier sur son site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Un dossier a été déposé auprès de l'Union européenne pour appuyer un projet qualifié de  smart carbon, CarbHFlex, qui consiste à « révolutionner la filière haut-fourneau pour produire de l'acier neutre en CO2 », sur le principe d'un pilote initié à Gand (Belgique) qui démarrera en 2022.

La technique vise à récupérer le carbone des gaz résiduels des hauts-fourneaux et à les convertir dans un bioréacteur en éthanol, utilisable en biocarburant, ou en matière première pour l'industrie chimique. « Nous visons une production de 60 000 t par an », indique Damien Chambolle qui annonce une mise en service en 2026 si l'Europe confirme son appui financier d'ici fin 2021.

 

UE : enregistrement des importations turques de coils laminés à chaud

18/11/20
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La Commission européenne a annoncé que, dans le cadre du lancement de son enquête anti-dumping,  les importations de coil laminé à chaud turques seraient enregistrées à compter du 13 novembre. Ceci induit que des taxes rétroactives peuvent être appliquées à partir de cette période. A la mi-mai, à la demande d’Eurofer, la Commission a lancé une enquête anti-dumping sur les importations de certaines catégories de produits plats laminés à chaud. La décision préliminaire de l’enquête anti-dumping devrait être rendue le 23 décembre, et entrer en vigueur le 14 janvier 2021. Selon Veysel Yayan, secrétaire général de  TCUD, l’association turque de l’acier, cette nouvelle mesure pénalise encore davantage la Turquie.

 

ArcelorMittal Luxembourg : une tripartite constructive

18/11/20
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Après trois heures de réunion jeudi 12 novembre, la tripartite sidérurgie semble être sur le bon chemin. "L’ambiance a été constructive", a noté dès la sortie Robert Fornieri, secrétaire général adjoint du syndicat  LCGB en charge du dossier. L’annonce en septembre d’une large restructuration dans les rangs d’ArcelorMittal avait laissé craindre le pire. Avec 578 postes dans la balance, soit près de 15 % des effectifs, les syndicats ont très vite demandé la mise sur pied d’une tripartite pour trouver des solutions et sauver des emplois.sur les 536 suppressions de postes, initialement annoncées, le groupe de travail a pu faire baisser ce nombre à 280.

 

International : Vallourec bientôt sous le contrôle de ses créanciers ?

18/11/20
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Plombé par 3,7 mds d'€ de dette, le spécialiste des tubes sans soudure propose à ses créanciers de convertir plus de la moitié de leurs créances en capital, a rapporté lundi 16 novembre Les Echos.

Selon le quotidien économique, qui cite des sources concordantes, le fabricant français de tubes pour l'industrie de l'énergie a communiqué la semaine dernière son plan d'affaires à ses fonds créanciers, dont les anglo-saxons Apollo, M & G ou encore SVP, venus racheter la dette à prix soldé auprès des banques traditionnelles du groupe ces dernières semaines. 

« Seules deux d'entre elles n'ont pas cédé leurs créances, BNP Paribas et Natixis », précise Les Echos. «  Le groupe leur a fait connaître son scénario : convertir plus de la moitié de sa dette en capital, soit, en d'autres termes, leur confier les clés », ajoute le quotidien.

Vallourec, qui va publier ses résultats trimestriels ce mercredi, n’a pas souhaité commenter ces informations.

 

 

France : réduction de 33% des émissions chez ArcelorMittal Dunkerque d'ici 2030

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Grâce à la mise en œuvre de trois projets innovants, ArcelorMittal réduira, d’ici à 2030, de 33 % les émissions de CO2 du site de Dunkerque, le plus important du premier groupe sidérurgiste mondial.Le site ArcelorMittal de Dunkerque dans le Nord de la France, le plus important du groupe avec une production annuelle de 6 M de t d’acier  et 3 300 salariés, affiche de grandes ambitions en termes de réduction de ses émissions de C02.Il mène actuellement trois projets qui devraient lui permettre de les réduire de 33 % à l’horizon 2030 et proposer ainsi un acier plus  vert à ses clients (dont 10 % environ issus du secteur du bâtiment, contre 50 % pour l’automobile).Avec un ratio actuel de 1,8 kg de CO2 par kilo d’acier produit, le site émet chaque année plus de 11 M de t de CO2, ce qui en fait l’un des plus gros émetteurs du territoire.

 

Allemagne : Rasselstein, leader mondial de la tôle étamée

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À Andernach, au nord de Coblence, dans le Land allemand de Rhénanie-Palatinat, le plus grand site mondial fabriquant de l’acier étamé, et le seul dans cette spécialité en Allemagne,  Rasselstein, une filiale de ThyssenKrupp, fête son centenaire cette année. Récemment, le site a vu la mise en œuvre d’innovations telles que le matériau Rasselstein®Solidflex. Celui-ci, à la fois solide et malléable, peut être étiré de plus de 5% et offre des limites d’élasticité de 600 à 750 mégapascals (MPa). Actuellement, une nouvelle ligne est installée, qui sera dédiée à la production d’acier pour emballages chromé. Ce matériau sera principalement utilisé pour fabriquer des couvercles de boîtes de conserve, des coupelles pour boîtiers d’aérosol, des capsules de bouteille et des fûts d’encre d’imprimerie. À partir de 2022, cette tôle ultrafine sera revêtue de chrome trivalent. Par ailleurs, Rasselstein collabore avec sa maison mère à la mise au point d’un acier « climatiquement neutre » ; l’hydrogène y remplacera le carbone en tant qu’agent réducteur, afin que le processus de fabrication libère de la vapeur d’eau au lieu du CO2.                         

 

Ghana : Mabey Bridge va fournir 89 ponts

03/11/20
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Le Haut-Commissariat britannique à Accra a annoncé la signature d'un contrat entre le gouvernement du Ghana et Mabey Bridge, pour la livraison de 89 ponts en acier.  Ce marché de 43 M de £ (47,7 M d’€) est l’une des retombées du 3e forum du Conseil des affaires Royaume-Uni – Ghana (UK – Ghana Business Council) tenu à Accra en octobre 2019. Ces ponts seront fabriqués et livrés sur une période de deux ans. Mabey Bridge, basée dans le Gloucestershire, au sud-ouest du Royaume-Uni, est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions de ponts modulaires en acier de haute qualité. Selon son PDG, Michael Treacy, l’un des volets du contrat comprendra également la formation des ingénieurs locaux pour la maintenance de ces infrastructures. Plus tôt cette année, le pays annonçait la livraison de 50 nouveaux ponts en acier, dans le cadre d’un autre contrat de 51 M de $ (43,6 M d’€), conclu avec la Tchéquie. 

Production d'acier brut (France) : plongeon de 20% sur un an en septembre

03/11/20
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Après avoir enregistré un net repli  entre janvier et août, la production française d’acier brut a consolidé son repli sur un an en septembre, d’après la Fédération Française de l’Acier (FFA). En septembre, la production locale d’acier brut s’est contractée jusqu’à –20,1% sur un an, à 963 000 t. A titre de comparaison, elle avait atteint 1 205 000 t un an auparavant. Au cours des neuf premiers mois de 2020, la production a également affiché une forte baisse de –26,8% sur un an, à 914 000 t/mois en moyenne. Entre janvier et septembre 2019, les volumes de production avaient totalisé 1 249 000 t/mois en moyenne. L’an dernier, le mouvement baissier était déjà engagé, la production ayant décliné de 6,1% sur un an, à 1 204 000 t/mois, contre 1 282 000 t/mois en 2018.                      

Production d'acier brut (Worldsteel/International) : hausse de 2,9% en septembre

28/10/20
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Selon la World Steel Association,  la production internationale d’acier  brut s’est établie à 156,4 M de t en septembre, soit une progression de 2,9% sur un an. Sur la période considérée, la Chine, toujours à la 1ère place du podium, a produit 92,6 M de t d’acier brut, soit une hausse de 10,9% en glissement annuel. Parallèlement, l’Inde a produit 8,5 M de t, soit une baisse de 2,9% par rapport à septembre 2019. La production  japonaise a, elle, totalisé 6,5 M de t (-20% sur un an), tandis que la production sud-coréenne  a atteint 5,8 M de t (-2,1%). Même scénario baissier dans les pays de l’UE : 3 M de t en Allemagne (-9,7% sur un an); 1,8 M de t en Italie (-18,7%); 1 M de t en France (-20,1%). C’est l’Espagne qui a affiché la baisse la plus marquée : 0,9 M de t (-21%).

Belgique : le site de Clabecq reçoit 30 M d'€ de NLMK Russie

28/10/20
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Le groupe russe NLMK va investir 30 M d’€ dans son site de Clabecq, à Ittre en Belgique. La direction de NLMK confirme aujourd’hui un investissement de plus de 30 M d’€ pour « produire des aciers fins, répondant à des exigences de qualité de pointe et encore plus respectueux de l’environnement ».Selon la direction, cette modernisation permettra notamment de « renforcer le positionnement stratégique et commercial du site dans la production des aciers à haute limite élastique et résistants à l’abrasion ». Le communiqué met du baume au cœur du personnel épargné par les licenciements des plans de restructuration du site. En juin 2019, après de longues et âpres négociations entre direction et syndicats, malgré l’intervention de la Sogepa, le bras financier wallon, et des autorités locales, quelque 200 travailleurs de NLMK Clabecq recevaient la confirmation de leur licenciement collectif.

 

Europe : ArcelorMittal va bientôt produire de l'acier vert

28/10/20
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ArcelorMittal a annoncé mi-octobre que sa division Europe produira de l'acier vert dès cette année, avec l'objectif affiché de réduire de 30 % ses émissions de CO2 en 2030 et d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour le sidérurgiste, la notion d’acier vert désigne un métal produit de façon à réduire les émissions de CO2 liées à sa fabrication. Une activité très consommatrice d’énergie, souvent produite à partir de charbon. ArcelorMittal Europe va produire 30 000 t d'acier vert en 2020, puis 120 000 t en 2021 et 600 000 t en 2022.« L'hydrogène joue un rôle central dans sa stratégie de décarbonation », en étant notamment utilisé dans la fabrication d'acier par injection dans les hauts-fourneaux ainsi que par réduction directe du minerai de fer dans la filière électrique, souligne le sidérurgiste.

 

Parc éolien (Mer du Nord) : Dillinger fournit 99 000 t de tôles fortes

28/10/20
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D’une puissance de 1,2 gigawatt, le parc éolien offshore britannique Hornsea One compte parmi les plus performants au monde et fait figure de précurseur dans le processus de transition énergétique engagé. Hornsea One repose sur de l’acier de Dillingen : le groupe allemand a en effet fourni environ 99 000 t de tôles fortes de 30 à 90 mm d’épaisseur pour les fondations monopiles du parc éolien, situé à 120 km de la côte est britannique.  Immergées jusqu’à près de 40 m de fond, ces monopiles pèsent 900 t. « L’acier est le matériau incontournable pour la production durable d’énergies renouvelables. Il est impossible de produire de l’énergie verte sans acier. Il est par conséquent absolument impératif que notre acier bénéficie dès cette année de conditions totalement équitables en Europe. », selon Tim Hartmann, président  du directoire de Dillinger.

Production d'acier brut (Allemagne) : hausse sur un mois en septembre

28/10/20
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Outre-Rhin, la production d’acier brut, en hausse de 6,6% par rapport à août, s’est accrue à 3 M de t en septembre. Il s’agit de la seconde augmentation consécutive mensuelle d’affilée depuis la survenue de la pandémie de coronavirus. Ce volume est toutefois inférieur de 9,7% à celui observé en septembre 2019. « Même, si pour la première fois depuis la survenue du Covid,  la production s’est hissée à 3 M de t, cette performance est encore très décevante », a précisé WV Stahl, la fédération allemande de l’acier. La production de la filière électrique a progressé de 2% sur un an, à 1,1 M de t en septembre, tandis que celle alimentée par les hauts-fourneaux  a chuté de 15,4% sur un an, à 1,9 M de t. En septembre, la production de la filière électrique était supérieure de 30,3%.

UE : les projets de construction publique en hausse sur un an en août

28/10/20
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Pour la première fois en août, après la longue période baissière découlant de la survenue de la pandémie de Covid, le secteur européen des travaux publics a opéré une remontée, d’après des données publiées par Eurostat. Le secteur européen de la construction a reculé de 1,5% sur un an en août, à son plus faible taux depuis le début de l’épisode baissier en mars. Si l’activité a décliné de 2% en glissement annuel dans le secteur du bâtiment, elle a progressé de 0,9% sur un an dans celui des travaux publics. Parmi les grands marchés européens, c’est la France qui a affiché le meilleures performances en août.En effet, sur le mois considéré, en France, la production du secteur, renouant avec les niveaux précédant la crise sanitaire, était en phase avec celle enregistrée en août 2019. Le scénario était moins réjouissant pour l’Allemagne dont la production a reculé de 1,8% sur un an, ainsi que pour l’Espagne (-8,6%).              

ArcelorMittal Florange en grève

20/10/20
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Après Dunkerque, Mardyck, Basse Indre, Fos-sur-Mer et Maizières-lès-Metz, le site Florange a embrayé à son tour. Ca gronde chez ArcelorMittal suitesuite à l’arrêt de l’activité du train à chaud depuis mercredi et l’appel à la grève lancé par la CGT, qui durcit le ton.Rappelons que le 25 septembre dernier, le syndicat a lancé un ultimatum à la direction générale France, demandant l’octroi d’une prime de 2000 € et la couverture à 100% du salaire en cas d’activité partielle, des revendications rejetées le 2 octobre.Vendredi 16 octobre, à l’appel du syndicat, une quarantaine de salariés se sont rassemblés devant la Maison des syndicats avant de bloquer l’accès de l’usine Sainte-Agathe plus tard dans la matinée. Les camions d’approvisionnement n’ont pas pu rentrer sur le site.

 

 

Produits plats en inox (UE) : tendance haussière

20/10/20
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Les acheteurs européens de produits plats en inox se tiennent en retrait sur fond de remontée des prix domestiques et du manque d’attractivité des importations. Les distributeurs et centres de service, lesquels ont reconstitué leurs stocks en juillet, août et septembre, diffèrent désormais leurs achats pour une livraison décembre et janvier au vu du manque de visibilité.Si les usines européennes ont majoré les prix de leurs coils de 30 €/t en octobre, les distributeurs peinent quant à eux à répercuter les majorations sur le marché aval. Au 4è trimestre, les usines auront augmenté les tarifs de leurs coils de 120 €/t au total par rapport au troisième trimestre, en incluant la hausse d’octobre.En Europe, le coil laminé à chaud en inox est disponible à 1750 €/t en moyenne, tandis que le coil laminé à froid est proposé entre 1880 et 1900 €/t livré.       

Sociétés (Pologne) : ArcelorMittal ferme un haut-fourneau

14/10/20
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« La Covid-19 engendre d'importantes conséquences pour l'industrie de l'acier européen avec une demande qui reste significativement inférieure à ce qu'elle était précédemment », a déclaré Sanjay Samaddar, directeur général d'ArcelorMittal Pologne.« Nous devons prendre des décisions difficiles dont celle de fermer définitivement le haut fourneau et l'aciérie de Cracovie », a-t-il ajouté.  Selon des médias polonais, 650 salariés « pourraient être directement touchés », sans préciser s'ils perdront leur emploi.ArcelorMittal est le plus gros producteur d'acier en Pologne, où il emploie 11.000 personnes dans six usines à travers les régions du sud. Avant le début de la crise sanitaire, le groupe détenait environ 70% du marché polonais de l'acier et était un leader européen et un exportateur de coke, un dérivé du charbon.

 

 

Sociétés (France) : grève illimitée chez ArcelorMittal

14/10/20
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Une grève illimitée a débuté mercredi 7 octobre sur les sites français du géant de la sidérurgie ArcelorMittal, dont des salariés demandent à être mieux récompensés de leurs efforts pendant la crise sanitaire, notamment via un maintien du salaire en cas d'activité partielle. « C'est un mouvement social qui prend dans l'ensemble des sociétés du périmètre national », a affirmé Philippe Verbeke, coordinateur de la CGT pour le groupe, indiquant que les hauts-fourneaux de Dunkerque se trouvaient à l'arrêt. Selon la CGT, la mobilisation touche d'autres sites du groupe, comme ceux de Mardyck (Nord), où des débrayages ont commencé dès le 3 octobre, Florange (Moselle), Basse-Indre (Indre) ou Saint-Chély-d'Apcher (Lozère).Le syndicat , lequel a appelé à la grève, avait adressé le 25 septembre un ultimatum à la direction générale France, demandant une prime de 2 000 € et la couverture à 100% du salaire en cas d'activité partielle, des revendications rejetées le 2 octobre. 

 

Machines-outils (Allemagne) : des commandes en berne

14/10/20
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Au premier semestre 2020, les commandes ont chuté de 35 % en glissement annuel sur le marché allemand des machines-outils, selon VDW(Verein Deutscher Werkzeugmaschinenfabriken), la fédération du secteur. Le repli, s’élevant à -46%, a été particulièrement marqué au second trimestre, attestant clairement de l’impact des mesures de restriction dues à la survenue de la pandémie de Covid-19, selon Wilfried Schäfer, directeur général de VDW. Au plus fort de la crise sanitaire, des clients tels que les industries automobile et aéronautique ont vu leurs ventes accuser un net repli, tandis que les activités d’investissements étaient pratiquement à l’arrêt. D’autres secteurs, à l’instar de ceux la numérisation, du développement de la 5G, des technologies médicales, de l’électronique et une partie des industries de construction mécanique ont quant à elles mieux tiré leur épingle du jeu. Après avoir plongé en avril et mai, les commandes se sont nettement redressées  en juin.                              

Italie : Beltrame a conclu un accord avec Ori Martin

07/10/20
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Beltrame, plus gros producteur européen de barres en acier marchand a conclu un accord avec Ori Martin, un producteur d’acier spécial en vue de vendre des poutrelles en acier au carbone fabriquées par Ferrosider, un fournisseur de produits longs  détenu par Ori Martin.Conformément aux termes de l’accord, effectif le 1er janvier 2021, Beltrame assurera les ventes de poutrelles de Ferrosider totalisant quelque 200 000 t/an.  Ferrosider est équipé d’un laminoir à Ospitaletto (région de Brescia dans le nord de l’Italie) dont la capacité prévue s’élève à 230 000 t de poutrelles et d’aciers spéciaux.Beltrame s’occupera de la vente des profilés tandis qu’Ori Martin poursuivra les investissements destinés à développer la production d’acier de qualité spéciale. En 2019, les investissements du groupe ont avoisiné 32 M d’€.

 

Allemagne : 800 emplois menacés par une restructuration chez TK

07/10/20
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800 salariés de Thyssenkrupp (dont 500 en Allemagne) devraient perdre leur emploi à la suite d'une restructuration décidée par le groupe, liée à la baisse des commandes et des ventes dans un contexte de pandémie. A partir du 1er octobre, Thyssenkrupp entamera en effet le réalignement opérationnel de ses activités d'ingénierie de systèmes automobiles. Dans les mois à venir, son unité d'ingénierie systèmes sera ainsi divisée en deux unités indépendantes. Tandis que l'une sera dédiée à la carrosserie, l'autre combinera les activités motopropulseur et assemblage de batteries. Les activités de cette dernière unité devraient à terme se poursuivre en dehors du groupe, soit à travers un partenariat, soit sous l'égide de nouveaux propriétaires.

 

Production automobile (Royaume-Uni) : effondrement sur un an en août

07/10/20
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Le spectre d’une seconde vague de la pandémie de coronavirus ayant entraîné de nouvelles restrictions, les constructeurs automobiles britanniques peinent à remonter la pente. Les perspectives ne sont pas plus réjouissantes, la menace d’absence d’un accord commercial se profilant après la période de transition. Les usines britanniques ont produit un peu plus de 51 000 véhicules en août, ce qui représente un repli de 45% sur un an, d’après la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT). Deux facteurs sont à l’origine de l’accélération de la baisse. Tout d’abord, le Royaume-Uni se préparant à la survenue d’une deuxième vague de Covid, de nouvelles mesures restrictives sont entrées en vigueur dans certaines régions du pays. Deuxièmement, en août 2020, les résultats ont été particulièrement mauvais par rapport à ceux affichés un an auparavant. Entre janvier et août 2020, la production automobile britannique a plongé de 40%, à 518 000 unités, ce qui constitue une perte de 349 000 voitures.                                   

