Flash infos

France : le projet GravitHy lauréat du fonds européen pour l'innovation

22/10/26
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Deux projets industriels majeurs implantés à Fos-sur-Mer,  GravitHy et H4 Marseille Fos (unité de production de carburants de synthèse durables pour l'aviation, ndlr), ont été officiellement retenus par la Commission européenne dans le cadre du Fonds européen pour l'innovation. Ce fonds, financé par une partie des revenus de la taxe carbone, bénéficie d'un soutien de 3,4 mds d'euros. Il récompense des technologies de pointe visant à accélérer la transition verte en Europe. Le projet GravitHy prévoit la construction d'un site industriel dont la production atteindra 2 M de t de fer par an, grâce à l'utilisation de l'hydrogène bas carbone produit directement sur place. D'après François de Canson, président de la Région PACA, cette reconnaissance européenne s’inscrit dans une stratégie de réindustrialisation, de développement des emplois et de renforcement de la souveraineté industrielle française et européenne.

 

Production d'acier / Italie : hausse en septembre

22/10/26
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Après deux mois consécutifs de baisse comparé à la même période de 2025, la production italienne d'acier brut a renoué avec la croissance en septembre. Les volumes d'acier brut se sont ainsi accrus de 2,1 % sur un an, à 1,9 M de t, d'après Federacciai, la fédération nationale de l'acier. Ces belles performances font suite à contraction de 1,6 % en juillet, laquelle a précédé une nouvelle baisse de 3,5 % en août. Cette reprise a été favorisée par la stabilisation de la production de produits longs sur un an, à 1,2 M de t après une contraction de 10,2 % en août. Après avoir bondi de 30,3 % en août, le secteur des produits plats, a affiché une tendance divergente, avec un repli de 17 % sur un an, à 736 000 t. Entre janvier et septembre derniers, les aciéries transalpines ont produit 15,9 M de t d'acier brut, soient des tonnages supérieurs de 2,4 % à ceux enregistrés un an auparavant. Sur la période considérée, la production de produits longs a progressé de 4,7 %, à 9,6 M de t, tandis que celle de produits plats a reculé de 4,2 %, à 6,5 M de t. Des incertitudes pèsent sur la filière sidérurgie locale, en raison des difficultés persistantes rencontrées par Acciaierie d'Italia (ex-Ilva), où les opérations de la phase  liquide restent un sujet de préoccupation majeur.  

 

Taxes à l'import / USA : bond des prix de l'acier

19/10/126
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Aux Etats-Unis, les droits de douane imposés par Donald Trump sur les importations d'acier ont dopé les prix de l'acier local. Les prix des coils laminés à chaud ont bondi de 52 % sur un an, à 1225 $/t (1093 €/t), soit un pic inégalé depuis mai 2022. De janvier à septembre 2026, les importations d'acier fini ont diminué de 14 %, à environ 13 M de t, d'après l'American Iron and Steel Institute. Sur la période considérée, la part des importations sur le marché américain est tombée à 16 %, comparé à 19 %, un an plus tôt. De l'avis d'un analyste de CRU Group, les acheteurs ont restreint leurs réservations à l'import, en raison des restrictions, conjuguées à « une politique commerciale en constante évolution avec des partenaires clés tels que le Canada et le Mexique ». Les disponibilités sur l'offre devraient se tendre d'ici la fin de cette année, les aciéries américaines devant désactiver des capacités en vue de procéder à des travaux de maintenance. Les opérations effectuées entre septembre et décembre devraient ainsi impacter la production de plus de 1 M de t. Nucor, le plus grand producteur d'acier national, a vu son action grimper de plus de 50 % cette année. Cleveland-Cliffs et Steel Dynamics ont également bénéficié de prix plus fermes localement et d'une concurrence étrangère moindre. 

Production d'acier / Japon : hausse de 2,3 % ce trimestre

19/10/26
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Ce trimestre, la production japonaise d’acier brut devrait croître de 2,3 % sur un an, à 20,63 M de t. Le Japon, quatrième mondial d'acier, affiche ainsi sa troisième hausse trimestrielle consécutive, grâce à l’amélioration de la demande domestique. D'après le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l'Industrie, la demande en produits sidérurgiques, y compris à l'export, devrait se stabiliser à 18,49 M de t entre octobre et décembre. Quant aux exportations, elles devraient diminuer de 2,4 %, sur fond d'afflux d'expéditions d'acier chinois et de mise en place de mesures protectionnistes dans plusieurs pays. Sur le segment de la construction, les pénuries de main d’œuvre continuent de peser sur les projets de petite et moyenne envergure. Toutefois, la demande montre des signes de reprise pour des projets urbains innovants, tels que le réaménagement de Tokyo, ou la construction de cités flottantes.

