Royaume-Uni : le gouvernement a nationalisé British Steel
16/07/26
+Le Royaume-Uni a nationalisé British Steel afin de protéger l'avenir de la filière sidérurgique locale. Londres juge cette nationalisation nécessaire pour protéger l'intérêt national du pays. Le gouvernement a ainsi finalisé la reprise d’une entreprise contrôlée jusqu’alors par le Chinois Jingye. « British Steel fait partie intégrante de l'identité de notre nation et constitue l'un des piliers de la puissance industrielle britannique. Notre décision assure la pérennité de la sidérurgie au Royaume-Uni, protège des emplois qualifiés et sauvegarde une capacité nationale vitale », a déclaré le Premier ministre sortant Keir Starmer. Le gouvernement avait pris le contrôle opérationnel de British Steel auprès de Jingye, en avril 2025. L’objectif étant d'empêcher la fermeture de l’aciérie de Scunthorpe, basée dans le nord de l'Angleterre, et de sauvegarder 2 700 emplois sur ce site ainsi que des milliers d'autres au sein de la chaîne d'approvisionnement. La législation permettant au gouvernement de prendre possession de British Steel a reçu son approbation finale mercredi 15 juillet, après que l'État a échoué à trouver un repreneur pour l'entreprise, privatisée sous Margaret Thatcher en 1988. L'usine, dernier site de production d'acier primaire opérationnel dans le pays, approvisionne les secteurs du rail, de la construction et de l'automobile. Ces dernières années, l’aciérie a été impactée par la robustesse des coûts énergétiques au Royaume-Uni, ainsi qu’à la surproduction d'acier à l’échelle internationale.
Vietnam : le pays a exporté 5,5 M de t de fer et d'acier au 1er semestre
16/07/26
+Au 1er semestre 2026, le Vietnam a exporté environ 5,54 M de t de diverses catégories de fer et d'acier, générant ainsi 3,7 mds de dollars (3,2 mds d’euros), soit une contraction de 1,8 % en volume, mais une progression de 0,3 % en valeur sur un an. En dépit d’une légère baisse du volume des exportations, leur valeur a maintenu sa tendance à la hausse grâce à l'amélioration des prix de vente de certains produits. Les exportations vietnamiennes de fer et d'acier ont culminé à 13 M de t en 2021. Après une période d'ajustement en 2022, les exportations se sont redressées à 11,12 M de t en 2023 et à 12,16 M de t en 2024, avant de chuter à 10 M de t l’an dernier. Sur le seul 1er semestre 2026, les exportations ont atteint plus de la moitié du total de l'année précédente, ce qui augure de belles performances pour cette année. Le Cambodge était la principale destination à l’export avec 781 700 t. Suivaient de près les États-Unis, avec 735 900 t, et l'Inde (397 000 t). Parmi les destinations phares de l’UE figuraient la Belgique, avec 378 000 t et l’Italie (299 900 t).
France : économies d'eau conséquentes chez ArcelorMittal
16/07/26
+Au sein de l’industrie sidérurgique, l’eau est une ressource essentielle, notamment pour le refroidissement des installations. Depuis 2020, les sites d'ArcelorMittal, à Florange et Mouzon en Moselle, ont réduit de 50 % leurs prélèvements en eau brute. Ils y sont parvenus grâce à l'optimisation des procédés industriels et au développement du recyclage. Sur le site de Florange, 56 % des volumes d'eau utilisés sont désormais réemployés. L'usine s'appuie notamment sur les eaux d'exhaure* issues de l’ancienne mine de Fontoy et à 90 % sur les eaux de la Moselle pour alimenter ses équipements. Ce programme s’inscrit dans le contrat industriel dénommé « Eau et Climat » signé avec l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse. Chez ArcelorMittal, le site de Florange produit plus de 2 M de t d'acier par an, ce qui nécessite la consommation de 5,6 M de mètres cubes d’eau. A terme, l’objectif du géant de l’acier est de passer de 1,5 m³ d’eau consommée par tonne d’acier produite, à 1 m³. Un enjeu stratégique face aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents.