Production d'acier brut (France) : nouveau repli en août

06/10/20
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Après s’être contractée au cours des sept premiers de l’année, la production française d’acier brut a consolidé sa  tendance baissière en août, selon la Fédération Française de l’Acier (FFA). De fait, sur la période considérée, la production domestique d’acier brut a plongé de 31,1% sur un an, à 723 000 t, contre 1 049 000 t un an auparavant. Entre janvier et août derniers, la production française d’acier brut a décliné de 27,5% en glissement annuel, à 908 000 t/mois, comparativement à 1 253 000 t/mois entre janvier et juillet 2019. L’an dernier, la production avait reculé de 6,1% sur un an, à 1 204 000 t/mois. A titre de comparaison, la production avait atteint 1 282 000 t/mois en 2018, a rappelé la FFA.

Production d'acier brut (International) : hausse de 0,6% sur un an en août

06/10/20
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La production d’acier brut des 64 pays membres de World Steel Association (Worldsteel), l’association internationale de l’acier, a progressé de 0,6% sur un an en août, pour totaliser 156,2 M de t, ce qui constitue la première augmentation depuis mars.Si, une nouvelle fois, la Chine, le Vietnam et la Turquie étaient les principaux acteurs de la croissance, d’autres pays ont également tiré leur épingle du jeu.Sur la période considérée, la Chine et le Vietnam ont vu leur production bondir de respectivement 8,4% et 33%, à 94,85 M de t et 2,32 M de t.  En revanche, la production s'est contractée au sein de l’UE des 28, où la production d’acier brut a plongé de 16,6%, à 9,32 M de t sur un an. Si, en Allemagne, cette dernière a reculé de 13,4% sur un an, à 2,83 M de t, elle s’est accrue en Italie et au Royaume-Uni, de respectivement 9,7% (939 000 t) et 11,2% (566 000 t).

 

Sociétés (Autriche) : lancement d'une nouvelle coulée continue chez Voestalpine à Donawitz

30/09/20
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Le groupe autrichien Voestalpine  a démarré une nouvelle coulée continue sur son site de Donawitz. Cet équipement, destiné à améliorer la qualité des catégories d’acier, a une capacité de production annuelle de 1 M de t de blooms, lesquels sont ensuite transformés en produits finis en acier. Les quatre lignes de coulée en continu (CC4), lesquelles peuvent être développées en cinq lignes de coulée en continu, ont été fournies par le fabricant d’usines austro-allemand Primetals. La coulée CC4, qui va supplanter les deux lignes de coulée en continu existantes (CC2), va produire des blooms ronds de 230 mm de diamètre, des blooms rectangulaires avec des sections transversales de 270X360 mm ainsi que des blooms avec des sections transversales de 440X330 mm. La production est limitée sur le site de Donawitz, l’un des hauts-fourneaux faisant l’objet d’une rénovation jusqu’en octobre.                

Sociétés (Italie) : Marcegaglia va majorer le prix de ses tubes soudés

30/09/20
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Le relamineur transalpin Marcegaglia va relever les prix de ses tubes soudés en octobre sur fond de coûts élevés et de tensions sur les disponibilités en coil laminé à chaud, un produit entrant dans la fabrication des tubes. Ainsi, les acheteurs de coil laminé à chaud doivent-ils désormais débourser plus de 500 €/t départ usine lors de la signature de nouveaux contrats. Quant aux tubes soudés 40X40X3 mm avec une décote de 41 points, il se négocient à 570 €/t départ  usine. La même catégorie, vendue avec 38 points de décote, avoisinerait, elle, 600 €/t départ usine. En phase avec les hausses instaurées sur les produits plats, les décotes sur les tubes ont renchéri de 1 à 2 points par semaine en août dans la plupart des pays européens. Chaque point de décote équivaut à environ 10 €/t.        

Production d'acier brut (Allemagne) : hausse de 17% en août

30/09/20
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Outre-Rhin, la production d’acier brut s’est accrue de 17% sur un mois en août, reflétant l’accélération de la production survenue à la fin du mois, selon des données publiées par WV Stahl, la fédération allemande de l’acier.

Même si, sur la période considérée, la production était inférieure de 13% à celle affichée un an auparavant, les belles performances réalisées par rapport à juillet témoignent du net ralentissement des réductions de production opérées par les usines actuellement par rapport au printemps, au plus fort de la crise. 

La production via la filière électrique en hausse de 11%

La hausse s’applique à la fois pour la production d’acier brut via les hauts-fourneaux et la filière électrique, lesquelles ont respectivement progressé de 12%, à 1,99 M de t et de 11%, à 844 000 t. Quant à la production de fonte, elle a augmenté de 2%, à 1,8 M de t, ce qui constitue une chute de 15% sur un an.

En août, la production de produits plats laminés à chaud a totalisé 2,4 M de t : ces volumes sont supérieurs de 4,3% par rapport à ceux de juillet 2020, mais en repli de 13%  sur un an.

De nouvelles hausses de production  en vue

D’après un sondage réalisé en Allemagne, la majorité des personnes interrogées tablent sur de nouvelles hausses de production au début de l’automne sur fond de redressement de la demande. Durant la pandémie, parvenir à un équilibre entre l’offre et la demande était l’un des plus gros défis auquel se trouvaient confrontées les usines.

ArcelorMittal Luxembourg : une réunion tripartite prévue le 6 octobre

Eventualité d'un plan social
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Un premier tour de table entre patrons, syndicats et gouvernement a eu lieu suite à l’annonce d’ArcelorMittal quant à son souhait de se séparer de 578 personnes, soit environ 15% du personnel. Une première réunion en tripartite a été décidée pour le 6 octobre.La semaine dernière, une réunion de suivi des anciens accords conclus en tripartite a rassemblé patronat, syndicats et ministres luxembourgeois de l’Economie, Franz Fayot, et du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, Dan Kersch.Les syndicats ont en effet été « choqués » par cette annonce et « par sa violence puisque, d’entrée de jeu, l’entreprise indique qu’un plan social est une réelle possibilité, sans la moindre concertation ».Les ministres ont reconnu que la situation de crise ne pouvait être niée face à l’ampleur des départs souhaités.

 

Vallourec : la restructuration financière se précise

La chute des cours du pétrole pénalise le groupe
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Dans un marché clairement baissier, l’action Vallourec a trébuché lundi 21 septembre de 6,1%, à 18,8 € sur la place parisienne.Ces mauvaises performances sont imputables à la perspective d’une restructuration financière laquelle risque de pénaliser les actionnaires actuels. Les investisseurs redoutent le doublement d’une augmentation de capital combinée à une transformation de la dette en actions. Le groupe a reçu le 18 septembre l'accord, à la majorité requise, des porteurs de chacune de ces émissions obligataires en vue de pouvoir solliciter la nomination d'un mandataire ad hoc sans que cette action constitue un cas de défaut sur sa dette. Le groupe a également obtenu l'accord de ses banques, conformément aux termes de ses crédits renouvelables concernés, pour engager des discussions concernant sa restructuration financière.

 

 

Suède : SSAB a conçu un acier anti-corrosion

Réduction des coûts d'entretien des structures peintes
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Le groupe suédois SSAB a conçu l’acier SSAB Weathering, un métal résistant à la corrosion lequel participe à réduire drastiquement les coûts d’entretien des structures peintes.L’acier SSAB Weathering est un acier au carbone faiblement allié à haute limite d’élasticité offrant une résistance naturelle à la corrosion grâce à une patine de protection qui se forme à la surface de la matière. Il est souvent utilisé dans les structures peintes, à l’instar des ponts, des ouvrages ferroviaires, et des  poteaux pour les réseaux électriques.Des échantillons peints d’acier SSAB Weathering  ont été exposés pendant 6 ans à un air salin corrosif, dans des conditions climatiques extrêmes. Bien que le revêtement ait été rayé en profondeur, exposant la surface de la matière, l’acier a résisté à la corrosion. De plus, en gardant sa bonne adhésion à l’acier, la peinture a ralenti toute corrosion supplémentaire, indique Robert F. Wesdijk, Market & Sales Development chez SSAB.        

 

 

Production d'acier brut (France) : une baisse bien ancrée

Chute de 30,7% sur un an en juillet
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D’après des données publiées par la Fédération Française de l’Acier (FFA), la production locale d’acier brut a consolidé son mouvement baissier en juillet après avoir déjà enregistré un fort repli au cours des six premiers mois de l’année. De fait, sur la période considérée, la production d’acier brut s’est effondrée de 30,7%, à 909 000 t. A titre de comparaison, la production s’était établie à 1 311 000 t en juillet 2019. Entre janvier et juillet 2020, la production française d’acier brut a chuté de 27,3% sur un an, à 934 000 t/mois, contre 1 284 000 t un an auparavant. En 2019, la production avait décliné de 6,1% en glissement annuel, à 1 204 000 t, comparativement à 1 282 000 t/mois en 2018.

Salzgitter exclut l'idée d'une alliance avec ThyssenKrupp

ThyssenKrupp affiche des pertes d'exploitation
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Le numéro deux allemand de l'acier Salzgitter n'est pas intéressé par une alliance avec son concurrent Thyssenkrupp, a fait savoir le directeur général du groupe, Heinz Jörg Fuhrmann. « Nous ne voyons actuellement aucun scénario qui améliorerait notre situation par rapport à l'indépendance », a déclaré Fuhrmann lors d'un entretien. « Nous devrions d'abord nous démanteler, ou nous laisser démanteler. Aucune personne sensée chez Salzgitter ne serait d'accord ».ThyssenKrupp a prévenu en août que sa division sidérurgique avait affiché des pertes d'exploitation de 1 md d’€ cette année, faisant monter la pression sur une éventuelle restructuration ou vente de cette activité, scénarios dans lesquels Salzgitter apparaît comme l'un des nombreux partenaires potentiels. 

ArcelorMittal Luxembourg sabre 570 postes

Tous les sites sont concernés
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Coup de tonnerre dans la sidérurgie luxembourgeoise. ArcelorMittal a annoncé ce jeudi avoir entamé les discussions en vue de la préparation d'un plan d'économies portant sur 570 postes au Grand-Duché, soit un peu plus de 15% des effectifs totaux du groupe au Luxembourg, quelque 3 600 personnes. Pascal Moisy, porte-parole du groupe, indique que « les différents outils sociaux» disponibles au Luxembourg seront utilisés « pour amortir » les difficultés auxquelles ArcelorMittal fait face. Ainsi, des départs en retraite ou en retraite anticipée sont prévus. Le pool de reclassement et le plan social seront aussi discutés entre ArcelorMittal et les représentants du personnel. « Nous devons à présent définir le calendrier » de cette réduction des coûts. Les délais jusqu'à la mise en place du plan d'économies ne sont pas encore connus. Tous les sites du géant de l'acier au Luxembourg sont concernés. «Cela concerne la production, mais aussi l'administratif, au siège à Luxembourg et dans les bureaux à Esch-sur-Alzette», explique Pascal Moisy. Aucune fermeture de site n'est en revanche prévue. 

Mauvaise nouvelle pour ArcelorMittal Fos

Le redémarrage du four N°1 reporté
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Tout récemment, la direction du site d’ArcelorMittal  à Fos-sur-Mer avait annoncé le redémarrage du haut-fourneau N°1 ce mois-ci. Toutefois, jeudi 10 septembre, le groupe a fait savoir aux représentants des salariés que, pour des raisons économiques, il était revenu sur sa décision. De fait, le haut fourneau numéro 1, arrêté depuis le 23 mars, ne redémarrerait pas en septembre comme prévu.«Ces décisions se prennent depuis Londres et pas depuis Fos », analyse un représentant CGT. Elles sont en effet intimement liées à l'incertitude et à la volatilité des marchés de l'acier. Ce redémarrage, reporté à une date ultérieure,  aurait aussi permis de réduire le recours au chômage partiel pour les salariés. La demande reste en effet encore très incertaine dans les secteurs de l'industrie, des tubes ou de la construction pour lesquels le site de Fos travaille. 

Jacquet Metals : dans le rouge au 1er semestre

Perte nette de 15 M d'€
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Fortement pénalisé par la crise actuelle, le distributeur d'aciers spéciaux Jacquet Metals  a vu ses résultats se dégrader nettement au premier semestre  accusant une perte nette de 15 M d’€. De mauvaises performances imputables au plongeon des ventes d’aciers destinés au secteur de la construction mécanique en Allemagne et en Europe du Sud. Les ventes d’inox ont quant à elles mieux résisté. L'Ebitda courant a atteint 19 ME contre 47 M d’€ au 1er semestre 2019  pour un chiffre d'affaires de 726 M d’€, en retrait de 17,9% (-26,1% au 2e trimestre). Les perspectives semblent encore floues pour le groupe dans un environnement macroéconomique et sanitaire incertain, note le groupe financier Oddo BHF. La direction ne voit pas d'amélioration significative dans les semaines, ni les mois  à venir avec des conditions de marché qui vont rester difficiles sur fond de léthargie de la demande. La valorisation reste faible pour le groupe (valeur des stocks de 387 M d’€ pour une dette nette de 132 M d’€).

Aperam : changement dans l'équipe de direction

Nicolas Changeur, CEO du segment Services & Solutions
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Aperam annonce un changement dans l'organisation de son équipe de direction, à compter du 14 septembre. Ines Kolmsee, actuellement CEO du segment Services & Solutions, a décidé de quitter la société pour poursuivre d'autres opportunités de carrière. Nicolas Changeur est nommé CEO du segment Services & Solutions. Nicolas Changeur est membre de l'équipe de direction, et Chief Marketing Officer du groupe depuis novembre 2014. Timoteo Di Maulo, CEO d'Aperam, a déclaré: « Je tiens à remercier Ines pour sa précieuse contribution à Aperam, et en particulier au cours de cette période très difficile, et je lui souhaite bonne chance dans ses prochaines activités professionnelles »

Production automobile (Italie) : progression en juillet

La réouverture des usines a dopé la production
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En juillet dernier, pour la première fois depuis avril 2018, la production de véhicules de tourisme s’est accrue sur la péninsule italienne. Ainsi, sur la période considérée, les usines transalpines ont–elles produit 51 800 unités, ce qui constitue une progression de 4% en glissement annuel. Le mois précédent, la production avait plongé de 64% sur un an, selon des données publiées par ANFIA, l’association italienne de l’industrie automobile. Les belles performances affichées en juillet sont imputables à la réouverture des sites de production après le confinement conjuguée à une base de comparaison particulièrement basse un an auparavant. De fait, en juillet 2019, la production s’était effondrée de 19%. Il n’en demeure pas moins qu’au cours des sept premiers mois de l’année 2020, la production automobile locale a chuté de 48% pour avoisiner 201 000 unités.

 

International : fin de la série noire pour Vallourec

Poursuite des discussions sur la restructuration financière
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Après avoir aligné 16 séances de repli, le titre de Vallourec a repris 3,2% à 21 € vendredi 4 septembre malgré la baisse des cours pétroliers. La veille, le titre du groupe de services pétroliers avait cédé 7,4%, après avoir déjà perdu 25% de sa valeur depuis le 12 août. Le groupe a annoncé en début de semaine dernière vouloir élargir les discussions sur sa restructuration financière à l'ensemble de ses créanciers bancaires et obligataires dans l’objectif de désigner éventuellement un mandataire ad hoc. Vallourec, qui a creusé ses pertes au deuxième trimestre, a entamé des discussions depuis plusieurs semaines avec ses banques et ses actionnaires afin de trouver de nouvelles solutions de financement.

 

 

 

France : redémarrage du haut-fourneau N°1 chez ArcelorMittal Fos

Réduction significative du recours au chômage partiel
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Le site de Fos-sur-Mer va redémarrer le haut-fourneau numéro 1. Selon la direction d'ArcelorMittal Fos-sur-Mer : « Afin de répondre à la demande d’acier sur nos marchés d’Europe du sud, le haut-fourneau numéro 1 du site, arrêté depuis le 23 mars, redémarrera dans les prochaines semaines. Les opérations de préparation sont en cours, comme indiqué le 30 juillet dernier ».

« Le processus de démarrage débutera d’ici la mi-septembre avec la mise à feu du haut-fourneau, suivie par une montée en allure progressive. Si le contexte est plus favorable que précédemment, les prévisions, toujours très volatiles, n’indiquent pas encore de retour à la normale dans les prochains mois », a poursuivi  Bruno Ribo, directeur d’ArcelorMittal Méditerranée      

A court terme, le redémarrage du haut-fourneau N°1 permettra de réduire significativement le recours au chômage partiel et de suivre les clients dans leur reprise d’activité. A plus long terme, la société va continuer à travailler avec ses partenaires - l’Etat, La Région, les collectivités locales, ses clients, fournisseurs et salariés– afin de transformer son industrie dans le cadre de la transition vers une économie neutre en carbone. 

 

 

Algérie : des exportations accrues chez Tosyali

Le groupe, leader du secteur en Algérie
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En dépit des effets  des mesures de restriction liées au confinement et d’un repli de la demande en  produits sidérurgiques à l’échelle internationale, Tosyali Algérie, dont la capacité de production totalise 3,2 M de t/an de ronds à béton, 600 000 t/an de fil machine et 400 000 t/an de tubes en acier, est devenu leader du secteur en Algérie.

Le géant sidérurgique, filiale  de Tosyali Holding, l’un des plus gros aciéristes turcs, maintient le cap en matière d’exportations. « Début septembre, Tosyali a expédié 18 000 t de ronds à béton à partir du port de Mostaganem. La marchandise sera acheminée vers le port canadien de Oshawa (Ontario)», a indiqué le chargé de communication à Tosyali Algérie, Bouabdallah Boutiba.

Au cours du premier semestre 2020, Tosyali Algérie a également  exporté 3000 t de conduites en  acier issues de son site Tosyali Algeria Pipe, à destination de l’Angola. La certification API (American Petroleum Institute), obtenue récemment, est un passeport qualité permettant au groupe algérien de pénétrer le marché américain des tubes en acier .

 

Production automobile (Allemagne) :repli marqué en août

Baisse à l'échelle locale et internationale
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Outre-Rhin, l’industrie automobile est toujours pénalisée par l’impact de la crise sanitaire. Néanmoins, dû à un nombre de jours de travail  moindre qu’à l’accoutumée durant la période de congés estivaux, la production et les ventes automobiles ont décliné le mois dernier. Après avoir enregistré un repli n’excédant pas 6% en juillet sur un an, la production d’août a quant à elle dégringolé de 35% en août, à 203 000 unités, selon l’association allemande de l’automobile (Verband der Automobilindustrie, VDA).

« Outre la diminution des jours travaillés en août, les congés estivaux, lesquels ont essentiellement été pris en août, ont également pesé sur la production », a précisé VDA.  Les mauvaises performances découlent d’une baisse de la demande  domestique (-22% sur un an) et internationale (-31% sur un an) sur la période considérée.

Entre janvier et août, la production automobile allemande s’est effondrée de 36%, à environ 2 M d’unités sur un an. Le mois dernier, les immatriculations de voitures particulières ont reculé de 20%, à 251 000 nouvelles unités sur un an et de 29%, à 1,8 M d’immatriculations au cours des huit premiers mois de 2020.      

Rond à béton (nord-ouest Europe) : vigueur du marché

Des prix des ferrailles en hausse
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Au regard de la bonne tenue des prix de la ferraille dans le nord-ouest de l’Europe, ceux des ronds à béton sont orientés à la hausse. La remontée, amorcée en août, se consolide ce mois-ci et pourrait bien se poursuivre.

 Les prix de base du rond à béton s’élèvent à 200 €/t. Après avoir inclus un extra (supplément de prix lié à la taille du produit) de 265 €/t, on obtient un prix livré de 465 €/t. Certaines sources font état d’offres s’élevant jusqu’à 220 €/t (prix de base) dans certains cas.

« Nos carnets de commandes sont remplis jusqu’en octobre. Nous n’allons pas soumettre de nouvelles offres avant la mi-septembre. Nous préférons attendre de voir comment vont évoluer les coûts de la ferraille. C’est aussi le cas de nos concurrents  n’offrant que des volumes marginaux, voire rien du tout », selon une source.

« Certaines usines, qui signent toujours des contrats au prix de base de 170 €/t, vont rencontrer des difficultés financières dû à la hausse des ferrailles », a précisé la source.

