Flash infos

Autriche : Ebitda inférieur aux attentes pour Voestalpine

16/02/26
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Voestalpine n’a pas répondu aux attentes du marché en matière de bénéfice opérationnel. Le groupe pâtit du net ralentissement du secteur industriel, conjugué à l’atonie prolongée de la filière automobile mondiale, où les coupes de production ont pesé sur la demande. La bonne tenue des activités de niche du groupe, à l’instar des secteurs de l'aérospatiale, de l’énergie et du ferroviaire, n'a pas permis de compenser totalement les difficultés conjoncturelles plus larges.Au cours des neuf mois écoulés jusqu’en décembre, le groupe autrichien a enregistré un EBITDA (résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) de 1 md d’€, contre 968 M d’€ lors de la même période de 2024. Ce résultat est inférieur d’environ 50 M d’€ à l'estimation des analystes. Voestalpine a maintenu ses prévisions d’EBITDA entre 1,40 et 1,55 md d’€, pour l’ensemble de l’exercice 2026. Ceci implique qu’au dernier trimestre, ce dernier devrait s’établir entre 362 et 512 M d’€. A titre de comparaison, les estimations des analystes font, elles, état d’un EBITDA de 423 M d’€. L’entreprise a légèrement relevé ses prévisions de flux de trésorerie disponible à 350-400 M d’€, contre environ 350 M d’€ précédemment.

 

Allemagne : Salzgitter prévoit un retour aux bénéfices cette année

12/02/26
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Salzgitter, deuxième plus grand groupe sidérurgique allemand,  a nettement réduit ses pertes au cours de l'année écoulée et vise un retour à la rentabilité dès 2026. La perte avant impôts s'est établie à 28 M d’€, contre 296 M d’€  en  2024. Un chiffre moins élevé que prévu en novembre dernier, lorsque l'entreprise tablait sur une perte comprise entre 50 et 100 M d’€. Ce résultat s'explique principalement par la contribution exceptionnellement élevée de la fonderie de cuivre hambourgeoise Aurubis, dont Salzgitter détient près de 30 % du capital, et qui a généré un bénéfice de 180 M d’€. En revanche, le chiffre d'affaires externe a atteint 9 mds d’€, contre 10 mds d’€ un an plus tôt, légèrement en deçà des dernières prévisions révisées à la baisse. Le résultat opérationnel s'est, lui, établi à 376 M d’€, contre 445 M d’€. Même sans souten conjoncturel, Salzgitter entend renouer avec les bénéfices dès cette année. Le chiffre d'affaires devrait s'élever à environ 9,5 mds d’€. Un Ebitda compris entre 500 et 600 M d’€ devrait permettre de dégager un bénéfice avant impôts compris entre  75 et 175 M d’€. « Les programmes publics d'investissement et d'infrastructure prévus ne se traduisent pas encore par une relance économique significative », d’après communiqué publié par le groupe. L'entreprise mise toutefois sur le soutien des mesures de défense instaurées par Bruxelles.

 

France / ArcelorMittal Dunkerque : l'investissement de 1,3 md d'€ confirmé

12/02/26
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Après plusieurs mois de tergiversations concernant cet investissement clé de 1,3 md d’€, ArcelorMittal a confirmé,  mardi 10 février, en présence d’Emmanuel Macron la construction de son plus gros four électrique en Europe dans l'usine de Dunkerque (Nord). Destiné à remplacer l’un des deux hauts-fourneaux du site, l’exploitation de ce four à arc électrique, d’une capacité de 2 M de t par an, doit démarrer en 2029.   L’investissement sera financé à hauteur de 50 % via le mécanisme de certificats d’économie d’énergie (CEE), un dispositif encadré par l’Etat visant à encourager les projets en faveur de réduction des émissions.Le futur four permettra de réduire drastiquement l’empreinte carbone du site. Grâce à l’utilisation d’acier recyclé, de fer pré-réduit et  d’électricité verte, les émissions pourraient chuter à  0,6 t de CO2 par tonne d’acier, soit trois fois moins qu’avec un haut-fourneau conventionnel.La décision d’ArcelorMittal est motivée par le renforcement des contingents tarifaires visant à limiter l’afflux d’importations déloyales  conjugué à la mise en œuvre du MACF, des leviers essentiels pour rétablir des conditions de concurrence plus équitables.En outre, la signature récente d’un contrat d’approvisionnement électrique de long terme avec EDF, garantissant une électricité bas carbone et compétitive, a favorisé cet investissement industriel clé.

