Flash infos

France : Cafom va reprendre les actifs de Brandt

17/03/26
+

Le tribunal des activités économiques de Nanterre a choisi, vendredi 13 mars, l’offre du groupe Cafom (Centrale d’achat française pour l’Outre-mer) pour reprendre des marques, des brevets, des stocks et diverses pièces détachées de Brandt, placé en liquidation judiciaire en décembre dernier. Aucun des 700 emplois de l’ancien acteur clé de l’électroménager en France ne sera repris par Cafom , distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer, dirigé par Hervé Giaoui.La proposition du distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer, d’un montant de 18,6 M d’euros, a été préférée à 35 autres offres déposées pour acquérir les actifs de Brandt réunissant les marques d'électroménager Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich. Cafom a indiqué avoir noué un partenariat avec un industriel en Alsace, Arpa, afin de produire « sous trois mois, six mois maximum » des plaques à induction. Il s’engage ainsi à créer « 30 à 60 emplois » dans l’est de la France. Parallèlement, il compte s’associer à EverEver, une start up morbihannaise, en vue de produire des lave-vaisselle en Bretagne.

 

Fil machine / Europe du Nord : les prix ont bondi de 40 à 50 €/t

16/03/26
+

La semaine dernière, en Europe du Nord, les prix du fil machine ont bondi de 40 à 50 €/t, sur fond d’intensification du conflit au Moyen-Orient. De l’avis de la plupart des acteurs du secteur, tant que les hostilités se poursuivront, cette tendance haussière devrait se confirmer. Les prix de transaction du fil machine drawing s’établissent à 650 €/t départ usine, tandis que ceux de la catégorie mesh s’élèvent à 670 €/t départ usine. Quant aux importations non originaires de l’UE, elles s’établissent à 620-630 €/t cfr Rotterdam. « Compte tenu de l’évolution rapide de la situation, il est difficile d’avoir une idée précise des prix du fil machine, dont la validité n’excède pas quelques heures. Dans certains pays européens, la demande est quasi-inexistante. Certains producteurs disposent de stocks abondants, leurs clients ne s’étant pas manifestés en janvier et février, en raison de conditions climatiques défavorables », a commenté un opérateur bruxellois. 

 

Belgique : ArcelorMittal va relancer la Galva 5 à Flémalle

16/03/26
+

En 2019, ArcelorMittal avait cédé au groupe Liberty House les lignes de galvanisation 4 et 5 du site de Flémalle ainsi que l’usine de fer-blanc de Tilleur, dans la région de Liège, en Belgique. Cette cession avait été exigée par la Commission européenne lorsqu’ArcelorMittal avait acquis le sidérurgiste italien Ilva, afin d’éviter une situation de monopole. Depuis lors, la société italienne a quitté le giron d’ArcelorMittal, levant ainsi cet obstacle au rachat des usines liégeoises. Après environ neuf mois de travaux de maintenance et de projets d’investissement nécessaires à sa remise en état, ArcelorMittal prévoit de relancer, d’ici fin avril, la Galva 5. Cette ligne, produisant 950 000 t par an, transformera du coil laminé à chaud issu de l’usine de Gand en coil galva. La Galva 5 est en mesure de galvaniser des coils jusqu’à 6 mm d’épaisseur, destinés à fabriquer des silos, des grilles et des matériaux de construction. « La ligne de galvanisation de Flémalle nous permettra d’étendre notre capacité à fabriquer un produit à forte valeur ajoutée pour nos clients de l’automobile et de la construction à travers l’Europe », a déclaré le pdg d’ArcelorMittal Belgique, Frederik Van De Velde.

 

Allemagne : repli des ventes en 2025 pour Klöckner

12/03/26
+

Le distributeur d’acier Klöckner a vu ses ventes baisser à 6,38 mds d'euros l'an dernier, contre 6,63 mds d'euros en 2024, en raison des e prix et des effets de change défavorables. En 2025, les expéditions ont augmenté de 1,8 % sur un an, à 4,53 M de t, grâce à l'expansion du groupe aux États-Unis. Pour la quatrième année consécutive, le flux de trésorerie provenant des activités d'exploitation a, lui, été positif, à 110 M d'euros.    La société basée à Düsseldorf a déclaré qu'elle s'attendait à des expéditions stables en 2026, malgré la cession de huit centres de distribution américains en fin de l'année 2025. Au premier trimestre 2026, le résultat d'exploitation (Ebitda) avant effets spéciaux matériels devrait se situer entre 20 et 60 M d'euros, comparé à 21 M d'euros au quatrième trimestre 2025. La société allemande fait l'objet d'une offre de rachat de 2,4 mds de dollars (2,07 mds d’euros) émanant de la société américaine Worthington Steel. Cette acquisition donnerait naissance à la deuxième plus grande société de centres de services sidérurgiques en Amérique du Nord.

