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Révision des mesures de sauvegarde (UE) : la proposition d'Eurofer ne fait pas l'unanimité

Posté par : Gwenaëlle Le Louette 16.06.2020

Eurofer, l’association européenne de l’acier, a publié un communiqué conjointement avec les dirigeants des groupes et fédérations professionnelles européens visant à reconsidérer les ajustements relatifs aux mesures de sauvegarde récemment proposés par la Commission européenne.

Une proposition jugée « inutile » par les patrons du secteur

  Les leaders du secteur jugent la proposition de révision des quotas d’importations « inutile », cette dernière faisant fi du plongeon de 50% de la demande européenne d’acier au plus fort de la crise sanitaire. Ces dirigeants redoutent une vague d’importations à bas coût, notamment en provenance de Chine, d’Inde, d’Indonésie et de Russie, lesquels ont continué à produire de l’acier et donc, à accumuler des stocks.

« La proposition actuelle soumise par la Commission devrait contribuer à accroître massivement la part des importations vers l’UE alors que, dans le même temps, la région est pénalisée par la mise en sommeil d’une grande partie de sa capacité de production », selon le communiqué commun.

La suggestion de la Commission ne prend pas en considération la requête d’Eurofer visant à réduire sensiblement les volumes des quotas d’importations aux deuxième et troisième trimestres 2020 ainsi qu’à supprimer le transfert des quotas non consommés vers les trimestres suivants.

En outre, Bruxelles n’a que partiellement répondu à la demande d’Eurofer, en faveur de la suppression de l’accès aux quotas résiduels  concernant les pays qui disposent de leurs propres quotas. 

Coller au mieux à la nouvelle réalité du marché

Les leaders du secteur ont ainsi exhorté la Commission et les eurodéputés à revoir la proposition afin de coller au mieux à la nouvelle réalité du marché. Selon eux, si l’ajustement des mesures de sauvegarde était valable durant la période précédant le Covid, ce n’est désormais plus le cas.

Des groupes à l’instar de ArcelorMittal, ThyssenKrupp, Tata Steel, Salzgitter et Voestalpine, entre autres, ont mis en exergue le fait que « si l’industrie sidérurgique européenne est anéantie par un afflux d’ importations, elle ne sera pas en mesure d’atteindre les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixé en matière de changement climatique ».

La révision des mesures doit être approuvée par le Parlement européen avant d’entrer en vigueur à compter du 1er juillet 2020 et être maintenus jusqu’au 30 juin 2021.