Flash infos

Royaume-Uni : hausse des immatriculations automobiles en mai

09/06/26
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Le mois dernier au Royaume-Uni, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 7,1 % sur un an, à 160 662 unités, soit la plus belle performance enregistrée en mai depuis 2019. D’après SMMT, l’association britannique de l’automobile, la demande émanant des acheteurs privés s’est accrue de 17,2 % sur un an, à la faveur d’un choix plus large de modèles de voitures et d’offres compétitives. Les ventes de véhicules électriques à batterie ont bondi de 34,2 %, à 43 931 unités. Leur part de marché a ainsi augmenté à 27,3 %, à savoir le plus haut niveau affiché jusqu’à présent cette année. Entre janvier et mai derniers, les immatriculations totales  de voitures ont atteint 924 763 unités, soit une progression de 8,7 % en glissement annuel. Les immatriculations de véhicules à batterie ont, elles, grimpé de 24,3 %, à 220 629 unités. Quoiqu’il en soit, cette gamme de véhicules ne représentait que 23,9 % du marché, un taux largement en deçà des  objectifs requis par le gouvernement, fixés à 33 % pour 2026.                          

Europe du Nord / Fil machine : stabilisation

09/06/26
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En Europe du Nord, les prix du fil machine n’ont pas fluctué depuis la mi-mai en dépit d’une demande satisfaisante. La majorité des participants du secteur tablent sur de nouvelles majorations ce mois-ci, sur fond d’accroissement durable des coûts de production et de logistique. « Les consommateurs se montrent à nouveau attentistes. Si certains d’entre eux prévoient une baisse des prix, d’autres opérateurs considèrent qu’une telle situation ne devrait pas se produire prochainement. Ces derniers ne se procurent que de petits volumes de fil machine », a commenté un producteur belge. Les contrats s’appliquant au fil machine drawing sont scellés à 705 €/t départ usine, tandis que celles portant sur le fil machine mesh sont conclues à 725 €/t départ usine. A l’import, les offres hors de  l’UE sont, elles, disponibles à 630-640 €/t cfr Rotterdam. « Jusqu’à présent, l’accroissement des prix des ferrailles en Europe n’a pas d’impact sur ceux du fil machine parce que la consommation ne parvient pas à décoller. Quoiqu’il en soit, les coûts de transport se maintiennent à un niveau élevé, raison pour laquelle l’activité tourne au ralenti », a déclaré un autre opérateur.  

Autriche : Voestalpine prévoit une hausse de l'EBITDA

08/06/26
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Voestalpine table sur une croissance de son résultat opérationnel pour l'exercice à venir, porté par le nouveau régime de sauvegarde de l'UE, après que le sidérurgiste autrichien a publié, mercredi 3 juin, des résultats annuels supérieurs aux attentes. Après la mise en oeuvre, début 2026, du MACF, l’UE va réduire de moitié, dès le 1er juillet, les quotas d'importation d'acier. Ces mesures visent à protéger les producteurs locaux contre l'afflux de produits à bas cours du deuxième trimestre, a déclaré Hubert Zajicek, directeur de la division acier de Voestalpine.« Au cours du second semestre, ce volume diminuera considérablement, car d'autres mesures entreront en vigueur dans le cadre du système post-sauvegarde », a ajouté Hubert Zajicek.Pour son exercice financier 2026/2027, le groupe prévoit un excédent brut d'exploitation (EBITDA) compris entre 1.6 md et 1.85 md d'euros, contre 1.49 md d'euros enregistrés pour l'exercice clos en mars. Les analystes attendaient, eux, en moyenne un EBITDA de 1.45 md d'euros pour l'exercice écoulé et de 1.76 md d'euros pour l'exercice 2026/2027.Le groupe autrichien a toutefois  précisé que les retards pris par certains projets énergétiques dans son segment des tôles fortes viendraient tempérer les gains de sa division acier. L'entreprise s'attend également à ce que les répercussions du conflit au Moyen-Orient, conjuguées aux  différends commerciaux pèsent sur ses performances. De fait, au cours de l’exercice 2025/2026, l'impact négatif des tarifs douaniers américains sur l'acier s'est élevé à plusieurs dizaines de millions d'euros.

