Flash infos

Allemagne : Salzgitter a réduit ses pertes en 2025

26/03/26
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Le groupe allemand Salzgitter prévoit de renouer avec les bénéfices, l'industrie de l'armement constituant un nouveau débouché.« C'est un segment de croissance sur lequel nous voulons impérativement nous positionner, d'autant plus qu'il s'agit d'un marché à fortes marges », a déclaré le président du directoire, Gunnar Groebler, lors de la présentation du bilan 2025. Si, en termes de volumes, ce secteur demeure un marché de niche, il n'en reste pas moins « très attractif ». Le dirigeant a toutefois précisé qu’à lui seul, le secteur de la défense ne pourra « certainement pas » compenser la faiblesse durable de l'industrie automobile, principal client du groupe par le passé.Les volumes, jugés négligeables par M. Groebler jusqu'alors, devraient  toutefois progresser de façon significative. Salzgitter souhaite  porter la part du secteur de la défense dans le chiffre d'affaires du groupe entre 1 % et 9 % d'ici trois ans. « En 2025, nous avons obtenu la quasi-totalité des homologations de la Bundeswehr, ce qui nous rend désormais aptes à livrer l'armée allemande », a précisé M. Groebler. L'an dernier, le sidérurgiste avait déjà réduit significativement ses pertes malgré une conjoncture défavorable pour l'acier.En 2025, la perte nette s'est élevée à 69,8 M d'euros, contre un déficit de 347,9 M d'euros l'année précédente. Quant à la perte avant impôts, elle s'est établie à 28 M d'euros l’an dernier. En 2024, les résultats avaient été plombés par d'importantes dépréciations d'actifs, des provisions et des coûts de restructuration.

 

Royaume-Uni : le coût du financement de British Steel sujet à caution

23/03/26
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Le ministère britannique des Affaires et du Commerce a dépensé 377 M de livres (437 M d’euros) pour financer British Steel entre le 12 avril 2025 et le 31 janvier 2026, a déclaré le National Audit Office (NAO), l'organisme de surveillance des dépenses du pays. Ce dernier a ajouté qu’aucun budget n’avait été fixé lors de la revue des dépenses de 2025, et qu’aucun calendrier de remboursement n’avait été défini. Londres débourse environ 1,3 M de livres (1,5 M d’€) par jour pour les opérations en cours et la facture pourrait atteindre 615 M de livres (713 M d’€) d’ici juin prochain. De l’avis du NAO, si le soutien a permis de sauver des emplois et d'aider les projets d'infrastructure et de construction au Royaume-Uni, « la contrepartie est le coût significatif du maintien des opérations et l'incertitude quant à la durée de cette situation. Le ministère du Commerce devrait tirer les leçons de cette expérience pour mieux se préparer aux futures interventions ». Un porte-parole du gouvernement a déclaré : « L'année dernière, nous avons protégé des milliers d'emplois en sauvant British Steel de l'effondrement, et nous sommes déterminés à soutenir la production d'acier britannique aujourd’hui et pour les générations à venir. » En avril 2025, le gouvernement a pris le contrôle opérationnel de British Steel, appartenant précédemment au Chinois Jingye, afin de sauver la dernière capacité de production d'acier primaire du pays et des milliers d'emplois. 

International : Jacquet Metals préserve ses marges

23/03/26
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Malgré un ralentissement de son activité en 2025, Jacquet Metals, distributeur d’aciers spéciaux, affiche des résultats solides et parvient à préserver ses marges dans un contexte économique incertain. Le groupe lyonnais a réalisé un chiffre d’affaires de 1,84 md d’euros en 2025, soit une baisse de 6,6 % sur un an. Ces résultats décevants sont essentiellement imputables au recul des prix de vente ainsi qu’à un modeste recul des volumes distribués. En dépit de ce contexte défavorable, Jacquet Metals améliore sa performance opérationnelle. La marge brute atteint 24,2 % du chiffre d’affaires, contre 22,4 % en 2024, en raison de l’amélioration de la gestion des stocks et des coûts. L’EBITDA courant s’établit, lui, à 94 M d’euros, soit 5,1 % du chiffre d’affaires, contre 87 M un an plus tôt. Le résultat net part du groupe ressort quant à lui à 10 M d’euros, en hausse par rapport aux 6 M enregistrés un an auparavant. Autre signal positif : le groupe a généré un flux de trésorerie d’exploitation de 103 M d’euros, consolidant sa solidité financière. IMS group, spécialisée dans les métaux pour la mécanique, est particulièrement pénalisée par le ralentissement de l’économie allemande, avec des volumes en baisse de 4,2 %.