 

International : ArcelorMittal a enregistré une forte hausse du bénéfice net au 4è T

09/02/26
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ArcelorMittal a publié, jeudi 5 février, ses résultats pour l’exercice 2025, marqués par un bénéfice net à 3,15 mds de $ (2,678 mds d’€) pour l’année 2025, comparé à 1,34 md de $  (1,13 mds d’€) en 2024. Cette progression s’explique, en partie, par des effets de change favorables, après une année 2024 pénalisée par la vigueur du dollar.En revanche, le chiffre d’affaires annuel s’est, lui, contracté de 1,7 %,  à 61,4 mds de $ (52 mds d’€). Une contraction imputable à une demande atone, notamment en Europe, et une pression sur les prix de l’acier. Même scénario pour l’excédent brut d’exploitation (Ebitda), en retrait de 7,3 % sur un an, à 6,54 mds de $ (5,54 mds d’€). Le groupe attribue ces mauvaises performances à ses résultats décevants en Amérique du Nord, conjugués à des opérations de maintenance  effectuées au Mexique.

 

 

Afrique du Nord : la production d'acier brut en hausse en 2025

05/02/2026
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L’an dernier en Afrique du Nord, la production d’acier a totalisé 18,67 M de t, soit une progression de 6 % en glissement annuel. L’Égypte a conservé sa position de leader dans la région, avec un volume de 10,64 M de t malgré une modeste contraction de 0,8 % comparativement à 2024. Quant à l’Algérie, elle a affiché une forte croissance, ses principales unités sidérurgiques telles que AQS ou Tosyali Algérie opérant à plein régime. La production du pays a ainsi grimpé de 17,9 % sur la période considérée, à 5,33 M de t. Belles performances  également au Maroc, dont la production, en hausse de 6,6 %, a atteint 1,51 M de t en 2025. Même configuration haussière en Libye, où les aciéries ont produit 1,11 M de t, soit un bond de 28 % sur un an. La production tunisienne s’est, elle, accrue de 5,5 %, à 77 000 t. Pour l’ensemble des 25 pays arabes, la production s’est accrue de 7,2 %, à 43,78 M de t.

Europe : Aperam relève ses écarts d'alliage

05/02/2026
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En février, Aperam a augmenté de façon significative ses écarts d’alliage portant sur sa gamme de produits plats en inox austénitique. La surcharge d’alliage s’appliquant au coil 304 a ainsi bondi de 100 €/t sur un mois, à 2140 €/t. La catégorie 316 a, pour sa part, vu son écart d’alliage passer de 3213 €/t en janvier, à 3517 €/t ce mois-ci, en raison de la hausse des prix du molybdène. Même constat pour la catégorie 309 S, un inox résistant à la chaleur utilisé dans les applications à haute température, dont l’écart d’alliage a grimpé à 2892 €/t en février, comparé à 2589 €/t un mois plus tôt. Pas de changement pour la catégorie 409, dont la surcharge d’alliage s’établit à 860 €/t, comparé à 861 €/t en janvier.

Europe : nouvelles délocalisations chez ArcelorMittal

03/02/2026
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ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation massive de ses fonctions support d’Europe vers l’Inde, a annoncé, jeudi 29 janvier, son Comité d’Entreprise Européen (CEE). ArcelorMittal Europe, qui avait déjà annoncé au printemps dernier une première vague de délocalisations, « étudie la possibilité d’étendre son projet de transformation des fonctions support afin d’optimiser et de standardiser les activités actuellement dispersées sur de nombreux sites en Europe », a indiqué le groupe. La poursuite du processus, qui ne concerne pas les métiers de production de l’acier, va affecter « potentiellement 20 pays européens et plus de 5 600 salariés, dont 1 650 en France », a indiqué Jean-Luc Ruffin, secrétaire du CEE. Selon ce dernier, cela n’entraînera pas nécessairement « 1 650 suppressions d’emplois en France. Pour la première vague, le périmètre concernait un peu plus de 4 000 emplois et il y a eu 1 400 suppressions d’emplois délocalisés », a-t-il rappelé, indiquant que ce premier plan était « toujours en cours ». Ce nouveau projet concerne notamment « le personnel informatique (maintenance des systèmes, cybersécurité, support applicatif, infrastructures) et les prestataires en ingénierie, services, logistique, consultance et maintenance », a précisé le CEE dans un communiqué.