 

Allemagne : Rheinmetall a cédé ses activités automobiles

08/06/26
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Le fabricant d'armement allemand Rheinmetall a annoncé, mercredi 3 juin, la cession de ses activités automobiles pour 350 M d'euros au fonds d'investissement munichois Aequita. L’objectif de cette transaction est de se recentrer sur le secteur de la défense dans un contexte de réarmement européen. Les parties prenantes ont scellé un « contrat d'achat qui ouvre la voie à l'avenir de l'ancienne division Power Systems de Rheinmetall, placée sous une nouvelle direction », selon un communiqué du groupe basé à Düsseldorf. Cette cession sera finalisée au quatrième trimestre 2026, sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires. La branche rachetée, spécialisée dans la sous-traitance pour l'industrie automobile, en proie à des difficultés, a généré un chiffre d'affaires d'environ 2 mds d'euros en 2025. Rheinmetall l’a sortie la même année de son périmètre comptable. Alors que l'Europe investit massivement dans l’industrie de la défense face aux tensions géopolitiques mondiales, Rheinmetall, qui produit des véhicules blindés, des munitions ou de l'électronique de défense, a fortement étoffé ses carnets de commandes ces dernières années. « Nous nous concentrons sur l'activité à forte marge avec le secteur militaire, où nous disposons d'excellentes perspectives de croissance », a expliqué le président du directoire de Rheinmetall, Armin Papperger. Dernier exemple en date de l'essor de son activité de défense, l'entreprise a annoncé, mardi 2 juin, la signature de contrats d'une ampleur inédite avec l'armée roumaine, à hauteur de 5,7 mds d'euros.

 

France : Legrand investit 25 M d'euros

04/06/26
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Legrand investit 25,5 M d'euros afin d’agrandir son usine de Montbard, en Côte d’Or. D'ici un an cette entreprise qui emploie déjà une centaine de personnes disposera d’un nouveau bâtiment de 2.300 mètres carrés. Ce dernier hébergera une usine de production de rails métalliques servant à guider les câbles informatiques. « Le produit semble très basique, mais il requiert beaucoup de techniques et de savoir-faire » assure Morgan Malecotte, directeur général de Legrand France, venu, mardi 2 juin, poser la première pierre du futur bâtiment. « Historiquement la société Cablofil que nous avons rachetée en 2005 était spécialisée dans les chemins de câbles en acier soudé. Nous investissons donc sur ce site pour en faire une référence mondiale sur les chemins de câbles en acier soudé. Il y a une très forte demande émanant de tous les centres de données. Montbard va devenir un site majeur en Europe pour cette production. », a précisé le dirigeant. Le nouveau site, qui sera entièrement robotisé, fonctionnera en trois-huit, c'est à dire qu'il opérera jour et nuit. Si cette extension de grande ampleur ne va générer qu'une dizaine d'emplois, elle assure toutefois un avenir à toute l'usine de Montbard. Le groupe bourguignon, spécialiste mondial des infrastructures électriques et numériques du bâtiment, est le leader mondial des centres de données.

 

USA : abaissement des droits de douane sur l'acier

04/06/26
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Dans le cadre de l’application de la section 232 sur certaines importations d'aluminium, d'acier et de cuivre pour des motifs de sécurité nationale, Donald Trump a signé, lundi 1er juin, un décret visant à modifier ses droits de douane. La proclamation abaisse de 25% à 15% les tarifs douaniers sur certains produits dérivés de l'acier et de l'aluminium, notamment certains types de machines agricoles et d'appareils résidentiels de chauffage, de ventilation et de climatisation. Elle assujettit les équipements industriels mobiles, tels que les bulldozers et les chariots élévateurs, à un tarif de 15% « lorsqu'ils sont importés de pays signataires d'accords commerciaux bénéficiant d'un tel traitement », a précisé la Maison Blanche. Le décret permet également aux entreprises étrangères exportatrices de prétendre à un tarif de 10% si « leurs biens d'équipement intègrent au moins 85% en poids d'acier ou d'aluminium fondu et coulé aux États-Unis ». Le décret  ajoute deux nouvelles catégories de produits dérivés de l'acier et de l'aluminium qui seront soumises à des droits de 25% : les rayonnages en acier et les plaques lithographiques en aluminium. Ces ajustements entreront en vigueur pour les marchandises importées ou dédouanées après le 9 juin.