 

Ukraine : ArcelorMittal ferme des laminoirs

19/03/26
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ArcelorMittal va arrêter deux laminoirs en Ukraine ce mois-ci, après une première vague de fermeture annoncée en février. La filiale du géant mondial de l’acier, ArcelorMittal Kryvyi Rih, est lourdement impactée par la crise énergétique. Le coût des exigences de Bruxelles sur le plan environnemental, via la mise en œuvre du MACF, plombe également la société ukrainienne. « Face aux conditions économiques défavorables en Ukraine en temps de guerre, notamment la flambée des coûts de l’électricité et le MACF, ArcelorMittal Kryvyi Rih a été contrainte de prendre des mesures de crise visant à assurer la viabilité financière et à accroître l’efficacité opérationnelle de l’entreprise », a déclaré le groupe dans un communiqué.L’industriel n’a pas précisé de calendrier pour ces fermetures, qui viennent s’ajouter à celles annoncées le mois dernier. Le sidérurgiste avait déclaré à cette période qu’il suspendait l’activité de son usine de coulée et de mécanique, ainsi que son atelier de laminage. Ces fermetures de site pourraient entraîner, au total, la suppression de 3400 emplois.

 

Italie : la production d'acier confirme sa hausse

19/03/26
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En Italie, la production d’acier brut confirme son orientation haussière, amorcée en juillet dernier. Cette tendance, uniquement interrompue en novembre 2025, s’est poursuivie en février, meilleur deuxième mois de l’année depuis 2023. Les aciéries transalpines ont produit 1,9 M de t le mois dernier, soit une progression de 2,6 % sur un an, d’après Federacciai, l’association locale de l’acier. La production de produits longs s’est accrue de 5% en glissement annuel, à 1,1 M de t, tandis que celle de produits plats s’est contractée 4,4 %, à 1,5 M de t. les perspectives sont encourageantes pour les mois à venir, Acciaierie d’Italia, le plus gros producteur national, ayant fixé son objectif de capacité à 4 M de t par an à compter de fin avril 2026. Le marché bénéficie du durcissement des restrictions sur les importations, conjugué à la mise en œuvre du MACF, la taxe carbone aux frontières.         

France : Cafom va reprendre les actifs de Brandt

17/03/26
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Le tribunal des activités économiques de Nanterre a choisi, vendredi 13 mars, l’offre du groupe Cafom (Centrale d’achat française pour l’Outre-mer) pour reprendre des marques, des brevets, des stocks et diverses pièces détachées de Brandt, placé en liquidation judiciaire en décembre dernier. Aucun des 700 emplois de l’ancien acteur clé de l’électroménager en France ne sera repris par Cafom , distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer, dirigé par Hervé Giaoui.La proposition du distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer, d’un montant de 18,6 M d’euros, a été préférée à 35 autres offres déposées pour acquérir les actifs de Brandt réunissant les marques d'électroménager Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich. Cafom a indiqué avoir noué un partenariat avec un industriel en Alsace, Arpa, afin de produire « sous trois mois, six mois maximum » des plaques à induction. Il s’engage ainsi à créer « 30 à 60 emplois » dans l’est de la France. Parallèlement, il compte s’associer à EverEver, une start up morbihannaise, en vue de produire des lave-vaisselle en Bretagne.

 

Fil machine / Europe du Nord : les prix ont bondi de 40 à 50 €/t

16/03/26
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La semaine dernière, en Europe du Nord, les prix du fil machine ont bondi de 40 à 50 €/t, sur fond d’intensification du conflit au Moyen-Orient. De l’avis de la plupart des acteurs du secteur, tant que les hostilités se poursuivront, cette tendance haussière devrait se confirmer. Les prix de transaction du fil machine drawing s’établissent à 650 €/t départ usine, tandis que ceux de la catégorie mesh s’élèvent à 670 €/t départ usine. Quant aux importations non originaires de l’UE, elles s’établissent à 620-630 €/t cfr Rotterdam. « Compte tenu de l’évolution rapide de la situation, il est difficile d’avoir une idée précise des prix du fil machine, dont la validité n’excède pas quelques heures. Dans certains pays européens, la demande est quasi-inexistante. Certains producteurs disposent de stocks abondants, leurs clients ne s’étant pas manifestés en janvier et février, en raison de conditions climatiques défavorables », a commenté un opérateur bruxellois. 

