Flash infos

France : Eurostamp cherche à se diversifier

13/04/26
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Eurostamp, filiale de l’équipementier italien CLN, recherche des opportunités de diversification en dehors du secteur automobile pour son usine de Villers-la-Montagne, en Meurthe-et-Moselle. L’usine fabrique des pièces pour le secteur de l’automobile par emboutissage, une technique consistant à déformer une tôle d’acier plane pour lui donner une forme déterminée, comme une porte ou un élément du châssis. Impactée par la perte de gros contrats chez Stellantis et Renault, la PME lorraine compte notamment sur un audit programmé, fin avril, par la Direction générale de l’armement (DGA), susceptible de lui ouvrir la voie à une qualification visant à produire des composants de drones terrestres ou de châssis de véhicules tout-terrain. Le groupe de 205 salariés, n’opérant qu’à 60 % de sa capacité, a vu son chiffre d’affaires passer de 170 M d’euros en 2022, à 63 M d’euros en 2026.

Italie : les prix des tôles ont peu fluctué sur une semaine

13/02/26
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En Italie, où l’activité reste modérée sur le marché des tôles, les prix ont peu fluctué en l’espace d’une semaine. Les prix négociables s’appliquant à des commandes petites à moyennes de tôles S275 JR 12-40 mm s’établissent à 770-780 €/t départ usine, contre 760-780 €/t départ usine la semaine dernière, pour une livraison prévue entre mai et juin. Certains fournisseurs sont toutefois disposés à faire des concessions pour des commandes conséquentes, des contrats ayant été scellés à 750 €/t départ usine avec des stockistes clés. Quant aux offres, elles se maintiennent aux alentours des 800 €/t départ usine. La demande peine toujours à se redresser, les achats se cantonnant essentiellement à de petits volumes destinés à être consommés rapidement. Des importations de brames de catégorie S235JR/A36 originaires d’Asie, dont les prix se sont stabilisés sur une semaine, ont été signalées à 600-610 $/t (512-521 €/t) cfr Italie. 

 

Inde / Perspectives : les aciéries ciblent une réduction de leurs émissions de C02

13/02/26
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Les aciéries indiennes ambitionnent de réduire leurs émissions de carbone d'environ 25 % au cours de la prochaine décennie et de limiter leur dépendance au charbon, alors même que le deuxième producteur mondial d’acier prévoit de plus que doubler sa production. Dans le cadre du projet dénommé National Steel Policy 2025, le pays souhaite, d’ici 2035-2036, diminuer les émissions des aciéries à 2 t de CO2 par tonne d'acier fini. Les sidérurgistes locaux émettent environ 2,65 t de dioxyde de carbone par tonne d'acier fini, soit environ 32 % de plus que la moyenne mondiale s’élevant à 2 t. L’introduction, par Bruxelles, du MACF a contraint la filière indienne de l’acier à se tourner vers d’autres marchés export. Portée par une expansion économique rapide, conjuguée à la forte augmentation des dépenses d'infrastructure, l'Inde s'est fixé pour objectif de porter sa capacité d'acier brut à 400 M de t à l’horizon 2035-2036, comparé à une production avoisinant 168 M de t actuellement. Pour ce faire, le pays d’Asie du Sud envisage d’investir environ 17 000 mds de roupies (157 mds d’euros) en capital, ce qui pourrait entraîner la création de 3 millions d'emplois au cours de la prochaine décennie.

Turquie : les exportations de rond à béton en repli

09/04/26
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Les exportations turques de rond à béton se sont contractées au cours des deux premier mois de 2026, d’après TUIK, l’Institut turc des statistiques. En février, les aciéries locales ont exporté 337 700 t de rond à béton, soit un repli de 6,7 % sur un an. La baisse était encore plus marquée sur la période janvier-février, durant laquelle les expéditions ont chuté de 16,5 %, à 648 700 t. « La demande à l’exportation s’est nettement contractée, en raison de l’évolution de la géographie des ventes. Les marchés traditionnels exportent moins et les nouvelles destinations ne permettent pas de compenser ce déclin », a commenté un observateur. La région MENA (Moyen-Orient Afrique du Nord), qui représentait 41 % du total des expéditions, soit 266 900 t sur la période janvier-février, est restée une destination phare. Ces volumes étaient toutefois inférieurs de 27 % à ceux enregistrés un an plus tôt. Quant à l’Europe, dont les importations ont totalisé 129 200 t lors des deux mois considérés, elle figurait à la deuxième place. La région a vu ses réservations plonger de 51 % sur un an, une diminution partiellement compensée par une explosion de 138 % des réservations issues du Royaume-Uni, totalisant 40 600 t. En revanche, la Roumanie et l’Albanie ont drastiquement réduit leurs achats de rond à béton par rapport à janvier-février 2025. Les expéditions vers l’Amérique latine ont, elles, bondi de 55 %, à 109 600 t. La progression était encore plus marquée vers la CEI, dont les livraisons ont plus que quintuplé, à 68 300 t.                      