 

France : EverEver candidat à la reprise partielle de Brandt

03/02/2026
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L'entreprise bretonne EverEver a déposé, mardi 27 janvier, deux jours avant la clôture de l’appel d’offres, un projet de reprise d'une partie du groupe Brandt, placé en redressement judiciaire le 11 décembre dernier. Le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle (350 salariés), n'est pas concerné par ce projet de rachat. L’intérêt de la jeune pousse porte plus particulièrement sur le site historique de Saint-Ouen, près de Vendôme, dans le Loir-et-Cher.L’usine de 95 salariés se focalisait sur l’activité de cuisson (four, plaques, micro-ondes). La société ambitionne de relancer « une activité industrielle de cuisson en s’appuyant sur un modèle fondé sur la qualité et la durabilité » d’après son fondateur Martin Hacpille. EverEver, basée à Arradon, dans le Morbihan, spécialisée dans la conception et la fabrication de lave-vaisselle durables, affiche « un projet solide et ambitieux ». EverEver devra disposer de 14 M d’€, pour espérer s’offrir l’ancien site de Brandt. Toutefois, les financeurs manquent toujours à l’appel pour boucler la levée de fonds de 3 M d’€, qui a débuté en novembre. A ce jour, la société est tout juste proche d’atteindre le premier million. Bercy appelle à la retenue et à la prudence, afin de ne pas générer de faux espoirs chez les anciens salariés de Brandt compte tenu des interrogations quant aux réelles capacités financières d’EverEver.

 

 

 

Italie : les offres de rond à béton en hausse

03/02/2026
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En Italie, les fournisseurs de rond à béton ont majoré leurs offres. Une décision motivée par la flambée des coûts de l’énergie et de la vigueur des prix des ferrailles. Les incertitudes liées au mode de calcul des coûts inhérents au MACF ont également contribué à soutenir les prix. La catégorie B450C 12 mm est désormais disponible à 615 €/t départ usine. Cette initiative haussière, laquelle a incité les acheteurs à se manifester, s’est traduite par un renchérissement des prix de transaction à 565-585 €/t départ usine. Les avis divergent quant à la future orientation des prix. Si certains participants du marché tablent sur une nouvelle augmentation dans un avenir proche, d’autres opérateurs, jouant la carte de la prudence, évoquent, pour leur part, une reconduction. Même configuration haussière à l’export, où les prix à destination du bassin méditerranéen se sont accrus de 10 €/t à 570-580 €/t fob. Quant aux offres vers l’Europe centrale, elles sont proposées à 550-560 €/t départ usine.                    

UE : les immatriculations de voitures en hausse en 2025

03/02/2026
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L’an dernier au sein de l’UE, les immatriculations de voitures particulières ont progressé de 1,8 % sur un an, à 10,8 M d’unités, selon ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles. La Lituanie a connu la plus forte hausse (+ 39,3 %), suivie de la Lettonie (+ 31,4 %) puis de l’Espagne (+ 12,9 %). Quant à l’Allemagne, elle a affiché une hausse bien plus modeste, n’excédant pas 1,4 %. En décembre, pour le sixième mois consécutif, les immatriculations de voitures neuves ont opéré une remontée (+5,8 %, à 963 319 unités). En 2025, les immatriculations de véhicules électriques à batterie ont, elles,  bondi de 30 %, à 1,88 M d’unités. L’Allemagne (+ 43,2 %), les Pays-Bas (+ 18,1 %), la Belgique (+ 12,6 %) et la France (+ 12,5 %), des marchés représentant au total 62 % du marché des véhicules électriques en Europe, ont été le moteur de cette croissance. Sur le seul mois de décembre, les immatriculations de véhicules électriques à batterie ont bondi de 51 % sur un an, pour totaliser 217 898 unités.  

