Flash infos

Italie : Rome réclame 7 mds d'€ à ArcelorMittal

15/01/26
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Les commissaires de l'État italien chargés de la gestion de l'ex-aciérie Ilva, réclament 7 mds d’€ de dommages et intérêts à son ancien propriétaire, le groupe ArcelorMittal et ses dirigeants. La faillite d'Acciaierie d'Italia, laquelle a abouti à la mise sous administration extraordinaire de la société le 29 février 2024, « n’est pas le résultat d'erreurs de gestion isolées ou d'une détérioration soudaine de l'environnement industriel », indique un communiqué. La situation de l'ancien site  Ilva sous la direction d'ArcelorMittal, « présentait les caractéristiques d'une mauvaise gestion autonome imputable aux dirigeants. En outre,  la conduite d’activités illégales ont contribué à rendre particulièrement difficile la détection rapide de la crise de l'entreprise et des opérations préjudiciables à Acciaierie d'Italia », poursuit le communiqué. Cette situation aurait facilité  la mise en place d’une « structure de gouvernance parallèle au sein d’Acciaierie d’Italia, composée du pdg et de ses conseillers de confiance, court-circuitant de fait le conseil d’administration et relevant directement de la direction générale d’ArcelorMittal ». Les commissaires décrivent une situation qui, sous la direction d’ArcelorMittal, « aurait compromis de manière irréversible l’autonomie fonctionnelle de la filiale d’Ilva, rendant Acciaierie d’Italia incapable de fonctionner durablement de manière indépendante ».

 

 

Italie : contraction de la production d'acier brut en novembre

08/01/26
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En novembre, après plusieurs mois consécutifs marqués par une progression, la production d’acier brut s’est contractée en Italie, d’après Federacciai, l’association nationale de l’acier. Sur le mois considéré, la production a ainsi reculé de 2,8 % sur un an pour totaliser 1,7 M de t. En revanche, entre janvier et novembre derniers, elle s’est accrue de 2,5 % en glissement annuel, à 19,2 M de t. De l’avis de l’association transalpine, les tendances divergentes se sont confirmées entre les deux familles de produits. La production de produits plats a ainsi décliné de 5,2 % en novembre, à 709 000 t, alors qu’elle a augmenté de 3,8 %, à 8,2 M de t entre janvier et novembre. Quant à la production de produits longs, elle a affiché de belles performances aussi bien en novembre (+7,2 %, à 1,1 M de t), qu’au cours des onze premiers mois de 2025 (+4,7 %, à 11,5 M de t). Seuls les mois de février, juin et novembre ont affiché une baisse de production l’an dernier, les données de décembre n’étant pas encore disponibles actuellement.

 

 

Inde : 22 M de t de capacités supplémentaires en vue

05/01/26
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Les principaux producteurs d'acier indiens, à l’instar de JSW Steel et Tata Steel, devraient investir massivement afin de doper leurs capacités.    Les sidérurgistes locaux souhaitent en effet tirer profit du bond de la demande locale, dans l'une des économies affichant la croissance la plus rapide au monde. L'essor de l'activité économique, conjugué à la modernisation des infrastructures, a suscité l’intérêt des aciéristes du monde entier. Dans ce contexte, les aciéries indiennes clés prévoient d'augmenter leurs capacités d'au moins 22 M de t au cours de l'exercice fiscal qui a débuté en avril 2025. Ainsi, Jindal Steel and Power devrait ajouter 6 M de t à sa capacité totalisant actuellement 9,6 M de t. Parallèlement, Tata Steel, devrait, lui, accroître de 5 M de t sa capacité s’élevant à 21 M de t. Quant à JSW Steel, le plus grand sidérurgiste indien, il envisage de porter sa capacité à 38,5 M de t en 2026, comparativement à 27,5 M de t attendues pour 2025. Si aucune des sociétés citées n'a souhaité communiquer l’ampleur de ses dépenses, les analystes font, eux, état d’une expansion sans précédent, se montant à plusieurs milliards de dollars d’investissements.