 

Allemagne : la production automobile s'est accrue en en mars

09/04/26
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L’Allemagne, le plus gros constructeur automobile européen, a vu sa production et ses immatriculations progresser le mois dernier. La production de véhicules de tourisme s’est ainsi accrue de 3 % sur un an, pour totaliser  400 800 unités en mars. Au premier trimestre, la production s’est néanmoins contractée de 2 % pour atteindre 1,1 M d’unités, soit un niveau inférieur de 19 % à celui enregistré en 2019, avant la survenue de la pandémie, d’après VDA, l’Association allemande de l’automobile. Les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 16 % sur un an en mars, à 294 200 unités. Même scénario haussier sur la période comprise entre janvier et mars, durant laquelle les immatriculations se sont redressées de 5 %, à 699 400 unités. Ces volumes sont inférieurs de 21 % à ceux observés en 2019. Parallèlement, le segment de l’électrique était, de loin, le plus performant, les immatriculations de véhicules électriques à batteries et de véhicules hybrides rechargeables ayant grimpé de 46 %, à 100 700 unités en mars. Ces dernières se sont propulsées de 33 % sur un an au premier trimestre, à 235 800 unités. « Le conflit au Moyen-Orient n’a pas encore eu d’incidences sur la performance du marché. Nous verrons si l’envolée des coûts de l’énergie et du carburant va soutenir la demande en véhicules électriques plus tard dans l’année, tout dépendra de l’évolution de la guerre dans les pays du Golfe », a souligné VDA.

France : GravitHy a sélectionné Hatch pour le site de Fos

09/04/26
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GravitHy, entreprise industrielle française engagée dans l’accélération de la décarbonation de l’industrie sidérurgique, a sélectionné Hatch, une  société internationale d’ingénierie, de gestion de projets et de services-conseils en vue de réaliser l’avant-projet détaillé de son usine de production de fer bas carbone à Fos-sur-Mer, dans le sud de la France. Ce projet constitue une étape clé vers la création de la première installation européenne de production de fer marchand de grande envergure reposant entièrement sur l’hydrogène bas carbone comme agent réducteur. Le site GravitHy de Fos-sur-Mer est conçu pour produire 2 M de t par an de fer de réduction directe (DRI) sous forme de fer briqueté à chaud (HBI), fournissant aux aciéries européennes une matière première bas carbone essentielle. L’un des principaux axes techniques de l’avant-projet consiste à équilibrer la production d’hydrogène, les opérations de réduction du minerai de fer et la fiabilité de l’alimentation électrique, tout en maintenant une flexibilité opérationnelle.L’objectif de l’usine méditerranéenne est de permettre aux sidérurgistes de réduire leurs émissions de CO2 de plus de 90 % par rapport aux procédés traditionnels se basant sur les hauts-fourneaux

 

Luxembourg : Aperam acquiert Magnetec

07/04/26
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Le fabricant d’inox Aperam a annoncé l'acquisition du Groupe Magnetec, producteur allemand de composants magnétiques doux nanocristallins, lequel faisait l'objet d'une procédure préliminaire de faillite. Cette acquisition soutient le développement continu de la division Alliages et Spécialités d'Aperam en étendant ses activités en aval et en renforçant sa position sur les marchés mondiaux de l'électrotechnique et de l'électronique. « Cette  transaction permet à Aperam de se positionner sur des marchés diversifiés, à forte valeur ajoutée et axés sur l'innovation, tout en tirant parti de notre plateforme industrielle et commerciale mondiale », a commenté Sud Sivaji, directeur général d'Aperam.Fondé en 1984 et basé à Hanau, en Allemagne, le Groupe Magnetec exploite une chaîne de valeur intégrée verticalement pour les rubans et les noyaux nanocristallins. L'entreprise dessert des clients des secteurs de l'automobile, de l'énergie, de la sécurité et de l'industrie générale en Europe, en Asie et aux États-Unis, avec des sites de production en Hongrie, en Moldavie, au Vietnam et en Chine.