*Les eaux d’exhaure, émanant principalement de l’exploitation des ressources minérales ou de la construction, représentent une fraction significative de l’eau souterraine pompée chaque année.
France : nouvelle coulée continue chez Industeel
16/07/26
+En avril dernier, l’usine d’Industeel, une filiale d’ArcelorMittal basée au Creusot, en Saône-et-Loire, s’est dotée d’un nouvel équipement. Ce dernier se présente sous la forme d'une tour de 21 mètres de hauteur, bardée de tuyaux multicolores. Le métal en fusion se solidifie de haut en bas, arrosé d’eau par le biais de nombreuses pompes et de buses.Il s’agit d’une coulée continue verticale, un procédé peu répandu et conçu pour produire plus rapidement des tôles fines, notamment en inox, tout en utilisant moins d’énergie. Le site, fort de 830 employés, devrait ainsi voir ses émissions de CO2 réduites de 10 %.Les tôles plus épaisses, notamment celles destinées aux secteurs du nucléaire et de la défense, resteront, elles, fabriquées via la « voie lingots » conventionnelle.L’investissement, de 52 M d’euros, dont 12 millions d’aides allouées dans le cadre du plan France 2030, vise « à améliorer la compétitivité et conquérir de nouveaux marchés », résume le pdg d’Industeel, Rudy Daubechies.
France : Marcegaglia a investi 1,2 mds d'euros à Fos
09/07/26
+La mise en service de la future usine d’acier bas carbone de Marcegaglia, à Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône, est prévue en 2029, au terme de deux ans de travaux. D’après Antonio Marcegaglia, codirigeant du groupe avec sa soeur Emma, le site devrait atteindre sa cadence nominale d’ici 2030. La construction de ce site gigantesque a nécessité un investissement de 1,2 md d’euros. La société transalpine, leader mondial de la transformation de l’acier, emploie 7800 salariés. Afin de maîtriser toute les étapes de la chaîne de valeur, Marcegaglia souhaite passer du statut de transformateur à celui de producteur. Pour ce faire, elle a racheté, il y a deux ans, l’aciérie d’Ascometal, implantée dans la zone portuaire de Fos-sur-Mer. Le projet, dénommé Mistral, est désormais sur le point d’aboutir, l’objectif étant de rénover l’usine historique et d’en créer une nouvelle à proximité. « Nous allons créer la première aciérie en France depuis plus de 50 ans », se félicite la société italienne.La production du site existant avoisine 100 000 t d’aciers spéciaux (des matériaux à base d’alliage dotés de propriétés particulières) par an. La refonte du site vise à multiplier par 20 les volumes de métal sortant des fourneaux. Le groupe vise une production annuelle de 2,15 M de t d’aciers (standards et spéciaux).
France : l'avenir de la Fonderie de Bretagne menacé
09/07/26
+Lundi 6 juillet, trois jours après le placement de l’entreprise en redressement judiciaire, le travail a repris à la Fonderie de Bretagne, à Caudan, dans le Morbihan. Après plus de sept mois d’activité très limitée, voire d’inactivité, les fours viennent ainsi d’être réactivés. Outre les 240 salariés, les élus locaux s’accrochent à l’espoir d’une poursuite de l'activité du site.La direction est toutefois confrontée à un obstacle de taille. Elle doit en effet réunir 3 M d'euros d'ici le 17 juillet, faute de quoi l’usine sera placée en liquidation judiciaire. En revanche, si les fonds requis sont récoltés, un tout autre scénario se dessinera. De fait, la procédure de redressement judiciaire pourra se poursuivre, ce qui permettra aux dirigeants de chercher un repreneur. Selon les représentants syndicaux de l'entreprise, des pièces telles que des porte-fusées, des boîtiers différentiels, mais également des prototypes de corps creux d'obus de mortier, sont sorties des chaînes de production pour Renault et Thalès. Les salaires du mois de juillet n’ont, en revanche, toujours pas été versés par Europlasma. A l’origine, le groupe landais était spécialisé dans le traitement et la valorisation des déchets dangereux. Après avoir repris le site morbihannais en avril 2025, il est actuellement en proie à de sérieuses difficultés financières, au point de faire l’objet d’une cessation de paiement.