 

Allemagne : Rheinmetall : forte croissance en 2025

12/03/26
+

Rheinmetall a ‌annoncé, mercredi  11 mars, prévoir un ‌chiffre d'affaires compris entre 14 et 14,5 mds d'euros cette année, comparé à 9,9 mds d'euros l’an dernier. Si ce résultat était supérieur de 29 % à celui enregistré en 2024, il était toutefois inférieur aux attentes, les analystes ayant tablé sur 10,5 mds d’€. Pour cette année, Rheinmetall prévoit également une marge bénéficiaire d'exploitation d'environ 19%, comparé à  18,5% en 2025. L’an dernier, le résultat opérationnel a bondi de 33%, à 1,84 md d'euros, traduisant une marge de 18% contre 18,5% un an plus tôt. Quant au flux de trésorerie opérationnel des activités poursuivies, il a augmenté d'environ 20% à 1,22 md d'euros. Le groupe allemand dispose d'une large gamme de produits militaires, tels que des obus, des chars, des drones, des systèmes de surveillance aérienne, de l'armement naval, des mines marines. La société a vu son cours décoller depuis l'éclatement du conflit en Ukraine, pays auquel elle fournit des munitions et des blindés. Après avoir mis en vente ses activités automobiles civiles, elle a annoncé la création d’une division dédiée aux systèmes navals. Quant aux divisions consacrées aux système de défense aérienne et aux systèmes numériques de données, elles sont en cours d’expansion via des acquisitions et des partenariats stratégiques. 

 

 

France : l'horizon s'éclaircit pour Ugitech

09/03/26
+

En dépit d’un environnement de marché défavorable, Ugitech, producteur et transformateur de produits longs en inox (barres, fil machine et fils tréfilés) et en alliages, se redresse progressivement. Raphaël Rey, directeur général du groupe, exclut toutefois de renouer à court terme avec les niveaux de production d’avant 2020. En 2024, le groupe a affiché un recul de 25 % par rapport à la période allant de 2010 à 2020, contre 22 % l’an dernier. En 2025, le groupe a fabriqué 147 000 t d’acier, comparé à 142 000 t un an plus tôt.« Nous sommes parvenus à regagner quelques parts de marché. Nous avons poursuivi nos efforts grâce à notre plan de reconquête, en ajustant certains prix et en développant des applications ciblées », précise Raphaël Rey. La filiale de Swiss Steel se concentre sur l’amélioration de sa compétitivité, notamment dans les filières dont l’essor est très rapide en Chine et en Asie. L’entreprise réalise 84 % de ses ventes à l’international, dont 70 % en Europe, et le reste en dehors de l’Europe. « 2025 a été marquée par l’instauration des restrictions à l’importation dans un contexte déjà affaibli par la guerre en Ukraine et la flambée des coûts de l’énergie. En outre, nous avons été pénalisés par les effets sur les taux de change, mais nous avons quand même réussi à nous maintenir à flot », s’est félicité le dirigeant.

 

 

International : Flacks intéressé par TKSE

09/03/26
+

Le fonds d'investissement américain Flacks Group, spécialisé dans les entreprises en difficulté, pourrait se manifester pour la reprise de Thyssenkrupp Steel Europe (TKSE), la division acier de Thyssenkrupp. « Nous sommes prêts à soumettre une offre, si les efforts menés par Thyssenkrupp pour céder sa division acier échouent », a déclaré, jeudi 5 mars, Michael Flacks, directeur du groupe Flacks. « De nouvelles options stratégiques s’offrent à nous. Jindal Steel a manifesté son intérêt pour notre activité acier et nous avons établi des échanges constructifs », a, quant à lui, déclaré un porte-parole de Thyssenkrupp. En septembre, Jindal Steel a présenté une offre d'acquisition non contraignante pour cette division, en difficulté de longue date. Le groupe indien, cherchant à obtenir l'accord du syndicat IG Metall et du comité d'entreprise, s'était engagé à décarboner la production d’acier.