Turquie : hausse des exportations de fil machine

26/01/26
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D’après TUIK, l’Institut Turc des statistiques, les exportations turques de fil machine ont gagné du terrain en novembre. De fait, durant cette période, les volumes ont bondi de 46 %, pour atteindre 92 400 t,  par rapport à ceux enregistrés un an auparavant. L’accroissement des ventes à l’export a permis de compenser la diminution des volumes importés. Sur les onze premiers mois de 2025, les exportations cumulées se sont accrues de 4%, à 819 700 t. L’Europe est restée une destination phare pour les expéditions turques de fil machine a, elle, réservé 574 000 t, soit 70 % des expéditions totales, ce qui constituait une hausse de 5 % sur un an. Même scénario haussier vers la région MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord), dont les achats ont grimpé de 33%, à 88 700 t. Les livraisons vers l’Amérique latine ont, pour leur part, augmenté de 3 %, à 60 500 t. A rebours de cette tendance, l’Australie a vu ses volumes se contracter de 12 %, à 64 100 t. Quant à l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Afrique sub-saharienne, ils n’ont réservé que de petits tonnages.    

Chine : le secteur automobile affiche une santé insolente

26/01/26
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Le secteur automobile chinois, lequel a consolidé son ascension en 2025, devrait continuer à afficher de belles performances cette année, en raison du lancement de programmes de subventions destinés à l’achat de véhicules neufs. L’an dernier, la production automobile a totalisé 34,5 M d’unités, tandis que les ventes se sont établies à 34,4 M d’unités, soit une hausse respectivement, de 10,4 % et 9,4 % en glissement annuel, d’après CAAM, l’association représentant les constructeurs nationaux. Pour la troisième année consécutive, la production et les ventes annuelles se maintiennent au-delà du seuil de 30 M d’unités. Les véhicules économes en énergie, à savoir les véhicules hybrides rechargeables et les voitures 100 %  électriques, sont toujours le principal moteur de croissance. Sur ce segment, la production a ainsi grimpé à 16,62 M d’unités, tandis que les ventes ont, elles, culminé à 16,49 M d’unités, soit des progressions  respectivement, de 29 % et 28 % sur un an. Même scénario haussier à l’export, avec un bond de 21 % par rapport à 2024, à 7,09 M d’unités.                                     

Europe : SSAB va fournir Rheinmetall en acier vert

26/01/26
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Le Suédois SSAB et  l’Allemand Rheinmetall ont signé une lettre d'intention portant sur la fourniture d'acier sans énergie fossile.         Rheinmetall devient ainsi le premier fabricant d'équipements de défense à utiliser de l'acier décarboné, ouvrant la voie à une nouvelle génération de produits durables. Le groupe allemand, fabricant de chars et de munitions, est  également un acteur majeur en matière d’innovation dans les technologies civiles. La collaboration entre les deux sociétés débutera par des livraisons d'acier SSAB Zero®, dont les volumes devraient croître progressivement. Grâce à ce type d’acier, fabriqué à partir d’aciers recyclés et d’énergie non fossile, les émissions de carbone sont quasiment nulles et n’altèrent ni la performance, ni la qualité, ni la résistance du produit.Les futures expéditions  s’appliqueront également à l'acier sans énergie fossile, SSAB Fossil-free, le premier acier sans énergie fossile au monde, produit par SSAB en 2021, grâce à la technologie HYBRIT®.Ce processus révolutionnaire transforme le minerai de fer en fer spongieux, qui peut ensuite être fondu dans des fours électriques alimentés par des énergies renouvelables.Le seul sous-produit de cette réaction chimique est de la vapeur d’eau, éliminant ainsi les émissions de CO2 inhérentes à la méthode conventionnelle.

 

Italie : Rome réclame 7 mds d'€ à ArcelorMittal

15/01/26
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Les commissaires de l'État italien chargés de la gestion de l'ex-aciérie Ilva, réclament 7 mds d’€ de dommages et intérêts à son ancien propriétaire, le groupe ArcelorMittal et ses dirigeants. La faillite d'Acciaierie d'Italia, laquelle a abouti à la mise sous administration extraordinaire de la société le 29 février 2024, « n’est pas le résultat d'erreurs de gestion isolées ou d'une détérioration soudaine de l'environnement industriel », indique un communiqué. La situation de l'ancien site  Ilva sous la direction d'ArcelorMittal, « présentait les caractéristiques d'une mauvaise gestion autonome imputable aux dirigeants. En outre,  la conduite d’activités illégales ont contribué à rendre particulièrement difficile la détection rapide de la crise de l'entreprise et des opérations préjudiciables à Acciaierie d'Italia », poursuit le communiqué. Cette situation aurait facilité  la mise en place d’une « structure de gouvernance parallèle au sein d’Acciaierie d’Italia, composée du pdg et de ses conseillers de confiance, court-circuitant de fait le conseil d’administration et relevant directement de la direction générale d’ArcelorMittal ». Les commissaires décrivent une situation qui, sous la direction d’ArcelorMittal, « aurait compromis de manière irréversible l’autonomie fonctionnelle de la filiale d’Ilva, rendant Acciaierie d’Italia incapable de fonctionner durablement de manière indépendante ».