Russie : la consommation d'acier à nouveau en repli en 2027
09/07/26
+En 2027, la consommation russe d’acier va consolider le repli amorcé cette année, d’après le producteur local Severstal. Conformément aux prévisions publiées par le sidérurgiste de premier plan, la consommation d’acier pourrait s’établir entre 34 et 35 M de t d’ici fin 2026, soit une baisse d’environ 14 % comparé à 2025. Elle devrait se contracter à 36 M de t en 2027. « Après que la consommation s’est propulsée à un pic de 46 M de t en 2023, elle a reculé à 38 M de t en 2025. La demande mondiale d’acier devrait, elle, s’élever à 1,8 md de t cette année. La Chine, plus gros consommateur d’acier de la planète, voit ses volumes se contracter, sur fond de ralentisement durable du secteur de l’immobilier. Quant à la consommation mondiale d’acier, elle pourrait s’établir à 1,7 md de t », a commenté le groupe. Ce dernier avait précédemment annoncé que, pour cette année, il ne prévoyait aucun potentiel de croissance en matière de consommation d’acier sur le territoire national.
Rond à béton / Italie : pas d'évolution
06/07/26
+Si les prix italiens du rond à béton se sont stabilisés cette semaine, les producteurs n’excluent pas d’instaurer de nouvelles majorations de l’ordre de 20 à 30 €/t dans un avenir proche, avant les traditionnelles fermetures d’usines, programmées en août. Les prix négociables du rond à béton B450C 12 mm pour une livraison prompte se maintiennent à 705 €/t départ usine. Le segment du rond à béton, à l’instar des autres catégories de produits longs, tourne au ralenti. Au vu de la faiblesse persistante de l’activité, les usines enregistrent de lourdes pertes résultant de la flambée des coûts de production. Les agents et distributeurs transalpins qualifient le marché de léthargique, en raison de l’attentisme de l’ensemble de la chaîne de valeur. De nombreux participants du marché se montrent donc sceptiques quant au succès d’une quelconque hausse. A l’export, où les prix sont également inchangés sur une semaine, les échanges sont modérés. Vers le bassin méditerannéen, les prix n’ont ainsi pas fluctué, à 600-610 €/t fob, tout comme vers l’Europe centrale, où ils s’élèvent à 600-620 €/t départ usine.
Allemagne : 10 000 postes seraient menacés chez Volkswagen
02/07/26
+Fin juin, une annonce majeure a provoqué une onde de choc en Allemagne. D’après un article publié dans un mensuel économique, le constructeur automobile Volkswagen, lequel détient les groupes Porsche, Audi, Skoda, Seat et Cupra envisagerait de scinder, en deux sociétés distinctes, sa marque principale et sa filiale dédiée aux composants. A l’horizon 2030, Volkswagen pourrait ainsi supprimer jusqu’à 100 000 emplois, soit un poste sur six. Le groupe allemand dispose d’accords de garantie de l’emploi jusqu’en 2030, et Audi jusqu’à la fin de l’année 2033. Il pourrait également recourir à des licenciements massifs et arrêter la production dans plusieurs usines locales. Parmi les quatre sites impactés figureraient ceux de Zwickau (Saxe), d’Hanovre et d’Emden (Basse-Saxe) ainsi qu’une usine Audi à Neckarsulm (Bade-Wurtemberg).Les sérieuses difficultés de Volkswagen, témoignant de la fragilité de l’ensemble de la filière automobile outre-Rhin, sont imputables à la concurrence émanant de Chine, notamment sur le segment des véhicules électriques.