 

Belgique : ArcelorMittal va relancer la Galva 5 à Flémalle

16/03/26
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En 2019, ArcelorMittal avait cédé au groupe Liberty House les lignes de galvanisation 4 et 5 du site de Flémalle ainsi que l’usine de fer-blanc de Tilleur, dans la région de Liège, en Belgique. Cette cession avait été exigée par la Commission européenne lorsqu’ArcelorMittal avait acquis le sidérurgiste italien Ilva, afin d’éviter une situation de monopole. Depuis lors, la société italienne a quitté le giron d’ArcelorMittal, levant ainsi cet obstacle au rachat des usines liégeoises. Après environ neuf mois de travaux de maintenance et de projets d’investissement nécessaires à sa remise en état, ArcelorMittal prévoit de relancer, d’ici fin avril, la Galva 5. Cette ligne, produisant 950 000 t par an, transformera du coil laminé à chaud issu de l’usine de Gand en coil galva. La Galva 5 est en mesure de galvaniser des coils jusqu’à 6 mm d’épaisseur, destinés à fabriquer des silos, des grilles et des matériaux de construction. « La ligne de galvanisation de Flémalle nous permettra d’étendre notre capacité à fabriquer un produit à forte valeur ajoutée pour nos clients de l’automobile et de la construction à travers l’Europe », a déclaré le pdg d’ArcelorMittal Belgique, Frederik Van De Velde.

 

Allemagne : repli des ventes en 2025 pour Klöckner

12/03/26
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Le distributeur d’acier Klöckner a vu ses ventes baisser à 6,38 mds d'euros l'an dernier, contre 6,63 mds d'euros en 2024, en raison des e prix et des effets de change défavorables. En 2025, les expéditions ont augmenté de 1,8 % sur un an, à 4,53 M de t, grâce à l'expansion du groupe aux États-Unis. Pour la quatrième année consécutive, le flux de trésorerie provenant des activités d'exploitation a, lui, été positif, à 110 M d'euros.    La société basée à Düsseldorf a déclaré qu'elle s'attendait à des expéditions stables en 2026, malgré la cession de huit centres de distribution américains en fin de l'année 2025. Au premier trimestre 2026, le résultat d'exploitation (Ebitda) avant effets spéciaux matériels devrait se situer entre 20 et 60 M d'euros, comparé à 21 M d'euros au quatrième trimestre 2025. La société allemande fait l'objet d'une offre de rachat de 2,4 mds de dollars (2,07 mds d’euros) émanant de la société américaine Worthington Steel. Cette acquisition donnerait naissance à la deuxième plus grande société de centres de services sidérurgiques en Amérique du Nord.

 

Allemagne : Rheinmetall : forte croissance en 2025

12/03/26
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Rheinmetall a ‌annoncé, mercredi  11 mars, prévoir un ‌chiffre d'affaires compris entre 14 et 14,5 mds d'euros cette année, comparé à 9,9 mds d'euros l’an dernier. Si ce résultat était supérieur de 29 % à celui enregistré en 2024, il était toutefois inférieur aux attentes, les analystes ayant tablé sur 10,5 mds d’€. Pour cette année, Rheinmetall prévoit également une marge bénéficiaire d'exploitation d'environ 19%, comparé à  18,5% en 2025. L’an dernier, le résultat opérationnel a bondi de 33%, à 1,84 md d'euros, traduisant une marge de 18% contre 18,5% un an plus tôt. Quant au flux de trésorerie opérationnel des activités poursuivies, il a augmenté d'environ 20% à 1,22 md d'euros. Le groupe allemand dispose d'une large gamme de produits militaires, tels que des obus, des chars, des drones, des systèmes de surveillance aérienne, de l'armement naval, des mines marines. La société a vu son cours décoller depuis l'éclatement du conflit en Ukraine, pays auquel elle fournit des munitions et des blindés. Après avoir mis en vente ses activités automobiles civiles, elle a annoncé la création d’une division dédiée aux systèmes navals. Quant aux divisions consacrées aux système de défense aérienne et aux systèmes numériques de données, elles sont en cours d’expansion via des acquisitions et des partenariats stratégiques. 

