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Mesures de sauvegarde Préférence européenne Aides publiques

Protection de la sidérurgie face à la Chine / UE : focus sur le principe de la préférence européenne

Les mesures de protection doivent être appliquées plus rapidement

Posté par : Gwenaëlle Le Louette 11.06.2026 à 16h33

Dans une interview accordée mardi 9 juin, Sébastien Martin, le ministre français de l'industrie, a estimé que l'Europe était « trop lente » pour protéger ses industries vis-à-vis de la concurrence déloyale, exercées par les entreprises chinoises, fortement subventionnées.

L’instauration de mesures telles que les clauses de sauvegarde ou les droits de douane prévus en cas de concurrence déloyale est trop lente. « La France demande donc à l'UE de consacrer plus de moyens humains pour instruire ces dossiers. Il faut recruter davantage de fonctionnaires en vue de traiter ces sujets », a estimé le ministre.

Les entreprises produisant en Europe doivent recevoir plus d’aides publiques

Ce dernier a réitéré l'appel lancé par le président Emmanuel Macron à encourager le principe de la préférence européenne, selon laquelle davantage de fonds publics doivent être alloués aux entreprises produisant sur le continent. 

Le texte exigerait des entreprises des secteurs jugés stratégiques « un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d'Europe » lorsque ces dernières bénéficient de fonds publics, selon Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne. 

Rappelant que l'achat de véhicules électriques fait l’objet de subventions, le ministre souhaite que ces aides soient octroyées à « des véhicules électriques Made in Europe comme nous le faisons en France », afin de contrer l'industrie chinoise. 

Les secteurs stratégiques en 1ère ligne

Sébastien Martin souhaite que le principe de la préférence européenne s’applique à de nombreux secteurs jugés stratégiques, comme « l'automobile, l’acier, la chimie ou encore la défense ».

D’autres marchés sont aussi concernés, tels que « l'énergie et tout ce qui est énergie verte, mais également le ciment et le béton  », a précisé le ministre. Les technologies d'énergies décarbonées (panneaux solaires, batteries, pompes à chaleur, centrales nucléaires...) sont également ciblées. 

A l’instar de la sidérurgie, la chimie ne fait pas partie des filières ciblées par un plan, présenté en mars dernier par la Commission européenne, visant à soutenir le « Made in Europe ».

Fin avril, la Chine, clairement visée par les restrictions proposées par Bruxelles, a menacé de « prendre des contre-mesures » si la Commission européenne adoptait ce plan.

 

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