 

Allemagne : la production automobile s'est redressée en janvier

09/03/26
+

En Allemagne, le plus grand fabricant automobile européen, les volumes de production et les immatriculations ont progressé en février, en dépit d’un ralentissement de la demande sur les marchés export. Le mois dernier, la production de véhicules de tourisme a progressé de 1% sur un an, à 358 600 unités. La production combinée de janvier et février s’est, elle, contractée de 4%, à 664 300 voitures particulières, soit une baisse de 18 % par rapport à 2019, d’après VDA, l’association allemande de l’automobile. Les immatriculations de voitures neuves se sont accrues de 3,8% comparé à février 2025, à 211 262 unités. 405 200 unités, ont, elles, été enregistrées au cours des deux premiers mois de cette année, soit un repli de 1 % comparé à la même période de 2025 et un plongeon de 24 % par rapport à 2019. Parallèlement, le segment de l’électrique affiche d’excellentes performances. Le mois dernier, les immatriculations de nouveaux véhicules électriques ont ainsi grimpé de 27% sur un an, pour totaliser 70 600 unités.La progression était quasi-équivalente au cours des mois de janvier et février (+25%, à 135 100 unités). Les constructeurs chinois ont poursuivi leur percée sur le marché allemand. En février, BYD a ainsi vendu 3 503 véhicules, soit des volumes multipliés par 16 sur un an. Outre-Rhin, près d’une voiture électrique 

France : Paralloy reprend les Fonderies Hachette & Driout

02/03/26
+

Le tribunal des affaires économiques de Lyon a choisi la société britannique  Paralloy, en étroite collaboration avec Framatome, pour la reprise des Fonderies Hachette & Driout (FHD), basées à Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. Le Britannique, spécialiste des composants métalliques haute performance, reprendra 167 des 242 salariés du site. Il se trouvait en concurrence avec deux industriels français : Acti Group et Carlesimo, qui proposaient respectivement de conserver 155 et 125 salariés.Pour le repreneur, lequel réalise un chiffre d’affaires d’environ 20 M d’euros, l’usine de Saint-Dizier doit devenir un pilier central de sa stratégie mondiale dans les alliages spéciaux. Le projet entend faire d’Hachette & Driout « un site majeur pour la filière nucléaire française et, au-delà, des filières de souveraineté nationale », précise la ville de Saint-Dizier. Il place la fonderie, spécialisée dans les aciers moulés de haute technicité, dans une stratégie de long terme, avec une volonté claire de durabilité et de modernisation. Paralloy s’est ainsi engagé à réaliser des investissements massifs, en partenariat avec Framatome et EDF, afin de moderniser les installations et d’adapter la production aux besoins croissants du secteur énergétique.

 

International : Vallourec a affiché des résultats solides au 4è T 2025

02/03/2026
+

Pour la troisième année consécutive Vallourec est resté bénéficiaire en 2025. Le fabricant français de tubes sans soudure a ainsi enregistré un bénéfice net de 355 M€, en recul de 21,5 % par rapport à 2024. Vallourec a réalisé un chiffre d'affaires annuel de 3,8 mds d’euros l’an dernier, soit une baisse de 5,6 % en glissement annuel. Quant au résultat brut d'exploitation (RBE), il s’est établi à 819 M€ en 2025, dernier, comparé à 832 M€ un an auparavant. Un résultat décevant imputable à un effet de change défavorable significatif de 47 M€. Le RBE est toutefois ressorti à 214 M€ au quatrième trimestre, stable sur un an et en hausse de 2% par rapport au trimestre précédent. L'objectif des analystes était, lui, estimé entre 195 et 225 M€. Le groupe s'est redressé, suite à la fermeture de deux usines en Allemagne en 2023 et la suppression de 3000 emplois dans le monde. Il prévoit jusqu'à 650 M€ de retours aux actionnaires entre janvier et août 2026, sous conditions, selon son pdg Philippe Guillemot. Le groupe qui emploie près de 13.000 personnes dans une vingtaine de pays, a produit 1244 t de tubes en 2025, soit un recul de 4 % sur un an. La baisse des ventes s'explique par un recul des volumes de l'ordre de 4 % et par un effet de change défavorable (-5 %), « partiellement contrebalancés par la hausse des volumes dans le secteur Mines & Forêts ».  