                          

Produits plats en inox : Aperam a relevé ses écarts d'alliage

Les cours du nickel au-delà des 15 000 $/t
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Aperam, producteur d’inox a modestement relevé ses écarts d’alliage de septembre relatifs à sa gamme de produits plats en inox de catégorie austénitique.

La surcharge portant sur les produits plats 304 a progressé de 1349 €/t en août, à 1377 €/t ce mois-ci. Celle portant sur les produits plats 316 a pour sa part progressé à 1933 €/t ce mois-ci, comparativement à 1891 €/t le mois dernier. La surcharge d’alliage catégorie 309S, un inox résistant à la chaleur utilisé dans les applications à haute température est passée de 1823 €/t, à 1864 €/t. Seul l’écart portant sur la catégorie 409,  a accusé un repli à 462 €/t, contre 466 €/t en août.

Sur le London Metal Exchange, les cours du nickel au comptant ont progressé de façon régulière au cours des derniers mois. De fait, les cours du métal du diable s’établissaient à 12 510 $/t  le 24 juin, avant d’augmenter à 12 510 $/t le 24 juin et de culminer à 15 658 $/t le 2 septembre.                        

 

Sociétés (Belgique) : NLMK La Louvière se focalise sur les aciers à haute résistance

Modernisation du train à chaud
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Le site belge de NLMK La Louvière vient de débuter le pré-assemblage des pièces nécessaires à la modernisation de son train à chaud. Un projet important qui représente un investissement de quelque 150 M d’€ et qui doit permettre à l’entreprise de produire des aciers plus fins, plus résistants et plus respectueux de l’environnement pour ses clients européens.

 Les tests de pré-assemblage de ces trois nouvelles cages de laminage devraient s’étaler jusqu’en novembre prochain. « Ensuite, les trois anciennes cages (sur six) seront démontées avant l’installation définitive des nouvelles cages qui auront été pré-assemblées et testées », a expliqué un porte-parole du site.

« Outre les tests de pré-assemblage, des travaux de modernisation ont commencé sur les trois autres cages de laminage afin de les préparer à l’installation de nouveaux équipements qui permettront l’utilisation de la technologie "Smart Crown." Cet investissement fait partie de la stratégie 2022 du groupe NLMK", a précisé le porte-paole du site belge.

Sociétés (France) : ArcelorMittal Dunkerque relance son haut-fourneau N°3

Le secteur automobile toujours à la peine
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ArcelorMittal, est en train de relancer un deuxième haut-fourneau. En raison de la crise liée au coronavirus, le HF3 (haut-fourneau n°3) était à l'arrêt, depuis le mois d'avril. Depuis 4 mois, un seul des trois haut-fourneaux d’Arcelor-Mittal fonctionne, à Dunkerque. Il s'agit du numéro 4, le plus puissant.

Il a été sollicité pendant tout le confinement, pour toute l’activité de production d’acier d’emballage, comme les canettes pour boissons, qui est restée dynamique. Mais pour l’instant,ArcelorMittal ne constate pas encore de reprise, notamment dans le secteur automobile, qui assure la moitié de l’activité des sites dunkerquois (Grande-Synthe et Mardyck).

Si le -petit- haut-fourneau n°3 redémarre, ces jours-ci, c’est pour compenser les mises en maintenance de deux autres usines en Europe, en Belgique (à Gand) et en Pologne. 

L’usine va ainsi tourner aux deux-tiers de sa capacité, avec 1,1 M de t d'acier produites sur les mois de juillet, août et septembre. Cela permet de faire revenir une partie des 3.100 salariés qui étaient en chômage partiel. En production, l’effectif devrait passer de 50 à plus de 70%. Les syndicats réclament d'ailleurs la fin du chômage partiel, en septembre, pour tous.

 

Production d'acier brut (Allemagne) : net repli en juillet

WV Stahl, réductions de production, travaux de maintenance
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En juillet, pour le quatrième mois consécutif, la production allemande d’acier brut a opéré un net repli pour renouer avec des niveaux inégalés depuis la crise financière de 2008. Ainsi, selon des statistiques publiées par WV Stahl, la fédération allemande de l’acier, la production a plongé de 24,7% sur un an, à 2,4 M de t et de 2,1% sur un mois. Même configuration baissière entre janvier et juillet, période durant laquelle la production a chuté de 16,9% en glissement annuel, à 19,9 M de t. Outre les nouvelles réductions de production, les traditionnels travaux de maintenance effectués en juillet ont vu la production d’acier brut alimentée par les hauts-fourneaux chuter de 29% sur un an, à 1,7 M de t. La production issue de la filière électrique s’est quant à elle contractée de 13,1%, à 758 000 t. ThyssenKrupp, numéro un allemand du secteur, table sur une production de 9 M de t d’acier brut cette année, comparativement à 11 M de t habituellement dû au repli de la demande émanant du secteur automobile, le principal client du conglomérat. 

Europe : les immatriculations automobiles repartent à la hausse

Belles performances au Royaume-Uni et en France en juillet
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L’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) va publier  prochainement ses statistiques relatives aux immatriculations enregistrées en juillet et août. Selon VDA (Association de l’industrie automobile allemande), en Europe occidentale, la demande en voitures de tourisme a repris du poil de la bête après l’effondrement sans précédent des ventes observé au plus fort de la pandémie de Covid-19.  De fait, en juillet, la demande n’a décliné que de 2% sur un an en juillet, pour totaliser 1,2 millions d’unités. En juillet, au sein des cinq principaux marchés européens, les ventes ont reculé de 5% en Allemagne, et de 11 % en Italie, tandis qu’elles se sont accrues de 11% au Royaume-Uni, de 4% en France et de 1% en Espagne. Entre janvier et juillet, les immatriculations de voitures particulières ont pour leur part chuté de 35%, à 5,8 millions d’unités sur un an.                   

International : recul de 6% de la production d'acier brut au 1er S sur un an

La Chine, toujours leader
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Au premier semestre 2020, la production mondiale d'acier brut a reculé de 6% en glissement annuel, à 873,1 M de t, selon des chiffres publiés par l'Association mondiale de l'acier (World Steel Association). Dans le contexte de la crise liée à l'épidémie de Covid-19, la production d'acier brut ne s’est contractée que de 3% en Asie  pour totaliser 642 M de t. Elle a été soutenue par la Chine (+1,4% à 499 M de t), de loin le premier producteur mondial. En revanche, la production d'acier brut a plongé dans l'Union européenne (-18,7% à 68,3 M de t) et en Amérique du Nord (-17,6% à 50,2 M de t) durant le semestre écoulé. La fédération mondiale de l'acier signale que les chiffres du mois de juin sont souvent des estimations et pourraient faire l’objet d’une révision ultérieurement.

 

Sociétés/France : ArcelorMittal a redémarré le haut-fourneau N°3

Le site va opérer aux deux-tiers de sa capacité
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ArcelorMittal, est en train de relancer un deuxième haut-fourneau. En raison de la crise liée au coronavirus, le HF3 (haut-fourneau n°3) était à l'arrêt, depuis le mois d'avril. Depuis 4 mois, un seul des trois haut-fourneaux d’Arcelor-Mittal fonctionne, à Dunkerque. Il s'agit du numéro 4, le plus puissant. Il a été sollicité pendant tout le confinement, pour toute l’activité de production d’acier d’emballage, comme les canettes pour boissons, qui est restée dynamique. Mais pour l’instant, Arcelor-Mittal ne constate pas encore de reprise, notamment dans le secteur automobile, qui assure la moitié de l’activité des sites dunkerquois (Grande-Synthe et Mardyck). Si le -petit- haut-fourneau n°3 redémarre, ces jours-ci, c’est pour compenser les mises en maintenance de deux autres usines en Europe, en Belgique (à Gand) et en Pologne. L’usine va ainsi tourner aux deux-tiers de sa capacité, avec 1,1 M de t d'acier produites sur les mois de juillet, août et septembre. Cela permet de faire revenir une partie des 3.100 salariés qui étaient en chômage partiel. En production, l’effectif devrait passer de 50 à plus de 70%.

Sociétés / France Rail Industrie : la reprise confiée à Liberty House

FRI, "un actif stratégique pour la France"
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La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a confié ce jeudi au groupe britannique Liberty House la reprise de France Rail Industry (FRI) à Hayange en Moselle, principal fournisseur en rails de la SNCF. Liberty, appartenant à la fammile Gupta, doit néanmoins obtenir le feu vert du ministère de l’Economie, FRI et ses salariés étant considérés comme un actif « stratégique » pour la France par le gouvernement. Cinq repreneurs potentiels avaient présenté fin juin leur projet aux syndicats. Parmi eux, le Chinois Jingye, le Britannique Liberty House, l’Indien Jindal Steel & Power Limited, Olympus Steel Limited et ArcelorMittal. Le projet industriel du Britannique, qui intègre aussi l’aciérie d’Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a été préféré aux offres de quatre autres candidats. Le site attendait un repreneur depuis la faillite de son propriétaire, British Steel, qui a déposé le bilan en mai 2019. Le groupe a été racheté en mars 2020 par Jingye, lequel était privilégié par l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC et FO), réunie jeudi matin en comité social et économique. De fait, le groupe chinois promettait d’augmenter sérieusement les capacités de production du site.

 

Reprise de FRI : les syndicats ne veulent pas d'ArcelorMittal

Cinq repreneurs en lice
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L’usine France Rail Industry (FRI) de Hayange doit être cédée à un nouvel actionnaire d’ici quelques jours. Le site stratégique, seul fabricant de rails en France et fournisseur de la SNCF, attise les convoitises. Cinq repreneurs se sont positionnés : ArcelorMittal, Olympus Steel (Greybull Capital), Jindal, Liberty Steel et British Steel (racheté par le Chinois Jingye en mars). L’enjeu de l’affaire porte aussi sur l’avenir de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), désormais lié à FRI par un contrat d'approvisionnement. Greybull , Liberty Steel et British Steel se sont, dès l’origine, positionnés pour une offre de reprise commune des deux sites, souhaitée par le gouvernement français. ArcelorMittal aurait désormais, aussi, fait une promesse d’achat d’Ascoval. Une proposition qui inquiète l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, FO) de Hayange. « Le gouvernement cherche à placer à tout prix Mittal, qui ne s’embarrasse même pas de faire des offres sérieuses… », dénonce-t-elle dans un tract. Pas plus convaincus par les financements proposés par Greybull, Liberty Steel et Jindal , les syndicats n’ont émis un avis favorable que sur l’offre de Jingye (British Steel). L'actionnaire chinois, déjà intéressé par le site de Hyange en mars, est « le seul à mettre de l’argent (30 M€) sous séquestre et à avoir un projet réalisable pour Ascoval et Hayange », expliquent les représentants syndicaux.

 

ArcelorMittal Basse Indre : déversement accidentel de soude

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Lundi 13 juillet, les sapeurs-pompiers sont intervenus à la suite d’un déversement accidentel de  450 litres de soude  dans un bas de rétention du sidérurgiste ArcelorMittal, à Basse Indre, à l’ouest de Nantes. Sur place, on a rapidement procédé à la mise en sécurité du personnel. Les six salariés de la ligne n° 2, tous indemnes, ont été évacués. En basculant, une partie de la soude est entrée en contact avec une cuve d’acide sulfurique, provoquant une réaction chimique exothermique, des dégagements de forte chaleur et de fumées toxiques. L’autre cuve de 400 litres d’acide sulfurique, qui se trouvait à proximité, a été endommagée et s’est partiellement déversée dans un autre bac de rétention, isolé du premier.Après vérification, les pompiers n’ont pas observé d’écoulement dans la nature. Aucun danger pour la santé des salariés ou pour l’environnement n’est signalé, les fuites ayant  été contenues dans les cuves de rétention.

 

Sidérurgie : l'Allemagne vise la neutralité carbone d'ici 2050

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L'Allemagne a fait part de sa volonté de rendre le secteur de la sidérurgie plus respectueux de l'environnement, avec un objectif de neutralité carbone avant 2050, malgré la crise profonde qui frappe le secteur, aggravée par le coronavirus. « Nous voulons que, dans trente ans, le secteur puisse produire de manière compétitive et neutre en carbone », a affirmé Peter Altmaier, le ministre de l'Economie. Afin de soutenir le secteur, Berlin évoque la « prise en compte de critères de durabilité dans les commandes publiques, l'instauration d'un quota minimum d'acier pauvre ou neutre en carbone dans les produits finis », ou encore la création d'un label d'acier vert. Berlin compte aussi sur l'hydrogène vert, après avoir dévoilé un plan de 9 mds d’€ pour développer cette technologie. Selon le ministère de l'Économie le secteur l'acier a besoin de « 30 milliards  d’€ d'ici 2050, et 10 milliards d'ici 2030 » pour devenir neutre en carbone. Aucune nouvelle subvention n'est toutefois pour le moment prévue par Berlin.

 

Le Vietnam propose aux Philippines de l'exclure d'une enquête anti-dumping

16/07/20
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L’Autorité des recours commerciaux du Vietnam (Trade Remedies Authority of Vietnam), relevant du ministère de l’Industrie et du Commerce, a adressé un courrier au ministère philippin du Commerce et de l’Industrie au sujet du lancement de l’enquête et de l’application des mesures de sauvegarde, conformément à  l'Accord sur les sauvegardes de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Elle lui a proposé de se baser sur les derniers volumes d’importations de produits sidérurgiques concernés par l’enquête-acier galvanisé, acier zincalume et tôle colorée- en vue d’évaluer leur impact sur la production nationale d’acier. L’Autorité des recours commerciaux du Vietnam estimant que les importations philippines de produits en acier en provenance du Vietnam sont négligeables, autorise leur exclusion du champ d’application des mesures de sauvegarde  imposées par  les Philippines, conformément à l’Accord sur les sauvegardes et aux décisions de l'Organe de règlement des différends de l’OMC. L’Autorité des recours commerciaux du Vietnam travaillera avec l’ambassade et l’office du commerce du Vietnam aux Philippines, l’Association Vietnamienne de l’Acier(Vietnam Steel Association) et les entreprises du secteur pour suivre cette affaire, défendre les droits et intérêts légitimes des producteurs et exportateurs vietnamiens.

Société (Algérie) : El Hadjar, un site en proie à des difficultés

08/07/20
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Le ministre algérien de l’Industrie, M. Farhat Aït Ali Braham, a effectué, lundi 6 juillet, une visite de travail au complexe sidérurgique d’El Hadjar, situé à Annaba (nord-est de l’Algérie). Selon les explications fournies au ministre, le complexe emploie environ 6 100 travailleurs de diverses spécialités, rapporte le ministère. Depuis 2015, le complexe d’El Hadjar s’est engagé dans un plan de développement visant à la réhabilitation technologique des installations de production. Ce fleuron de la sidérugie algérienne a connu ces dernières années plusieurs restructurations, ainsi que des mouvements de protestation, la mise à l’arrêt de plusieurs fourneaux et une situation financière alarmante. La pandémie de Covid n’a pas non plus contribué à arranger la situation. Le nouveau directeur général du complexe d’El Hadjar, Réda Belhadj, a évoqué, en mai dernier, une trésorerie très fragile, un endettement lourd et des créances qui sont significatives. En dépit des investissements de l’Etat, pour maintenir le complexe à flot, la situation financière reste alarmante.     

Société / reprise d'Ascoval : les syndicats privilégient British Steel et Liberty

08/07/20
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Depuis fin juin, le Comité Social et Économique (CSE) d’Ascoval a été consulté sur deux offres de reprise de la société sur les cinq qui ont été déposées initialement. Le tribunal de commerce de Strasbourg devrait ensuite trancher d’ici à la fin de l’été entre les candidats à sa reprise.« British Steel UK et Liberty Steel offrent enfin les perspectives d’avenir et les avals industriels tant recherchés depuis des années par les différents acteurs du dossier Ascoval », selon l’intersyndicale CFDT – CGT – CFE CGC. Cette dernière y voit aussi un « parfait accord avec le projet de réindustrialisation et “d’acier vert” tant prôné par Bercy en les incluant à la reprise de la société France Rail Industrie (Hayange) ». Des propos qui devraient satisfaire Antonius Ron Reel, le pdg de British Steel, lequel défend avec vigueur son projet de reprise des usines d’Ascoval et d’Hayange. De fait, ce dernier est convaincu d’avoir « la meilleure offre ». Racheté par le Chinois Jingye après sa mise en faillite en 2019, le groupe britannique a déjà été propriétaire du site de Saint-Saulve. 

 

 

Société : baisse de l'EBITDA d'Aperam au 2è trimestre

08/07/20
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Le groupe financier franco-allemand Oddo BHF  abaisse son objectif de cours de 36 à 35 € sur Aperam, sur la base d'une révision en baisse de ses hypothèses de rentabilité et de synergies à extraire d'une potentielle acquisition d'Outokumpu Americas. Pour le deuxième trimestre, le bureau d'études estime que le fabricant d'acier affichera une baisse de l'EBITDA (cash-flow opérationnel) limitée à 45 M d’€ (contre 70 M d’€ au premier trimestre), en ligne avec la guidance du management. Pour le troisième, Oddo BHF attend une guidance d'EBITDA en légère hausse séquentielle à 51 M d’€, notant que « la reprise de la demande en Europe devrait se matérialiser. Toutefois, la production va également progresser, à l’instar de la concurrence émanant des importations à prix concurrentiel », a précisé le groupe basé au Luxembourg.                   

Jefferies : le secteur de l'acier va bénéficier de la reprise post-Covid au dernier trimestre

08/07/20
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Le secteur de la sidérurgie devrait bénéficier de la reprise économique post-Covid-19 qui devrait se dessiner au dernier trimestre. Selon les analystes de Jefferies, le rebond de la demande d’acier dédié au segment de  l’automobile devrait être un élément porteur pour l’industrie de l’acier en fin d’année, mais celle-ci devrait entre temps pâtir d’un effet saisonnier au troisième trimestre. Selon cette note, le secteur de l’automobile représente 19% de la demande d’acier au sein de l’UE et constitue à ce titre un marché final important pour les produits à forte marge. « Les prix s’établissent  au-dessus de leur point bas et les parités d’importations constituent un facteur de soutien pour une poursuite de l’amélioration à court terme », a précisé la banque d’investissement américaine.

 

Construction mécanique (Allemagne) : sombre constat

08/07/20
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Le secteur allemand de la construction mécanique est toujours à la peine dû à l’effondrement de 28% sur un an des commandes enregistrées en mai, d’après VDMA (Verband Deutscher Maschinen-und Anlagenbau), association allemande du secteur. « En avril et mai, nous avons ressenti les inquiétudes de nombreux clients, en retrait du marché. Si la situation s’est quelque peu redressée depuis lors, nous ne sommes toutefois pas en mesure de dire à quel moment une amélioration devrait se dessiner », selon Ralph Wiechers, chef économiste chez VDMA. Sur le seul mois de mai, les commandes domestiques ont chuté de 23% et les exportations de 31%. Le secteur, déjà en mauvaise posture avant la survenue de la pandémie, mettra du temps à se redresser. En effet, avant l’instauration de mesures restrictives, les entrées de commandes avaient déjà reculé de 22% en glissement annuel                 

Société (Royaume-Uni) : l'Etat va soutenir Tata Steel

01/07/20
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Tata Steel, le plus gros producteur d'acier du Royaume-Uni est sur le point de conclure un accord avec l'Etat pour qu'il lui vienne en aide. Durement affectée par la pandémie de coronavirus et le ralentissement économique provoqué par les mesures de confinement, la filiale britannique de l'Indien Tata Steel cherche à obtenir d'urgence un prêt public de plusieurs centaines de millions de livres.Les discussions sur un tel plan de sauvetage sont désormais dans leur dernière ligne droite, et un accord pourrait être finalisé à court terme. Environ 8.000 emplois sont en jeu. Tata Steel  a demandé 500 M de £ (547,3 M d’€) d'argent frais, explique Stephen Kinnock, le député travailliste d'Aberavon, la circonscription galloise où se trouve l'aciérie géante du groupe à Port Talbot.