 

Espagne : la production automobile en hausse sur un mois, en repli sur un an

04/06/26
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En Espagne, la production automobile reste dépendante à l’adaptation des lignes de production aux nouveaux modèles, conjuguée à la demande émanant de l’export, qui a progressé de façon hétérogène en Europe, d’après  Jose-Lopez-Tafall, directeur général d’Anfac, l’association espagnole de l’automobile. En avril, la production a atteint 209 571 unités, contre 211 028 unités en mars. Ces volumes étaient inférieurs de 8,4 % à ceux enregistrés un an plus tôt. Entre janvier et avril, la production a totalisé 783 100 unités, soit une baisse de 0,2 % sur un an. Sur ce total, 57,5 % étaient des voitures diesel et essence. En avril, les exportations ont augmenté à 180 735 unités, soit une progression de 8,6 % sur un an. A titre de comparaison, elles s’établissaient à 176 765 unités en mars. Parmi les marchés clés, figuraient l’Allemagne (29 344 unités), suivie de la France (26 519 unités) et du Royaume-Uni (23 449 unités).               

Maroc : le pays est devenu 5è producteur d'acier du monde arabe

02/06/26
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Alors que l’industrie sidérurgique mondiale poursuit sa transition vers des procédés de production moins polluants, les pays arabes renforcent progressivement leur présence dans ce secteur stratégique. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’Energy Research Unit (ERU), un centre de recherche basé à Washington. D’après ce dernier, les dix principaux producteurs arabes représentent au total près de 2,7 % des capacités opérationnelles mondiales du secteur, estimées à 2,216 mds de tonnes par an. L’Égypte occupe la première place avec une capacité de 15,6 M de t par an, entièrement assurée par des fours à arc électrique. Elle est suivie de l’Arabie saoudite, dont les capacités atteignent 12 M de t, réparties entre 11,65 M de t produites par des fours à arc électrique et 350.000 t issues de fours à induction électrique. L’Algérie figure, elle, au troisième rang avec 8,7 M de t par an, également produites exclusivement via des fours à arc électrique. Les Émirats arabes unis arrivent en quatrième position avec une capacité de 5,1 M de t, dont 4,5 M de t provenant de fours à arc électrique et 600.000 t de fours à induction électrique. Le Maroc, confirmant sa place parmi les principaux acteurs arabes du secteur, complète ainsi le classement des cinq premiers producteurs régionaux, avec 3,32 M de t de capacités opérationnelles annuelles.

 

France : Marcegaglia investit 600 M d'euros à Fos-sur-Mer

02/06/26
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Marcegaglia a présenté, lundi 1er juin, une nouvelle enveloppe de 600 M d’euros, ce qui porte à 1,2 md d'euros son investissement sur le site. Ce projet, présenté à l'occasion du neuvième sommet Choose France, « donnera naissance à la première aciérie en France depuis plus de 50 ans et au premier grand laminoir depuis cette période », a indiqué le groupe, dans un communiqué. L'usine « intégrera l’intelligence artificielle et sera alimentée par une électricité décarbonée, visant des performances de référence en sobriété énergétique et en empreinte carbone », a ajouté le groupe italien. Maud Brégeon, la ministre déléguée à l'Energie a salué un « investissement historique », illustration selon elle de la « reconquête industrielle » à l'oeuvre dans le pays. « L'électrification n'a pas seulement des objectifs climatiques et environnementaux. Il s'agit bien d'une vraie stratégie de réindustrialisation et de souveraineté économique de la France qui lui permettra de sortir de ses dépendances tout en s'affirmant comme le champion européen de l'industrie verte », a ainsi fait valoir Maud Bregeon. L’objectif est de faire passer la production d'acier à quelque 2,1 M de t d'ici mi-2028, contre 100 à 150 000 t actuellement.

 

 

Chine : menace de représailles concernant les droits de douane de l'UE

02/06/26
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La Chine mène actuellement des négociations avec Bruxelles concernant les nouvelles restrictions du bloc sur les importations d'acier exonérées de taxes, effectives à compter du 1er juillet. Les mesures prises par l'UE pèseront sur les échanges bilatéraux d'acier et affecteront la stabilité de la chaîne d'approvisionnement mondiale, a déploré He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce. Les droits de douane sur les importations excédentaires d'acier de la Chine seront doublés, de 25 % à 50 %. He Yadong souhaite que ce cycle de négociations aboutisse à des résultats positifs pour chacune des parties, tout en favorisant le développement stable et sain des relations économiques et commerciales avec l'UE. Toutefois, Pékin a averti que si Bruxelles appliquait des mesures discriminatoires à l'encontre des entreprises et des produits chinois, le gouvernement prendrait des contre-mesures en vue de protéger ses intérêts légitimes.