 

France : 1,8 md d'euros seront investis sur les sites nordistes d'ArcelorMittal

19/10/26
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ArcelorMittal souhaite accélérer sa transformation industrielle dans la région de Dunkerque. Le groupe confirme l’avancée de deux projets clés, représentant des investissements de 1,8 md d'euros. À Dunkerque, le groupe va construire un four électrique d’une capacité de 2 M de t d’acier par an dont la première coulée est prévue à la mi-2029. Cet investissement de 1,3 md d’euros vise à réduire de 27 % les émissions de CO2 de l’aciérie. Cette installation permettra de fermer l’un des deux hauts-fourneaux de l’aciérie, qui utilise du charbon, tout en conservant une capacité de production annuelle maximale de 5,5 M de t d’acier. 300 M d’euros ont déjà été engagés en vue de préparer le chantier et commander les équipements. Les travaux préparatoires sont en cours et la consultation du public a débuté le 15 octobre. « Nous avons déposé nos demandes de permis de construire et d’autorisation environnementale à la fin du mois de juillet », précise François Glaisner, directeur du projet de décarbonation chez ArcelorMittal, qui espère obtenir ces autorisations en mars 2027. 500 M d’euros ont, eux, été investis sur le site de Mardyck dans une nouvelle filière de production d’aciers électriques, indispensables à la fabrication des moteurs et des générateurs. Les trois premières lignes, en service depuis mars dernier, emploient déjà 200 personnes. Deux lignes supplémentaires, en cours d’installation, feront l'objet de tests au printemps 2027. Pour ArcelorMittal, ces deux projets de grande ampleur consituent deux leviers majeurs destinés à réduire son empreinte carbone et à accélérer l’électrification en Europe.

 

Perspectives / Allemagne : évolution lente mais positive

19/10/26
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D'après WV Stahl, la fédération allemande de l'acier, en Allemagne, la demande d'acier évolue plus lentement que celle observée à l'échelle internationale, en dépit de perspectives encourageantes pour 2026 et 2027. Worldsteel, l'association mondiale de l'acier, table ainsi sur une progression de 3,8 % sur un an, à 30,3 M de t et de 6 %, à 32,1 M de t en 2027, après une production de 29,2 M de t en 2025. L'Allemagne, sixième consommateur mondial d'acier en 2017, va  être rétrogradée à la huitième place en 2027. Dans ce contexte, Kerstin Maria Rippel, directrice générale de WV Stahl, appelle à mettre en œuvre plus rapidement les projets d'investissement et à améliorer l'environnement économique pour la production industrielle. Les dépenses d'investissements programmées pourraient apporter un soutien supplémentaire, même si leur plein effet ne sera perceptible que de façon progressive. La dirigeante de WV Stahl exhorte le gouvernement à affecter plus rapidement des fonds à des projet concrets. En outre, elle encourage vivement Berlin à accorder la priorité aux produits fabriqués en Europe, arguant qu'une telle initiative favoriserait le développement des infrastructures, la création de la valeur industrielle et l'emploi. 

Tôles lourdes / Italie : prix majorés

19/10/26
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En Italie, les prix de transaction  relatifs aux tôles lourdes se sont accrus par rapport à septembre. La consommation n'est pas très soutenue, mais les restrictions sur les importations incitent les acheteurs à se tourner vers les tôles locales, ce qui concourt à maintenir l'équilibre entre l'offre et la demande. « Le nouveau régime de quotas devrait retirer du marché européen 1 M de t de produits importés  par an », a déclaré une source. Un avis que ne partagent pas les distributeurs et centres de services, selon lesquels la demande est atone en aval, les clients s'abstenant de réserver de gros volumes. Les tôles S275 sont disponibles à 780 €/t départ usine ou livré, selon les clients. La catégorie S355 atteint des prix supérieurs de 20 €/t à ce niveau. Les usines visent désormais 800 €/t départ usine pour la tôle S275, sur fond de robustesse des coûts de l'énergie et des brames importées. Ces dernières se sont stabilisées sur un mois, à 570-580 $/t (508,5-517 €/t) cfr. 

