Flash infos

Belgique : ArcelorMittal a terminé la 1ère phase d'un projet pilote de captage de C02

05/11/26
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ArcelorMittal, en partenariat avec Mitsubishi Heavy Industries, BHP et Mitsubishi Development Pty, a finalisé la première phase d'un projet pilote de captage du CO2 dans son aciérie de Gand, en Belgique. Les essais, qui se sont révélés concluants,  ont permis de capter plus de 90 % du CO2 contenu dans le gaz de haut fourneau. Le déploiement à grande échelle de la technologie visant à épurer le gaz de haut fourneau avant combustion pourrait contribuer à réduire de 24 % l'intensité des émissions de CO2 de l'usine belge, dont la capacité atteint 5 M de t d'acier par an. Le gaz de haut fourneau figure parmi les sources les plus difficiles à traiter pour le captage du CO2. Ceci s'explique par  sa forte teneur en monoxyde de carbone, en poussières, en composés soufrés et en autres impuretés. Lors de la deuxième phase, les partenaires étendront les essais à une autre source majeure d'émissions, le four de réchauffage du laminoir à chaud. Chacune des parties prenantes impliquées dans le projet jouent un rôle clairement défini : ArcelorMittal met à disposition le site de Gand, MHI fournit la technologie de procédé et l'évaluation technique. Quant aux fournisseurs de matières premières BHP et MDP, ils agissent, comme partenaires financiers du projet. 

 

Accord commercial entre le Canada et les USA : évolution favorable

05/11/26
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L'éventualité d'un accord commercial entre le Canada et les États-Unis préoccupe les aciéristes nord-américains, en dépit de la robustesse des prix et de la demande, lesquels soutiennent la filière à court terme. Si un accord était conclu dans les prochaines semaines, il pourrait contribuer à alléger les droits de douane sur l'acier et à éviter l'imposition d'autres taxes menaçant l'industrie automobile. Washington prévoit de réduire les tarifs et l'aluminium de 50 à 25%. Malgré des concessions apparentes de la part de l'administration Trump, le Canada cherche à consolider ses partenariats commerciaux. Un sommet s'est  récemment tenu entre les deux pays,  l'UE et, d'ici la mi-2027, de nouvelles initiatives portant sur les minerais critiques, la défense et l'énergie sont envisagées. 

 

France : ArcelorMittal doit produire de l'acier avec moins d'eau

03/11/26
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« L'usine tourne actuellement sur ses réserves d'eau, sinon, elle serait à l'arrêt », s'inquiète Philippe Chappus, responsable du développement des aciers électriques pour le site d'ArcelorMittal à Saint-Chély-d'Apcher, en  Lozère. Ce site, stratégique pour le groupe, produit les aciers pour les voitures électriques, les secteurs éolien et nucléaire. L'environnement géographique était plutôt favorable à cette implantation industrielle. Culminant à plus de 1000 mètres d'altitude, les terrains de l'usine sont traversés par trois cours d'eau, mais le réchauffement climatique a changé la donne. La production d’acier requiert des quantités massives d’eau, utilisées notamment comme eau de refroidissement, mais aussi eau de procédé ( eau utilisée au sein des activités industrielles, des chaînes de fabrication ou de la production d'énergie, ndlr), ou encore pour des applications environnementales. Mais pour le site lozérien d'ArcelorMittal, l'eau assure la majeure partie de la consommation électrique de l'usine. Entre 50 et 60 % de la consommation du site sont comblés par deux barrages hydro-électriques, gérés en continu directement par les salariés du groupe. 