Barres en acier marchand (Italie) : des prix déprimés

01/07/20
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Chez nos voisins transalpins, la demande domestique en barres en acier marchand ne parvient toujours pas à décoller, un phénomène qui devrait perdurer le mois prochain. La capacité excédentaire contraint certains aciéristes à arrêter leur production. Certains d’entre eux, qui ont déjà suspendu leur activité durant une semaine en juin, ont aussi prévu d’arrêter leur production durant deux autres semaines le mois prochain. Le désintérêt des consommateurs locaux incite les fournisseurs de la péninsule à se tourner vers les marchés export, notamment la Pologne ou   l’est de l’Europe, où la marchandise est plus prisée. Outre l’offre excédentaire, les importations compétitives en provenance d’Espagne, inférieures de 20 €/t à celles proposées localement, pénalisent le marché local. En dépit du niveau élevé des cotations de la ferraille, les prix italiens des barres en acier marchand s’échelonnent entre 450 et 460 €/t départ usine en moyenne.

 

Rond à béton (France) : une majoration se profile

01/07/20
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Dans l’hexagone, les prix du rond à béton, stables, devraient progresser en juillet suite au redressement significatif de l’activité depuis la mi-juin. « Après un net ralentissement de l’activité en mai, puis un début de mois de juin particulièrement atone, le marché a clairement repris du poil de la bête depuis deux semaines. Tous les chantiers de construction ont rouvert leurs portes en France », a commenté un distributeur parisien. Les distributeurs devraient opérer à 90%, voire 95% de leur capacité ce mois-ci, avant d’atteindre potentiellement leur capacité maximale le mois prochain. Chez les distributeurs locaux,  le prix de vente du rond à béton oscille entre 190 et 200 €/t livré (prix de base). Si l’on inclut les extras de 260 €/t, le prix fini se maintient à 450-460 €/t livré. La stabilité des prix du rond à béton pâtit du niveau concurrentiel des offres originaires d’Italie, à 120-125 €/t départ usine (prix de base). Après avoir inclut les frais de transport de 40 €/t de l’Italie vers la France et des extras de 260 €/t , on obtient un prix fini oscillant entre 420-425 €/t livré. 

 

Production d'acier brut (Chine) : belles performances en juin

01/07/20
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Après avoir enregistré d’excellents résultats au début du mois, la production chinoise d’acier brut a consolidé sa hausse à la mi-juin. Une situation imputable aux marges solides  dégagées par les aciéries domestiques ainsi qu’à l’amélioration de la demande émanant des utilisateurs finaux. China Iron and Steel Association, CISA, a fait état d’une production de 2142 M de t/jour enregistrée par ses membres entre le 10 et le 20 juin, ce qui constitue une progression de 1,6% par rapport à début juin et de 3,7% en rythme annuel. D’après l’association chinoise, la production chinoise d’acier brut-englobant les aciéries non affiliées à la CISA– totalisait 2985 M de t/jour à la mi-juin, soit une hausse de 0,8% par rapport à début juin et de 5% en glissement annuel.

 

Société : Vallourec réduction des émissions carbone d'ici 2025

01/07/20
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Vallourec a fait part de ses ambitions en termes de réduction de ses émissions carbone directes et indirectes à l’horizon 2025 en prenant l'année 2017 comme référence, objectifs approuvés par la Science Based Targets initiative (SBTi). Concrètement, le fabricant de tubes sans soudures s'engage à réduire ses émissions directes de 20%, ainsi que l'ensemble de ses émissions directes et indirectes de 25%, s'alignant ainsi avec les dispositions de l'Accord de Paris.

Allemagne : la production d'acier brut à nouveau en repli en mai

01/07/20
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Outre-Rhin, la production allemande d’acier brut a poursuivi son repli en mai sous l’effet de la crise sanitaire. Le mois dernier, la production d’acier brut a chuté de 27% sur un an, à près de 2,6 M de t, d’après WV Stahl, la fédération allemande de l’acier. Si la production issue de la filière électrique a chuté de 20%, à 916 000 t, celle provenant des hauts-fourneaux a quant à elle reculé de 30%, à 1,6 M de t en rythme annuel. Entre janvier et mai, la production allemande d’acier brut  s’est contractée de près de 14%, à 15 M de t en rythme annuel. Le secteur manufacturier local continue de ressentir les effets de la pandémie. Outre la fermeture de certaines usines clientes, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les incertitudes entourant la durée de l’épidémie, ont entraîné des annulations de commandes. Ce mois-ci, l’activité a quelque peu repris du poil de la bête par rapport aux niveaux critiques observés durant le printemps.

Société (Europe) : la branche ascenseur de TK prépare un gros emprunt

24/06/20
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La division d'ascenseurs de Thyssenkrupp se prépare à lancer dans les semaines à venir un emprunt obligataire à haut rendement de plusieurs milliards d'euros dans le cadre du financement de son rachat par un consortium d'investisseurs, a-t-on appris de quatre sources proches du projet.Credit Suisse, Goldman Sachs et UBS pilotent le projet et sondent des investisseurs depuis quelques semaines, a dit une autre source. Les groupes de capital-investissement Advent et Cinven et la fondation allemande RAG ont signé fin février, juste avant que la crise du coronavirus éclate en Europe, un accord de rachat de la division d'ascenseurs de Thyssenkrupp, numéro quatre mondial du marché, pour 17,2 mds d'€. L'opération, l'un des plus importants rachats par endettement (leveraged buyouts, LBO) conclus par des groupes de capital-investissement ces dernières années, doit être achevée en juillet.

Société (USA) : lourdes pertes et augmentation de capital pour US Steel

24/06/20
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Le sidérurgiste américain U.S. Steel a émis mercredi 17 juin un gros profit warning (avertissement sur résultats) en raison de la crise du Covid-19, et a annoncé un projet de levée de fonds de plus de 500 M de $ (444, 9 M d’€) pour renforcer son bilan. Le sidérurgiste prévoit ainsi pour ce trimestre, qui s'achèvera fin juin, une perte nette de 3,06 $ (2,72 €) par action contre une perte de 1,73 $ (1,63 €) attendue par le consensus FactSet. Le groupe a expliqué qu'une « partie significative » de son outil de production est restée à l'arrêt pendant le trimestre en raison du Covid-19. Le 30 avril, U.S. Steel avait déjà fait état d'une perte de 391 M de $ (347,9 M d’€) au titre du 1er trimestre 2020, soit 2,3 $ (2 €) par action.                          

 

Société (France) : Eramet : réponse aux rumeurs concernant A&D

24/06/20
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A la suite de la parution d’un article de presse lundi matin, le groupe Eramet tient à apporter les précisions suivantes. La crise actuelle survenue avec l’apparition du Covid-19 est sans précédent et touche durablement l’économie mondiale. Le très fort ralentissement du secteur aéronautique pèse significativement sur l’activité d’Aubert & Duval (A&D), filiale d’Eramet. La baisse des cadences de production dans l’industrie aéronautique, notamment Airbus qui a annoncé un recul d’environ un tiers par rapport au niveau d’avant crise, devrait en effet impacter fortement et durablement l’activité d’A&D, dont les ventes aéronautiques représentent plus de 70 % du chiffre d’affaires. Les sites d’A&D connaissent un fort ralentissement et le taux de marche de chaque atelier de production est adapté régulièrement. Les ventes ont été en recul d’environ 50 % en avril et en mai. Le chiffre d’affaires d’A&D devrait être en baisse d’environ 20 % en 2020 par rapport à 2019, ce qui pèsera sur ses performances et sa situation financières.

 

Production d'acier brut (Italie) : retrait en mai

24/06/20
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Après s’être effondrée en mars et avril, la production transalpine  d’acier brut a accusé un nouveau repli en mai, selon Federacciai, l’association italienne de l’acier. Ce recul était toutefois moins marqué que celui enregistré lors des deux mois précédents. En mai, la production s’est tassée de 16,3% sur un an, à 1,8 M de t. Entre janvier et mai, la production a quant à elle plongé de -21,1% en rythme annuel, à 8,2 M de t. L’industrie sidérurgique italienne a imposé des  mesures restrictives le 9 mars, lesquelles étaient effectives jusqu’au 4 mai. En 2019, la production locale d’acier brut s’est contractée de 5,2% sur un an, à 23,2 M de t. L’année précédente, la production d’acier brut avait progressé de 1,7% sur un an, à 24,4 M de t.         

Société (France/ ArcelorMittal Fos) : la fermeture des hauts fourneaux fin juin démentie

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La direction d’Arcelormittal a publié un communiqué mardi 16 juin, au moment où une manifestation était en cours devant le site de Fos-sur-Mer, dans les Bouches du Rhône.

« Nous avons appris jeudi 11 juin que la CGT appelait à une manifestation le 16 juin du fait de la décision de mettre à l’arrêt les hauts-fourneaux dès fin juillet 2020. Nous démentons fermement cette information et rétablissons les faits : Il n’est pas question d’une mise à l’arrêt des deux hauts-fourneaux fin juillet ».

« Nous avons annoncé le 13 mai notre objectif de maintenir le site de Fos en activité avec un des deux hauts-fourneaux en fonctionnement, jusqu’en juillet et au-delà. Comme cela a été expliqué régulièrement et encore dernièrement aux instances représentatives du personnel, que la direction rencontre dans le cadre d’un CSE (Comité Social et Economique, ndlr) chaque semaine en moyenne, cet objectif reste le nôtre. Aucune décision d’arrêt fin juillet n’a été envisagée », a poursuivi un dirigeant.

 « La conséquence directe de la crise sanitaire est l’effondrement de la demande : aujourd’hui en Europe, l’activité n’a repris qu’à 50%. La situation est d’autant plus difficile pour la sidérurgie européenne qu’elle est exposée à des imports d’acier à bas coûts, malgré nos appels à une aide de l’Union Européenne pour assurer une concurrence équitable », précise la direction du site fosséen.

« Même si le niveau de commandes reste faible, nos équipes commerciales et opérationnelles travaillent pour enregistrer et produire des commandes ponctuelles, et permettre ainsi un maintien de l’activité à 50% comme cela est le cas depuis le 23 mars. Nous répétons que nous travaillons jour après jour pour maintenir un haut-fourneau en activité au-delà de juillet », ajoute la direction.

Société (France) : construction d'une usine d'éoliennes offshore

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Fort de deux commandes fermes pour les parcs éoliens en mer de Saint Brieuc (62 éoliennes) et de Fécamp (71 éoliennes), Le groupement mené par GTM Normandie-Centre (Vinci Construction France) a été retenu par Siemens Gamesa Renewable Energy pour construire son usine d’éoliennes offshore au Havre (Seine-Maritime). Plus grand projet industriel de l'histoire des énergies renouvelables en France, l'usine de 20 ha sera la première au monde à produire sous un même toit tous les composants d'une éolienne offshore, allant des pales, à l’assemblage de nacelles d’éoliennes offshore, indique le groupe. La construction du site va démarrer « dans les prochaines semaines ». Cette dernière mobilisera 350 personnes a précisé Filippo Cimitan, le PDG France de Siemens Gamesa Renewable Energy, au cours d’une conférence de presse.La mise en service de l'usine est prévue entre fin 2021 et début 2022.

Turquie : forte baisse de la production automobile

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En Turquie, la production automobile a chuté sur un an entre janvier et mai  dû aux arrêts de production temporaires opérés par les constructeurs automobiles locaux, notamment en avril. Le chiffre d’affaires total de l’économie a plongé de 20,9% sur un an en avril, d’après l’institut turc des statistiques (TUIK). Après un repli significatif en 2019 sur fond de fortes variations de taux de change, l’association des constructeurs automobiles turcs tablait sur une normalisation cette année. C’était sans compter sur la survenue de la pandémie de Covid-19, laquelle a contraint la majorité des constructeurs locaux à suspendre leur production dès la mi-mars en raison de perturbations liées aux approvisionnements, aux ventes et aux livraisons. Entre janvier et mai, la production totale a chuté de 34% sur un an, à 415 454 unités. Sur la période, les exportations ont reculé de 38%, à 331 391 unités.                    

Sociétés (Italie) : les syndicats inquiets quant au sort de JSW

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Le 10 juin, lors d’une réunion avec le représentant du ministre du développement économique et le président de la région Toscane, Enrico Rossi, les syndicats italiens du secteur de la métallurgie ont mis en exergue l’importance d’un plan industriel concret pour le site de JSW à Piombino. Ces derniers ont fait part de leur inquiétude quant à la situation difficile dans lequel se trouve l’ex-usine d’Aferpi après son rachat par l’Indien JSW en juin 2018. Ils ont mis en lumière le fait qu’il était urgent de prendre des mesures en vue de sauver l’usine de Piombino. « Fiom considère que les autorités et JSW ne doivent plus perdre de temps étant donné que ce site, employant près de 2000 employés, risque de mettre la clé sous la porte », a commenté Mirco Rota, le représentant du syndicat italien Fiom-CGIL.

Rond à béton (France) : une demande désespérément faible

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Dans l’Hexagone, les prix du rond à béton se sont contractés de 10 €/t sur une semaine, l’activité se redressant péniblement sur le marché domestique. En outre, des offres à l’importation concurrentielles en provenance des pays limitrophes à l’instar de l’Italie et de l’Espagne n’arrangent rien au tableau.

De fait, les fournisseurs transalpins de rond à béton soumettent des offres à 120 €/t départ usine (prix de base). Les acheteurs s’acquittent de 40 €/t pour l’acheminement de la marchandise en provenance d’Italie, auxquels il convient d’ajouter 260 €/t pour les suppléments liés à la taille du produit, ce qui porte le prix à 420 €/t livré.

Quant aux distributeurs français, ils vendent leur matériel entre 190 et 200 €/t livré. En incluant les suppléments de 260 €/t, le prix fini oscille entre 450 et 460 €/t livré.

Société (Espagne) : hausse des résultats au 1er T pour Tubos Reunidos

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Tubos Reunidos, fabricant espagnol d’acier spécial a vu à la fois sa production et ses performances financières se redresser au cours du premier trimestre 2020. Cette crise sanitaire sans précédent, laquelle a impacté l’environnement macroéconomique, a contrecarré les projets programmés cette année et contraint la société espagnole à consolider et protéger sa position financière.« Jusqu’au début de la survenue de la crise, Tubos Reunidos a continué à renforcer sa stratégie et d’assurer la diversification géographique et celle de ses produits, avec une exposition moindre au marché américain. Ceci a permis à la société d’afficher de meilleurs résultats au 1er trimestre qu’un an auparavant », a commenté un porte-parole du groupe.Il n’en demeure pas moins que les résultats financiers du groupe devraient se détériorer au deuxième trimestre et jusqu’à la fin de l’année sous l’effet de la pandémie de coronavirus.

Société (Autriche) : un exercice annuel dans le rouge pour Voestalpine

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L’Autrichien Voestalpine, spécialiste des aciers spéciaux, a conclu son exercice 2019/2020 sur une perte de 216 M d’€, contre un bénéfice de 459 M d’€ l'an passé, en raison d'importantes dépréciations d'actifs dans une conjoncture perturbée par les conflits commerciaux et les difficultés du secteur automobile. Spécialiste des aciers nobles pour le ferroviaire, l'automobile, l'aviation, l'électroménager et l'industrie pétrolière et gazière, Voestalpine indique dans un communiqué avoir subi de plein fouet « le ralentissement massif de la confiance dans l'environnement économique en raison des conflits commerciaux mondiaux ».Le groupe met aussi en cause l'effondrementdu secteur automobile, la hausse des prix du minerai de fer et la chute des prix de l'acier qui a plombé ses revenus. La pandémie de coronavirus n'a affecté les performances du groupe qu'au dernier trimestre de l'exercice, avec un impact plus lourd à prévoir pour les résultats 2020/2021.

 

 

Production automobile (Italie) : les ventes ont fondu de moitié sur un an en mai

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Sur la péninsule italienne, si les immatriculations de voitures de tourisme se sont accrues en mai par rapport à avril, période à laquelle l’activité était complètement à l’arrêt, elles ont néanmoins plongé de 50% sur un an, à 99 711 unités sur fond de fondamentaux défavorables découlant  de la crise sanitaire, selon ANFIA, l’association nationale de l’industrie automobile. Comparativement à mai 2019, la demande en voitures tant sur le marché local, qu’import, a décliné quasiment de manière équivalente. De fait, les ventes de véhicules produites en Italie ont chuté de 57%, à 22 546 unités, tandis que les importations ont reculé de 47%, à 77 167 unités. Ces mauvaises performances sont essentiellement imputables à la faiblesse de la demande émanant des particuliers conjuguée à un contexte économique défavorable, le déconfinement n’étant pas survenu avant le 4 mai de l’autre côté des Alpes.

Eurometal : plongeon des expéditions des centres de service en avril

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Après avoir déjà enregistré de piètres performances en mars dû à la chute de la demande résultant de la survenue de la crise sanitaire, les livraisons effectuées par les centres de service européens se sont effondrées en avril. De fait, les expéditions des distributeurs de produits plats ont dégringolé de 51% en avril suite à un recul de 17% enregistré en mars, d’après Eurometal. Si l’association a fait état d’une demande atone en provenance de tous les segments clés, c’est l’industrie automobile, l’un des marchés le plus importants pour les centres de service, qui a affiché la  plus forte baisse. En effet, la demande en provenance de ce secteur a plongé de 70 à 80%. Entre janvier et avril, les expéditions de produits plats  émanant des centres de service ont reculé de 18%.

Société (Italie) : JSW essuie de lourdes pertes

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Ce 3 juin, les représentants italiens de l’aciériste JSW vont rencontrer le ministre du développement économique Stefano Patuanelli afin de discuter du plan industriel de la société et, plus précisément, de la lenteur de sa mise en œuvre et de la non-atteinte des objectifs. En janvier, JSW avait annoncé le report de quatre mois de la mise en place du plan industriel concernant ses  aciéries de Piombino, anciennement Aferpi. Les investissements relatifs à  la phase 1, plus précisément dans les laminoirs, n’ont pas été effectués et le groupe n’a pas encore soumis de plan industriel pour la seconde vague d’investissements portant sur la phase 2, selon des sources bien informées. Au quatrième trimestre 2019, le site de Piombino a produit 174.523 t d’acier et en a vendu 156.677 t. Cette année, la production de rails et de  barres a baissé de manière significative et les prévisions de vente étaient négatives. La situation s’est fortement détériorée en raison du fort repli de la demande rencontré actuellement dû à la pandémie de coronavirus.

 

 

Société : le président d'ArcelorMittal France demande un plan d'urgence européen

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Nous sommes dans une situation d'urgence " a dit Philippe Darmayan, président d'ArcelorMittal France et président de l'UIMM (fédération de la métallurgie), lundi 1er juin sur franceinfo, alors que le secteur de l'acier est très touché par la crise économique en conséquence de l'épidémie de coronavirus. " Le marché européen a baissé. Au deuxième trimestre, c'est à peu près - 70 % de volumes qui ont été échangés. Nous sommes à - 50 % au troisième trimestre. Nous ne sommes pas dans une situation de marché normal " a expliqué Philippe Darmayan. " En avril et en mai, les importations en provenance de Turquie et de Russie ont plus que doublé, à un moment où nous avons été obligés d'arrêter nos usines parce que le secteur de l'automobile et de la construction se sont arrêtés " poursuit le patron d'ArcelorMittal France. "Toute reprise est empêchée par le fait que les producteurs étrangers qui n'ont pas été arrêtés, n'ont que l'Europe comme marché de débouchés". Selon Philippe Darmayan les importations doivent être limitées.

 

Société (Algérie) : accroissement des exportations chez Tosyali

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En dépit des effets du confinement et d’une baisse de la demande sur les produits sidérurgiques sur les marchés internationaux, Tosyali Algérie ,avec une capacité de production de 2,4 M de t/an de ronds à béton et 400 000 t/an de tubes en acier est devenu leader du marché de la sidérurgie en Algérie. Le géant sidérurgique turc maintient le cap en matière d’exportations, entamant ainsi sa troisième opération d’exportation depuis le début de cette année. «Tosyali vient de commencer les opérations de chargement d’une quantité de 10 000 t de ronds à béton destinées à l’exportation vers les Etats-Unis. L’opération durera une semaine. La marchandise embarquée à partir du port de Mostaganem sera acheminée vers les ports américains de Houston et la Nouvelle-Orléans», a indiqué le chargé de communication à Tosyali Algérie, Bouabdallah Boutiba. La certification API, obtenue récemment, est un passeport qualité qui permet au groupe algérien de pénétrer le marché américain.                   