 

France : Renault intègre l'acier Usibor 1500 XCarb dans ses véhicules électriques

07/04/26
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Renault et ArcelorMittal ont franchi un nouveau cap dans leur collaboration en faveur d’une mobilité durable. Les livraisons en série d’acier ArcelorMittal Usibor® 1500 XCarb®, recyclé et produit à partir d’énergies renouvelables, ont ainsi débuté en septembre dernier pour cinq pièces structurelles embouties à chaud, utilisées sur la Renault 5 E-Tech électrique, l’Alpine A290 et la Renault 4 E-Tech électrique. Cette nuance d’acier est produite selon un procédé de fabrication en four à arc électrique avec 75 % d’acier usagé et 100 % d’électricité renouvelable. Cette technique, permettant de réduire les émissions de CO2 de près de 70 % par rapport aux procédés de production conventionnels via les hauts-fourneaux, contribue à diminuer l’empreinte carbone du véhicule. Depuis plusieurs années déjà, Renault a recours à l’Usibor® 1500 pour les éléments de structure de sa carrosserie. Ses propriétés mécaniques assurent une excellente protection de l’habitacle, tandis que son potentiel de légèreté permet un gain de masse de 40 % par rapport à l’acier utilisé pour l’emboutissage à froid de pièces structurelles complexes.

 

Europe / acier à grains orientés : TKSE en faveur de mesures :

02/04/26
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Thyssenkrupp Steel Europe, la division acier de Thyssenkrupp, a appelé la Commission européenne à prendre des mesures en vue de protéger la production domestique d'acier électrique face à l’afflux d’importations asiatiques à bas prix. Ces dernières ne sont pas concernées par la proposition de Bruxelles, visant à réduire de près de moitié les quotas d'importation d'acier en franchise de droits et à imposer une taxe de 50 % sur les volumes excédentaires. L'entreprise a salué l'ouverture par l'UE d'une enquête de sauvegarde sur les importations d’acier électrique à grains orientés, une première étape jugée indispensable par Marie Jaroni, responsable de l'entité. De l'avis de cette dernière, « les emplois et l'expertise technologique ne pourraient être préservés durablement en Europe qu'avec des conditions de concurrence équitables ». L'acier électrique à grains orientés est un matériau clé visant à transporter l’énergie utilisée dans les transformateurs électriques. D’après des données publiées par la Commission européenne, les importations d’acier électrique à grains orientés sont passés de 91 362 t en 2021, à 191 056 t sur la période comprise entre le 1er juillet 2024 et le 30 juin 2025. Thyssenkrupp va fermer son site d’Isbergues, dans le nord de la France, entre juin et septembre prochains

France : bond des ventes de voitures neuves en mars

02/04/26
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En mars, les ventes de voitures neuves en France se sont accrues de 12,86 % sur un an. D’après ar la Plateforme automobile (PFA), 176 633 voitures particulières neuves ont été immatriculées dans le pays le mois dernier. C’est le premier mois de hausse, après deux fortes baisses enregistrées en janvier (-6,55 %) et février (-14,7 %), sur fond d’attentisme des consommateurs. Depuis début 2025, les ventes sont en repli de 2,08 %, dans le sillage d’une année 2025 morose, au cours de laquelle les Français ont pu être découragés par le contexte d'incertitudes politiques. De leur côté, , les véhicules électriques neufs ont vu leur part de marché renouer avec leur plus haut historique de janvier (28 %) après avoir connu un léger repli en février (27 %). Parmi les acteurs clés de la filière, Renault est celui qui tire le mieux son épingle du jeu, avec des ventes en hausse de 13,3 % sur un an 2025. Chez Stellantis (Citroën, Peugeot, Fiat, Opel...), la hausse est  nettement moins marquée (+2,7 %), pénalisée par les mauvais résultats enregistrés par  Peugeot (-11 %). 