 

 

Belgique : Fermeture d'ArcelorMittal Tailored Blanks

26/02/26
+

ArcelorMittal a fermé définitivement sa division Tailored Blanks de son usine de Gand, en Belgique. Depuis 26 ans, ce site était en charge de l’assemblage et du soudage sur mesure de différentes nuances d’épaisseur d’acier pour l’industrie automobile, notamment des éléments de carrosserie. Compte tenu des difficultés que traverse actuellement la filière en Europe, la direction a annoncé la suppression de quelque 90 emplois. D’après un communiqué publié par l’entreprise, « ArcelorMittal Tailored Blanks enregistre une baisse significative des volumes et une forte réduction des marges, entraînant des pertes cumulées sur plusieurs années ».Le conseil d'administration d'ArcelorMittal doit encore confirmer officiellement la décision concernant Tailored Blanks, mais la fermeture est pratiquement acquise, indiquent les syndicats après la fin officielle de la phase d’information et de consultation, dans le cadre de la loi Renault. Parallèlement à la procédure, un plan social a été élaboré et présenté au personnel. Selon les syndicats, ce plan prévoit une intégration à 100 % au sein d'ArcelorMittal Belgique pour les travailleurs qui souhaitent changer de poste en interne. Une compensation financière est prévue pour ceux qui quittent volontairement l'entreprise. Selon les syndicats, plus de 94 % du personnel concerné ont voté et plus de 71 % ont approuvé le plan social.

 

Europe : ArcelorMittal cible une hausse de 20 €/t sur ses produits longs

23/02/26
+

Après avoir déjà instauré une hausse de même ampleur en janvier, ArcelorMittal envisage de majorer de 20 €/t les prix de sa gamme de produits longs en Europe. Comparativement aux faibles niveaux observés en octobre dernier, la hausse avoisine 70 €/t . Une décision motivée par flambée des prix de l’électricité, du gaz et des coûts des matières premières, notamment ceux des ferrailles. En Europe, les prix de la matière première sont ainsi supérieurs de 40 €/t en moyenne à ceux affichés au dernier trimestre. Même constat haussier pour les prix de l’énergie, lesquels se sont envolés de 35 % à 80 % cet hiver selon les pays européens. Le groupe souhaite également restaurer sa rentabilité, les prix en vigueur actuellement ne lui permettant pas de dégager des marges suffisantes. De nouvelles majorations devraient se profiler ultérieurement, en fonction des fluctuations des coûts de production et de l’évolution du marché. Le géant de l’acier ambitionne ainsi de relever les tarifs du fil machine à 640 €/t DAP en Italie, contre 610-620 €/t DAP précédemment.                  

Italie : la production d'acier brut se consolide

23/02/26
+

La production italienne d’acier brut poursuit sa dynamique haussière, amorcée en juillet et seulement interrompue en novembre, période à laquelle les volumes s’étaient tassés de 2,8 % sur un an. Les aciéries transalpines ont produit 1,7 M de t en janvier, soit une progression de 1,6 % sur un an, d’après Federacciai, l’association nationale de l’acier. En décembre, la production a bondi de 21 % sur un an, à 1,4 M de t, soit les meilleures performances observées depuis 2021 sur le mois considéré. Sur l’ensemble de l’année 2025, la production a totalisé 20,7 M de t, ce qui constituait une hausse de 3,6 % par rapport à 2024, période à laquelle la production avait plongé à un niveau inégalé depuis 15 ans, à 19,9 M de t.  A rebours de cette tendance, la production de l’UE a reculé de 2,6 % l’an dernier. La production de produits longs a augmenté de 13,2 % sur un an, à 978 000 t le mois dernier. Quant à celle de produits plats, elle a décliné de 1,8 % sur un an , à 774 000 t. Les perspectives sont plus encourageantes pour cette année, après qu’Acciaierie d’Italia, le plus gros producteur italien, a fixé un objectif de capacité de production de 4 M de t par an à compter d’avril.          