Production d'acier brut / International : ajustements baissiers

12/10/26
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D'après Worldsteel, l'association mondiale de l'acier, la demande internationale d’acier devrait rester globalement stable sur un an en 2026, pour totaliser 1 722 M de t, avant de croître de 1,7 %, à 1 752 M de t l'an prochain. Des prévisions revues à la baisse par rapport à celles établies précédemment, lesquelles faisaient état d'une modeste hausse de 0,3 % pour cette année, et d'une progression de 2,2 % pour 2027. Cet ajustement est imputable au ralentissement durable des secteurs de l'immobilier et des infrastructures en Chine. Le géant asiatique devrait ainsi voir sa demande d'acier  se contracter de 2 % en 2026, puis de 1 % l'année suivante. Les projections antérieures tablaient, elles, sur une contraction de 1,5 % cette année et d'une stabilité pour 2027. Les prévisions se sont également dégradées pour l'Europe. Worldsteel prévoit désormais un repli de 0,3% de la demande d’acier dans l’UE et en Grande-Bretagne en 2026, à rebours de sa précédente prévision de croissance de 1,3%, la reprise dans le secteur de la construction s’avérant plus lente et plus inégale que prévu. Les perspectives sont plus encourageantes pour le reste du monde, où la demande devrait progresser de 1,5 % en 2026 et de 4 % en 2027. L'Inde, dont la croissance est estimée à 8 % par an, restera en tête du peloton. 

Construction / UE : embellie attendue en 2027

12/10/26
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Au sein de l'UE, la production de la  filière de la construction devrait afficher une hausse de 1,5 % sur un an cette année, avant de croître de 2,9 % en 2027, d'après Eurofer, l'association européenne de l'acier. Le secteur, représentant 37 % de la consommation apparente d'acier de la région, est toujours le principal utilisateur d'acier. En dépit d'un assouplissement monétaire, conjugué au plan de relance post-Covid, le segment a enregistré un recul de 1,6 % en 2024, avant de renouer avec une croissance modeste en 2025. Au 1er trimestre 2026, la production n'a progressé que de 0,4 % sur un an, après avoir augmenté de 3,1 % lors du trimestre précédent. Malgré la hausse des taux d'intérêt, la croissance devrait s'accélérer plus tard cette année avant de regagner du terrain en 2027, sur fond de redressement de la demande en logements et d'accroissement des dépenses dans les infrastructures.  

 

Rond à béton / Italie : des hausses acceptées par les clients

12/10/26
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Les tentatives haussières des fabricants transalpins de rond à béton se sont, elles, révélées fructueuses, les clients ayant accepté de s'acquitter d'offres majorées, en dépit d'une activité modérée. Les prix négociables du rond à béton B450C 12 mm pour une livraison prompte ont ainsi renchéri à 720-750 €/t départ usine, contre 720 €/t départ usine précédemment. Les usines, dont les coûts de production  ne cessent de grimper, n'ont d'autre choix que de relever leurs tarifs. Elles envisagent d'instaurer de nouvelles augmentations malgré la désaffection des acheteurs en aval.« Jusque fin septembre, certains clients sont parvenus à effectuer des commandes à des prix attractifs. La situation a bien évolué depuis lors. Les vendeurs sont étranglés par le bond incessant des coûts de l'énergie et rejettent systématiquement les offres qu'ils jugent trop basses », a commenté une source milanaise. Sur le marché export, les offres à destination du bassin méditerranéen sont, elles, estimées à 610-620 €/t fob, soit un niveau stable sur une semaine. Les consommateurs allemands et autrichiens font part d'un vif intérêt pour le produit long. 