 

 

Italie : contraction de la production d'acier brut en novembre

08/01/26
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En novembre, après plusieurs mois consécutifs marqués par une progression, la production d’acier brut s’est contractée en Italie, d’après Federacciai, l’association nationale de l’acier. Sur le mois considéré, la production a ainsi reculé de 2,8 % sur un an pour totaliser 1,7 M de t. En revanche, entre janvier et novembre derniers, elle s’est accrue de 2,5 % en glissement annuel, à 19,2 M de t. De l’avis de l’association transalpine, les tendances divergentes se sont confirmées entre les deux familles de produits. La production de produits plats a ainsi décliné de 5,2 % en novembre, à 709 000 t, alors qu’elle a augmenté de 3,8 %, à 8,2 M de t entre janvier et novembre. Quant à la production de produits longs, elle a affiché de belles performances aussi bien en novembre (+7,2 %, à 1,1 M de t), qu’au cours des onze premiers mois de 2025 (+4,7 %, à 11,5 M de t). Seuls les mois de février, juin et novembre ont affiché une baisse de production l’an dernier, les données de décembre n’étant pas encore disponibles actuellement.

 

 

Inde : 22 M de t de capacités supplémentaires en vue

05/01/26
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Les principaux producteurs d'acier indiens, à l’instar de JSW Steel et Tata Steel, devraient investir massivement afin de doper leurs capacités.    Les sidérurgistes locaux souhaitent en effet tirer profit du bond de la demande locale, dans l'une des économies affichant la croissance la plus rapide au monde. L'essor de l'activité économique, conjugué à la modernisation des infrastructures, a suscité l’intérêt des aciéristes du monde entier. Dans ce contexte, les aciéries indiennes clés prévoient d'augmenter leurs capacités d'au moins 22 M de t au cours de l'exercice fiscal qui a débuté en avril 2025. Ainsi, Jindal Steel and Power devrait ajouter 6 M de t à sa capacité totalisant actuellement 9,6 M de t. Parallèlement, Tata Steel, devrait, lui, accroître de 5 M de t sa capacité s’élevant à 21 M de t. Quant à JSW Steel, le plus grand sidérurgiste indien, il envisage de porter sa capacité à 38,5 M de t en 2026, comparativement à 27,5 M de t attendues pour 2025. Si aucune des sociétés citées n'a souhaité communiquer l’ampleur de ses dépenses, les analystes font, eux, état d’une expansion sans précédent, se montant à plusieurs milliards de dollars d’investissements.

 

Allemagne : Rheinmetall a entamé des discussions

05/01/26
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Armin Papperger, le pdg de Rheinmetall avait fait état, au printemps dernier, de discussions avec des acquéreurs potentiels, concernant les activités du groupe dans les secteurs automobile et de l'énergie. Fin décembre, la société basée à Düsseldorf a fait état d’une nouvelle enveloppe de près de 50 mds d’€ d'achats militaires, portant les projets d'armement de la Bundeswehr à près de 83 mds d’€ en 2025.               Dans la foulée de cette annonce, le premier groupe de défense allemand a fait part de son intention  de se séparer de l'ensemble de ses activités civiles pour se recentrer exclusivement sur le secteur militaire. Le directoire de Rheinmetall « a décidé, en décembre 2025, d'entrer en négociation avec deux acquéreurs » qui ont déposé des offres, et il « vise la signature d'un contrat de vente au premier trimestre 2026 », selon un communiqué. La division du groupe mise en vente concerne principalement les activités de fourniture pour l'industrie automobile ainsi que des composants destinés au secteur de l'énergie. En ne tenant compte que des activités militaires, Rheinmetall anticipe, pour l'exercice 2025, une croissance du chiffre d'affaires située entre 30 % et 35 %, par rapport à 7,7 mds d’€ en 2024. Il table également sur une marge opérationnelle comprise entre 18,5 % et 19 %.