 

Allemagne : Rheinmetall a entamé des discussions

05/01/26
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Armin Papperger, le pdg de Rheinmetall avait fait état, au printemps dernier, de discussions avec des acquéreurs potentiels, concernant les activités du groupe dans les secteurs automobile et de l'énergie. Fin décembre, la société basée à Düsseldorf a fait état d’une nouvelle enveloppe de près de 50 mds d’€ d'achats militaires, portant les projets d'armement de la Bundeswehr à près de 83 mds d’€ en 2025.               Dans la foulée de cette annonce, le premier groupe de défense allemand a fait part de son intention  de se séparer de l'ensemble de ses activités civiles pour se recentrer exclusivement sur le secteur militaire. Le directoire de Rheinmetall « a décidé, en décembre 2025, d'entrer en négociation avec deux acquéreurs » qui ont déposé des offres, et il « vise la signature d'un contrat de vente au premier trimestre 2026 », selon un communiqué. La division du groupe mise en vente concerne principalement les activités de fourniture pour l'industrie automobile ainsi que des composants destinés au secteur de l'énergie. En ne tenant compte que des activités militaires, Rheinmetall anticipe, pour l'exercice 2025, une croissance du chiffre d'affaires située entre 30 % et 35 %, par rapport à 7,7 mds d’€ en 2024. Il table également sur une marge opérationnelle comprise entre 18,5 % et 19 %.

 

France : projet de reprise du site de Brandt à Orléans

30/12/25
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Stéphan Français, patron de Thomson Computing, a annoncé, le 24 décembre, se positionner sur la reprise  partielle de Brandt, à savoir l'usine principale, basée à Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans l’agglomération d’Orléans. L’objectif est de sauver 150 emplois sur les 350 que comptait ce site, sur un total de 700 salariés travaillant chez le fabricant français d’électroménager. Le projet vise à maintenir une partie de la production de petit et gros électroménager, l’activité historique du groupe. En parallèle, il envisage de développer  des produits électroniques et informatiques, en lien avec l’activité de Thomson Consulting. Stéphan Français évoque un budget global de 25 M d’€. Quant à la mairie d’Orléans, elle a précisé que 9 M d’€ pourraient provenir de financements publics (Etat, région et métropole), tandis que des discussions sont en cours avec les banques pour compléter les fonds. Interrogé à ce sujet,  Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie, s’est voulu prudent. Il a ainsi rappelé  que, suite à la liquidation judiciire de Brandt, le dossier était désormais placé entre les mains de la justice. Le ministre a précisé les conditions posées par l’exécutif : « dans un projet de reprise, il faut un projet industriel solide, accompagné de fonds privés ». Sébastien Martin a également pointé un frein majeur : l’absence de budget de l’État pour 2026. 

France : redémarrage de l'aciérie d'ArcelorMittal à Fos-sur-Mer

30/12/25
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Plus de deux mois après l’incendie survenu chez ArcelorMittal à Fos-sur-Mer le 8 octobre, la production a été relancée. Depuis cet incident, les premières bobines d’acier ont été produites dans la nuit de dimanche à lundi 22 décembre, à savoir un jour plus tôt qu’annoncé initialement aux 2 500 salariés du site, deuxième complexe sidérurgique de France. François Sgro, directeur d’ArcelorMittal Méditerranée, s’est félicité de l’engagement de ses équipes alors que l’approvisionnement électrique et le système de convoyage des additions (les métaux ajoutés à l’acier liquide, ndlr) de l’aciérie étaient en reconstruction. « Les salariés ont déployé des trésors d’ingéniosité pour imaginer concevoir et mettre en œuvre des solutions permettant le redémarrage au plus tôt ». Ce dernier se dit « très heureux de pouvoir retrouver le cours normal de nos activités et reprendre les livraisons pour nos clients ». L’usine méditerranéenne, mise en pause forcée depuis l’automne, était loin d’opérer au maximum de ses capacités depuis 2022 et la signature d’un dispositif APLD (activité partielle longue durée) Au vu du net ralentissement du marché européen de l'acier, le haut-fourneau numéro 1 (HF1) a été maintenu à l’arrêt depuis novembre 2023. En phase finale de rénovation, il sera relancé en 2026, en vue de prendre le relais du HF2.