 

Production d'acier brut (Allemagne) : une nouvelle baisse

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La production allemande d’acier brut a confirmé sa tendance baissière en avril, avec une chute de 24 % comparativement au niveau observé sur la même période en  2019. La production s’est établie à 2,6 M de t, ce qui constitue son plus bas niveau depuis juin 2009. Les aciéries intégrées approvisionnant l’industrie automobile, ont essuyé le plus gros revers (-27 %). En revanche, de nombreuses aciéries dotées de fours à arc électrique ont conservé des niveaux de production relativement élevés pour approvisionner le secteur de la construction. Au cours des quatre premiers mois de l’année, la production a affiché une contraction de 10 % comparativement à la même période en 2019, totalisant 12,4 M de t.

 

Société : les sites d'ArcelorMittal Italie menacés par des grèves

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Les salariés d’ArcelorMittal Italia manifestent depuis plusieurs jours contre la décision du groupe de licencier massivement dans le contexte de crise du Covid-19. Les ouvriers des sites de Gênes  et Novi Ligure, lesquels ont entamé un mouvement de grève le 19 mai, ont été suivis par ceux  de l’aciérie de Tarente le 22 mai.A Gênes, (1.6 M de t de bobines laminées à froid et 1.8 M de t de produits plats revêtus et Novi Ligure (1.8 M de t de bobines laminées à froid et 1.4 M de t de  produits plats revêtus), les ouvriers ont bloqué les sorties des usines en vue d’empêcher les marchandises qui devaient être livrées aux clients de quitter les sites. Les ouvriers entendent ainsi contester la décision d’ArcelorMittal Italie visant à licencier 1.000 ouvriers sur les trois sites. Ce sont les employés situés dans les zones de finition à froid des sites qui seront les plus touchés pa ces mesures. Cette décision vient s’ajouter aux 600 licenciements annoncés en mars en raison de l’épidémie de coronavirus.

 

Société : ArcelorMittal Ringmill devient Halo Steelrings

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Les représentants d’ArcelorMittal Ringmill ont eu la confirmation que leur société passait aux mains du fonds allemand Callista Private Equity. L’entreprise belge basée à Seraing, seule usine spécialisée dans le laminage circulaire du groupe ArcelorMittal, fabrique des couronnes pour assurer la rotation des éoliennes. Lors d'une visioconférence, les représentants du personnel ont eu un premier contact avec les repreneurs. Ils ont ainsi appris le nouveau nom donné à l’entreprise : Halo Steelrings. Mais ils sont restés sur leur faim, comme l’explique Vincent Moreno, délégué du syndicat belge FGTB-Métal : "en partie, on est rassuré concernant tout ce qui est le volet personnel. Ils conserveraient l’ensemble du personnel. La gestion journalière de l’entreprise sera assurée par la direction locale, donc le management qui en place actuellement. Par contre, on reste un peu sur notre faim au niveau plan industriel. Il n’y a pas un réel projet qui est encore établi"

 

Produits plats et longs (Italie) : net repli de la production en avril

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De l’autre côté des Alpes, la production de produits plats s’est effondrée en avril sur un an dû à la crise sanitaire, selon Federacciai, la fédération italienne de l’acier. De fait, le mois dernier, la production de produits plats transalpine a chuté de 38,3%, à 621 000 t. Entre avril et janvier, cette dernière a décliné de 19,5%, à 3,2 M de t, comparativement à la même période de 2019. Même scénario pour les produits longs, dont la production s’est également inscrite en net repli sur la période considérée. En effet, en avril, cette dernière s’est effondrée de 45,6%  en rythme annuel, à 555 000 t. Une configuration baissière était aussi à l’ordre du jour entre janvier et avril (-25%, à 3,1 M de t sur un an).

 

Production mondiale d'acier brut : chute de 13% en avril

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Le mois dernier, la production internationale d’acier brut s’est contractée de 13%, à 137,1 M de t, sur fond de réductions résultant de la pandémie de Covid-19. Le repli observé dans toutes les régions n’a pas été compensé par une production quasi-stable sur un an en Chine (+0,2%), où l’activité, dopée par la demande émanant des secteurs de la construction et des infrastructures, a amorcé une remontée. Selon des données publiées par Worldsteel, la production chinoise a bondi de 7,7%, à 85,03 M de t sur un mois. Au sein de l’UE, la production estimée a plongé de 22,9% sur un an, à 10,7 M de t, et de 11,8% sur un mois. Entre janvier et avril, l’UE a produit 49,4 M de t, ce qui constitue une baisse de 12,5% en rythme annuel.  

 

Sociétés (International) : ThyssenKrupp étudie un rapprochement avec ses rivaux

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La division sidérurgique du conglomérat industriel allemand Thyssenkrupp discute d'un rapprochement avec plusieurs homologues du secteur, a-t-on appris d'une source au fait de ces négociations.             Ces discussions font suite à la publication par Thyssenkrupp Steel Europe, premier sidérurgiste allemand, d'une perte de 372 M d’€ au titre du premier semestre de son exercice fiscal.Thyssenkrupp, sous la pression de fonds activistes, a fait plusieurs revirements stratégiques ces derniers temps, renonçant notamment il y a un an à une coentreprise dans la sidérurgie avec l'Indien Tata Steel. Mais le groupe continue de vanter les mérites d'une consolidation dans le secteur de l'acier.Selon plusieurs sources, le groupe allemand n'a jamais rompu le contact avec Tata Steel et poursuit ses discussions.    Le quotidien financier Handelsblatt rapporte pour sa part que Thyssenkrupp discute avec le Suédois SSAB et le Chinois Baoshan Iron & Steel, tous deux intéressés par une part majoritaire dans la division sidérurgique du conglomérat.

 

 

 

Société (France) : le second haut-fourneau d'ArcelorMittal Fos ne va pas être arrêté

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La nouvelle annoncée mercredi 13 avril a redonné le sourire aux salariés : plus question d'arrêter, pour l'heure, le second haut fourneau du site Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer, dont l'activité a été réduite de moitié depuis le 23 mars, en raison de l'effondrement de ses marchés, en particulier en Europe du Sud. « Nous travaillons pour maintenir le 2e haut-fourneau en fonctionnement jusqu'en juillet et au-delà », explique Bruno Ribo, le directeur du site.Les équipes sont notamment allées chercher de nouvelles commandes, ponctuelles, auprès de leurs clients, pour compenser l'arrêt des flux classiques comme ceux en direction de l'automobile, secteur qui reprend timidement. La direction s'emploie aussi à mettre en oeuvre un plan d'économie drastique, pour que l'usine réputée pour ses aciers très spécifiques, demeure compétitive. 

 

 

Quotas d'importations sur les tubes (UE) : les fabricants en faveur d'une réduction

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Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, ESTA (European Steel Tubes Association), l’association représentant les fabricants européens de tubes, a adressé une requête officielle à la Commission européenne visant à réduire les quotas d’importations au cours des prochains mois. La position d’ESTA est largement en phase avec celle d’Eurofer, même si les fournisseurs de tubes ont demandé à la Commission de revoir les quotas à la baisse selon les catégories de produits. De fait, ESTA est favorable à des réductions allant de -10% pour les tubes soudés destinés à l’industrie automobile, à -50% pour les tubes sans soudure dédiés aux secteurs du pétrole et du gaz. D’après les calculs de l’association européenne, les entrées de commandes des fournisseurs de la région se sont effondrés de 44 à 50% sur un an. ESTA a mis en exergue le fait que la pression à l’importation subsiste malgré le repli de la demande : « en dépit de la chute de la demande émanant des utilisateurs finaux, les importations destinées à l’UE n’ont toujours pas diminué comme l’attestent les chiffres actualisés concernant l’épuisement de quotas ».            

Production automobile (Italie) : mauvais résultats en mars

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De l’autre côté des Alpes, la production de voitures de tourisme a accusé un net repli en mars sur fond d’arrêts d’usines résultant de la crise sanitaire. Ainsi, la production a-t-elle chuté de 64% en rythme annuel, à 18 720 unités, d’après ANFIA, l’Association Nationale de l’Industrie Automobile. Au premier trimestre, la production a décliné de 27% sur un an, à plus de 104 100 unités dont 51% étaient destinées aux marchés étrangers. Outre les mesures restrictives imposées dans le cadre du Covid-19, le ralentissement économique persistant ainsi que la mise en place de la procédure WLTP visant à mesurer les consommations et rejets d’émissions de véhicules amorcée en 2018, a entraîné un effondrement de l’industrie automobile italienne.

Production d'acier brut (Espagne) : plongeon en avril

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La production espagnole d’acier brut pourrait avoir chuté de 30% sur un an en avril, d’après Unesid, l’association espagnole de l’acier. La semaine dernière, l’association a rencontré le roi Felipe afin de faire le point sur l’évolution de la situation de l’industrie. En mars, les aciéries espagnoles ont réduit leur production de près de 15% en rythme annuel, à 1,1 M de t, selon Worldsteel. Si les données d’avril n’ont pas encore été publiées, la réduction de la production pourrait être deux fois plus élevée que celle enregistrée en mars. Une situation imputable au fait que les usines locales ont suspendu leur activité lors des dix premiers jours du mois d’avril. Cette tendance baissière devrait perdurer durant le second trimestre, alors que la production se maintiendra bien en deçà des niveaux nécessaires pour assurer la rentabilité. Au 1er trimestre, les aciéries espagnoles ont produit 3,1M de t d’acier brut, soit un déclin  de plus de 11% sur un an.        

 

 

 

 

Sociétés (Algérie) : mauvaises performances pour Sider El Hadjar

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Dans un entretien publié dans les colonnes du quotidien algérien El Watan, le nouveau directeur général du complexe de Sider El Hadjar, Réda Belhadj a dressé une situation peu reluisante de ce fleuron de l’industrie sidérurgique en Algérie. « La trésorerie est très fragile, l’endettement est lourd et les créances sont significatives. Donc, il est prématuré de donner avec précision la situation actuelle », a affirmé M. Belhadj qui a précisé qu’un audit/diagnostic économique et financier sera lancé  incessamment » pour avoir un état des lieux complet qui sera suivi, après analyse, de plans d’action.En dépit des investissements de l’Etat, pour maintenir le complexe à flot, la situation financière reste alarmante. A ce propos, M. Belhadj a indiqué qu’ « il n’y a pas de recette miracle », et que Sider El Hadjar se devait « de continuer et de parachever son plan d’investissement pour redevenir une usine standard avec une maîtrise parfaite de ses charges ».

 

Sociétés (Allemagne) : ThyssenKrupp va recevoir 1 md d'€ de prêts d'urgence

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Thyssenkrupp a annoncé une perte nette de 946 M d’€ au deuxième trimestre de son exercice décalé 2019/2020, ainsi qu'un prêt garanti par l'Etat d'un milliard d'€ face à l'impact du coronavirus. « La pandémie de coronavirus nous pose un immense défi », a affirmé la présidente de Thyssenkrupp, Martina Merz. Le résultat opérationnel du groupe (Ebit) passe aussi dans le rouge, avec une perte de 80 M d’€, en baisse de 133%. Le groupe annonce dans ce contexte avoir « débloqué une ligne de crédit de  plus d'un milliard d'€  auprès de la banque publique allemande KFW et d' un consortium d’autres banques ».Thyssenkrupp profite ainsi du plan d'aide aux entreprises de plusieurs centaines de milliards d'€, annoncé mi-mars par le gouvernement allemand, incluant des prêts « sans limites », garantis ou accordés en partie par la banque KFW. Déjà confronté à de grandes difficultés du fait de la crise de l'acier européen, l'ancien fleuron industriel allemand est frappé de plein fouet par la pandémie de coronavirus, qui a plombé son activité, notamment dans le secteur automobile.

 

 

 

Exportations d'acier de construction (Vietnam) : progression en avril chez Hoa Phat

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Hoà Phat, le plus grand fabricant d'acier au Vietnam, a exporté plus de 20.000 t d'acier de construction en avril, en hausse de 17% sur un an. Le groupe a également expédié 180.000 t de billettes, principalement en Chine. Ce sont de belles performances,   de nombreuses localités ayant restreint leurs activités de construction dû au Covid-19.En particulier, les ventes d'acier en avril dans le Sud du Vietnam ont atteint près de 56.000 t, en hausse de 67,1% sur un an. Les exportations de produits d'acier finis de Hoà Phat au cours du mois ont augmenté de 16,9% sur un an, les principaux importateurs étant le Japon, le Canada, la Malaisie, l'Indonésie et Taïwan (Chine).          

Production d'acier brut (France ) : chute en mars

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D’après la Fédération Française de l’Acier (FFA), la production française d’acier brut a chuté sur un an en mars, après avoir bondi en janvier, puis reculé en février. La production d’acier brut a reculé de 24,3% sur un an en mars, à 813 000 t, comparativement à 1 382 000 t un an auparavant. Au 1er trimestre, la production a également opéré un net repli sur un an, de 13,7%, à 1 114 000 t/mois, contre 1 291 000 t/mois entre janvier et mars 2019. Avant la survenue de la crise sanitaire, la production de 2019 avait reculé de 6,1% sur un an, à 1 204 000 t/mois. A titre de comparaison, en 2018, à1 282 000 t/mois, cette dernière était déjà inférieure à celle enregistrée en 2017, à 1 292 000 t/mois.     

Les perspectives d'exportation des fabricants allemands en chute libre

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Les perspectives d'exportation des fabricants allemands pour les trois prochains mois sont en « chute libre », a annoncé l'Institut ifo. Selon ce dernier , l'indice des exportations ifo basé sur les réponses de 2.300 entreprises allemandes a plongé de moins 19,0 points à moins 50,0 points en avril, marquant la valeur la plus basse jamais enregistrée. Avec une baisse de 31 points, a noté l'Institut, l'ampleur de la baisse est également sans précédent, la pandémie de coronavirus laissant des « cicatrices profondes » sur les marchés d'exportation du monde entier. « Les perspectives ont atteint de nouveaux planchers dans de nombreux secteurs. De nombreuses industries allemandes clés sont particulièrement touchées, telles que la construction automobile, l'ingénierie mécanique et l'électrotechnique », a indiqué Clemens Fuest, président de l'Institut ifo.

Sociétés(Luxembourg) : Aperam bénéficie de sa bonne gestion

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Petite division du premier producteur d’acier mondial, Aperam a pris son indépendance en janvier 2011, avec un cours de départ de 28 €. L’objectif de cette scission était de donner plus de visibilité à cette entité spécialisée dans les aciers inoxydables et qui ne représentait que 5 % de l’excédent brut d’exploitation d’ArcelorMittal. Aperam servait des marchés différents de sa maison mère, et ses produits ne répondaient pas aux mêmes règles de fixation des prix que l’acier au carbone. De son côté, ArcelorMittal préférait se concentrer sur son intégration verticale, avec le développement de son activité de production de minerai de fer. Notons toutefois que la famille Mittal détient encore 39% d’Aperam. Au cours de la décennie écoulée, le secteur des produits de base a beaucoup souffert, et les deux groupes ont vu leur action reculer sur la période... mais pas dans les mêmes proportions. La sanction a été quatre fois plus sévère pour ArcelorMittal, dont le cours a fondu de 85% depuis janvier 2011, tandis que celui d’Aperam a baissé d’environ 20% dans le même temps.

Sociétés (Algérie) : Tosyali certifié API pour produire des pipelines

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Le complexe sidérurgique algérien Tosyali, basé à Bethioua (Est d’Oran) vient d’obtenir une certification internationale lui permettant de produire des pipelines, a-t-on appris vendredi d’Azzi  Ramzi, directeur du commerce extérieur et des investissements de cette entreprise de droit algérien. Cette certification attribuée par l’organisme American Petroleum Institute (API) permettra au complexe de produire une gamme variée d’oléoducs et de leurs dérivés, a indiqué Azzi Ramzi. Le même responsable a précisé qu’avec cette certification, reconnue à l’échelle mondiale, l’entreprise renforcera sa position en répondant aux différents appels d’offres tant sur le plan national qu’international concernant l’acquisition de ce type de canalisations

Allemagne : bond des importations de fer et d'acier issues du Vietnam

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En mars, les exportations vietnamiennes en Allemagne - l’un des marchés principaux du Vietnam au sein de l’Union européenne - se sont établies à 684,61 M de $ (626 M d’€), portant leur total au premier trimestre à 1,68 md de $ (1,54 md d’€) soit une hausse de 1,87% en glissement annuel. Les exportations d'acier et de fer de toutes catégories, représentant seulement 0,08% des exportations nationales vers l’Allemagne, ont connu une augmentation spectaculaire au premier trimestre. Concrètement, 858 t d'acier et de fer, toutes catégories confondues,  ont été expédiés à hauteur de 1,27 M de $ (1,16 M d’€), soit des volumes respectivement 17 et 18 fois supérieurs à ceux enregistrés un an auparavant.     

 

Acier brut (Allemagne) : repli de 10% en mars

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En mars, la production d’acier brut en Allemagne, le plus gros producteur d’acier européen, a décliné de 10%, à 3,29 M de t, selon WV Stahl, la fédération allemande de l’acier. Cette baisse, quoique importante, est bien moins marquée que celle évaluée précédemment par World Steel Association.

De fait, l’estimation provisoire de l’association internationale en rythme annuel, faisait état d’un plongeon de 21% pour mars, à 2,9 M de t, et d’une chute de 9,3% au premier trimestre, à 9,47 M de t.

De l’avis d’Hans Jürgen Kerkhoff, président de la fédération allemande, laquelle se base sur les données collectées par ses membres, après avoir déjà enregistré de piètres performances en mars 2019, la production  domestique d’acier brut a décliné de 5.6% au cours des trois premiers mois de 2020 pour totaliser 9.86 M de t.   

Société (Royaume-Uni) : Tata Steel en faveur d'une aide de l'Etat

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Tata Steel, le plus grand sidérurgiste britannique recherche des centaines de millions de livres sterling d’aide gouvernementale d’urgence, alors que la crise sanitaire menace de plonger une industrie            

La filiale britannique de Tata Steel a déclaré au gouvernement que les programmes existants conçus pour aider les entreprises pendant la pandémie ne seraient probablement pas à la hauteur compte tenu de l’ampleur et de la durée de la perturbation des mesures de verrouillage. Une baisse des commandes des constructeurs automobiles, des fabricants et de l’industrie de la construction a durement touché les producteurs d’acier.

La société indienne Tata, qui gère l’usine de Port Talbot au Pays de Galles, demande une exemption de la limite supérieure du programme de prêts pour interruption d’activité commerciale due à l’épidémie de coronavirus. Cela permet aux entreprises d’emprunter un maximum de 50 M de £ (57,25  M d’€) auprès des banques avec une garantie gouvernementale de 80%.

 

Sociétés (Inde) : l'UE approuve le rachat conjoint de ANTT

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Selon la World Steel Association, la production mondiale d’acier brut pour le mois de mars a baissé de 6 % en glissement annuel pour s’établir à 147,1 M de t.

Ces mauvais résultats viennent confirmer un début d’année poussif puisque les 443 M de t produites au premier trimestre représentent une baisse de 1,4 % par rapport à 2019.              

Selon l’association internationale, ces piètres performances mettent en cause la pandémie du Covid-19 laquelle a conduit à la fermeture de nombreuses mines à travers le monde ainsi qu’à des difficultés d’approvisionnement.

D’autres facteurs comme le retard dans le lancement de certains projets miniers ainsi qu’une baisse de la demande ont aussi favorisé la chute de la production.

La Chine, premier producteur mondial et point de départ de la crise sanitaire, a ainsi vu sa production baisser de 1,2 % pour le trimestre.

Le continent africain a  pour sa part produit 3,5 M de t, ce qui constitue un repli de 8,6 % sur un an. Notons que cette production africaine est principalement portée par l’Égypte (2,2 M de t) et l’Afrique du Sud (1,1 M de t), suivies de la Libye (150 000 t).

 

Production d'acier brut (Allemagne) : repli de 10% en mars

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Selon la World Steel Association, la production mondiale d’acier brut pour le mois de mars a baissé de 6 % en glissement annuel pour s’établir à 147,1 M de t.

Ces mauvais résultats viennent confirmer un début d’année poussif puisque les 443 M de t produites au premier trimestre représentent une baisse de 1,4 % par rapport à 2019.              

Selon l’association internationale, ces piètres performances mettent en cause la pandémie du Covid-19 laquelle a conduit à la fermeture de nombreuses mines à travers le monde ainsi qu’à des difficultés d’approvisionnement.

D’autres facteurs comme le retard dans le lancement de certains projets miniers ainsi qu’une baisse de la demande ont aussi favorisé la chute de la production.