 

France : projet de reprise du site de Brandt à Orléans

30/12/25
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Stéphan Français, patron de Thomson Computing, a annoncé, le 24 décembre, se positionner sur la reprise  partielle de Brandt, à savoir l'usine principale, basée à Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans l’agglomération d’Orléans. L’objectif est de sauver 150 emplois sur les 350 que comptait ce site, sur un total de 700 salariés travaillant chez le fabricant français d’électroménager. Le projet vise à maintenir une partie de la production de petit et gros électroménager, l’activité historique du groupe. En parallèle, il envisage de développer  des produits électroniques et informatiques, en lien avec l’activité de Thomson Consulting. Stéphan Français évoque un budget global de 25 M d’€. Quant à la mairie d’Orléans, elle a précisé que 9 M d’€ pourraient provenir de financements publics (Etat, région et métropole), tandis que des discussions sont en cours avec les banques pour compléter les fonds. Interrogé à ce sujet,  Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie, s’est voulu prudent. Il a ainsi rappelé  que, suite à la liquidation judiciire de Brandt, le dossier était désormais placé entre les mains de la justice. Le ministre a précisé les conditions posées par l’exécutif : « dans un projet de reprise, il faut un projet industriel solide, accompagné de fonds privés ». Sébastien Martin a également pointé un frein majeur : l’absence de budget de l’État pour 2026. 

France : redémarrage de l'aciérie d'ArcelorMittal à Fos-sur-Mer

30/12/25
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Plus de deux mois après l’incendie survenu chez ArcelorMittal à Fos-sur-Mer le 8 octobre, la production a été relancée. Depuis cet incident, les premières bobines d’acier ont été produites dans la nuit de dimanche à lundi 22 décembre, à savoir un jour plus tôt qu’annoncé initialement aux 2 500 salariés du site, deuxième complexe sidérurgique de France. François Sgro, directeur d’ArcelorMittal Méditerranée, s’est félicité de l’engagement de ses équipes alors que l’approvisionnement électrique et le système de convoyage des additions (les métaux ajoutés à l’acier liquide, ndlr) de l’aciérie étaient en reconstruction. « Les salariés ont déployé des trésors d’ingéniosité pour imaginer concevoir et mettre en œuvre des solutions permettant le redémarrage au plus tôt ». Ce dernier se dit « très heureux de pouvoir retrouver le cours normal de nos activités et reprendre les livraisons pour nos clients ». L’usine méditerranéenne, mise en pause forcée depuis l’automne, était loin d’opérer au maximum de ses capacités depuis 2022 et la signature d’un dispositif APLD (activité partielle longue durée) Au vu du net ralentissement du marché européen de l'acier, le haut-fourneau numéro 1 (HF1) a été maintenu à l’arrêt depuis novembre 2023. En phase finale de rénovation, il sera relancé en 2026, en vue de prendre le relais du HF2.

 

 

 

 

Allemagne : la production d'acier électrique de TKSE suspendue

15/10/25
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Thyssenkrupp va arrêter temporairement sa production d'acier électrique, un matériau clé pour les turbines d’éoliennes et les générateurs électriques, en raison d'une forte pression des importations et d'un environnement de marché morose. À partir de la mi-décembre, les usines de Gelsenkirchen en Allemagne et d'Isbergues, en France, seront complètement fermées jusqu'à la fin de l'année, a annoncé TKSE (Thyssenkrupp Steel Europe), la division acier du groupe. Le site français  ne fonctionnera, lui, qu'à 50 % de sa capacité totale pendant au moins quatre mois à compter de janvier. La filiale spécialisée dans l'acier électrique de TKSE réagit ainsi à l’afflux d’importations asiatiques à bas prix, mettant en péril 1200 emplois supplémentaires. Depuis 2022, les importations d’acier électrique à grains orientés ont triplé. Ceci a entraîné une « modification spectaculaire des volumes de commandes et donc, une sous-utilisation significative des installations de production européennes ». En conséquence, des « mesures urgentes pour stabiliser économiquement l'activité sont indispensables », a indiqué l'entreprise.