 

 

 

 

Allemagne : la production d'acier électrique de TKSE suspendue

15/10/25
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Thyssenkrupp va arrêter temporairement sa production d'acier électrique, un matériau clé pour les turbines d’éoliennes et les générateurs électriques, en raison d'une forte pression des importations et d'un environnement de marché morose. À partir de la mi-décembre, les usines de Gelsenkirchen en Allemagne et d'Isbergues, en France, seront complètement fermées jusqu'à la fin de l'année, a annoncé TKSE (Thyssenkrupp Steel Europe), la division acier du groupe. Le site français  ne fonctionnera, lui, qu'à 50 % de sa capacité totale pendant au moins quatre mois à compter de janvier. La filiale spécialisée dans l'acier électrique de TKSE réagit ainsi à l’afflux d’importations asiatiques à bas prix, mettant en péril 1200 emplois supplémentaires. Depuis 2022, les importations d’acier électrique à grains orientés ont triplé. Ceci a entraîné une « modification spectaculaire des volumes de commandes et donc, une sous-utilisation significative des installations de production européennes ». En conséquence, des « mesures urgentes pour stabiliser économiquement l'activité sont indispensables », a indiqué l'entreprise.

 

 

France : Brandt en liquidation judiciaire

15/12/25
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Le tribunal des affaires économiques de Nanterre a prononcé, jeudi 11 décembre, la liquidation de Brandt, marque d’électroménager français centenaire, a annoncé François Bonneau, le président de la région Centre-Val de Loire. Et ce, malgré le projet de reprise en société coopérative (Scop), soutenu par l’Etat et les collectivités locales. « Nous apprenons avec une profonde tristesse la liquidation judiciaire de Brandt, c’est un fleuron français qui s’éteint. Nous avons fait feu de tout bois en soumettant 5 millions d’euros de soutien pour permettre une reprise », ont réagi, pour leur part, Roland Lescure et Sébastien Martin, respectivement ministres de l'Économie et de l'Industrie.« Chaque fermeture d’usine est un déchirement pour les salariés, les familles et tous ceux qui ont fait vivre un savoir-faire industriel. L’État sera extrêmement mobilisé pour accompagner les salariés dans cette douloureuse étape », ont-ils ajouté.Brandt, propriété depuis 2014 de l’Algérien Cevital, réalise 260 M d’€ de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager. Affecté par la crise persistante de l’immobilier, il a enregistré un nouveau recul de ses ventes (-3,9 %), après avoir déjà affiché des pertes en 2023.

 

Italie : barres en acier marchand/ Poutrelles : tendances divergentes

15/10/25
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En Italie, les prix des barres en acier marchand et des poutrelles ont évolué de façon opposée, sur fond de restockage limité, les acheteurs ne se procurant que le strict minimum. Les prix négociables de la 1a première catégorie, en hausse de 20 €/t sur un mois, ont été signalés à 270-280 €/t départ usine (prix de base), soit un prix effectif de 670-715 €/t départ usine. Certains producteurs, désireux de remplir leurs carnets de commandes, sont  toutefois disposés à sceller des contrats à 260 €/t départ usine. Quant aux prix négociables des poutrelles, il se sont contractés de 10 €/t sur un mois, à 340-350 €/t départ usine (prix de base), soit un prix effectif de 720-735 €/t départ usine. Les usines transalpines souhaitant inverser la tendance, ambitionnent de relever leurs tarifs de 20 €/t en janvier.                      

Ukraine : hausse de la production d'acier attendue en 2026

08/12/26
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Les aciéristes ukrainiens ambitionnent de doper leur production l’an prochain, en raison du redémarrage de certaines capacités suite à des arrêts forcés résultant de réparations et de l’accroissement de la consommation locale. Interpipe va réactiver ses opérations fin décembre, suite à un arrêt de production survenu en mai, consécutif à une panne de transformateur. Quant à la production d’acier brut de Metinvest, elle pourrait progresser de 300 000 à 500 000 t en 2026, selon son pdg. Dans le même temps, l’offensive des troupes russes sur les infrastructures logistiques et énergétiques constituent un obstacle majeur à la montée en puissance de la production. Les usines sont ainsi contraintes de réduire leurs capacités d’utilisation face aux pénuries d’électricité, aux tensions sur certaines matières premières, aux coûts logistiques élevés et au manque de personnel.            