La Chine, premier producteur mondial et point de départ de la crise sanitaire, a ainsi vu sa production baisser de 1,2 % pour le trimestre.

Le continent africain a  pour sa part produit 3,5 M de t, ce qui constitue un repli de 8,6 % sur un an. Notons que cette production africaine est principalement portée par l’Égypte (2,2 M de t) et l’Afrique du Sud (1,1 M de t), suivies de la Libye (150 000 t).

 

Sociétés : ArcelorMittal obtient une nouvelle facilité de crédit de 3 mds de $

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ArcelorMittal renforce sa flexibilité financière. Le numéro un mondial de l'acier a obtenu une nouvelle facilité de crédit de 3 mds de $ (2,7 mds d’€) auprès d'un consortium bancaire comprenant BNP Paribas, Crédit Agricole Corporate & investment Bank, JP Morgan et la Société Générale. Cette facilité renforce la position de liquidité déjà solide de la société qui s'élevait à 10,5 mds de $ (9,6 mds d’€) fin décembre, y compris une facilité de crédit renouvelable de 5,5 mds d'€, qui reste non utilisée et est entièrement disponible jusqu'en décembre 2024. "La nouvelle facilité de crédit aura une durée de 12 mois et pourra être utilisée pour les besoins généraux de l'entreprise. Bien que la société n'ait pas de besoin immédiat de recourir à cette nouvelle facilité de crédit, elle offrira une flexibilité financière supplémentaire dans les circonstances extraordinaires actuelles", souligne ArcelorMittal.

 

Production d'acier brut (Chine) : repli en mars

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La production chinoise d'acier brut s'est établie à 78,98 M de t en mars, en baisse de 1,7% sur un an, alors que les usines avaient réduit leur production en raison de stocks relativement élevés et de faibles bénéfices dans le contexte de l'épidémie de Covid-19, selon des données du gouvernement. La Chine, premier fabricant d'acier au monde, a produit 234,45 M de t d'acier brut au cours du premier trimestre, soit une hausse de 1,2% en glissement annuel, indiquent des données du Bureau d'Etat des statistiques. La production d'acier laminé du pays a diminué de 0,1% pour atteindre 98,88 M de t en mars. Sa production au premier trimestre a atteint 267,42 M de t, en baisse de 1,6% sur un an.L'épidémie a eu un impact sur le secteur sidérurgique, entraînant une hausse des stocks et un ralentissement de la demande dans le pays et à l'étranger. Les stocks des principales sociétés sidérurgiques ont atteint 17,95 M de t début avril, soit une hausse de 88,32% par rapport au début de l'année, selon des données de l'Association de l'industrie du fer et de l'acier de Chine.

Sociétés (International ) : ArcelorMittal recule à nouveau de plus de 7%

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ArcelorMittal a rechuté de plus de 7% à 8,63 € mercredi 15 avril, alors que le groupe le numéro un mondial de l'acier a expliqué que la propagation de la pandémie de Covid-19 à travers le monde et les mesures introduites par les différents gouvernements pour contenir le virus avaient eu un impact négatif immédiat sur l'activité économique et les chaînes d'approvisionnement industrielles dans de nombreuses régions du monde... Par conséquent, le groupe prévoit un déclin important de l'activité industrielle dans de nombreux, voire tous les marchés géographiques où il opère, ce qui a un impact sur ses activités..  »En réponse, nous réduisons la production et faisons tourner au ralenti nos actifs de production et de finition de l'acier, pays par pays, en fonction de la demande régionale et des exigences gouvernementales » avait expliqué dernièrement la direction du groupe. « Nous avons l'intention de fournir des indications actualisées sur nos besoins de trésorerie pour 2020, y compris les dépenses d'investissement, lorsque nous annoncerons nos résultats du premier trimestre, le 7 mai prochain. Afin d'assurer la sécurité et le bien-être de nos employés, actionnaires et parties prenantes, nous avons toutefois décidé de reporter l'assemblée générale prévue pour le 5 mai. Une nouvelle date sera communiquée en temps utile », a encore souligné le groupe.

 

 

Fitch Ratings : demande d'acier (International) : pas d'embellie avant fin 2021

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La demande internationale d’acier ne devrait pas renouer avec les niveaux observés avant la pandémie de Covid-19 d’ici la fin 2021, selon  Fitch Ratings. Les prix de l’acier vont se contracter cette année en dépit d’un mouvement haussier  affiché au premier trimestre, résultant à la fois de l’essoufflement de la demande ainsi que de perspectives faisant état du repli des coûts des matières premières. L’agence de notation financière a néanmoins mis en exergue le fait  que les opérations de déstockage effectuées l’an dernier en Europe et aux Etats-Unis devraient contribuer à soutenir les prix.

 

Sociétés (France) : la cokerie d'ArcelorMittal mise à l'arrêt fin avril à Florange

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La cokerie du site d'ArcelorMittal à Florange, qui emploie 170 salariés, "sera arrêtée fin avril avec une visée d'arrêt définitif dans les meilleurs délais", a annoncé  le groupe dans un communiqué à l'issue d'un comité social économique (CSE). "Ce projet fait suite au ralentissement du site de Dunkerque, qui a fortement réduit le besoin de coke de la société" avec la crise du Covid-19, précise le leader mondial de l'acier. Le groupe avait annoncé en février que l'installation serait arrêtée à l'horizon 2022-2023, mais "cette crise rend nécessaire la mise en oeuvre de mesures d'adaptation, afin de préserver les actifs de l'entreprise pour permettre sa continuité et de la mettre dans les meilleures conditions possibles de reprise lorsque la crise sanitaire s'achèvera", est-il expliqué. "Ces dernières semaines, la crise du Covid-19 a profondément perturbé notre environnement commercial et économique: la demande a brutalement ralenti sur de nombreux segments de marché, dont l'automobile et dans une moindre mesure l'industrie et la construction, même si elle reste soutenue dans les aciers pour emballage alimentaire", ajoute le groupe

Sociétés (Amérique du Nord) : réduction d'effectifs en vue

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Assemblée générale à huis clos et à fort enjeu pour Vallourec, le fabricant français de tubes en acier sans soudure lundi 7 avril. Si le nouveau président du directoire Édouard Guinotte a souligné que Vallourec était aujourd'hui un groupe « beaucoup plus agile et beaucoup plus compétitif » que lors du précédent bas de cycle pétrolier en 2015, il a annoncé qu'il allait réduire de plus d'un tiers ses effectifs en Amérique du Nord, en raison d'une « baisse d'activité imprévue, soudaine et importante confirmée par ses clients du secteur pétrolier et gazier. » Le fabricant de tubes sans soudure pour l'industrie pétrolière va supprimer dans les semaines à venir « plus de 900 postes [...] dans toutes les usines ainsi que dans les fonctions de soutien en Amérique du Nord », a-il indiqué dans un communiqué. « Les décisions annoncées aujourd'hui sont nécessaires dans un environnement qui se détériore rapidement, mais elles préservent notre capacité à servir efficacement nos clients », a déclaré Edouard Guinotte, président du conseil d'administration de Vallourec

Capacité d'utilisation (USA) : net repli

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Depuis cinq semaines, le marché sidérurgique américain a vu ses taux de production accuser un net repli sur fond de pandémie du Covid-19. La semaine 14, la production a ainsi chuté à son plus bas point depuis janvier 2016, un recul significatif ayant été enregistré dans toutes les régions. Le taux d’utilisation de capacité a chuté sous la barre des 70%. Durant la période considéré, la semaine s’achevant le 4 avril, la production d’acier brut a ainsi  totalisé 1534 M de t courtes (1391,6 M de t métriques), ce qui constitue un repli de 8% sur une semaine, selon l’American Iron and Steel Institute (AISI). Le taux d’utilisation des capacités a reculé de 2,3%, à 68,5%. Depuis début 2020, la production d’acier brut s’est contractée de 3%, à 25,1 M de t courtes (22,77 M de t métriques).

Sociétés(International) : S+B finalise son refinancement avec succès

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L'aciériste Schmolz + Bickenbach a finalisé la restructuration de son refinancement avec succès. Après une augmentation de capital de 325 M de francs suisses (307,7 M d'€) en janvier 2020, l'entreprise a conclu de nouveaux accords de financements avec ses banques et son actionnaire de référence Bigpoint Holding, a indiqué la société lucernoise. Le financement du groupe est désormais fondé sur trois piliers. Le crédit syndiqué déjà existant a été relevé de 90 M d’€, à 465 M d’€ et sa durée prolongée de cinq ans à mars 2025. De plus, l'entreprise a obtenu de son actionnaire de référence Bigpoint, qui détient 49,6% des actions, un prêt de 95 M d’€ de la même durée. Le refinancement est associé à un programme d'amélioration opérationnelle et de transformation. En raison du coronavirus, dont les effets sont déjà palpables, l'entreprise évalue dans quels pays et pour quelles sociétés elle pourrait obtenir un soutien étatique. La sécurité des places de travail et la liquidité figure au premier plan.

Sociétés (International) : Vallourec frappé par la chute des cours du pétrole

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La tension est extrême pour Vallourec. Le spécialiste français des tubes pour l’industrie pétrolière subit de plein fouet la chute du baril. Son cours de Bourse a été divisé par deux en un mois et les investisseurs s’inquiètent pour sa survie. Juste avant la crise, le groupe avait annoncé une augmentation de capital de 800 M d’€ pour renforcer ses fonds propres. Une condition exigée par les banques pour accorder à Vallourec de nouvelles lignes de crédit. Dans des conditions de marchés chaotiques, cette levée de fonds est devenue mission impossible. La BPI, l’un de ses deux grands actionnaires, ne veut pas renflouer dans l’urgence l’entreprise qui dispose de suffisamment de liquidités. Mais c'est un signal fort qui devrait pousser Vallourec à se lancer dans une lourde restructuration de ses 2 mds d’€ de dettes. En 2016, l’entreprise avait déjà été sauvée par la BPI et Nippon Steel. Si la banque publique d’investissement refusait de remettre encore au pot, elle ouvrirait à la voie à une reprise de Vallourec par son concurrent japonais.

 

USA : programme d'investissements de 2000 mds de $ dans les infrastructures

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La demande d'acier  pourrait exploser aux USA après que l’administration Trump a lancé un programme d’investissements massifs dans les infrastructures visant à stimuler l’économie domestique. Le 31 mars dernier, Donald Trump a appelé à investir jusqu’à 2000 mds de $ (1829,6 mds d€) dans le secteur des infrastructures en vue de faire face à l’impact de la pandémie de Covid-19. La politique de taux d’intérêt faibles devrait permettre de contracter des prêts à des taux peu élevés afin de rénover des routes, des ponts et des tunnels. « Les taux d’intérêt étant NULS, le moment est venu de déposer notre projet de loi sur les infrastructures attendu de longue date. Il devrait être de GRANDE AMPLEUR et AMBITIEUX, d’un montant de deux milliards de dollars, et se focaliser uniquement sur les emplois et la reconstruction de ce qui fut autrefois les grandes infrastructures de notre pays », a twitté Donald Trump. Si le projet de loi est accepté, cette initiative dopera la consommation d’acier aux Etats-Unis ce dont bénéficieront en priorité les sidérurgistes locaux, le pays se voyant imposer de lourdes taxes sur les importations d’acier. Quelques jours auparavant, le Président américain avait signé un projet de loi d’un montant équivalent destiné à atténuer les dommages économiques résultant de la pandémie. 

 

France : ArcelorMittal va fabriquer des tôles destinées à la fabrication de cercueils

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ArcelorMittal a reçu ces derniers jours « un courrier du ministère de l’Economie pour la fabrication de tôles à Montataire (Oise). Celles-ci serviraient, entre autres, pour la fabrication de cercueils. Espérons quand même qu’il ne s’agit pas de la seule motivation du ministère pour redémarrer la production du site de Montataire », a écrit dimanche 29 mars dans un communiqué  un syndicat du groupe, selon lequel « ArcelorMittal serait un fournisseur de rang 2 et qu’il y aurait 5 à 6 jours d’activité » sur l’un de ses sites de packaging.

Depuis plusieurs jours, la rumeur était persistante chez ArcelorMittal, dont les sites de production ont fermé les uns après les autres ou ont ralenti fortement leur production en France à l’exception de celui de Florange que le géant de l’acier est en train de relancer depuis le mercredi 25 mars après une pause d’une semaine . « La société serait notamment sollicitée pour fabriquer le couvercle et des armatures de cercueils dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 », confirme une source interne.

Sociétés (Europe) : ArcelorMittal va réduire sa production

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ArcelorMittal va réduire sa production en Europe en raison de la crise du coronavirus. Le plus important producteur d'acier hors de Chine avait pour projet d'augmenter sa production mais abandonne ses plans. L'entreprise fournira notamment moins d'acier plat. Ce type d'acier est beaucoup utilisé par les constructeurs automobiles mais ceux-ci ont fermé leurs usines à cause du coronavirus. ArcelorMittal qui possède aussi des usines en Belgique n'a pas donné de détails sur la baisse de production. Selon des sources syndicales, plusieurs divisions italiennes fermeront leurs portes. En Pologne, le redémarrage prévu d'un haut fourneau serait reporté.

Coronavirus : les prix de l'acier résistent bien

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Sans surprise, la chute est générale mais limitée dans les métaux de base : cuivre, aluminium, nickel, zinc. L'écroulement des prix est également important  dans le secteur de l’énergie avec la baisse historique des prix du gaz naturel et la guerre du pétrole entre Riyad et Moscou. Elle l'est également pour certaines denrées: sucre, cacao, coton...Mais d'autres segments résistent, notamment la sidérurgie. La courbe en V du prix du minerai de fer, passé de 95 $, avant le nouvel an chinois, puis logiquement à 80 $ au moment des fêtes, et 90 $ actuellement, s'explique de deux manières. D'une part, les aciéries chinoises, les premières au monde, sont situées loin de la province de Wuhan et sont restées dynamiques malgré la crise ; d'autre part, la production de minerai de fer chinois s'est affaissée lors du nouvel an chinois sans s'être réellement relevée depuis. En conséquence, plus que par le passé les prix des importations de fer australien et brésilien se sont alignés sur la demande. Les prix de l'acier amorcent également  depuis peu une courbe en V, à l’instar de ceux d’autres matières liées à la sidérurgie, à l’instar de ceux du molybdène ou du fret maritime.

Sociétés (Allemagne) : TK va supprimer 10% de ses effectifs dans la sidérurgie

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Thyssenkrupp a annoncé mercredi 25 mars la suppression de 3000 postes dans sa branche sidérurgie, soit 1000 de plus que précédemment annoncé. Déjà en crise, cette activité est plombée par l'impact de la pandémie de coronavirus. Le groupe a conclu un accord avec le syndicat IG Metall prévoyant de supprimer « 2000 postes dans les trois prochaines années et 1000 postes de plus d'ici 2026 », sur un total de 27 000 dans la branche, soit plus de 10% de ses effectifs. Ces suppressions d'emplois en Allemagne sont nécessaires pour répondre « au défi énorme dans le secteur de l'acier » affecté par la chute de l'activité mondiale consécutive à la pandémie de coronavirus, a expliqué le groupe dans un communiqué, précisant toutefois vouloir « éviter des licenciements secs ». L'entreprise s'est entendue avec les représentants du personnel sur un plan, selon lequel les salariés contraints au chômage technique recevront 80% de leur salaire, a-t-elle également indiqué

Production d'acier brut (International) : la hausse se confirme en février

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D’après Worldsteel, l’Association internationale de l’acier, la production internationale d’acier brut a poursuivi son ascension en février, à 143,3 M de t, soit une progression de 2,8% sur un an. Une nouvelle fois, la Chine, dont la production s’est accrue de 5% en rythme annuel et représentait 52,1% de celle enregistrée à l’échelle internationale, était le principal catalyseur de cet élan haussier.D’autres pays, à l’instar de l’Inde (+1,5% sur un an), du Japon (+2,2%), de la Corée du Sud (+2,2%),la Turquie (+8%), les USA (+3%), l’Ukraine (+1,2%) ont également vu leur production se redresser. La situation est bien moins réjouissante pour l’UE des 28, où la production a décliné de 9% sur un an, à 12,3 M de t en février.

Sociétés : Vallourec (International) : amélioration des résultats 2019

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Après plusieurs années compliquées liées à la chute des cours du brut entre 2014 et 2018,  Vallourec, le géant des tubes sans soudure pour l'industrie pétrolière a publié des résultats financiers en amélioration au titre de 2019. Vallourec est parvenu à réduire sa perte nette et sa consommation de cash, passant de 494 à 41 M d’€ entre 2018 et 2019.

 Au quatrième trimestre, le groupe a même dégagé un flux de trésorerie positif de 76 M d’€. Toutefois, Vallourec continue d'être handicapé par son endettement. A l'occasion de la publication de ses résultats annuels le 20 février, le groupe a annoncé une nouvelle augmentation de capital de 800 M d’€ au deuxième trimestre 2020.

Les deux principaux actionnaires, Bpifrance et Nippon Steel souscriront à cette levée de fonds.

 

Société / Suisse : S+B creuse sa perte en 2019

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Le Suisse Schmolz+Bickenbach (S+B), en plein processus de restructuration, a creusé sa perte nette pour l'exercice 2019. Pour l'année en cours, le groupe de Lucerne ambitionne de réaliser un bénéfice opérationnel brut ajusté (Ebitda) meilleur que celui de 2019. « Nous avons eu une année difficile avec beaucoup de défis », a relevé  le directeur général Clemens Iller lors de la conférence de bilan à Zurich.

Durant l'exercice en cours, le résultat net s'est inscrit à -521 M d’€ contre une perte de 0,7 M , a indiqué un communiqué. Le groupe ayant récemment réalisé une augmentation de capital pour assurer son avenir a dû inscrire des ajustements de valeur de 313 M d’€, rappelle-t-il.

Le bénéfice opérationnel brut ajusté (Ebitda) pour sa part s'est effondré de 78,4% sur un an à 51,2 M d’€ Quant à l'Ebitda, il est à -12,5 M d’€ après 251,4 M d’€ et la marge correspondante s'est établie à -0,4% contre 7,6%. Le chiffre d'affaires a chuté de 10% à 2,98 mds. 

 

Sociétés (Europe) : Tata Steel envisage de supprimer 1250 emplois

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Le groupe indien Tata Steel prévoit de supprimer 1.250 emplois en Europe alors qu'il fait face à des « circonstances délicates », a déclaré le directeur général Henrik Adam dans une note interne. « Notre situation financière est grave et il y a un besoin urgent d'améliorer la performance de notre entreprise et notre situation de trésorerie », a-t-il écrit. En marge de cette suppression d'emplois, qui serait moitié moins importante que celle annoncée l'an dernier par l'entreprise, Tata Steel a déclaré qu'il ne remplacerait pas les salariés partis à la retraite ou ayant quitté l'entreprise. Le groupe indien a annoncé en novembre dernier qu'il entendait supprimer 3.000 emplois en Europe. D'après la note interne, il a présenté les détails d'un programme de transformation de ses activités et continue d'échanger avec ses représentants en Europe pour réduire autant que possible le nombre de suppressions d'emplois.

 

 

 

Düsseldorf : le salon Tube & Wire reporté

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Dû à la propagation rapide du Covid-19 en Europe, Messe Düsseldorf, l’organisateur des salons internationaux Tube & Wire (tuyaux, tubes et câbles) qui devaient se tenir du 30 mars au 3 avril à Düsseldorf a reporté sine die ces manifestations commerciales. Cet événement majeur pour l’industrie sidérurgique européenne, lequel a lieu tous les deux ans, avait attiré 71 000 visiteurs lors de la dernière édition en 2018.

 L’organisateur se conforme aux recommandations de la cellule de gestion de crise des autorités allemandes. Outre les risques sanitaires, l’épidémie virale suscite des incertitudes  parmi les exposants et visiteurs ainsi que des perturbations liées aux déplacements, ce qui mettrait en péril le succès de ces salons.

 Outre-Rhin, la majorité des cas de coronavirus ont été recensés dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où se trouve Düsseldorf. Ni l’offre, ni la production ne sont affectées pour le moment, mais le marché, anticipant des tensions sur les disponibilités, se montre nerveux.