France : succès du réseau 5G Steel pour ArcelorMittal

12/10/26
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Il y a 5 ans, ArcelorMittal France a initié un projet hors-norme visant à se doter du plus grand réseau privé 5 G du territoire. Cette technologie est actuellement déployée sur le site de Dunkerque, sur l'aciérie voisine de Mardyck dans le Nord ainsi qu'à Florange, en Moselle. D'après David Glijer, directeur de la transformation digitale chez ArcelorMittal France, il s'agissait de relever un enjeu de taille : couvrir avec ce réseau plusieurs dizaines de kilomètres carrés de structures intérieures et extérieures, essentiellement métalliques et de grande hauteur. Ces surfaces, réfléchissant et bloquant les ondes, constituent de véritables zones blanches, malgré la proximité de centres urbains. Le groupe bénéficie d’une qualité de service garantie en termes de débit et de latence*. En outre, ce réseau privé mobile assure une meilleure protection des données industrielles sensibles en matière de sécurité. Munis de tablettes, les opérateurs peuvent relever, saisir et partager les données en temps réel lors d’inspections, d’audits de sécurité, de contrôle qualité, ou encore d’opérations de maintenance. Le recours à la 5G, crucial dans le projet de décarbonation de grande ampleur lancé par le géant de l'acier, facilite la gestion du recyclage de l’acier.

*Latence : le temps nécessaire à un paquet de données pour passer de la source à la destination via un réseau.

Fil machine / Italie : tentatives haussières vaines

12/10/26
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Les prix du fil machine ont amorcé un repli il y a deux semaines en Italie, les acheteurs refusant de s'acquitter des offres majorées soumises par les usines. Une situation imputable au vif désintérêt des consommateurs en aval. Les réservations se réduisent à peau de chagrin, les clients transalpins, peu enclins à reconstituer leurs stocks aux tarifs proposés actuellement, couvrent uniquement leurs besoins immédiats. Les prix négociables du fil machine drawing 5,5 mm dont la livraison est prévue en octobre se sont contractés à 680-685 €/t DAP (670-675 €/t départ usine), contre 700-710 €/t DAP (690-700 €/t départ usine) fin septembre. Quant au fil machine mesh, il est, lui, disponible à 660-670 €/t DAP.Les fournisseurs prétendent, eux, qu'ils n'ont d'autre choix que d'imposer de telles majorations, le bond des coûts de production faisant obstacle à de quelconques concessions. A l'export, où la demande n'est guère plus soutenue, les offres portant sur le fil machine drawing ont été fixées à 680 €/t DAP Europe centrale, tandis que celles s'appliquant au fil machine mesh atteignent, elles, 660 €/t DAP Europe centrale. 

France : bond des ventes de véhicules électriques en septembre

08/10/26
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En septembre, les ventes de voitures neuves en France ont bondi comparé à 2025, soutenues par  l'essor de la filière électrique, selon la Plateforme automobile (PFA). Les véhicules électriques représentaient 42 % des immatriculations grâce aux aides à l'achat, comme le leasing social, dont la troisième phase a été lancée mi-juillet, ou l'éco-score, permettant d'obtenir un bonus écologique. Le marché des voitures particulières neuves, représentant 156 629 immatriculations, toutes motorisations confondues, a grimpé de 11,6 % en glissement annuel en septembre. Selon la PFA, ce mois n'est généralement pas une période propice aux ventes, ce qui témoigne que ces dernières dépendent des incitations à l'achat. De fait, en l'absence de ces aides fiancières, le marché automobile n'afficherait pas d'aussi belles performances. Sans surprise, Tesla s'est taillé la part du lion, les ventes de son modèle Y ayant détrôné celles de la Peugeot 208, de la Dacia Sandero ou encore de la Renault Clio VI, entre janvier et septembre. Même constat pour les véhicules chinois, tels que BYD ou Xpeng, dont la part de marché a opéré une nette remontée sur le territoire français. Le mois dernier, ils constituaient 8 % des ventes, toutes catégories confondues, et 7 % des ventes de véhicules électriques.  