Allemagne / Production automobile : légère remontée en novembre

08/12/25
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L’Allemagne, plus gros producteur automobile européen, a vu sa production de véhicules de tourisme se redresser modestement en novembre. Malgré ces résultats encourageants, les volumes restent inférieurs à ceux produits en 2019, avant la crise sanitaire. D’après VDA, l’Association allemande de l’automobile, la production s’est accrue de 2 % sur un an en novembre, à 398 500 unités. Entre janvier et novembre, la production a totalisé 3,9 M d’unités, soit une hausse de 1 % par rapport à la même période de 2024, mais un repli de 11 % comparé à 2019. Le mois dernier, les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 3 %, à 250 700 unités. Même scénario haussier lors des onze premiers mois de cette année (+1%, à 2,61 M d’unités). En novembre, sur le segment des véhicules électriques, les résultats ont été spectaculaires, avec un bond de 58 % des immatriculations, à 88 170 unités. Les ventes de véhicules électriques rechargeables ont grimpé de 59 %, à 55 740 unités, tandis que celles de véhicules hybrides rechargeables ont augmenté de 57 %, à 32 430 unités.

Allemagne : Salzgitter favorable à la poursuite de l'activité de HKM

04/12/2025
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Salzgitter s'est prononcé en faveur de la poursuite de l'exploitation du site de HKM (Hüttenwerke Krupp Mannesmann), menacé de fermeture. Basé à Duisbourg dans le bassin de la Ruhr, HKM emploie environ 3 000 salariés. « Nous estimons qu'il existe des chances réalistes de maintenir l'activité du site - dans une structure adaptée, économiquement viable et réduite », ont déclaré les responsables du groupe basé en Basse-Saxe.Salzgitter détient 30 % des parts de HKM, Thyssenkrupp Steel Europe (TKSE) 50 % et le fabricant français de tubes Vallourec 20 %. « Notre objectif demeure inchangé : proposer une solution qui préserve le site industriel, protège les emplois et réponde en même temps à nos exigences économiques », a souligné Salzgitter. TKSE a résilié en avril les contrats de livraison avec HKM. Au plus tard fin 2032, l'obligation pour TKSE d'acheter annuellement 2,5 M de t d'acier prendra fin. Le groupe avait déjà annoncé auparavant son intention de vendre sa participation. En cas d'échec, HKM serait contraint de fermer. Le comité d'entreprise de HKM a vivement critiqué l’orientation de TKSE, son principal actionnaire, lequel considère la fermeture du site HKM comme la seule option.

 

Ecarts d'alliage sur l'inox / UE : progression en décembre

04/12/2025
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Ce mois-ci, les écarts d’alliage portant sur l’ensemble des produits plats en inox austénitique, ont globalement renchéri de 10 à 30 €/t. La surcharge d’alliage relative au coil 304 a ainsi progressé à 1932 €/t, comparé à 1911 €/t en novembre. Quant au coil 316, il a vu son écart d’alliage décliner très modérément sur la période considérée, de 3298 €/t, à 3291 €/t. La catégorie 309S, un inox résistant à la chaleur utilisé dans des applications à haute température, il est passé de 2565 €/t, à 2591 €/t en décembre. Légère hausse pour la surcharge d’alliage s’appliquant au coil 409, à 829 €/t, comparativement à 818 €/t le mois dernier. Aperam a par ailleurs annoncé le lancement du grade 316A, un inox austénitique récemment certifié et breveté, conçu par Aperam Innovation Lab, et développé pour servir d'alternative directe et à coût optimisé au 316L. Le 316A est disponible dans une large gamme de dimensions, allant de 0,06 mm à 13 mm d'épaisseur et jusqu'à 2 000 mm de largeur. Il est proposé dans toutes les finitions standard et de surface polie, selon la norme EN 10088-2.       