 

Italie : l'arrêt de la zone à chaud de l'ex-Ilva confirmée

03/11/26
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La Cour de cassation a confirmé la décision de la cour d’appel de Milan concernant la fermeture des hauts-fourneaux de l’ancienne aciérie Ilva de Tarente pour des raisons environnementales et sanitaires. La décision compromet les efforts du gouvernement, qui avait tenté de sauver le plus grand producteur d’acier du pays. Georgia Meloni, la première ministre,  a déclaré que Rome avait engagé environ 5 mds d’euros en faveur du sidérurgiste depuis son arrivée au pouvoir en 2022. Moins d'un an avant la tenue des élections législatives en Italie, cette décision de justice renforce l’incertitude autour du site et de ses quelque 8.000 salariés directs. L’entreprise avait précédemment averti que la fermeture des hauts-fourneaux pourrait entraîner l’arrêt définitif du site, autrefois la plus grande aciérie d’Europe. « S’approvisionner en matières premières auprès d’autres installations de la phase à chaud risque d’ajouter des coûts qui pourraient rendre l’investissement économiquement non viable », a déclaré un analyste transalpin. 

 

Allemagne : Salzgitter optimiste quant à ses résultats de 2026

02/11/26
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L'Allemand Salzgitter a, de nouveau, revu à la hausse ses prévisions de résultat pour l’ensemble de l’exercice, après avoir affiché de belles performances entre janvier et septembre. La reprise à 100 % de HKM, en juillet dernier, constitue également un facteur de soutien. Au troisième trimestre, le groupe a bénéficié de résultats meilleurs qu 'attendus au sein de ses activités de production et de négoce d’acier. Sa participation au capital de son compatriote Aurubis,  plus gros producteur européen de cuivre, contribue à la progression du bénéfice. Pour cette année, Salzgitter anticipe désormais un résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (EBITDA) compris entre 800 et 875 M d’euros, alors que les prévisions précédentes faisaient état d'une fourchette de 725 à 825 M d'euros. La direction continue d’allouer un montant de plusieurs dizaines de millions d’euros à la consolidation de l’acquisition de HKM. S'agissant du chiffre d’affaires, l 'aciériste cible toujours environ 10 mds d’euros.

France : quatre repreneurs potentiels pour les Forges de Tarbes

02/11/26
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Après le placement en redressement judiciaire, lundi 26 octobre, des Forges de Tarbes, la Direction Générale de l’Armement (DGA) recherche le meilleur repreneur possible parmi les quatre candidats en lice, dont deux français. Europlasma, qui avait repris ce site stratégique en 2021 avec le soutien de l’État, s'est comporté de façon très opaque avec sa filiale. « Les choses se déroulaient plutôt bien, les productions sont de qualité. La situation s'est fortement et rapidement dégradée cet été suite à des décisions de gestion sujettes à caution. Ce sera à la justice de se prononcer », a expliqué Patrick Pailloux, le délégué général pour l'armement. La DGA a saisi le parquet de Tarbes pour « lui signaler des décisions de gestion récentes de l'entreprise qui semblent avoir précipité la dégradation rapide » de sa situation financière.Interrogé quant à savoir si l’État allait sauver cette entreprise, ce dernier, déclarant « ne pas être inquiet par le redressement judiciaire », a précisé : « la réponse est oui probablement ». Une opinion partagée par le ministère des Armées, refusant d’abandonner un tel savoir industriel. « Nous souhaitons garantir la pérennité de l’outil industriel pour qu’il continue de participer à notre souveraineté. Nous avons besoin de ces corps  creux d’obus », a indiqué Catherine Vautrin, la ministre des Armées,  lors de son audition, fin octobre, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027. 

Allemagne : Euroblech boudé par les acteurs clés du secteur

02/11/26
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Euroblech, le salon international dédié au travail et à la transformation de la tôle, qui s'est tenu fin octobre à Hanovre, en Allemagne, était particulièrement calme. De fait, les plus gros aciéristes allemands tels que Thyssenkrupp et Salzgitter se sont tenus en retrait de cet événement. L'an dernier à Stuttgart, non seulement leurs branches acier étaient représentées, mais également leurs divisions de distribution respectives, thyssenkrupp Materials Services et Salzgitter Mannesmann. Seule une poignée de groupes sidérurgiques était présente à Hanovre cette année : ArcelorMittal, Voestalpine, Tata Steel Europe et Marcegaglia. Les opérateurs clés ont attribué leur absence au fait que ce salon revêtait moins d'importance que précédemment et qu'ils en tiraient moins de bénéfices. Selon eux, les contrats et les affaires ne sont désormais plus conclus lors des salons. 