Le Chinois Jingye va finaliser le rachat de British Steel

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Le Chinois Jingye va finaliser le rachat du groupe de sidérurgie en faillite British Steel mais précise que la transaction ne comprend pas l’usine française d’Hayange, Paris n’ayant pas encore exprimé son avis sur l’opération. Jingye «a trouvé un accord pour finaliser son rachat de British Steel» au liquidateur public le 9 mars. La transaction n’inclut toutefois pas les parts de British Steel dans Redcar Bulk Terminal (RBT), terminal de chargement britannique, ou dans British Steel France et son usine d’Hayange, fait valoir un communiqué mardi, justifiant que «le gouvernement français n’a pas encore rendu son avis ou dit quand il comptait le donner». Ce rachat va «préserver 3'200 emplois qualifiés à Scunthorpe,  la principale usine du groupe britannique, à Teesside et ailleurs», précise le chinois, qui ajoute que la finalisation de cette prise de contrôle va « débloquer un investissement promis de 1,2 md de £ pour moderniser le site et améliorer son efficacité énergétique».

27/02/2020 - Coronavirus

Salons professionnels perturbés
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Après Chinaplas 2020, reprogrammé du 3 au 6 août (il devait se tenir en avril), le coronavirus continue de perturber l’organisation des salons professionnels : à Paris, JEC Group annonce ainsi le report au 12-14 mai du JEC World 2020, qui devait initialement avoir lieu du 3 au 5 mars.

27/02/2020 - Chimie

Suppressions de postes chez Solvay
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Le chimiste belge Solvay annonce la suppression nette de 350 postes d’ici fin 2021 dans le monde, dont 100 en France. Il va supprimer 500 postes, dont « un nombre représentatif de hautes directions », et en créer 150 dans le secteur des matériaux avancés, fournissant notamment les composites pour l’aéronautique.

26/02/2020 - Fonte brute

En Russie, Tulachermet va stopper son principal haut-fourneau
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Tulachermet arrête son haut-fourneau n°3 pendant 25 jours à compter de début mars, pour y effectuer des réparations. D'une capacité de 4.500 tonnes par jour, le haut-fourneau n°3 assure 70% de la production de l’usine. L’arrêt du four n°3 se traduira par une baisse de la production de 113.000 tonnes en mars.

Polyamides

Rachats en Italie pour Ascend
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Leader mondial des PA 6.6, l'Américain Ascend Performance Materials a racheté au groupe italien D’Ottavio les sociétés Poliblend et Esseti Plast. L’opération porte entre autres sur une usine de production à Mozzate, sur les mélanges maîtres d’Esseti Plast, et sur les plastiques techniques de Poliblend (grades vierges et recyclés de PA 6.6, PA6, PBT et POM).

Equipements dédiés à la plasturgie

KraussMaffei 'dégraisse'
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Filiale de ChemChina depuis 2016, le groupe allemand KraussMaffei annonce qu’il va supprimer 510 postes dans les trois prochaines années, soit près de 10% de ses effectifs mondiaux (5.135 collaborateurs).

ThyssenKrupp va vendre sa division ascenseurs à des fonds

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Thyssenkrupp a annoncé lundi 17 février avoir présélectionné deux consortiums de fonds de capital-investissement en vue de la vente de ses activités d'ascenseurs, un revers pour l'industriel finlandais Kone, désormais exclu du processus. L'opération, qui pourrait être par son montant la plus importante sur le marché du capital-investissement depuis 13 ans, est désormais entrée dans sa dernière phase et pourrait être conclue la semaine prochaine à l'issue d'une réunion du conseil de surveillance.Le premier consortium retenu regroupe Blackstone, Carlyle et le Canadian Pension Plan Investment Board; le second est emmené par Advent et Cinven. Thyssenkrupp avait déclaré espérer conclure un accord sur la vente d'une majorité ou de la totalité du capital de la division d'ascenseurs sur la base d'un prix qui pourrait atteindre 16 mds d'€, sans exclure une introduction en Bourse. 

Colombie : Bekaert et AGRO ont créé une co-entreprise

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Le producteur belge de fils d'acier Bekaert a créé une coentreprise en Colombie avec le groupe allemand AGRO, leader mondial dans la fabrication de carcasses de ressorts de haute qualité, annoncent les deux entreprises. Créée en décembre 2019, AGRO-Bekaert souhaite développer et produire des systèmes haut de gamme de ressorts en fil d'acier. La coentreprise vise à développer, fabriquer et promouvoir « des solutions de valeur supérieure » pour les fabricants de matelas et d'ameublement en Colombie, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. « Alors que Bekaert apportera sa technologie du fil d'acier et son expertise du marché régional, AGRO fournira la technologie des ressorts en acier et le savoir-faire du marché sectoriel », détaillent les partenaires. Les activités de production devraient  démarrer au cours du deuxième trimestre 2020

PlasticsEurope

Nomination à la direction générale
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La Belge Virginia Janssens (Europen) vient d’être nommée directrice générale de l’association professionnelle PlasticsEurope, qui représente les producteurs de matières plastiques européens. Sa nomination sera effective au 16 mars 2020.

Colloque sur l'acier de construction en France

La filière doit être davantage soutenue
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Jeudi 6 février, s’est tenu le colloque « Anticiper et construire les territoires de demain », organisé par la sénatrice de la Marne Françoise Ferat, ConstruirAcier et la filière acier construction, dans la continuité de la mission sénatoriale conduite par Valérie Létard, vice-présidente du Sénat, sur la filière sidérurgique. Ce colloque avait pour objectifs de témoigner le rôle de l’acier, de présenter les atouts et les préoccupations de la filière acier construction et son nécessaire accompagnement pour relever les défis de demain. Selon Michel Julien-Vauzelle, président de ConstruirAcier : "Des défis majeurs sont à relever en terme d’emplois, de formation, de reconnaissance du patrimoine architectural". Rassemblant plus de 175 000 emplois, la filière acier recèle, effectivement, un potentiel de formation considérable. Elle dispose de quelque 22 000 sites sur l’ensemble du territoire et réalise un chiffre d’affaires de 44 mds d’€. Néanmoins, le secteur souffre d’un déficit d’attractivité. "La filière constructive, représentant 35% de l’acier consommé en France, a besoin d'être soutenue et renforcée par les politiques publiques" a précisé Michel Julien-Vauzelle.

Voestalpine (Autriche) : les OEM procèdent à un restockage

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Voestalpine tire profit des activités de restockage émanant des fabricants d'équipements d'origine (OEM), des clients clés, selon Herbert Eibensteiner, pdg de la société autrichienne. Ce dernier a néanmoins mis en exergue le fait que la visibilité sur l’année était limitée. Si les répercussions de l’épidémie de coronavirus n’étaient pas encore prévisibles à ce stade, elles pourraient toutefois représenter un autre facteur de risque au vu des conditions économiques difficiles à l’échelle internationale. Les neuf sociétés de production du groupe implantées en Chine sont restées fermées jusqu’au 9 février, après que les  autorités ont décidé de prolonger les congés du Nouvel an lunaire.

Aperam : résultats solides

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Aperam  a annoncé ses résultats pour le trimestre et l'année se terminant le 31 décembre 2019.
L'EBITDA s'établit à 357 M d’€ en 2019, y compris un gain exceptionnel 2 de 17 M d’€, contre un EBITDA de 504 M d’€ en 2018. L'EBITDA est de 102 M d’€ au 4ème trimestre 2019, y compris un gain exceptionnel  de 17 M d’€, contre un EBITDA de 79 M d’€ au 3ème trimestre 2019.Le Bénéfice net ressort à 148 M d’€ en 2019, contre un bénéfice net de 286 M d'€ en 2018.

Europe du Sud : le coil laminé à chaud en repli de 4 €/t

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Selon notre confrère Platts, la valeur du coil laminé à chaud sud-européen a décliné de 4 €/t départ usine lundi 3 février, à 453 €/t , tandis que dans le Nord de la région, cette catégorie de coils a renchéri de 2,5 €/t, à 468,5 €/t départ usine Ruhr. Des sources attribuent la hausse observée dans le Nord de l’Europe à des réductions de capacités, notamment en raison de la déclaration de force majeure sur le site d’ArcelorMittal, à Fos sur Mer. De l’avis d’un opérateur milanais, le fait que le site d’ArcelorMittal à Tarente (Sud de l’Italie) opère à capacité réduite devrait doper les prix du produit plat. Selon lui, si le site des Pouilles fonctionnait  à plein régime, le prix du coil laminé à chaud transalpin tomberait à 440 €/t départ usine. « La demande réelle ne s’est pas redressée. L’activité est plus calme en Italie, qu’en France, en Espagne et en Allemagne, en ce moment. Lorsque les consommateurs verront que les importations sont inexistantes, ils seront contraints de revenir le marché », a précisé la source.

 

Reprise de British Steel : le patron de Jingye veut investir à Hayange

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Alors que les négociations pour le rachat du sidérurgiste British Steel sont en cours, le patron du groupe chinois Jingye était, lundi, à Hayange. Huiming Li promet des investissements pour l’usine de rails mosellane. Mais l’État français doit encore approuver la reprise de cet actif stratégique. En novembre, le groupe chinois s'est porté acquérer de l'ensemble des actifs du Britannique British Steel, en faillite, dont l'usine de rails de Hayange.  Seule entité française concernée, le site mosellan compte 400 salariés.« Très confiant », sur l’aboutissement des négociations même si selon des indiscrétions récentes dans la presse outre-Manche, le gouvernement britannique reste ouvert à d’autres offres de reprises, Huiming Li a détaillé son projet de développement de l’usine hayangeoise. « Pour améliorer la compétitivité du site », le patron chinois promet un investissement de 60 M€ sur cinq ans.

Production d'acier (Vietnam) : repli anticipé en 2020

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Cette année, la production  vietnamienne d’acier brut pourrait atteindre 18 M de t et celle d’acier laminé à chaud, 17,1 M de t, des volumes inférieurs à ceux enregistrés en 2019. La filière sidérurgique nationale devrait également importer des matières premières totalisant  près de 17 M de t de minerai de fer, 5 M de t de ferrailles et 5 M de t d’acier laminé à chaud.  Selon l’Association nationale de l’acier et du fer VSA, (Vietnam Steel Association) cette situation est imputable aux signes de ralentissement du marché mondial de l'acier l’année dernière. La VSA ne table pas sur une amélioration de la consommation au cours du premier trimestre de cette année.

 

Algérie : Tosyali va produire de l'acier plein pour l'automobile

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Le complexe de sidérurgie Tosyali, implanté dans la commune de Bethioua, à l’Est d’Oran, entamera à la fin de l’année la production de l’acier plein utilisé dans la production des caisses de voitures. Né de l’investissement d’un opérateur turc, le complexe Tosyali comprend neuf unités de production, notamment l’unité de traitement du minerai de fer, d’une capacité de production de 2,5 M d t/an de billes métalliques, équipée du plus grand four à l’échelle mondiale, selon la direction du complexe. Le complexe englobe également une unité de réduction directe, une unité de fusion de 1,2 M de t/an de fer fondu, produit en forme de barre métalliques pour être transformé, ensuite, en rond à béton, après son passage à l’unité de tamisage. Une usine qui est en voie d’expansion, avec la réalisation d’une usine de production d’acier plein d’une capacité de 2 M de t/an utilisé dans la production des carcasses des véhicules, des pièces de rechange, ainsi que les équipements électroménagers.

 

Royaume-Uni : Londres discute avec d'autres repreneurs que Jingye

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Le gouvernement britannique a annoncé mercredi 22 janvier poursuivre les discussions avec de potentiels repreneurs pour le groupe de sidérurgie British Steel en faillite, malgré les négociations en cours avec le Chinois Jingye. Malgré tout, «le gouvernement pense que la transaction avec Jingye sera bouclée dans les prochaines semaines», assure-t-il. Le fait que les pouvoirs publics restent ouverts à la discussion laisse penser qu'un plan B pourrait être nécessaire alors que le rachat par le Chinois soulève des interrogations.Selon le quotidien britannique The Guardian, le gouvernement aurait entamé des discussions avec le conglomérat turc Cengiz Holdings, réputé proche du régime, ce que n'a pas confirmé le ministère britannique des Entreprises. Précédemment, des négociations avaient échoué avec un autre groupe turc, le fonds de pension de l'armée turque Oyak.

 

Société (France) : fermeture de deux sites chez NOV

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Encore une mauvaise nouvelle pour un secteur déjà en difficulté. Le groupe NOV (National Oilwell Varco) a officialisé jeudi 23 janvier la fermeture de ses usines nordistes d’Aulnoye-Aymeries (ex-Vallourec Drilling) et de Berlaimont (Tuboscope), entraînant la suppression de 129 emplois. « Dans un contexte de marché de plus en plus tendu, nous devons réagir sans attendre et prendre des décisions difficiles pour résorber la situation de supercapacité structurelle dans laquelle nous nous trouvons et assurer la pérennité de nos activités », explique dans un communiqué R.Brett Chandler, président de NOV Grant Prideco.Selon le groupe américain, la demande en tiges de forage, qui était le coeur de métier des deux sites, est en baisse. La surproduction entraînerait des surcapacités de production et rendrait les délocalisations inévitables

Production d'acier brut (international) : la Chine, toujours leader

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La production mondiale d'acier brut a augmenté de 3,4% en 2019 à 1,87 md de tonnes, grâce à la Chine et au Moyen-Orient qui ont plus que compensé le reste du monde, selon  un communiqué publié par la World Steel Association (WSA), l’association mondiale de l’acier. Dans toutes les régions en dehors de l'Asie et du Moyen-Orient, la production s'est en effet contractée l'année dernière. La Chine est restée de loin le premier producteur mondial avec une part de production atteignant 53,3% contre 50,9% en 2018. La production d'acier brut de la Chine a augmenté de 8,3% à 996,3M de t, selon la WSA

Tubes en inox (UE) : redressement des commandes

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Ce mois-ci, après une rude fin d’année 2019, certains relamineurs et distributeurs de tubes en inox ont fait état d’un redressement de leurs commandes. Les volumes enregistrés en novembre et décembre sont jugés « désastreux ». A l’échelle européenne, les ventes de produits finis en inox sont toujours atones après que l’an dernier, les volumes ont chuté de 10 à 20 % selon la catégorie de produits. Cette semaine, certains relamineurs ont relevé les tarifs de leurs tubes soudés, de 150 €/t en moyenne comparativement à décembre. Il convient de souligner que les prix de cette catégorie sont tombés à leur plus bas annuel en décembre et les relamineurs ont perdu jusqu’à 400 €/t en moyenne lors du dernier trimestre 2019. Début janvier, les stocks étaient particulièrement faibles après que les distributeurs ont observé une longue pause côté achats. Courant janvier, après le retour de tous les distributeurs européens sur le marché,  lesquels souhaitaient reconstituer leurs stocks, les achats sont repartis à la hausse. L’essoufflement du marché européen de l’inox au deuxième semestre 2019 se concrétisera dans les résultats du dernier trimestre 2019. De l’avis d’experts, une amélioration pourrait se dessiner d’ici la fin du premier trimestre et le deuxième trimestre s’annonce plus encourageant.

 

Caoutchouc / SNCP

Entrée en fonction du nouveau président
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Directeur des achats de la société Hutchinson depuis 2010, Serge Perret a accédé le 1er janvier 2020 à la présidence du Syndicat National du Caoutchouc et des Polymères (SNCP), pour une durée de trois ans. Son élection a eu lieu le 18 juin dernier. Il entend accompagner les entreprises du secteur « dans l’évolution de leurs produits et de leur recyclabilité » et « dans leur capacité à recruter et à conserver des compétences et savoir-faire » indispensables dans le cadre d’une compétition internationale exacerbée.

Acier brut (Chine) : hausse de 8% sur un an en 2018

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La Chine, plus grand producteur mondial d’acier, a produit 996,34 M de t d'acier brut en 2019, en hausse de 8,3% par rapport au précédent record de 2018, ont révélé les données publiées par le  Bureau national des statistiques. En décembre, la production d'acier de la Chine a bondi de 12% en glissement annuel pour atteindre 84,27 M de t, un plus haut  inégalé depuis août. La production quotidienne moyenne de décembre a augmenté de 1,5% par rapport à novembre, à 2,72 M de t. La demande d'acier en Chine est restée ferme en 2019 en dépit de la pression émanant du ralentissement de la croissance intérieure et et du différend commercial avec les États-Unis. Le marché immobilier a été plus résilient que prévu, et une poussée des dépenses d'infrastructure a également alimenté la demande d'acier comme matériau de construction essentiel. Les marges bénéficiaires des aciéries sont également restées suffisamment solides pour encourager une production accrue, selon les analystes.

Fil machine (Italie) : des hausses rejetées par les acheteurs

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Les producteurs transalpins de fil machine souhaitent majorer leurs tarifs de 30 €/t sur un mois pour des livraisons février-mars en vue d’être phase avec l’accroissement des prix locaux de la ferraille. Les acheteurs, invoquant leur incapacité à répercuter ces hausses sur le marché aval, refusent de se conformer aux attentes des fournisseurs. En outre, la léthargie de l’activité n’arrange rien au tableau. Les prix de transaction, inchangés par rapport à décembre, n’excèdent pas 430 €/t départ usine en moyenne alors que les producteurs ciblent désormais l’objectif des 450-460 €/t départ usine. A l’import, le matériel russe et turc est proposé entre 410 et 420 €/t cif, tandis les pays d’Europe centrale proposent des prix plus compétitifs.   

 

 

 

Barres en acier marchand (Italie) : les acheteurs rétifs aux hausses

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Au regard de l’accroissement des coûts de la ferraille et des stocks peu élevés détenus par leurs clients, les producteurs transalpins de barres en acier marchand ciblent des majorations de 30 €/t par rapport à décembre. Les prix des transactions, lesquels n’ont pas fluctué sur un mois, s’élèvent toujours à 490 €/t départ usine. Sur la période considéré, les prix de base sont ainsi passés de 70 €/t départ usine, à 100 €/t départ usine.  Le marché italien des barres en acier marchand, précédemment  confronté à des capacités excédentaires, des ventes en berne et des prix faibles dû au désintérêt des secteurs utilisateurs finaux reprend progressivement du poil de la bête. De fait, outre la demande réelle, la demande  apparente opère une modeste remontée en ce début d’année. Les consommateurs, considérant que la tendance pourrait s’inverser, refusent une quelconque augmentation.

 

Importations de coils (Europe du sud) : de nouvelles hausses se profilent

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Alors que le marché se redresse progressivement après les congés de fin d’année, les offres à l’importation de coil laminé à chaud destinées à l’Europe du Sud poursuivent leur consolidation. La semaine dernière, seule une usine turque a manifesté son intérêt pour exporter du coil laminé à chaud à destination de l’Europe. Les offres soumises par ce producteur atteignaient au minimum 450 €/t fob Turquie, ce qui équivaut à 465-470 €/t cfr Europe du Sud.Les fournisseurs russes et indiens de coil laminé à chaud se tiennent quant à eux en retrait du marché export en raison de disponibilités restreintes. Quoiqu’il en soit, les consommateurs européens préfèrent se tourner vers le marché local, où les offres sont bien plus compétitives

Importations d'acier (USA) : de nouvelles sanctions contre l'Iran

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Les États-Unis ont détaillé les nouvelles sanctions annoncées contre l'Iran, qui visent huit hauts responsables du régime ayant « fait avancer les objectifs de déstabilisation » de la République islamique ainsi que les plus grands fabricants d'acier, d'aluminium, de cuivre et de fer du pays. L'administration Trump a désigné 17 producteurs de métaux et sociétés minières iraniens, un réseau de trois entités basées en Chine et aux Seychelles et un navire impliqué dans l'achat, la vente et le transfert de produits métalliques iraniens, ainsi que dans la fourniture aux producteurs de métaux iraniens de composants de production cruciaux, a expliqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Liberty House va supprimer 355 emplois au Royaume-Uni

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Le groupe Liberty House du milliardaire Sanjeev Gupta a annoncé jeudi 9 janvier la suppression de 355 emplois dans ses activités de sidérurgie au Royaume-Uni, évoquant un «marché difficile» marqué par «une baisse de la demande d'acier britannique ».Quatre sites seront touchés par les suppressions de postes dans le Yorkshire, au Nord de l'Angleterre, ainsi qu'au Pays de Galles, afin d'ajuster la production. Liberty assure toutefois que sa présence au Royaume-Uni n'est pas remise en cause et entrevoit même un potentiel de croissance des technologies « de production d'acier plus respectueuses de l'environnement », alors que cette industrie est notoirement polluante.