France : l'Assemblée vote la nationalisation d'ArcelorMittal France

02/12/2025
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Le gouvernement et ArcelorMittal France ont réaffirmé, vendredi 28 novembre, leur opposition ferme à une nationalisation des actifs de l'aciériste, au lendemain de l'adoption d'une proposition de loi en ce sens. L’Assemblée nationale a ainsi adopté, jeudi dernier en première lecture, une proposition de loi portée par LFI (La France Insoumise) visant à séparer la division française du reste du groupe. Son avenir est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d'être adopté au Sénat, dominé par la droite et le centre. Nationaliser la division française d’ArcelorMittal serait « une réponse populiste à un problème structurel », a déploré le ministre de l'Economie Roland Lescure, au lendemain de ce vote. « La France a besoin d'un cap industriel clair, pas d'une prétendue formule magique que serait la nationalisation », a-t-il précisé. Le groupe a annoncé, en avril, des mesures de réorganisation qui entraîneront des suppressions d'emplois, évaluées à 260 à ce stade. Le texte a été adopté avec le soutien de la gauche, tandis que l’extrême-droite s'est abstenue et que le camp gouvernemental a voté contre. « Le véritable enjeu, ce n'est pas de nationaliser Arcelor, c'est de se battre contre les importations massives d'acier chinois, c'est un débat au niveau européen », a relevé vendredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, opposé à ce projet , chiffré à 3 mds d’€, sur fond de disette budgétaire.

 

 

Allemagne / TKSE, offre de Jindal : les salariés posent leurs conditions

01/12/2025
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Le syndicat IG Metall et les représentants du personnel de  Thyssenkrupp Steel Europe, (TKSE) ont appelé la direction du groupe à entamer des négociations sur des normes minimales en cas de cession à l'Indien Jindal Group. Dans un communiqué, le puissant syndicat a indiqué qu'un « accord de juste traitement et de propriétaire adéquat » devrait garantir la sécurité des salariés et des sites, dans l'hypothèse d'une vente à Jindal Group. De son côté, TKSE, le plus gros sidérurgiste européen, a fait part de sa volonté d'entamer rapidement des discussions. D’après Knut Giesler, responsable régional d'IG Metall NRW (Rhénanie-du-nord-Westphalie), « Ils offrent aux salariés concernés des garanties pour l'avenir, permettent à l'acquéreur de bien démarrer en tant que nouveau propriétaire, et assurent à Thyssenkrupp AG la régularité du processus. ». Le président du comité d'entreprise central, Tekin Nasikkol, a, pour sa part, insisté sur le fait que le futur propriétaire potentiel devrait respecter les conventions collectives et accords existants, en particulier la garantie de l'emploi et des sites jusqu'en septembre 2030. « Nos salariés exigent de la clarté pour leur avenir. Nous attendons des engagements d'investissement et un financement suffisant pour l'avenir », a précisé le dirigeant. Plombé par la concurrence chinoise, TKSE a lancé un plan de suppression de 11.000 postes et de réduction de sa production.

 

Allemagne / WV Stahl : focus sur l'acier électrique

01/12/2025
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WV Stahl, la fédération allemande de l’acier, a  récemment convoqué une nouvelle réunion en vue de mobiliser un soutien en faveur des petites et moyennes entreprises opérant via la filière électrique. Cette table ronde s’est tenue suite au sommet sur l’acier, organisé par le chancelier allemand Friedrich Merz début novembre à Berlin. « Les fours électriques sont la pierre angulaire de l’économie circulaire et le principal moteur de la décarbonation des industries lourdes », a déclaré Gunnar Gröbler, président de WV Stahl. Depuis de nombreuses années, ce dernier, à l’instar de la majorité des présidents précédents, est le représentant de Salzgitter, l’un des plus gros groupes allemands cotés en bourse, lequel opère un four électrique à Peine, au sein de sa filiale,  Peiner Träger. Outre-Rhin, la filière électrique, forte de 32 000 employés,  représente 30 % de la production d’acier. Les fours électriques ont été impactés par la flambée des coûts de l’énergie, peu compétitifs à l’échelle internationale. Parmi les demandes de WV Stahl aux décideurs politiques figurait un allègement de la facture  pour les industries fortement consommatrices d’énergie. La fédération réclame ainsi un prix de l’électricité à 30-60 € par mégawattheure, en incluant tous les coûts associés.