International : perte nette au 4è T pour Outokumpu

23/02/26
+

En dépit de prévisions faisant état d'une nette reprise des volumes et une activité accrue grâce à la récente entrée en vigueur du MACF, Marc-Simon Schaar, directeur financier d’Outokumpu, a fait état de l’absence d’amélioration de la demande sous-jacente sur le territoire européen.     En Europe, un marché clé, le fabricant d’inox finlandais a enregistré une perte de 56 M d’euros au dernier trimestre 2025, en raison de l’afflux d’importation à bas coût provenant d’Asie. « Il s'agit probablement du trimestre le plus difficile que j'aie connu pour la région, avec la rentabilité la plus faible », a déploré Marc-Simon Schaar. Entre octobre et novembre derniers, les livraisons d'inox ont chuté de 15 % par rapport au trimestre précédent, pénalisées par la faiblesse du marché et des difficultés liées à la solution de planification de la chaîne d'approvisionnement lors du déploiement du système ERP (Enterprise Resource Planning, Planification des ressource de l’entreprise).L'EBITDA ajusté du quatrième trimestre s'est élevé à 10 M d’€, bien au-delà  du consensus des analystes estimé à 4,1 M d’€, après une perte de 3 M d’€ un an plus tôt.

 

France : ArcelorMittal a lancé un vaste plan social

23/02/26
+

ArcelorMittal a lancé, début février, son nouveau plan social interne dénommé Zénith. Plusieurs sites français pourraient ainsi être concernés par une baisse des effectifs dans les fonctions support, telles que la logistique, l’ingénierie, la maintenance, les achats et la chaîne d’approvisionnement. 5 600 salariés en Europe seraient visés par ce second plan social, dont 1 650 en France. Pour le moment, les sites de Yutz et Florange en Moselle devraient être épargnés. En revanche, les incertitudes demeurent pour les usines de Maizières-lès-Metz, Gandrange, Uckange (Tailored Blanks Lorraine) et potentiellement Lexy, ainsi que pour des sites au Luxembourg. À ce stade, la direction n’a pas communiqué de chiffres précis concernant les suppressions de postes ou les restructurations envisagées. Les élus locaux, syndicats et représentants du personnel appellent à davantage de transparence de la part de la direction afin de mesurer l’impact réel de ce plan social sur l’emploi et l’avenir de ces sites historiques.

 

France : Gladius a déposé une offre pour la reprise de Brandt

23/02/26
+

La région Centre-Val de Loire et la métropole d'Orléans ont présenté, jeudi 19 février, une offre de reprise des actifs de Brandt, associée au groupe Gladius. Une offre décrite par les présidents de la Région et d’Orléans Métropole comme « extrêmement intéressante, robuste, solide, qui permet le maintien de l’activité industrielle sur notre territoire et reprend tous les actifs de Brandt ». Le dossier du groupe néo-calédonien Gladius, spécialisé dans l’électroménager, permet également « de faire perdurer le Made in France et d’éviter la vente à la découpe, qui entraînerait la disparition immédiate et définitive de la production industrielle des marques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette ». La proposition de la société et des collectivités locales, vise, tout d’abord, à assurer une reprise du service après-vente « sans délai ». Toutefois, le nombre de créations d’emplis reste inconnu. Dans un deuxième temps, « d'ici deux ans à trois ans », l'objectif est de relancer l'activité du principal site industriel situé à Saint-Jean de la Ruelle, près d'Orléans. Ce dernier  produisait des fours et plaques de cuisson et employait quelque 350 personnes.

 

Autriche : Ebitda inférieur aux attentes pour Voestalpine

16/02/26
+

Voestalpine n’a pas répondu aux attentes du marché en matière de bénéfice opérationnel. Le groupe pâtit du net ralentissement du secteur industriel, conjugué à l’atonie prolongée de la filière automobile mondiale, où les coupes de production ont pesé sur la demande. La bonne tenue des activités de niche du groupe, à l’instar des secteurs de l'aérospatiale, de l’énergie et du ferroviaire, n'a pas permis de compenser totalement les difficultés conjoncturelles plus larges.Au cours des neuf mois écoulés jusqu’en décembre, le groupe autrichien a enregistré un EBITDA (résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) de 1 md d’€, contre 968 M d’€ lors de la même période de 2024. Ce résultat est inférieur d’environ 50 M d’€ à l'estimation des analystes. Voestalpine a maintenu ses prévisions d’EBITDA entre 1,40 et 1,55 md d’€, pour l’ensemble de l’exercice 2026. Ceci implique qu’au dernier trimestre, ce dernier devrait s’établir entre 362 et 512 M d’€. A titre de comparaison, les estimations des analystes font, elles, état d’un EBITDA de 423 M d’€. L’entreprise a légèrement relevé ses prévisions de flux de trésorerie disponible à 350-400 M d’€, contre environ 350 M d’€ précédemment.