 

Allemagne : la production s'est accrue en avril

01/06/26
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En avril, la production allemande d’acier brut a consolidé la hausse amorcée les mois précédents. Elle a ainsi progressé de 9,5 %, à 3,2 M de t sur un an. Entre janvier et avril 2026, les aciéries locales ont vu leur production croître de 9,1% par rapport à la même période de 2025, d’après WV Stahl, la fédération nationale de l’acier. Les usines produisant de l’acier via le procédé à l’oxygène ont enregistré une hausse de 10,7 % sur un an, à 2,2 M de t. Quant aux aciéries de la filière électrique, elle ont augmenté leur production de 7,1 %, à 1 M de t. Cette tendance était encore plus marquée pour la période comprise entre janvier et avril, durant laquelle la production d’acier via le procédé à l’oxygène a progressé de 11 % sur un an, à 8,6 M de t. Parallèlement, celle issue de la filière électrique s’est accrue de 5,8 %, à 3,9 M de t. Selon WV Stahl, les dernières données disponibles témoignent d’une stabilisation de la production d’acier outre-Rhin. Elles mettent également en lumière le fait que les aciéries locales n’ont pas renoué avec la normalité. Sur la base d’une année complète, les niveaux de production actuels atteindraient 37,5 M de t, ce qui constitue un décalage avec le seuil des 40 M de t, à partir duquel les aciéries sont rentables.                   

 

 

France / ArcelorMittal Dunkerque : lancement de la concertation publique

01/06/26
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ArcelorMittal France a relancé la concertation publique autour de son projet de four à arc électrique à Dunkerque. Ce chantier de décarbonation de l’acier, engage à la fois l’avenir du site nordiste et la crédibilité de la filière sidérurgique française face aux impératifs climatiques et aux pressions concurrentielles mondiales. Le 10 février dernier, ArcelorMittal France confirmait officiellement la construction d’un four à arc électrique sur son site de Dunkerque, dans le Nord. L’investissement, chiffré à 1,3 md d’euros, positionne ce projet parmi les plus ambitieux de la transition industrielle menée sur le territoire national. Le four à arc électrique permet de produire de l’acier à partir de ferrailles, en substituant l’électricité aux énergies fossiles utilisées dans les hauts-fourneaux conventionnels.Pour un site comme celui de Dunkerque, l’un des plus importants complexes sidérurgiques d’Europe occidentale, cette transition technologique joue un rôle clé : elle conditionne la pérennité de milliers d’emplois directs et indirects et redéfinit le profil carbone de l’ensemble de la chaîne de valeur aval, de l’automobile à la construction.Après une première phase de concertation, le groupe renouvelle le dialogue territorial sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

 

UE : succès des véhicules électriques

01/06/26
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Le marché européen des voitures particulières a enregistré une progression en avril, malgré les tensions géopolitiques. Au sein de l’UE, les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 5,1 % sur un an, à 972 314 unités, selon l'ACEA, l’Association des constructeurs européens d'automobiles. Les principaux marchés européens ont enregistré une croissance des ventes : +2,7 % en Allemagne, +11,6 % en Italie, et +8,4 % en Espagne. Quant à la France, elle a affiché une baisse de 0,3 %.Les immatriculations de véhicules électriques ont, elles, totalisé 200 117 unités, soit une hausse de 37,7 %. La demande pour les véhicules électriques a fortement progressé en Allemagne (+41,3 %), en France (+41,8 %), en Belgique (+12 %), au Danemark (+43,5 %) et en Italie (+98,8 %). Selon l’ACEA, le marché automobile continue de bénéficier du vif intérêt des consommateurs pour les véhicules électriques. L’accroissement de la demande résulte des programmes d’incitation à l’achat, conjugués aux avantages fiscaux proposés par la plupart des gouvernements européens. Entre janvier et avril, les immatriculations de voitures neuves dans l'UE ont augmenté de 4,2 % sur un an, à 3,8 M d'unités. Les ventes de véhicules électriques ont grimpé de 33,8 %, à 746 899 unités, soit 19,7 % du marché total de la région.     

