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Coil laminé à chaud Contrats sporadiques à l

Coil laminé à chaud / Italie : une hausse bien installée

Ruptures d'approvisionnement potentielles

Posté par : Gwenaëlle Le Louette 07.04.2026 à 10h54

En Italie, sur le marché spot les prix de contrat du coil laminé à chaud se sont accrus de 10 €/t, par rapport à la fin mars, à 700-720 €/t livré. En dépit d’une demande invariablement morose, ils pourraient se propulser à 750 €/t livré d’ici fin avril.

Problèmes techniques, retards de livraison

Des ruptures d’approvisionnement ne sont pas à exclure, après qu’un fournisseur clé, confronté à des perturbations techniques, a été contraint de suspendre sa production. Les livraisons font donc l’objet de retards importants et l’usine n’accepte aucune nouvelle commande en l’absence de clarté concernant le redémarrage des installations. Quoiqu’il en soit, cette situation ne déclenche pas d’achats dictés par la panique.

Parallèlement, en France, le site d’ArcelorMittal à Fos-sur-Mer a redémarré un haut-fourneau en vue de pallier les faibles niveaux de production en Europe et le net ralentissement des importations, notamment vers le sud de la région. Des sources ont néanmoins mis en exergue le fait que le haut-fourneau n’opérera pas à plein régime avant août ou septembre.

Après une brève reprise en janvier, période à laquelle les vendeurs ont conclu des transactions sur une base ddp et des contrats spot à l’importation, les clients transalpins privilégient désormais les achats domestiques. Seuls les gros utilisateurs, en mesure d’assumer les risques associés aux coûts du MACF, continuent de s’approvisionner à l’import. 

Aucune offre de coil laminé à chaud en provenance de Turquie n’a été signalée récemment sur la péninsule italienne. Les dernières offres issues de cette origine, disponibles à 640 €/t fob, hors coûts liés au MACF, aux diverses taxes et aux frais de transport, ont été jugées peu attractives.

Les nouvelles mesures de sauvegarde, un frein à l’import 

Le nouveau régime de sauvegarde, lequel devrait entrer en vigueur en juillet, constitue un sujet de préoccupation supplémentaire. De fait, la réduction de 50% des quotas d’importations complique la donne, dans un contexte de flambée des prix liées au conflit au Moyen-Orient et aux tensions sur l’offre émanant de cette région.

Les quotas disponibles pour cette année ont déjà été réservés par les acheteurs clés lors d’attributions convenues à l’avance, raison pour laquelle les clients de moindre envergure n’ont d’autre choix que de se tourner vers les aciéries locales.

 

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