 

Allemagne : Salzgitter a réduit ses pertes en 2025

26/03/26
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Le groupe allemand Salzgitter prévoit de renouer avec les bénéfices, l'industrie de l'armement constituant un nouveau débouché.« C'est un segment de croissance sur lequel nous voulons impérativement nous positionner, d'autant plus qu'il s'agit d'un marché à fortes marges », a déclaré le président du directoire, Gunnar Groebler, lors de la présentation du bilan 2025. Si, en termes de volumes, ce secteur demeure un marché de niche, il n'en reste pas moins « très attractif ». Le dirigeant a toutefois précisé qu’à lui seul, le secteur de la défense ne pourra « certainement pas » compenser la faiblesse durable de l'industrie automobile, principal client du groupe par le passé.Les volumes, jugés négligeables par M. Groebler jusqu'alors, devraient  toutefois progresser de façon significative. Salzgitter souhaite  porter la part du secteur de la défense dans le chiffre d'affaires du groupe entre 1 % et 9 % d'ici trois ans. « En 2025, nous avons obtenu la quasi-totalité des homologations de la Bundeswehr, ce qui nous rend désormais aptes à livrer l'armée allemande », a précisé M. Groebler. L'an dernier, le sidérurgiste avait déjà réduit significativement ses pertes malgré une conjoncture défavorable pour l'acier.En 2025, la perte nette s'est élevée à 69,8 M d'euros, contre un déficit de 347,9 M d'euros l'année précédente. Quant à la perte avant impôts, elle s'est établie à 28 M d'euros l’an dernier. En 2024, les résultats avaient été plombés par d'importantes dépréciations d'actifs, des provisions et des coûts de restructuration.

 

Royaume-Uni : le coût du financement de British Steel sujet à caution

23/03/26
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Le ministère britannique des Affaires et du Commerce a dépensé 377 M de livres (437 M d’euros) pour financer British Steel entre le 12 avril 2025 et le 31 janvier 2026, a déclaré le National Audit Office (NAO), l'organisme de surveillance des dépenses du pays. Ce dernier a ajouté qu’aucun budget n’avait été fixé lors de la revue des dépenses de 2025, et qu’aucun calendrier de remboursement n’avait été défini. Londres débourse environ 1,3 M de livres (1,5 M d’€) par jour pour les opérations en cours et la facture pourrait atteindre 615 M de livres (713 M d’€) d’ici juin prochain. De l’avis du NAO, si le soutien a permis de sauver des emplois et d'aider les projets d'infrastructure et de construction au Royaume-Uni, « la contrepartie est le coût significatif du maintien des opérations et l'incertitude quant à la durée de cette situation. Le ministère du Commerce devrait tirer les leçons de cette expérience pour mieux se préparer aux futures interventions ». Un porte-parole du gouvernement a déclaré : « L'année dernière, nous avons protégé des milliers d'emplois en sauvant British Steel de l'effondrement, et nous sommes déterminés à soutenir la production d'acier britannique aujourd’hui et pour les générations à venir. » En avril 2025, le gouvernement a pris le contrôle opérationnel de British Steel, appartenant précédemment au Chinois Jingye, afin de sauver la dernière capacité de production d'acier primaire du pays et des milliers d'emplois. 

International : Jacquet Metals préserve ses marges

23/03/26
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Malgré un ralentissement de son activité en 2025, Jacquet Metals, distributeur d’aciers spéciaux, affiche des résultats solides et parvient à préserver ses marges dans un contexte économique incertain. Le groupe lyonnais a réalisé un chiffre d’affaires de 1,84 md d’euros en 2025, soit une baisse de 6,6 % sur un an. Ces résultats décevants sont essentiellement imputables au recul des prix de vente ainsi qu’à un modeste recul des volumes distribués. En dépit de ce contexte défavorable, Jacquet Metals améliore sa performance opérationnelle. La marge brute atteint 24,2 % du chiffre d’affaires, contre 22,4 % en 2024, en raison de l’amélioration de la gestion des stocks et des coûts. L’EBITDA courant s’établit, lui, à 94 M d’euros, soit 5,1 % du chiffre d’affaires, contre 87 M un an plus tôt. Le résultat net part du groupe ressort quant à lui à 10 M d’euros, en hausse par rapport aux 6 M enregistrés un an auparavant. Autre signal positif : le groupe a généré un flux de trésorerie d’exploitation de 103 M d’euros, consolidant sa solidité financière. IMS group, spécialisée dans les métaux pour la mécanique, est particulièrement pénalisée par le ralentissement de l’économie allemande, avec des volumes en baisse de 4,2 %.