Rond à béton (France) : des majorations avortées

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Les fournisseurs français de rond à béton, désireux de relever leurs tarifs de 10 €/t sur un mois, se heurtent à la résistance des consommateurs. Si les demandes de renseignements sont nombreuses, elles aboutissement rarement à la signature de contrats. Les distributeurs souhaiteraient porter le prix de base du rond à béton à 230 €/t livré au minimum, selon le tonnage et le lieu de livraison. Certaines transactions ont récemment été scellées à 220 €/t livré. Si l’on inclut un supplément de 260 €/t lié à la taille du produit, les prix de transaction s’échelonnent entre 480 et 490 €/t livré. Les fournisseurs domestiques de rond à béton ont été contraints de revoir leurs tarifs à la baisse dû à la concurrence émanant d’Espagne et d’Italie.

 

Ferrailles / Etats-Unis

Hausses de prix uniformes en janvier
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La quasi-totalité des achats de janvier ont été bouclés à des prix en hausse de 30 dollars sur un mois, toutes catégories confondues. Les tensions sur les disponibilités ont sans doute été exagérées, et aucun vendeur n'a pu obtenir davantage.

Colorants et additifs plastiques

Clariant vend ses mélanges maîtres
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Le chimiste suisse Clariant a vendu ses activités Mélanges maîtres (colorants et additifs pour les plastiques) à l'Américain PolyOne pour environ 1,4 milliard d'euros. En 2020, le groupe de Muttenz entend aussi se délester de son activité Pigments. Objectif ? Se concentrer sur les activités "avec une croissance supérieure au marché, une rentabilité plus élevée et une plus forte génération de liquidités".

Conflits commerciaux USA/ UE : une remise à plats s'impose

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Le nouveau commissaire européen au Commerce depuis décembre, l'Irlandais Phil Hogan, souhaite effectuer une remise à plat sur un certain nombre de sujets de désaccords dans les relations commerciales entre l'UE et les Etats-Unis lorsqu'il rencontrera son homologue américain pour la première fois à la mi-janvier.  Les différends entre les deux régions concernent notamment  l’instauration, par les USA, de droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Les Etats-Unis menacent désormais de prendre des mesures plus spécifiques contre la France suite à son projet de taxe sur les activités des géants du numérique.  Après que l'administration Trump a imposé en 2018 des droits de douane sur l'acier et l'aluminium européens, l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) l'a autorisée en 2019 à taxer pour 7,5 mds de $ (6,7 mds d’€) de produits européens suite aux subventions accordées à Airbus.

 

Donald Trump renonce à taxer l'acier et l'aluminium brésiliens

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Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé fin décembre que Donald Trump avait renoncé à rétablir les droits de douane sur l'acier et l'aluminium en provenance de son pays. « J'ai eu une conversation téléphonique avec Donald Trump (...) Il a été convaincu par mes arguments et a décidé de ne pas taxer  notre acier et notre aluminium  », a-t-il déclaré sur Facebook. Donald Trump avait promis le 2 décembre de rétablir les droits de douane sur l'acier et d'aluminium brésiliens et argentins en reprochant à Buenos Aires et Brasilia de faire du tort aux agriculteurs américains en dévaluant leur monnaie.

 

Production d'acier neutre en carbone : une usine pilote en Autriche

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Des fournisseurs d'électricité, des fournisseurs de technologie, des chercheurs et des partenaires de l'industrie sidérurgique ont lancé une usine pilote basée à Linz en Autriche  en vue de produire de l'hydrogène en utilisant de l'électricité issue d'énergies document émanant de WorldSteel, une moyenne de 1,83 t de CO2 a été émise pour chaque tonne d'acier produite en 2017. « L'industrie sidérurgique génère entre 7 et 9 % des émissions directes issues de la consommation mondiale en carburants fossiles. » Le projet H2Future, financé par l'UE, vise à découvrir de nouvelles méthodes pour l'approvisionnement énergétique et à ouvrir la voie vers la décarbonation progressive de la production sidérurgique. Une usine pilote, visant à produire de l'hydrogène écologique à partir d'électricité renouvelable.       

 

 

Tuyaux en plastique

Rachat de l'usine REHAU Tube dans le Cher
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Le Belge Tessenderlo annonce le rachat de l'usine REHAU Tube de la Chapelle-Saint-Ursin (18) auprès de l'Allemand REHAU. Il reprend les actifs (immobiliers et production), les stocks de l'usine et conserve 75 salariés (ventes et production).

Barre en acier marchand (France) : hausse de 20 €/t sur un mois

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Dans l’Hexagone, les prix de base des barres en acier marchand ont renchéri de 20 €/t comparativement à novembre, pour osciller entre 50 et 60 €/t départ usine. Après l’ajout des extras, le prix de transaction s’échelonne entre 470 et 480 €/t départ usine, un niveau en phase avec celui observé en Italie . Suite aux arrêts de production survenus en octobre et novembre, les acheteurs sont confrontés à des tensions sur les disponibilités. Si à l’échelle locale, la demande apparente s’est inscrite en hausse fin novembre, elle atteint désormais un faible niveau. Une situation en partie imputable à la rude concurrence émanant de la marchandise espagnole, offerte et vendue 50 €/t sur le marché français.    

ThyssenKrupp a entamé des discussions avec Tesla

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Thyssenkrupp espère remporter des contrats pour une usine que Tesla, pionner US de la voiture électrique, prévoit de construire près de Berlin, d’après le quotidien économique Handelsblatt.« Nous sommes en pourparlers sur la réalisation de certains services », a déclaré Klaus Keysberg, membre du conseil d'administration en charge des services sidérurgiques et des matériaux chez Thyssenkrupp, En novembre, Tesla a annoncé qu'elle construirait sa toute 1ère usine et centre de conception européens en Allemagne, donnant au groupe américain le label convoité «Made in Germany», ajoutant que le site produirait des batteries, des groupes motopropulseurs et des voitures.               

Pousuite de la grève chez ArcelorMittal Dunkerque

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Les salariés d’ArcelorMittal Dunkerque sont en grève depuis le 6 décembre sur le site de Grande-Synthe. Parmi leurs revendications,  figure une hausse des salaires. Mais « la seule et unique réponse de la direction n’a été que le mépris, ne nous prenant pas au sérieux », indique la CGT d’ArcelorMittal  Dunkerque. Pourtant «  tous les secteurs de l’usine sont affectés par cette grève, y compris ceux qui n’étaient pas habitués à débrayer », souligne le syndicat. Alors que les négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO) se poursuivent à Reims, la CGT  d’ArcelorMittal Dunkerque et de Mardyck a  barré la route aux véhicules lundi 16 décembre.

Cartel de l'acier : ThyssenKrupp, Salzgitter et Voestalpine sanctionnés

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L'autorité allemande de la concurrence a annoncé jeudi 12 décembre des amendes d'un montant total de 646 M d’€ contre Thyssenkrupp et Salzgitter, les deux principales entreprises du secteur de la sidérurgie allemande, et l'Autrichien Voestalpine pour entente sur les prix. Le Bundeskartellamt (BKartA) a établi que les trois entreprises visées s'étaient entendues sur une surtarification des plaques de tôle vendues en Allemagne entre 2002 et 2016. Voestalpine a dit accepter de payer une amende de 65,5 M d’€. ThyssenKrupp, qui a provisionné 370 M d’€  dans le cadre du dossier instruit par l'Office fédéral de lutte contre les cartels, et Salzgitter n'ont pas fait de commentaire.

ArcelorMittal va investir 100 M d'€ à Fos-sur-Mer

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Régulièrement ciblée par les récriminations de ses riverains pour ses émissions dans l’atmosphère, l’unité d'ArcelorMittal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) prévoit un plan d’investissement de 100 M d’€ d’ici à 2023 sur la qualité de l’air qui commence par un projet à 20 M d’€ dès 2020. Après avoir investi, selon son directeur Bruno Ribo, 100 M d’€ ces cinq dernières années en faveur de l’amélioration de son impact environnemental (réduction des poussières, du dioxyde de soufre et des dioxines), ArcelorMittal Méditerranée annonce le lancement prochain d’un nouveau programme de 100 M d’€ d’ici à 2023.

 

Produits plats en inox / UE : la demande ne décolle pas

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Le marché européen des produits plats en inox est toujours pénalisé par une demande atone, une situation qui devrait perdurer jusqu’à  début 2020. Le secteur local de la distribution continue de procéder à des déstockages sur fond de commandes en berne, tant sur le segment des tubes, que sur celui des produits plats en inox. Suite à l’essoufflement des cours du nickel sur le London Metal Exchange, les prix des coils en inox issus d’Asie sont désormais inférieurs de 100 €/t à ceux observés en Europe. Les tarifs des coils laminés à froid et laminés à chaud en inox  européens ont chuté de 40 €/t sur un mois, à respectivement 2050-2090 €/t livré, et 1880-1900 €/t livré.   

 

Barres en acier marchand / France : embellie

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Comparativement à début novembre, les prix et la demande se sont redressés sur le marché français des barres en acier marchand. Les fournisseurs locaux sont parvenus à relever leurs tarifs, lesquels avaient reculé de façon significative le mois dernier. La fourchette basse des prix de base s’échelonne désormais entre 50 et 60 €/t départ usine. Si l’on inclut les extras liés à la taille de 420 €/t en moyenne, le prix fini départ usine s’établit entre 480 et 490 €/t, voire 20 €/t de plus par rapport à début novembre. Néanmoins, la vive concurrence émanant des fournisseurs espagnols pèse sur les prix.

Sociétés / France : deux digital Labs en projet pour ArcelorMittal

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ArcelorMittal «accélère fortement» sur la digitalisation. Le géant de l’acier va ainsi ouvrir au premier trimestre 2021 deux «Digital Labs» en France, l'un à Uckange (Moselle) et l'autre à Dunkerque (Nord), indique-t-il dans un communiqué. ArcelorMittal présente ces «Digital Labs» comme des lieux d'innovation, de formation, de codéveloppement et de coworking.

 «Nos Digital Labs répondent à un triple objectif, explique David Glijer, directeur de la Transformation Digitale d’ArcelorMittal France. Ils vont permettre d’améliorer notre performance industrielle et commerciale en faisant entrer plus rapidement chez ArcelorMittal les technologies de la réalité augmentée, du big data, de l’Internet des objets… », explique David Glijer, directeur de la Transformation Digitale d’ArcelorMittal France.

 

 

Sociétés / Belgique : hausse de 2%du CA sur 9 mois pour Bekaert

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Malgré la dégradation des conditions de marché résultant des nombreuses inconnues, tant au niveau politique, qu’économique, la société belge Bekaert annonce avoir réalisé une hausse du chiffre d'affaires de 2% sur les neuf premiers mois de 2019, à 3.293 M d’€, attribuable à parts égales à l'effet prix-mix ainsi qu’à des mouvements de change favorables. Sur la période juillet à septembre, le société spécialisée dans la transformation de fil d’acier et les technologies de revêtement, a observé une baisse des prix des matières premières reflétant un repli de la demande de produits en acier au niveau mondial, ainsi qu'une dégradation des conditions de marché en Chine et en Inde. 

 

Presses à injecter : Nissei reprend Negri Bossi

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C'est officiel : le Japonais Nissei Plastic Industrial Co. envisage d'acquérir l'Italien Negri Bossi, principal fabricant italien de presses à injecter. Le rachat à Kingsbury Corp. s'opérerait en deux temps : 75% du capital en janvier 2020, le reste ultérieurement.

Ferrailles / Suède

Deuxième hausse depuis début novembre
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Après celle de 300 couronnes (28 euros) en début de mois, d’une ampleur inédite depuis novembre 2016, une nouvelle hausse de 120 couronnes (11,2 euros) a été appliquée mi-novembre en Suède au prix de la ferraille n°11, équivalent de la HMS 1 ou de l'E3.

Vietnam / perspectives encourageantes

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Selon l'Association de l'acier du Vietnam (Vietnam Steel Association, VSA), l'industrie sidérurgique locale a été confrontée à de nombreux défis au cours des dernières années dû à la surcapacité d'acier, à la concurrence féroce à laquelle se livrent les entreprises nationales et à l'importation de l'acier originaire de Chine. En outre, l'industrie sidérurgique vietnamienne est fortement dépendante du marché international pour ses importations de matières premières. Entre 2019 et 2023, la croissance économique du pays devrait s’établir entre 6,7% et 7% par an, et la demande d'acier augmentera également. En outre, la mise en œuvre de nouveaux accords de libre-échange permettra au marché sidérurgique du Vietnam d'élargir ses débouchés. Toutefois, ceci favorisera une concurrence acharnée, notamment pour les produits chinois. Cependant, la VSA, optimiste, table sur un taux de croissance moyen de 8% à 10% par an pour les années à venir. 

 

 

Ferrailles / Italie

Les acheteurs se réveillent
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Après un mois d’octobre très morose sur ce plan, la demande en ferrailles a redonné quelques signes de vie début novembre en Italie. D'ores-et-déjà, une hausse de 5 €/t semble acquise pour la première quinzaine du mois, et il n'est pas impossible que certaines usines acceptent de lâcher encore quelques euros. Mais ce sera au cas par cas, certaines d'entre elles se montrant rétives à toute majoration. 

Production / Chine : une croissance régulière entre janvier et septembre 2019

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La production  chinoise d'acier a enregistré une croissance régulière entre janvier et septembre 2019 grâce à une hausse de la demande sur le marché, alors que les bénéfices des entreprises du secteur ont diminué en raison de la hausse des coûts, selon la China Iron and  Steel Association, l’association chinoise du fer et de l’acier. La production d'acier brut s'est établie à 748 M de t au cours des neuf premiers mois, en hausse de 8,4% en glissement annuel, tandis que la production de fonte a progressé de 6,3% par rapport à l'année précédente pour atteindre 612 M de t, indiquent des données de l'Association de l'industrie du fer et de l'acier de Chine. Malgré l'augmentation de la production, les entreprises sidérurgiques chinoises ont enregistré une baisse de leur rentabilité, le bénéfice global des membres de l'association s'élevant à 146,6 mds de yuans (18,6 mds d’€), soit une chute de 32% par rapport à la même période l'année dernière.

Tôles ./ Allemagne : les distributeurs pénalisés par des ventes atones

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Outre-Rhin, les prix des tôles proposées par les distributeurs sont davantage soumis à pression que ceux offerts par les usines. « Les transformateurs de tôles peuvent se procurer une tonne de tôle S355 pour 670 €/t , contre 770 €/t il y a deux mois », a indiqué un distributeur berlinois. Sur la période considérée, les prix ont chuté de 50 à 60 €/t tout au plus.  « De  nombreux  distributeurs souhaitent liquider leurs volumes dû à la léthargie de l’activité », a précisé le distributeur allemand, selon lequel les courts délais de livraison attestent de l’atonie du marché. Un autre observateur cite quant à lui des données publiées par BDS, la fédération des distributeurs, selon laquelle les ventes mensuelles de tôles effectuées par les distributeurs sont passées de 110 000 t, à 80 000 t en 5 ans. « Les commandes se sont essoufflées de plus de 25% depuis 2014 alors que les niveaux de production n’ont pas fluctué. Il est donc essentiel de régler la question de la surcapacité », a conclu le distributeur.

 

Ferrailles / Suède

Forte hausse en novembre
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300 couronnes (28 euros) la tonne : c'est la plus forte progression enregistrée sur un mois depuis novembre 2016 en Suède. Cette hausse met fin à une période baisse quasi-ininterrompue depuis mi-juin.

Coil galva-laminé à froid / Italie : les prix proches du fond

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Chez nos voisins transalpins, les prix du coil galvanisé à chaud et laminé à froid ont reculé sur un mois. Un fléchissement attribué au recul de la demande émanant du secteur automobile, gros utilisateur de coils.

 La demande provenant des utilisateurs finaux, sporadique, porte sur de petits tonnages, les consommateurs ne couvrant que leurs besoins immédiats. Comme à l’accoutumée à cette période de l’année, les volumes de ventes devraient rester atones étant donné que les consommateurs souhaitent se délester de leurs stocks.

 Les prix proches d’un niveau plancher, pourraient gagner du terrain à court terme. Les prix  italiens du coil galva sont passés de 490-500 €/t  départ usine début octobre, à 490 €/t actuellement, voire 470 €/t  départ usine dans certains cas. Ceux du coil laminé à froid n’excèdent pas non plus 470 €/t départ  usine.

Ferrailles / Etats-Unis

Vers une hausse des prix en novembre ?
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Plusieurs aciéries américaines viennent de relever les prix de vente de leurs tôles. La collecte ayant reculé, et les prix ayant augmenté à l’export, les ferrailles pourraient donc renchérir de 10 à 20 dollars en novembre — et gagner jusqu’à 25 dollars d’ici fin 2019.

Production d'acier brut / France

Repli en septembre
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Après avoir opéré une remontée en août, la production française d’acier brut s’est inscrite en repli en septembre, d’après des données émanant de la Fédération Française de l’Acier. Le mois dernier dans l’Hexagone, la production s’est contractée de 10,1%, à 1,205 M de t, comparativement à 1,341 M de t en septembre 2018. Entre janvier et septembre, la production a chuté de 3,1% sur un an, à 1 249 000 t/mois, contre 1 289 000 t/mois sur la même période de 2018. L’an dernier, la production  française d’acier brut a décliné en moyenne de 0,8%, à 1 282 000 t/mois, par rapport à 1 292 000 t/mois en 2017. 

L'accord de rachat de British Steel en suspens

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L'accord de rachat du sidérurgiste British Steel en faillite par le fonds de pension de l'armée turque Oyak bat de l'aile, ce dernier n'ayant pas présenté d'offre ferme à l'issue d'une période d'audit préalable qui expirait jeudi 24 octobre. Le liquidateur public, en charge de gérer la faillite de British Steel, dans laquelle 4.000 à 5.000 emplois sont en jeu, a fait valoir dans un communiqué qu'il allait ouvrir les discussions avec d'autres repreneurs potentiels «ayant exprimé un intérêt soutenu». Les équipes d'évaluation d'autres acheteurs potentiels «devraient visiter les sites de l'entreprise dans les jours et semaines à venir», poursuit le liquidateur public dans un communiqué, sans préciser quelles sociétés sont concernées.

Tata Steel : licenciements massifs en vue

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Tata Steel Europe souhaite économiser 830 M d’€, a indiqué la télévision régionale néerlandaise NH News, sur la base d’une note interne. Une grande partie de ces économies concernerait l'usine d'IJmuiden aux Pays-Bas mais devrait également toucher d'autres établissements - y compris en Belgique. Le comité central d'entreprise craint la perte de 2.500 emplois au total, soit un quart des emplois du géant de l'acier.

 

PP recyclé : Total double sa capacité de production

Cible visée : le marché automobile
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Le pétrochimiste va doubler la capacité de sa filiale normande Synova, qui devrait produire 40.000 tonnes par an de polypropylène recyclé. Cette montée en capacité est annoncée pour début 2021.

Production d'acier brut/Allemagne

Nouvelle contraction
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Après avoir opéré une remontée en août, la production  allemande d’acier brut a de nouveau reculé en septembre, à 3,4 M de t (-4%), d’après la WV Stahl, Fédération Allemande de l’Acier. Si, sur la période considérée, la production issue de la filière électrique a chuté de 2%, à 1,1 M de t, celle émanant des hauts-fourneaux a quant à elle reculé de près de 5%, à 2,3 M de t sur un an. Entre janvier et septembre, la production d’acier brut a chuté de 4,4 % outre-Rhin, à 30,5 M de t en glissement annuel.

 

Ferrailles / Turquie

Des achats poussifs à l'import
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La dernière transaction en date est toutefois venue confirmer la dynamique de rebond engagée depuis début octobre. Elle traduit un rééquilibrage du rapport de force entre acheteurs et vendeurs, au profit de ces derniers. Pour autant, compte tenu de la faiblesse des commandes de produits en acier sur les principaux marchés mondiaux, les vendeurs de ferrailles auraient sans doute tort de trop s’emballer.

Ferrailles / Espagne : Celsa sécurise ses approvisionnements

Sa filiale Ferimet rachète deux chantiers dans la péninsule
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Le premier se trouve au Pays basque, le second en Catalogne. Ces acquisitions permettent à Celsa de sécuriser un peu plus les approvisionnements de ses aciéries, qui consomment quelque 8 millions de tonnes de ferrailles par an.

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