 

LME : 1er contrant lancé en partenariat avec le SHFE

02/11/26
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Le London Metal Exchange (LME), la Bourse des métaux londonienne, a lancé, mardi 27 octobre, un nouveau contrat sur l'acier laminé à chaud, le premier produit issu de sa collaboration avec la Bourse des métaux de Shanghaï (Shanghai Futures Exchange, SHFE). C'est la première fois que le marché à terme chinois met un prix des métaux à disposition pour être négocié sur une autre Bourse; À 05h20 GMT, soit plus de quatre heures après le lancement, 243 lots avaient été échangés, selon le site internet du LME. Le contrat comptant, adossé au prix de l'acier laminé à chaud négocié à la Bourse de Shanghaï, converti du yuan en dollars américains par Commodity Pricing and Analysis Limited, une filiale du LME. Ce lancement pourrait soutenir les efforts de la Bourse de Londres visant à accroître ses volumes négociés et susciter l'intérêt de nouveaux clients en se calant sur l'un des contrats à terme les plus liquides au monde. Cette initiative met également en exergue la volonté de la Chine de renforcer son influence sur les marchés mondiaux des matières premières, Pékin encourageant ses Bourses nationales à innover et à consolider leur implantation à l'étranger pour peser davantage sur les prix de référence. Le succès de ce contrat dépendra de l'ampleur de son acceptation par le marché, laquelle sera probablement lente.   

 

Suède : résultats supérieurs aux attentes pour SSAB au T3

29/10/26
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SSAB a annoncé, le 28 octobre, une hausse, légèrement supérieure aux prévisions, de son résultat d'exploitation du ​troisième trimestre. Le sidérurgiste suédois attribue ses bons résultats à un redressement des prix de l'acier et ​à une augmentation des expéditions. La filière sidérurgique européenne, confrontée au bond des coûts ⁠de l'énergie et à l’afflux d'acier chinois à bas coût, devrait tirer profit du durcissement des restrictions sur les importations imposées ​en juillet ainsi que de l’instauration du MACF. la taxe carbone aux frontières. « Nous observons des signes d'un meilleur équilibre entre l'offre et la demande sur le marché ⁠européen. Les prix ont renchéri en Europe au troisième trimestre », a déclaré ⁠ Johnny Sjostrom, pdg du groupe. Au troisième trimestre, le résultat d'exploitation a ⁠atteint 2,16 mds de couronnes suédoises (195,09 M d'euros).  Les  analystes tablaient, eux, sur 2,14 mds de couronnes (190 M d’euros). 

Allemagne : entrée en Bourse de tk accelis

29/10/26
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tk accelis, la filiale de négoce de matériaux de Thyssenkrupp a annoncé le succès, mercredi 28 octobre, de son introduction en Bourse à Francfort. Ceci constitue une nouvelle étape dans la réorganisation du conglomérat allemand, confronté depuis des années à l'érosion de sa rentabilité. Au premier jour de cotation, le groupe a été valorisé à 1,77 md d'euros. En prenant en compte une dette financière de 710,6 M d’euros, cette valorisation se situe dans la fourchette basse des estimations de certains analystes. Jefferies avait, lui, estimé la valeur d’entreprise, dette comprise, entre 2,6 et 4,8 mds d’euros. «  Nous avons franchi une nouvelle étape très importante vers la transformation de Thyssenkrupp, qui passe d’un conglomérat industriel à une holding financière », a déclaré Miguel Lopez, directeur général de Thyssenkrupp.Cette division  emploie 15 500 salariés, soit 17 % des effectifs de Thyssenkrupp. Elle a affiché un chiffre d'affaires annuel de 11,4 mds d'euros lors de l'exercice décalé 2024-2025, avoisinant un tiers du chiffre d'affaires du groupe.