Autriche : la production d'acier brut s'est accrue en mai
02/07/26
+En mai, la production autrichienne d’acier brut s’est accrue de 3,8 % en glissement annuel, à 643 867 t. Ces volumes sont toutefois inférieurs de 18,6 % à ceux affichés en mai 2025. Entre janvier et mai derniers, le pays a produit 3,14 M de t d’acier, comparé à 3,06 M de t durant la même période de 2025, en dépit d’une tendance baissière à l’échelle de l’UE et du monde. En mai, la production de l’UE a totalisé 11,04 M de t, soit un repli de 0,4 % sur un an. Au cours des cinq premiers mois de cette année, le pays a produit 54,4 M de t, contre 55,2 M de t un an auparavant.
Allemagne : la canicule n'a pas entraîné de perturbations majeures
02/07/26
+La récente vague de chaleur qui a frappé l’Allemagne n’a pas perturbé les opérations de logistique, les aciéries n’ayant fait état d’aucun problème particulier. Les usines basées dans le Land de la Sarre, telles que Saarstahl et Dillinger, n’ont pas été pénalisées par le faible niveau des voies navigables. Cette année, ces dernières n’ont pas été impactées par la sécheresse, comme cela s’est produit en 2018 et 2019. En aval du Rhin, Thyssenkrupp Steel n’a pas eu connaissance de problèmes au sein de la chaîne logistique. Salzgitter reçoit la plupart de ses livraisons via le Mittellandkanal, la plus importante voie navigable entre l’Est et l’Ouest, où les niveaux d’eau sont relativement stables. L’entreprise a récemment déploré la congestion du transport par voie ferroviaire, en raison de nombreux sites de construction tout au long de voies de chemin de fer. Plusieurs autoroutes ont dû être fermées temporairement, les fortes chaleurs ayant fissuré la chaussée. Au vu des prévisions alarmistes, ce type de problème risque de se reproduire à l’avenir. La France a, elle, plus difficilement géré les difficultés liées à la canicule
France : un nouveau redressement judiciaire en vue pour la Fonderie de Bretagne
30/06/26
+Europlama confirme la tenue, ce mardi 30 juin, d’une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE) de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, dans le Morbihan. Quant à la reprise de l’activité, elle est maintenue au mercredi 1er juillet. « Le Groupe communiquera en temps utiles dans le respect de la règlementation applicable », a commenté la direction dans un communiqué. D’après un syndicaliste, la direction serait sur le point d’initier une procédure de redressement judiciaire pour cessation de paiement. La Fonderie de Bretagne avait été reprsie en mai 2023 par Europlasma qui promettait de diversifier l’activité du site vers l’industrie de la défense, avec la fabrication de corps creux d’obus. Toutefois, ce projet n’a jamais abouti, aucune de ces pièces n’étant sorties de l'usine morbihannaise. Les pratiques financières et industrielles du repreneur landais sont fréquemment critiquées. La Fonderie de Bretagne, employant 250 salariés, est spécialisée dans la production de pièces en fonte destinées à la filière automobile.
France-Allemagne : KNDS reporte son introduction en Bourse
06/07/26
+KNDS a fait savoir, mercredi 1er juillet, qu’il renonçait à son projet d'introduction en bourse (Initial Public Offering, IPO ndlr) au vu de l’environnement défavorable du marché. Le groupe franco-allemand d’armement terrestre reporte ainsi l'une des opérations jugées les plus importantes de ces dernières années dans le secteur européen de la défense. KNDS avait annoncé, à la fin du mois de juin, qu’il envisageait de coter ses actions à la Bourse de Francfort et Paris. D’après une source proche du dossier, le fabricant de chars et de canons pourrait être valorisé environ 15 mds d'euros dans le cadre de cette introduction en Bourse. L’Etat allemand devrait devenir coactionnaire de KNDS, conjointement avec le gouvernement français, lequel dispose de 50 % du capital du groupe, via Giat Industries. Berlin s’est, lui, substitué à la famille Bode-Wegmann, désireuse de céder l'intégralité de ses parts. Le gouvernement allemand devait acquérir une participation de 40 % détenue par les anciens propriétaires. Le solde serait destiné à des investisseurs institutionnels. La société, issue de la fusion entre les groupes allemand Krauss-Maffei Wegmann et français Nexter, a affiché de belles performances financières en 2025. Il a enregistré un chiffre d'affaires de 4,4 mds d'euros l’an dernier et a clôturé l'exercice avec un carnet de commandes de 33,1 mds d'euros.