 

Allemagne : Salzgitter prévoit un retour aux bénéfices cette année

12/02/26
+

Salzgitter, deuxième plus grand groupe sidérurgique allemand,  a nettement réduit ses pertes au cours de l'année écoulée et vise un retour à la rentabilité dès 2026. La perte avant impôts s'est établie à 28 M d’€, contre 296 M d’€  en  2024. Un chiffre moins élevé que prévu en novembre dernier, lorsque l'entreprise tablait sur une perte comprise entre 50 et 100 M d’€. Ce résultat s'explique principalement par la contribution exceptionnellement élevée de la fonderie de cuivre hambourgeoise Aurubis, dont Salzgitter détient près de 30 % du capital, et qui a généré un bénéfice de 180 M d’€. En revanche, le chiffre d'affaires externe a atteint 9 mds d’€, contre 10 mds d’€ un an plus tôt, légèrement en deçà des dernières prévisions révisées à la baisse. Le résultat opérationnel s'est, lui, établi à 376 M d’€, contre 445 M d’€. Même sans souten conjoncturel, Salzgitter entend renouer avec les bénéfices dès cette année. Le chiffre d'affaires devrait s'élever à environ 9,5 mds d’€. Un Ebitda compris entre 500 et 600 M d’€ devrait permettre de dégager un bénéfice avant impôts compris entre  75 et 175 M d’€. « Les programmes publics d'investissement et d'infrastructure prévus ne se traduisent pas encore par une relance économique significative », d’après communiqué publié par le groupe. L'entreprise mise toutefois sur le soutien des mesures de défense instaurées par Bruxelles.

 

France / ArcelorMittal Dunkerque : l'investissement de 1,3 md d'€ confirmé

12/02/26
+

Après plusieurs mois de tergiversations concernant cet investissement clé de 1,3 md d’€, ArcelorMittal a confirmé,  mardi 10 février, en présence d’Emmanuel Macron la construction de son plus gros four électrique en Europe dans l'usine de Dunkerque (Nord). Destiné à remplacer l’un des deux hauts-fourneaux du site, l’exploitation de ce four à arc électrique, d’une capacité de 2 M de t par an, doit démarrer en 2029.   L’investissement sera financé à hauteur de 50 % via le mécanisme de certificats d’économie d’énergie (CEE), un dispositif encadré par l’Etat visant à encourager les projets en faveur de réduction des émissions.Le futur four permettra de réduire drastiquement l’empreinte carbone du site. Grâce à l’utilisation d’acier recyclé, de fer pré-réduit et  d’électricité verte, les émissions pourraient chuter à  0,6 t de CO2 par tonne d’acier, soit trois fois moins qu’avec un haut-fourneau conventionnel.La décision d’ArcelorMittal est motivée par le renforcement des contingents tarifaires visant à limiter l’afflux d’importations déloyales  conjugué à la mise en œuvre du MACF, des leviers essentiels pour rétablir des conditions de concurrence plus équitables.En outre, la signature récente d’un contrat d’approvisionnement électrique de long terme avec EDF, garantissant une électricité bas carbone et compétitive, a favorisé cet investissement industriel clé.

 

International : ArcelorMittal a enregistré une forte hausse du bénéfice net au 4è T

09/02/26
+

ArcelorMittal a publié, jeudi 5 février, ses résultats pour l’exercice 2025, marqués par un bénéfice net à 3,15 mds de $ (2,678 mds d’€) pour l’année 2025, comparé à 1,34 md de $  (1,13 mds d’€) en 2024. Cette progression s’explique, en partie, par des effets de change favorables, après une année 2024 pénalisée par la vigueur du dollar.En revanche, le chiffre d’affaires annuel s’est, lui, contracté de 1,7 %,  à 61,4 mds de $ (52 mds d’€). Une contraction imputable à une demande atone, notamment en Europe, et une pression sur les prix de l’acier. Même scénario pour l’excédent brut d’exploitation (Ebitda), en retrait de 7,3 % sur un an, à 6,54 mds de $ (5,54 mds d’€). Le groupe attribue ces mauvaises performances à ses résultats décevants en Amérique du Nord, conjugués à des opérations de maintenance  effectuées au Mexique.