 

Ukraine : ArcelorMittal ferme des laminoirs

19/03/26
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ArcelorMittal va arrêter deux laminoirs en Ukraine ce mois-ci, après une première vague de fermeture annoncée en février. La filiale du géant mondial de l’acier, ArcelorMittal Kryvyi Rih, est lourdement impactée par la crise énergétique. Le coût des exigences de Bruxelles sur le plan environnemental, via la mise en œuvre du MACF, plombe également la société ukrainienne. « Face aux conditions économiques défavorables en Ukraine en temps de guerre, notamment la flambée des coûts de l’électricité et le MACF, ArcelorMittal Kryvyi Rih a été contrainte de prendre des mesures de crise visant à assurer la viabilité financière et à accroître l’efficacité opérationnelle de l’entreprise », a déclaré le groupe dans un communiqué.L’industriel n’a pas précisé de calendrier pour ces fermetures, qui viennent s’ajouter à celles annoncées le mois dernier. Le sidérurgiste avait déclaré à cette période qu’il suspendait l’activité de son usine de coulée et de mécanique, ainsi que son atelier de laminage. Ces fermetures de site pourraient entraîner, au total, la suppression de 3400 emplois.

 

Italie : la production d'acier confirme sa hausse

19/03/26
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En Italie, la production d’acier brut confirme son orientation haussière, amorcée en juillet dernier. Cette tendance, uniquement interrompue en novembre 2025, s’est poursuivie en février, meilleur deuxième mois de l’année depuis 2023. Les aciéries transalpines ont produit 1,9 M de t le mois dernier, soit une progression de 2,6 % sur un an, d’après Federacciai, l’association locale de l’acier. La production de produits longs s’est accrue de 5% en glissement annuel, à 1,1 M de t, tandis que celle de produits plats s’est contractée 4,4 %, à 1,5 M de t. les perspectives sont encourageantes pour les mois à venir, Acciaierie d’Italia, le plus gros producteur national, ayant fixé son objectif de capacité à 4 M de t par an à compter de fin avril 2026. Le marché bénéficie du durcissement des restrictions sur les importations, conjugué à la mise en œuvre du MACF, la taxe carbone aux frontières.         

France : Cafom va reprendre les actifs de Brandt

17/03/26
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Le tribunal des activités économiques de Nanterre a choisi, vendredi 13 mars, l’offre du groupe Cafom (Centrale d’achat française pour l’Outre-mer) pour reprendre des marques, des brevets, des stocks et diverses pièces détachées de Brandt, placé en liquidation judiciaire en décembre dernier. Aucun des 700 emplois de l’ancien acteur clé de l’électroménager en France ne sera repris par Cafom , distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer, dirigé par Hervé Giaoui.La proposition du distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer, d’un montant de 18,6 M d’euros, a été préférée à 35 autres offres déposées pour acquérir les actifs de Brandt réunissant les marques d'électroménager Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich. Cafom a indiqué avoir noué un partenariat avec un industriel en Alsace, Arpa, afin de produire « sous trois mois, six mois maximum » des plaques à induction. Il s’engage ainsi à créer « 30 à 60 emplois » dans l’est de la France. Parallèlement, il compte s’associer à EverEver, une start up morbihannaise, en vue de produire des lave-vaisselle en Bretagne.

 

Fil machine / Europe du Nord : les prix ont bondi de 40 à 50 €/t

16/03/26
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La semaine dernière, en Europe du Nord, les prix du fil machine ont bondi de 40 à 50 €/t, sur fond d’intensification du conflit au Moyen-Orient. De l’avis de la plupart des acteurs du secteur, tant que les hostilités se poursuivront, cette tendance haussière devrait se confirmer. Les prix de transaction du fil machine drawing s’établissent à 650 €/t départ usine, tandis que ceux de la catégorie mesh s’élèvent à 670 €/t départ usine. Quant aux importations non originaires de l’UE, elles s’établissent à 620-630 €/t cfr Rotterdam. « Compte tenu de l’évolution rapide de la situation, il est difficile d’avoir une idée précise des prix du fil machine, dont la validité n’excède pas quelques heures. Dans certains pays européens, la demande est quasi-inexistante. Certains producteurs disposent de stocks abondants, leurs clients ne s’étant pas manifestés en janvier et février, en raison de conditions climatiques défavorables », a commenté un opérateur bruxellois. 