France : Arabelle Solutions se développe à Belfort
30/06/26
+EDF va investir 350 M d'euros d’ici 2029 en vue de rénover et doubler la capacité de production de sa filiale industrielle Arabelle Solutions à Belfort, en Franche Comté. Ce projet clé s’inscrit dans un contexte de relance de la filière nucléaire en France. Il s’articule autour de trois axes : la construction d’un bâtiment de 20 000 m², le retour de trois activités de production, jusqu'alors externalisées hors du territoire national, la création de 300 à 500 emplois directs dans un premier temps. 600 personnes seront recrutées à l’horizon 2030, notamment dans la production, la maintenance et l’ingénierie. D’après Catherine Cornand, la nouvelle présidente de la société, l’objectif est de"réinternalier" la production de pièces critiques, à l’instar des grandes ailettes de turbine et des barres de stator, produites en Chine. Ces investissements offrent l’opportunité de réorganiser les flux de production de l’usine, notamment celui des corps, de grosses pièces métalliques mécanosoudées produites en Allemagne ou en Chine, protégeant les turbines.
International : lancement d'un contrat à terme sur l'acier
LE LME et le SHFE s'associent
+Le London Metal Exchange (LME), la bourse londonienne des métaux non-ferreux, et le Shanghai Futures Exchange (SHFE), la bourse chinoise de contrats à terme, ont annoncé, mercredi 17 juin, avoir signé un accord pour lancer un contrat LME indexé sur le contrat à terme de la bourse chinoise. Le LME, le marché le plus ancien et le plus important au monde pour les métaux industriels, a précisé que la négociation de ce contrat, basé sur les contrats à terme de coils laminés à chaud du SHFE, devrait débuter en octobre. Les autorités chinoises considèrent que ce partenariat permettra au SHFE de consolider son influence sur les cours internationaux des matières premières. Quant au LME, il souhaite accroître ses volumes d’échanges et susciter l’intérêt d’une nouvelle clientèle. Le gouvernement chinois a encouragé les bourses nationales à étendre leurs portée internationale. Cette initiative a pour objectif de permettre aux acteurs domestiques de mieux contrôler la fixation des prix mondiaux des matières premières.
Espagne - Suède : Alliance entre Acerinox et Alfa Laval
18/06/26
+Un partenariat vient de se nouer, entre Acerinox, géant espagnol de l’inox, et le Suédois Alfa Laval, spécialiste international des technologies thermiques, afin d’intégrer un acier de pointe dans des installations industrielles de premier plan. Cet acier inoxydable, dénommé EcoACX® est conçu par Acerinox.il affiche la solidité et la fiabilité requises par les industriels. Composé à 90% de matériaux recyclés, il ouvre la voie à une transition vers une production plus conforme aux objectifs climatiques.L’EcoACX® entrera dans la composition des échangeurs de chaleur à plaques jointées fabriqués par Alfa Laval. Ces derniers sont présents sur de multiples marchés à l’instar de l’agroalimentaire, de l'énergie et les centres de données ou de la construction. Ces équipements sont essentiels pour chauffer, refroidir ou récupérer la chaleur. Grâce à l’utilisation de cet acier décarboné, Alfa Laval sera en mesure de réduire l’empreinte carbone, pour sa propre gamme de produits, mais également pour l’intégralité de la chaîne industrielle des clients.