 

Suisse : nouvelle restructuration pour Swiss Steel

06/10/26
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En 2025, Swiss Steel a enregistré une perte de 311 M d'euros, contre 194 M d'euros en 2024. Les fonds propres ont plongé à seulement 25 M d’euros. Depuis 2022, son chiffre d’affaires a, lui, chuté d’environ 45%, pour passer de plus de 4 mds d'euros, à 2,24 mds d’euros. Dans ce contexte, Frank Koch, le dirigeant du groupe suisse, a annoncé une nouvelle  restructuration. De nouvelles suppressions de postes sont ainsi programmées dans les aciéries allemandes. L'objectif est de réorganiser les sites de production afin qu'ils puissent à nouveau dégager des bénéfices d'exploitation. Swiss Steel a déjà réduit de moitié ses effectifs ces dernières années, passant de 13 000 à 6 500 employés. Le groupe pâtit lourdement de la crise profonde que traverse l’industrie automobile, un secteur clé pour ses activités. L'étape suivante consistera à assainir le bilan afin de parer aux difficultés. Martin Haefner, actionnaire principal de Swiss Steel, devra à nouveau injecter de nombreux capitaux dans l’entreprise. Quant aux banques, elles devraient renoncer à une partie de leurs créances. « Nous prévoyons de renouer avec la rentabilité opérationnelle à compter de 2028 », a déclaré Frank Koch. Grâce à la restructuration et les coupes prévues outre-Rhin, le groupe souhaite réduire sa dépendance vis-à-vis de la filière automobile afin de se repositionner sur d’autres marchés plus porteurs.

Espagne : les exportations de rond à béton suscitent peu d'intérêt

06/10/26
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Si, en Espagne, les exportations de rond à béton se sont modestement redressées par rapport à celles observées durant la période estivale, les volumes demeurent toutefois restreints. Les prix sont parvenus à se stabiliser alors que le renchérissement des prix des ferrailles, conjugué au bond des coûts de production constitue un obstacle à un quelconque mouvement baissier. Des transactions à destination du Royaume-Uni et des pays baltes ont récemment été conclues à 680 €/t cfr (635 €/t fob), soit un prix inchangé sur deux semaines. Aucune tendance claire ne parvient à se dégager dans un avenir proche. Si, d'un côté, la progression des prix des ferrailles, du carburant et d'autres coûts de production soutiennent les prix, d'un autre côté, la faiblesse de la demande compromet l'instauration de hausses supplémentaires. « Les prix devraient se maintenir aux niveaux observés actuellement. Il est plus probable qu'ils opèrent une remontée plutôt qu'un repli », a déclaré un exportateur madrilène de rond à béton. 

Europe du Nord : stabilisation des prix du fil machine

06/10/26
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En Europe du Nord, les prix du fil machine, pénalisés par une demande obstinément atone, n'ont pas fluctué depuis début septembre. De l'avis de nombreux participants, l'activité devrait se redresser au cours des prochaines semaines, les acheteurs ayant besoin de reconstituer leurs stocks. Les prix de transaction du fil machine mesh se maintiennent à 690 €/t départ usine et ceux du fil machine drawing, à 710 €/t départ usine. Quant aux importations, elles sont disponibles à 570-580 €/t cfr Rotterdam. D'après un opérateur néerlandais, « l'absence d'échanges s'explique par la flambée persistante des coûts de l'énergie et le bond des coûts de transport. Il est devenu très compliqué de trouver des moyens de transport, surtout des camions, pour effectuer nos livraisons ». Il convient de souligner qu'en Europe, les prix du gaz ont bondi de plus de plus de 140 % depuis le début de cette année, suite aux tensions géopolitiques. Pour le moment, les prix européens des ferrailles n'ont pas d'incidence sur ceux du fil machine. La stabilité est également de mise en Italie, où les prix du fil machine drawing sont estimés à 680-700 €/t livré.   

France : ArcelorMittal axé sur l'électromobilité à St-Chély-d'Apcher

05/10/26
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L'usine d'ArcelorMittal de Saint-Chély-d'Apcher, en Lozère, se positionne comme un fournisseur clé des géants de l'automobile. Le modèle de production de l’usine a été  modernisé en profondeur en 2013, à hauteur de 150 M d’euros. Cet engagement a permis de porter la production d’acier électrique à un niveau de qualité inégalé, afin de répondre aux besoins croissants des véhicules électriques et hybrides. Située à plus de 1 000 mètres d'altitude, l'usine est le premier employeur industriel de la Lozère. En dépit de son éloignement des grands centres urbains, son implantation est stratégique pour le sidérurgiste franco-indien. « Nous sommes ici dans le site spécialisé au niveau européen pour les aciers dédiés à l'électromobilité », a commenté Philippe Chappus, responsable du développement des aciers électriques pour l'usine d'ArcelorMittal à Saint-Chély d'Apcher. « Ce marché représente 60 à 70 % de l'activité du site », a précisé Bernard Legier, le directeur de l'usine, forte de 200 collaborateurs.Cet acier haut de gamme est également destiné aux métros, aux trains à grande vitesse, à l'électroménager, aux moteurs électriques pour les machines industrielles ainsi qu'à la production d'énergie (hydro-électricité, éolien, nucléaire). 