 

Immatriculations de voitures neuves / UE : progression en septembre

26/10/26
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En septembre au sein de l'UE, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 9,3 % sur un an, à 971 048 unités, après s'être accrues de 4,5 % en août, a indiqué l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). De belles performances portées par la France, où les ventes ont bondi de 11,6 % le mois dernier, à 156 629 unités, tandis qu'elles ont augmenté 10,2 % en Espagne, à 93.858 unités, de 9,8 % en Italie, à 139 166 unités et de 9%  en Allemagne, à 256 774 unités. Entre janvier et septembre derniers, les immatriculations ont été majorées de 5,7 %, pour totaliser  8 517 059 unités. Cette situation témoigne d'un début d'année encourageant, en dépit d'un contexte macroéconomique difficile, caractérisé par la flambée persistante des prix énergtiques, conjuguée aux tensions géopolitiques. « Sur les principaux marchés de l'UE, la demande s'appliquant à toute une gamme de véhicules électrifiés est restée robuste, à la faveur de primes à l'achat ainsi qu'à une offre étendue de modèles », a commenté l'ACEA. Sur le seul mois de septembre, les immatriculations de voitures électriques à batterie ont explosé de 72,9 % pour totaliser 290 117 unités, contre 167 776 un an plus tôt.

 

France : le projet GravitHy lauréat du fonds européen pour l'innovation

22/10/26
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Deux projets industriels majeurs implantés à Fos-sur-Mer,  GravitHy et H4 Marseille Fos (unité de production de carburants de synthèse durables pour l'aviation, ndlr), ont été officiellement retenus par la Commission européenne dans le cadre du Fonds européen pour l'innovation. Ce fonds, financé par une partie des revenus de la taxe carbone, bénéficie d'un soutien de 3,4 mds d'euros. Il récompense des technologies de pointe visant à accélérer la transition verte en Europe. Le projet GravitHy prévoit la construction d'un site industriel dont la production atteindra 2 M de t de fer par an, grâce à l'utilisation de l'hydrogène bas carbone produit directement sur place. D'après François de Canson, président de la Région PACA, cette reconnaissance européenne s’inscrit dans une stratégie de réindustrialisation, de développement des emplois et de renforcement de la souveraineté industrielle française et européenne.

 

Production d'acier / Italie : hausse en septembre

22/10/26
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Après deux mois consécutifs de baisse comparé à la même période de 2025, la production italienne d'acier brut a renoué avec la croissance en septembre. Les volumes d'acier brut se sont ainsi accrus de 2,1 % sur un an, à 1,9 M de t, d'après Federacciai, la fédération nationale de l'acier. Ces belles performances font suite à contraction de 1,6 % en juillet, laquelle a précédé une nouvelle baisse de 3,5 % en août. Cette reprise a été favorisée par la stabilisation de la production de produits longs sur un an, à 1,2 M de t après une contraction de 10,2 % en août. Après avoir bondi de 30,3 % en août, le secteur des produits plats, a affiché une tendance divergente, avec un repli de 17 % sur un an, à 736 000 t. Entre janvier et septembre derniers, les aciéries transalpines ont produit 15,9 M de t d'acier brut, soient des tonnages supérieurs de 2,4 % à ceux enregistrés un an auparavant. Sur la période considérée, la production de produits longs a progressé de 4,7 %, à 9,6 M de t, tandis que celle de produits plats a reculé de 4,2 %, à 6,5 M de t. Des incertitudes pèsent sur la filière sidérurgie locale, en raison des difficultés persistantes rencontrées par Acciaierie d'Italia (ex-Ilva), où les opérations de la phase  liquide restent un sujet de préoccupation majeur.  

 