 

 

France : l'horizon s'éclaircit pour Ugitech

09/03/26
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En dépit d’un environnement de marché défavorable, Ugitech, producteur et transformateur de produits longs en inox (barres, fil machine et fils tréfilés) et en alliages, se redresse progressivement. Raphaël Rey, directeur général du groupe, exclut toutefois de renouer à court terme avec les niveaux de production d’avant 2020. En 2024, le groupe a affiché un recul de 25 % par rapport à la période allant de 2010 à 2020, contre 22 % l’an dernier. En 2025, le groupe a fabriqué 147 000 t d’acier, comparé à 142 000 t un an plus tôt.« Nous sommes parvenus à regagner quelques parts de marché. Nous avons poursuivi nos efforts grâce à notre plan de reconquête, en ajustant certains prix et en développant des applications ciblées », précise Raphaël Rey. La filiale de Swiss Steel se concentre sur l’amélioration de sa compétitivité, notamment dans les filières dont l’essor est très rapide en Chine et en Asie. L’entreprise réalise 84 % de ses ventes à l’international, dont 70 % en Europe, et le reste en dehors de l’Europe. « 2025 a été marquée par l’instauration des restrictions à l’importation dans un contexte déjà affaibli par la guerre en Ukraine et la flambée des coûts de l’énergie. En outre, nous avons été pénalisés par les effets sur les taux de change, mais nous avons quand même réussi à nous maintenir à flot », s’est félicité le dirigeant.

 

 

International : Flacks intéressé par TKSE

09/03/26
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Le fonds d'investissement américain Flacks Group, spécialisé dans les entreprises en difficulté, pourrait se manifester pour la reprise de Thyssenkrupp Steel Europe (TKSE), la division acier de Thyssenkrupp. « Nous sommes prêts à soumettre une offre, si les efforts menés par Thyssenkrupp pour céder sa division acier échouent », a déclaré, jeudi 5 mars, Michael Flacks, directeur du groupe Flacks. « De nouvelles options stratégiques s’offrent à nous. Jindal Steel a manifesté son intérêt pour notre activité acier et nous avons établi des échanges constructifs », a, quant à lui, déclaré un porte-parole de Thyssenkrupp. En septembre, Jindal Steel a présenté une offre d'acquisition non contraignante pour cette division, en difficulté de longue date. Le groupe indien, cherchant à obtenir l'accord du syndicat IG Metall et du comité d'entreprise, s'était engagé à décarboner la production d’acier.

 

Allemagne : la production automobile s'est redressée en janvier

09/03/26
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En Allemagne, le plus grand fabricant automobile européen, les volumes de production et les immatriculations ont progressé en février, en dépit d’un ralentissement de la demande sur les marchés export. Le mois dernier, la production de véhicules de tourisme a progressé de 1% sur un an, à 358 600 unités. La production combinée de janvier et février s’est, elle, contractée de 4%, à 664 300 voitures particulières, soit une baisse de 18 % par rapport à 2019, d’après VDA, l’association allemande de l’automobile. Les immatriculations de voitures neuves se sont accrues de 3,8% comparé à février 2025, à 211 262 unités. 405 200 unités, ont, elles, été enregistrées au cours des deux premiers mois de cette année, soit un repli de 1 % comparé à la même période de 2025 et un plongeon de 24 % par rapport à 2019. Parallèlement, le segment de l’électrique affiche d’excellentes performances. Le mois dernier, les immatriculations de nouveaux véhicules électriques ont ainsi grimpé de 27% sur un an, pour totaliser 70 600 unités.La progression était quasi-équivalente au cours des mois de janvier et février (+25%, à 135 100 unités). Les constructeurs chinois ont poursuivi leur percée sur le marché allemand. En février, BYD a ainsi vendu 3 503 véhicules, soit des volumes multipliés par 16 sur un an. Outre-Rhin, près d’une voiture électrique 

France : Paralloy reprend les Fonderies Hachette & Driout

02/03/26
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Le tribunal des affaires économiques de Lyon a choisi la société britannique  Paralloy, en étroite collaboration avec Framatome, pour la reprise des Fonderies Hachette & Driout (FHD), basées à Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. Le Britannique, spécialiste des composants métalliques haute performance, reprendra 167 des 242 salariés du site. Il se trouvait en concurrence avec deux industriels français : Acti Group et Carlesimo, qui proposaient respectivement de conserver 155 et 125 salariés.Pour le repreneur, lequel réalise un chiffre d’affaires d’environ 20 M d’euros, l’usine de Saint-Dizier doit devenir un pilier central de sa stratégie mondiale dans les alliages spéciaux. Le projet entend faire d’Hachette & Driout « un site majeur pour la filière nucléaire française et, au-delà, des filières de souveraineté nationale », précise la ville de Saint-Dizier. Il place la fonderie, spécialisée dans les aciers moulés de haute technicité, dans une stratégie de long terme, avec une volonté claire de durabilité et de modernisation. Paralloy s’est ainsi engagé à réaliser des investissements massifs, en partenariat avec Framatome et EDF, afin de moderniser les installations et d’adapter la production aux besoins croissants du secteur énergétique.