France : Sébastien Martin en visite à Apram Alloys Imphy
15/06/26
+Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie, s’est rendu, vendredi 12 juin, à Imphy dans la Nièvre chez Aperam Alloys Imphy.Le lieu de la visite n’avait pas été choisi au hasard, Aperam Alloys, à Imphy, étant l’une des plus grandes entreprises de la Nièvre. Cette usine est spécialisée dans la fabrication de métaux spéciaux à base de nickel, de cobalt et de fer et destinés à des applications de haute technologie pour l'aéronautique, l'énergie, l'électronique ou l'automobile. Ce déplacement était dédié au programme Territoires d'industrie Nevers Val de Loire, visant à accompagner le développement industriel au plus près des régions, en s'appuyant sur les initiatives des élus locaux et des industriels afin de soutenir l'emploi, l'investissement et l'attractivité économique.
Royaume-Uni : Jingye Steel réclame une indemnistion
15/06/26
+Le Chinois Jingye Steel a déclaré, jeudi 11 juin, qu'il souhaitait être indemnisé par le Royaume-Uni au titre des pertes subies dans le cadre de son investissement au sein de British Steel.Ceci survient après que Londres a pris le contrôle opérationnel de British Steel au détriment de Jingye Steel en avril 2025, invoquant des motifs de sécurité nationale. Selon les projets annoncés par le Premier ministre Keir Starmer en mai, l'entreprise pourrait faire l'objet d'une nationalisation totale.« Jingye a récemment engagé des procédures de consultation au titre du traité bilatéral d'investissement avec le gouvernement britannique », a indiqué la société chinoise dans un communiqué.Jingye Steel espère que le gouvernement britannique saura préserver pleinement ses droits et intérêts légitimes, ceux des autres entreprises chinoises et ceux des investisseurs internationaux. Jingye Steel a finalisé le rachat de British Steel en 2020 et a, depuis lors, investi des montants considérables afin de moderniser et de rénover les installations vieillissantes.
France : Feu vert de l'Assemblée pour la nationalisation d'ArcelorMittal France
15/06/26
+Les députés ont voté, jeudi 11 juin, en deuxième lecture, en faveur de «la nationalisation des activités françaises d’ArcelorMittal ». Soutenue par les partis de gauche, la proposition de loi a été rejetée par le gouvernement et la droite. Le texte, qui doit être à nouveau examiné par le Sénat, avait été adopté en 1ère lecture le 27 novembre à à l’Assemblée nationale, contre l’avis du gouvernement avant d’être rejeté, le 25 février, par le Sénat. Cette nationalisation, estimée à 3 mds d’euros, doit notamment permettre de sauver les 15 000 emplois sur les 40 sites français du groupe, d’investir dans la décarbonation et de protéger la souveraineté de l’approvisionnement français en acier. La position d’ArcelorMittal n’a pas changé depuis plusieurs mois. Dans une déclaration officielle, le numéro deux mondial de l’acier qualifie la nationalisation de « fausse solution ». Ce projet provoquerait, selon lui, une rupture destructrice de valeur en isolant les usines françaises du reste des activités mondiales.
Italie : Thyssenkrupp cède le solde de sa participation dans AST
15/06/26
+Thyssenkrupp a monétisé sa participation résiduelle dans AST (Acciai Speciali Terni). son ex-filiale italienne produisant de l'inox. Les 15 % restants ont été cédés à son partenaire actuel Arvedi, a annoncé, mercredi 10 juin, le conglomérat allemand. Thyssenkrupp récolte, grâce à cette transaction, un montant s'élevant à plusieurs dizaines de millions d'euros. Arvedi devient désormais l'unique propriétaire d'AST. Cette étape finalise l'accord scellé en 2021 portant sur la vente de l'aciérie fabriquant de l’inox basée à Terni, en Italie. Elle parachève aussi des organisations de vente associées en Allemagne, en Italie et en Turquie. Miguel Lopez, le président du directoire entend transformer Thyssenkrupp en une holding financière via le modèle prospectif ACES 2030, au sein de laquelle des entreprises autonomes opèrent sous une structure commune.