Taxes à l'import / USA : bond des prix de l'acier

19/10/126
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Aux Etats-Unis, les droits de douane imposés par Donald Trump sur les importations d'acier ont dopé les prix de l'acier local. Les prix des coils laminés à chaud ont bondi de 52 % sur un an, à 1225 $/t (1093 €/t), soit un pic inégalé depuis mai 2022. De janvier à septembre 2026, les importations d'acier fini ont diminué de 14 %, à environ 13 M de t, d'après l'American Iron and Steel Institute. Sur la période considérée, la part des importations sur le marché américain est tombée à 16 %, comparé à 19 %, un an plus tôt. De l'avis d'un analyste de CRU Group, les acheteurs ont restreint leurs réservations à l'import, en raison des restrictions, conjuguées à « une politique commerciale en constante évolution avec des partenaires clés tels que le Canada et le Mexique ». Les disponibilités sur l'offre devraient se tendre d'ici la fin de cette année, les aciéries américaines devant désactiver des capacités en vue de procéder à des travaux de maintenance. Les opérations effectuées entre septembre et décembre devraient ainsi impacter la production de plus de 1 M de t. Nucor, le plus grand producteur d'acier national, a vu son action grimper de plus de 50 % cette année. Cleveland-Cliffs et Steel Dynamics ont également bénéficié de prix plus fermes localement et d'une concurrence étrangère moindre. 

Production d'acier / Japon : hausse de 2,3 % ce trimestre

19/10/26
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Ce trimestre, la production japonaise d’acier brut devrait croître de 2,3 % sur un an, à 20,63 M de t. Le Japon, quatrième mondial d'acier, affiche ainsi sa troisième hausse trimestrielle consécutive, grâce à l’amélioration de la demande domestique. D'après le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l'Industrie, la demande en produits sidérurgiques, y compris à l'export, devrait se stabiliser à 18,49 M de t entre octobre et décembre. Quant aux exportations, elles devraient diminuer de 2,4 %, sur fond d'afflux d'expéditions d'acier chinois et de mise en place de mesures protectionnistes dans plusieurs pays. Sur le segment de la construction, les pénuries de main d’œuvre continuent de peser sur les projets de petite et moyenne envergure. Toutefois, la demande montre des signes de reprise pour des projets urbains innovants, tels que le réaménagement de Tokyo, ou la construction de cités flottantes.

 

France : 1,8 md d'euros seront investis sur les sites nordistes d'ArcelorMittal

19/10/26
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ArcelorMittal souhaite accélérer sa transformation industrielle dans la région de Dunkerque. Le groupe confirme l’avancée de deux projets clés, représentant des investissements de 1,8 md d'euros. À Dunkerque, le groupe va construire un four électrique d’une capacité de 2 M de t d’acier par an dont la première coulée est prévue à la mi-2029. Cet investissement de 1,3 md d’euros vise à réduire de 27 % les émissions de CO2 de l’aciérie. Cette installation permettra de fermer l’un des deux hauts-fourneaux de l’aciérie, qui utilise du charbon, tout en conservant une capacité de production annuelle maximale de 5,5 M de t d’acier. 300 M d’euros ont déjà été engagés en vue de préparer le chantier et commander les équipements. Les travaux préparatoires sont en cours et la consultation du public a débuté le 15 octobre. « Nous avons déposé nos demandes de permis de construire et d’autorisation environnementale à la fin du mois de juillet », précise François Glaisner, directeur du projet de décarbonation chez ArcelorMittal, qui espère obtenir ces autorisations en mars 2027. 500 M d’euros ont, eux, été investis sur le site de Mardyck dans une nouvelle filière de production d’aciers électriques, indispensables à la fabrication des moteurs et des générateurs. Les trois premières lignes, en service depuis mars dernier, emploient déjà 200 personnes. Deux lignes supplémentaires, en cours d’installation, feront l'objet de tests au printemps 2027. Pour ArcelorMittal, ces deux projets de grande ampleur consituent deux leviers majeurs destinés à réduire son empreinte carbone et à accélérer l’électrification en Europe.

 

Perspectives / Allemagne : évolution lente mais positive

19/10/26
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D'après WV Stahl, la fédération allemande de l'acier, en Allemagne, la demande d'acier évolue plus lentement que celle observée à l'échelle internationale, en dépit de perspectives encourageantes pour 2026 et 2027. Worldsteel, l'association mondiale de l'acier, table ainsi sur une progression de 3,8 % sur un an, à 30,3 M de t et de 6 %, à 32,1 M de t en 2027, après une production de 29,2 M de t en 2025. L'Allemagne, sixième consommateur mondial d'acier en 2017, va  être rétrogradée à la huitième place en 2027. Dans ce contexte, Kerstin Maria Rippel, directrice générale de WV Stahl, appelle à mettre en œuvre plus rapidement les projets d'investissement et à améliorer l'environnement économique pour la production industrielle. Les dépenses d'investissements programmées pourraient apporter un soutien supplémentaire, même si leur plein effet ne sera perceptible que de façon progressive. La dirigeante de WV Stahl exhorte le gouvernement à affecter plus rapidement des fonds à des projet concrets. En outre, elle encourage vivement Berlin à accorder la priorité aux produits fabriqués en Europe, arguant qu'une telle initiative favoriserait le développement des infrastructures, la création de la valeur industrielle et l'emploi. 