 

Belgique : ArcelorMittal va relancer la Galva 5 à Flémalle

16/03/26
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En 2019, ArcelorMittal avait cédé au groupe Liberty House les lignes de galvanisation 4 et 5 du site de Flémalle ainsi que l’usine de fer-blanc de Tilleur, dans la région de Liège, en Belgique. Cette cession avait été exigée par la Commission européenne lorsqu’ArcelorMittal avait acquis le sidérurgiste italien Ilva, afin d’éviter une situation de monopole. Depuis lors, la société italienne a quitté le giron d’ArcelorMittal, levant ainsi cet obstacle au rachat des usines liégeoises. Après environ neuf mois de travaux de maintenance et de projets d’investissement nécessaires à sa remise en état, ArcelorMittal prévoit de relancer, d’ici fin avril, la Galva 5. Cette ligne, produisant 950 000 t par an, transformera du coil laminé à chaud issu de l’usine de Gand en coil galva. La Galva 5 est en mesure de galvaniser des coils jusqu’à 6 mm d’épaisseur, destinés à fabriquer des silos, des grilles et des matériaux de construction. « La ligne de galvanisation de Flémalle nous permettra d’étendre notre capacité à fabriquer un produit à forte valeur ajoutée pour nos clients de l’automobile et de la construction à travers l’Europe », a déclaré le pdg d’ArcelorMittal Belgique, Frederik Van De Velde.

 

Allemagne : repli des ventes en 2025 pour Klöckner

12/03/26
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Le distributeur d’acier Klöckner a vu ses ventes baisser à 6,38 mds d'euros l'an dernier, contre 6,63 mds d'euros en 2024, en raison des e prix et des effets de change défavorables. En 2025, les expéditions ont augmenté de 1,8 % sur un an, à 4,53 M de t, grâce à l'expansion du groupe aux États-Unis. Pour la quatrième année consécutive, le flux de trésorerie provenant des activités d'exploitation a, lui, été positif, à 110 M d'euros.    La société basée à Düsseldorf a déclaré qu'elle s'attendait à des expéditions stables en 2026, malgré la cession de huit centres de distribution américains en fin de l'année 2025. Au premier trimestre 2026, le résultat d'exploitation (Ebitda) avant effets spéciaux matériels devrait se situer entre 20 et 60 M d'euros, comparé à 21 M d'euros au quatrième trimestre 2025. La société allemande fait l'objet d'une offre de rachat de 2,4 mds de dollars (2,07 mds d’euros) émanant de la société américaine Worthington Steel. Cette acquisition donnerait naissance à la deuxième plus grande société de centres de services sidérurgiques en Amérique du Nord.

 

Allemagne : Rheinmetall : forte croissance en 2025

12/03/26
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Rheinmetall a ‌annoncé, mercredi  11 mars, prévoir un ‌chiffre d'affaires compris entre 14 et 14,5 mds d'euros cette année, comparé à 9,9 mds d'euros l’an dernier. Si ce résultat était supérieur de 29 % à celui enregistré en 2024, il était toutefois inférieur aux attentes, les analystes ayant tablé sur 10,5 mds d’€. Pour cette année, Rheinmetall prévoit également une marge bénéficiaire d'exploitation d'environ 19%, comparé à  18,5% en 2025. L’an dernier, le résultat opérationnel a bondi de 33%, à 1,84 md d'euros, traduisant une marge de 18% contre 18,5% un an plus tôt. Quant au flux de trésorerie opérationnel des activités poursuivies, il a augmenté d'environ 20% à 1,22 md d'euros. Le groupe allemand dispose d'une large gamme de produits militaires, tels que des obus, des chars, des drones, des systèmes de surveillance aérienne, de l'armement naval, des mines marines. La société a vu son cours décoller depuis l'éclatement du conflit en Ukraine, pays auquel elle fournit des munitions et des blindés. Après avoir mis en vente ses activités automobiles civiles, elle a annoncé la création d’une division dédiée aux systèmes navals. Quant aux divisions consacrées aux système de défense aérienne et aux systèmes numériques de données, elles sont en cours d’expansion via des acquisitions et des partenariats stratégiques.