 

Royaume-Uni : nationalisation de British Steel en vue

19/05/26
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Suite à une déroute électorale le 7 mai et une possible contestation de son leadership, le premier ministre britannique Keir Starmer, a annoncé son intention de nationaliser British Steel. Le gouvernement souhaite ainsi prendre le contrôle total de British Steel, sous réserve d’une évaluation de l’intérêt public. Cette décision fait suite à l’intervention du gouvernement, en avril 2025, qui avait pris le contrôle de l’aciérie de Scunthorpe, afin d’empêcher la fermeture de hauts fourneaux clés. Malgré des discussions avec Jingye, les propriétaires chinois de British Steel, une vente commercialement viable s’est avérée impossible, ce qui a conduit à envisager la nationalisation comme une solution. Tout en reconnaissant l’importance de cette mesure, Gareth Stace, directeur général de UK Steel, a souligné que la nationalisation devait être considérée comme le catalyseur d’un plan à long terme clair et crédible pour la société britannique, accompagné d’une stratégie d’investissement solide. Auparavant, le gouvernement s’était abstenu de nationaliser entièrement le groupe, tout en recherchant des investisseurs privés potentiels. L’intervention d’avril a été déclenchée par l’échec des négociations avec Jingye, sur fond d’accusations selon lesquelles le Chinois envisageait de fermer les hauts fourneaux.

 

Allemagne : net repli de la croissance escompté

19/05/26
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Au premier trimestre, l'Allemagne a enregistré une croissance de 0,3 %, portée par la consommation privée et publique, ainsi que les exportations. Toutefois, en raison des hostilités au Moyen-Orient, Berlin a, fin avril, divisé par deux sa prévision de croissance pour 2026, à 0,5 %. Le prix du baril de pétrole, qui s'est envolé de plus de 60 % depuis fin février, pèse sur l'industrie allemande, et particulièrement sur les industries électro-intensives, à l’instar de la sidérurgie.Ces dernières, déjà lourdement impactées depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, ont vu leur production dévisser de 15,2 %, contre 9,5 % pour l’ensemble de l’industrie, selon l'Office des statistiques. Ces filières ont perdu 53 000 emplois, dont 11 000 supprimés chez ThyssenKrupp.Dans l’intervalle, le gouvernement allemand a mis en place un rabais sur les prix de l'électricité pour les électro-intensifs, permettant de réduire la facture de moitié à partir d'un certain niveau de consommation. Cet allègement profitera notamment au secteur sidérurgique, dont la production commence à se redresser après avoir atteint en 2025 son plus bas niveau depuis la crise financière, en 2009.

France : le projet de four électrique bien engagé chez ArcelorMittal Dunkerque

07/05/26
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ArcelorMittal a engagé son projet de construction d’un four électrique sur son site de Dunkerque, dans le Nord. Confirmé en février dernier et programmé pour 2029, ce projet a fait l’objet d’un investissement conséquent de 1,3 md d’euros. « On sort d’un contexte difficile, a rappelé Bruno Ribo, directeur ArcelorMittal France. La mise en place de mesures protectrices avec un ajustement carbone pour nos concurrents hors Europe est un signal fort ».  Quant à François Glaisner, le directeur du programme de décarbonation, il a déclaré que « le chantier devrait durer plus de deux ans. Il est complexe car la construction du nouveau four se fera sur un site en activité avec la poursuite de la production », a-t-il commenté. « Le four électrique est un jumbo, soit la taille la plus importante de four électrique qui existe aujourd’hui dans notre industrie, a-t-il précisé. La consommation d’énergie est importante puisqu’elle avoisinera les 200 MW (soit le double de la consommation actuelle, ndlr).» Le groupe ambitionne de produire 5,5 M de t de brames et  5 M de t de coils  laminés à chaud d’ici 2030. La capacité du four électrique s’élève à 2 M de t d’acier brut par an à faible émission de carbone, sur les 5,5 M de t produites chaque année par le site nordiste. Dès sa mise en service, le site fonctionnera avec un haut fourneau, deux convertisseurs et un four à arc électrique. D’après Thierry Flament, directeur du site de Dunkerque, « Le lancement du four électrique va entraîner une profonde transformation de nos processus historiques qui va se faire progressivement. » Avant le lancement des travaux, une concertation publique est en cours, en vue d’expliquer le projet aux habitants de l’agglomération.

 

Royaume-Uni : prévisions revues à la hausse

07/05/26
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La Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), la fédération représentant les constructeurs automobiles britanniques, invoquant une reprise plus forte que prévu, a revu à la hausse ses prévisions portant sur les immatriculations de voitures neuves pour 2026. Le nombre total d’immatriculations devrait ainsi progresser de 3,6 %, à 2,093 M d’unités. Toutefois, les projections concernant les véhicules électriques à batterie ont, elles, été révisées à la baisse, à 26,8 %, contre 28,5 % en janvier. Une situation imputable à une demande plus faible qu’escompté au 1er trimestre 2026. En avril, les immatriculations de voitures neuves ont bondi de 24 % sur un an, à 149 247 unités. Quant à celles de véhicules électriques à batterie, elles ont grimpé de 59,1 % sur un an. D’ici 2027, les constructeurs automobiles britanniques devraient produire 2,121 M de véhicules, la part des véhicules électriques étant estimée à 32 %. La croissance  plus lente que prévu est imputable à la flambée des coûts de l’énergie, lesquels continuent à peser sur la demande. D’autres incertitudes proviennent des risques géopolitiques, conjugués à la pression inflationniste,  qui impactent l’attitude des consommateurs.