France : les Forges de Tarbes dans une situation préoccupante

02/10/26
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Les Forges de Tarbes, un site stratégique pour la production de corps creux d'obus de gros calibre, sont, depuis plusieurs mois, en proie à de lourdes difficultés. De fait, la situation est jugée alarmante par de nombreux salariés, lesquels ont fait état de la suspension de la production entre mi-août et mi-septembre, de tensions sur les matières premières, de machines obsolètes occasionnant des pannes récurrentes, de salaires versés tardivement, et d’incertitudes quant à l'état de la trésorerie. La société pyrénéenne est l'unique usine  française capable de produire des corps creux d'obus de 155 mm. Cette enveloppe métallique vide en acier forgé entre dans la fabrication des canons Caesar, en service dans l'armée de Terre. La production du site est d'autant plus stratégique que depuis le début du conflit en Ukraine, notre pays cherche à reconstituer ses stocks de munitions et à accroître ses capacités de production. Toutefois, le mauvais état de l'outil industriel compromet la montée en cadence promise par la filière française de l'armement. Le carnet de commandes des Forges de Tarbes est pourtant  bien rempli. La demande européenne en obus de 155 mm a bondi après l'invasion, en février 2022, de l'Ukraine par la Russie. Un contrat, s'appliquant à la fourniture de 60 000 à 150 000 corps creux d'obus pour la période 2026-2028, a ainsi été scellé avec son seul client, le groupe d'armement KNDS, le fabricant du Caesar. 

 

Immatriculations automobiles / UE : nouvelle hausse en août

01/10/26
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En août, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 4,5 % sur un an  au sein de l'UE, à 708 211 unités, d'après ACEA, l'Association des Constructeurs Européens d'Automobiles. Les principaux marchés de la région ont tous affiché de belles performances : l'Allemagne (+2,6 %), l'Italie (+3,2 %), la France (+7,4 %) et l'Espagne (+11,8 %). Le succès des ventes de véhicules électriques, dont les immatriculations ont bondi de 62,7 % en août, à 196 486 unités, est à l'origine de ces bons résultats. Une situation imputable à la flambée persistante des prix de l'essence. Leur demande a ainsi grimpé de 75,1 % en Allemagne, 112,8 % en France, 34,5 % en Italie et 43,9 % en Belgique. Entre janvier et août, les immatriculations de voitures neuves se sont accrues de 5,3 % sur un a01/10/26n, à 7,5 M d'unités. Les ventes de véhicules électriques ont grimpé de 44,9 %, à 1,6 M d'unités, pour représenter 21,7 % du total du marché de l'UE.  

 

Transport de marchandises sur le Rhin: recours à des navires spécifiques

01/10/26
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En Allemagne, la navigation est devenue quasiment impossible sur certaines parties du Rhin après que le fleuve a  chuté à un niveau historiquement bas, d'après la Fédération allemande de la navigation intérieure. Cette situation, résultant d'une sécheresse persistante, pénalise sévèrement le transport de marchandises sur cette artère stratégique pour les échanges commerciaux en Europe de l'ouest. Le ralentissement de la navigation, qui perturbe des secteurs clés, tels que la chimie ou la sidérurgie, exacerbe la pression sur l'économie allemande, déjà bien fragilisée. La profondeur navigable atteint à peine plus d'un mètre à Kaub, entre Coblence et Mayence, à l'ouest du pays, un point de référence crucial pour la navigation sur le Rhin. Dans ce contexte, les cargos transportant des marchandises ne sont quasiment plus en mesure de naviguer. Thyssenkrupp a donc eu recours, ces dernières semaines, à des navires spécialement adaptés pour transporter ses produits sidérurgiques. En août, Berlin, désireux de soutenir les entreprises, a levé l'interdiction de circulation des poids lourds les dimanches et jours fériés. Quoiqu'il en soit, la cargaison d'un seul cargo de marchandises, nécessite l'utilisation de nombreux camions.