 

 

France : le pdg d'ArcelorMittal France opposé à la nationalisation

24/11/25
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« Changer l’actionnaire d’ArcelorMittal France ne changerait en rien les problèmes structurels auxquels nous faisons face », a déclaré, le pdg de la division française du groupe, Alain Le Grix de la Salle, après un vote en ce sens, mercredi 19 novembre, en commission à l’Assemblée nationale. De l’avis du patron d’ArcelorMittal France, « pour donner un avenir à la production d'acier en Europe, il faut répondre aux deux maux qui la frappent, à savoir la baisse de la demande et les surcapacités mondiales, qui entraînent des importations massives d’acier subventionné à bas prix » issues notamment de Chine. Même son de cloche du côté du gouvernement, lequel juge, lui aussi, la mesure inefficace. « Mettre une entreprise sous perfusion publique ne réglera pas la concurrence de l’acier chinois », a rétorqué le rapporteur général du budget Philippe Juvin, en faveur de mesures européennes sur les droits de douane. La commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté, le 19 novembre, une proposition de loi de La France insoumise (LFI) visant à reprendre le contrôle à 100 % d’ArcelorMittal en France.  

 

 

Italie : production d'acier brut accrue en octobre

20/11/25
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En octobre, la production italienne d’acier brut a, pour le quatrième mois consécutif, poursuivi son ascension, à 2 M de t, soit une hausse de 2 % sur un an, d’après Federacciai, l’association locale de l’acier. La production de produits longs s’est accrue de 11,6 %, à 1,2 M de t. Parallèlement, celle de produits plats a décliné de 2,6 %, à 779 000 t. Entre janvier et octobre, les aciéries transalpines ont produit 17,5 M de t, soit des volumes supérieurs de 3,1 % à ceux enregistrés un an plus tôt. En dépit de cette progression, la production est inférieure de 1,8 % au niveau de 2023 et de près de 5,3 % à celui de 2022. Les difficultés de longue date rencontrées par Acciaierie d’Italia continuent de peser sur la production domestique d’acier. Le groupe n’opère qu’un haut-fourneau, à un rythme réduit.

Allemagne : production d'acier brut en repli en octobre

20/111/2025
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Outre-Rhin, la production d’acier brut a confirmé son recul en octobre, d’après WV Stahl, la fédération allemande de l’acier. Les aciéries locales ont produit 3,13 M de t le mois dernier, soit une baisse de 3 % sur un an. Ces mauvais résultats sont attribuables à la contraction des volumes d’acier issus des hauts-fourneaux et des convertisseurs à oxygène, en repli de 4,5 %, à 2,17 M de t sur un an. Quant à la production émanant des fours électriques, elle n’a quasiment pas fluctué, à 953 000 t (+0,6 % sur un an). Entre janvier et octobre, la production a totalisé 28,5 M de t, soit un retrait de 9,9 % sur un an. La production provenant de la filière des hauts-fourneaux s’est établie à 19,53 M de t (-12,4 %), tandis que celle issue de la filière électrique est ressortie à 8,97 M de t (-4,1 %). D’après Kerstin Maria Rippel, directrice générale de WV Stahl, « la production d’acier brut va se maintenir dans une phase de récession cette année, une tendance amorcée en 2019 ». Dans ce contexte, la patronne de WV Stahl exhorte le gouvernement à prendre des mesures dans les plus brefs délais. 

France : Novasco repris par un consortium

18/11/25
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Lundi 17 novembre, une audience cruciale s’est tenue au tribunal de commerce de Strasbourg pour les salariés de Novasco, placé en redressement judiciaire à la mi-août. L’offre déposée par le consortium d’investisseurs français réunis autour de Julien Baillon, dirigeant de la PME ardennaise Métal Blanc, a été retenue par le tribunal, qui évoque « une cession partielle ». La reprise du fabricant d’aciers spéciaux prendra effet à compter du 1er décembre. Cette  offre concerne uniquement le maintien du site de Leffrinckoucke, près de Dunkerque. Sur un effectif total de 696 salariés, seuls les 145 employés de l’usine nordiste vont ainsi conserver leur emploi. Europlasma, qui présentait un projet portant sur la  reprise de trois sites et d'une partie de celui d'Hagondange en Moselle, n’a pas été jugé  assez solide, laissant planer le doute sur les usines de Custines en Meurthe-et-Moselle, de Saint-Etienne dans la Loire et donc d'Hagondange.