Tôles lourdes / Italie : prix majorés

19/10/26
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En Italie, les prix de transaction  relatifs aux tôles lourdes se sont accrus par rapport à septembre. La consommation n'est pas très soutenue, mais les restrictions sur les importations incitent les acheteurs à se tourner vers les tôles locales, ce qui concourt à maintenir l'équilibre entre l'offre et la demande. « Le nouveau régime de quotas devrait retirer du marché européen 1 M de t de produits importés  par an », a déclaré une source. Un avis que ne partagent pas les distributeurs et centres de services, selon lesquels la demande est atone en aval, les clients s'abstenant de réserver de gros volumes. Les tôles S275 sont disponibles à 780 €/t départ usine ou livré, selon les clients. La catégorie S355 atteint des prix supérieurs de 20 €/t à ce niveau. Les usines visent désormais 800 €/t départ usine pour la tôle S275, sur fond de robustesse des coûts de l'énergie et des brames importées. Ces dernières se sont stabilisées sur un mois, à 570-580 $/t (508,5-517 €/t) cfr. 

Production d'acier brut / International : ajustements baissiers

12/10/26
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D'après Worldsteel, l'association mondiale de l'acier, la demande internationale d’acier devrait rester globalement stable sur un an en 2026, pour totaliser 1 722 M de t, avant de croître de 1,7 %, à 1 752 M de t l'an prochain. Des prévisions revues à la baisse par rapport à celles établies précédemment, lesquelles faisaient état d'une modeste hausse de 0,3 % pour cette année, et d'une progression de 2,2 % pour 2027. Cet ajustement est imputable au ralentissement durable des secteurs de l'immobilier et des infrastructures en Chine. Le géant asiatique devrait ainsi voir sa demande d'acier  se contracter de 2 % en 2026, puis de 1 % l'année suivante. Les projections antérieures tablaient, elles, sur une contraction de 1,5 % cette année et d'une stabilité pour 2027. Les prévisions se sont également dégradées pour l'Europe. Worldsteel prévoit désormais un repli de 0,3% de la demande d’acier dans l’UE et en Grande-Bretagne en 2026, à rebours de sa précédente prévision de croissance de 1,3%, la reprise dans le secteur de la construction s’avérant plus lente et plus inégale que prévu. Les perspectives sont plus encourageantes pour le reste du monde, où la demande devrait progresser de 1,5 % en 2026 et de 4 % en 2027. L'Inde, dont la croissance est estimée à 8 % par an, restera en tête du peloton. 

Construction / UE : embellie attendue en 2027

12/10/26
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Au sein de l'UE, la production de la  filière de la construction devrait afficher une hausse de 1,5 % sur un an cette année, avant de croître de 2,9 % en 2027, d'après Eurofer, l'association européenne de l'acier. Le secteur, représentant 37 % de la consommation apparente d'acier de la région, est toujours le principal utilisateur d'acier. En dépit d'un assouplissement monétaire, conjugué au plan de relance post-Covid, le segment a enregistré un recul de 1,6 % en 2024, avant de renouer avec une croissance modeste en 2025. Au 1er trimestre 2026, la production n'a progressé que de 0,4 % sur un an, après avoir augmenté de 3,1 % lors du trimestre précédent. Malgré la hausse des taux d'intérêt, la croissance devrait s'accélérer plus tard cette année avant de regagner du terrain en 2027, sur fond de redressement de la demande en logements et d'accroissement des dépenses dans les infrastructures.