Allemagne / Cession de TKSE : TK et Jindal mettent fin à leurs discussions

05/05/26
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Thyssenkrupp a ‌annoncé, samedi 2 mai, avoir suspendu ses négociations amorcées en septembre dernier avec l'Indien Jindal Steel concernant la cession de sa ​division acier Thyssenkrupp Steel Europe (TKSE). Miguel Lopez, directeur général du conglomérat, a fait état d’avancées majeures ces dernières années en vue de le transformer en une société holding, via l’introduction en bourse de ses divisions hydrogène et navires de guerre. Toutefois, le projet initié de longue date visant à céder l'activité sidérurgique, très volatile, s'est avéré plus difficile à concrétiser. En mars, des sources proches du dossier avaient déclaré que les ​discussions pourraient ‌être interrompues en raison de divergences concernant les engagements en matière de retraite, les ⁠investissements et les coûts énergétiques. L’an dernier, Jindal Steel avait soumis une offre indicative pour TKSE, laquelle avait donné lieu à plusieurs mois de vérifications préalables et de négociations concernant l'acquisition potentielle de ⁠l'entreprise, deuxième sidérurgiste européen. La restructuration du segment sera désormais menée en interne afin de repositionner la division acier de manière performante et rentable. A moyen terme, les plans de cession restent toutefois d'actualité.

 

International : ArcelorMittal a dépassé les attentes au T1

04/05/26
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ArcelorMittal a fait état, jeudi 30 avril, d'un résultat brut d'exploitation supérieur aux attentes, soutenu par la fermeté des prix de l'acier et l'amélioration des performances de ses activités en Amérique du Nord. Au premier trimestre, le groupe a publié un EBITDA de 1,68 md de dollars (1,43 md d’euros), dépassant ainsi l'estimation moyenne des analystes qui s'établissait à 1,65 md de dollars (1,41 md d’euros).Quant à son chiffre d’affaires, il a progressé de 4,4 % à 15,4 mds de dollars (13,2 mds d’euros). Si le bénéfice net affiche un repli de 28,6 % sur un an, à 575 M de dollars (492 M d’euros), il a toutefois plus que triplé par rapport au 4è trimestre 2025. La progression du chiffre d’affaires s’explique essentiellement par une hausse des prix moyens de l’acier, laquelle compense le ralentissement de la production et des expéditions. « Malgré le contexte instable au Moyen-Orient, les fondamentaux de l'entreprise se sont améliorés au cours des trois derniers mois », a déclaré le directeur général Aditya Mittal dans le communiqué de résultats. Le dirigeant a salué l’introduction, par Bruxelles, du MACF, conjuguées aux mesures visant à réduire de moitié les importations dans le bloc, effectives à compter du 1er  juillet.  

 

 

Espagne : spectre d'une procédure de faillite pour Tubos Reunidos

04/05/26
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Tubos Reunidos, fabricant espagnol de tubes en acier, a sollicité les services d’un cabinet d'avocats en vue d'un placement en redressement judiciaire, qui pourrait intervenir dès la première semaine de mai, selon des sources financières. Le groupe, lequel affiche une dette nette de 263 M d'euros, a fait état en février d'une perte nette de 118 M d'euros pour l'exercice 2025, imputable aux politiques douanières, à la dépréciation du dollar et à une vive concurrence sur le segment des tubes à bas coût en Europe.La Sociedad Estatal de Participaciones Industriales (SEPI) est le principal créancier, détenant plus de 110 M d'euros de la dette de Tubos Reunidos suite à un sauvetage opéré en 2021.  Le prêt de la SEPI a bloqué les options de restructuration, les investisseurs potentiels exigeant une réorganisation approuvée par l'Etat. La société dont le siège est basé à Amurrio, au Pays basque, n'est pas parvenue à obtenir de nouveaux financements ni à susciter l’intérêt d’un investisseur en vue de relancer l'activité.Un plan de réduction des effectifs d’environ 240 salariés est envisagé.