 

International : Vallourec a affiché des résultats solides au 4è T 2025

02/03/2026
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Pour la troisième année consécutive Vallourec est resté bénéficiaire en 2025. Le fabricant français de tubes sans soudure a ainsi enregistré un bénéfice net de 355 M€, en recul de 21,5 % par rapport à 2024. Vallourec a réalisé un chiffre d'affaires annuel de 3,8 mds d’euros l’an dernier, soit une baisse de 5,6 % en glissement annuel. Quant au résultat brut d'exploitation (RBE), il s’est établi à 819 M€ en 2025, dernier, comparé à 832 M€ un an auparavant. Un résultat décevant imputable à un effet de change défavorable significatif de 47 M€. Le RBE est toutefois ressorti à 214 M€ au quatrième trimestre, stable sur un an et en hausse de 2% par rapport au trimestre précédent. L'objectif des analystes était, lui, estimé entre 195 et 225 M€. Le groupe s'est redressé, suite à la fermeture de deux usines en Allemagne en 2023 et la suppression de 3000 emplois dans le monde. Il prévoit jusqu'à 650 M€ de retours aux actionnaires entre janvier et août 2026, sous conditions, selon son pdg Philippe Guillemot. Le groupe qui emploie près de 13.000 personnes dans une vingtaine de pays, a produit 1244 t de tubes en 2025, soit un recul de 4 % sur un an. La baisse des ventes s'explique par un recul des volumes de l'ordre de 4 % et par un effet de change défavorable (-5 %), « partiellement contrebalancés par la hausse des volumes dans le secteur Mines & Forêts ».  

 

 

Belgique : Fermeture d'ArcelorMittal Tailored Blanks

26/02/26
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ArcelorMittal a fermé définitivement sa division Tailored Blanks de son usine de Gand, en Belgique. Depuis 26 ans, ce site était en charge de l’assemblage et du soudage sur mesure de différentes nuances d’épaisseur d’acier pour l’industrie automobile, notamment des éléments de carrosserie. Compte tenu des difficultés que traverse actuellement la filière en Europe, la direction a annoncé la suppression de quelque 90 emplois. D’après un communiqué publié par l’entreprise, « ArcelorMittal Tailored Blanks enregistre une baisse significative des volumes et une forte réduction des marges, entraînant des pertes cumulées sur plusieurs années ».Le conseil d'administration d'ArcelorMittal doit encore confirmer officiellement la décision concernant Tailored Blanks, mais la fermeture est pratiquement acquise, indiquent les syndicats après la fin officielle de la phase d’information et de consultation, dans le cadre de la loi Renault. Parallèlement à la procédure, un plan social a été élaboré et présenté au personnel. Selon les syndicats, ce plan prévoit une intégration à 100 % au sein d'ArcelorMittal Belgique pour les travailleurs qui souhaitent changer de poste en interne. Une compensation financière est prévue pour ceux qui quittent volontairement l'entreprise. Selon les syndicats, plus de 94 % du personnel concerné ont voté et plus de 71 % ont approuvé le plan social.

 

Europe : ArcelorMittal cible une hausse de 20 €/t sur ses produits longs

23/02/26
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Après avoir déjà instauré une hausse de même ampleur en janvier, ArcelorMittal envisage de majorer de 20 €/t les prix de sa gamme de produits longs en Europe. Comparativement aux faibles niveaux observés en octobre dernier, la hausse avoisine 70 €/t . Une décision motivée par flambée des prix de l’électricité, du gaz et des coûts des matières premières, notamment ceux des ferrailles. En Europe, les prix de la matière première sont ainsi supérieurs de 40 €/t en moyenne à ceux affichés au dernier trimestre. Même constat haussier pour les prix de l’énergie, lesquels se sont envolés de 35 % à 80 % cet hiver selon les pays européens. Le groupe souhaite également restaurer sa rentabilité, les prix en vigueur actuellement ne lui permettant pas de dégager des marges suffisantes. De nouvelles majorations devraient se profiler ultérieurement, en fonction des fluctuations des coûts de production et de l’évolution du marché. Le géant de l’acier ambitionne ainsi de relever les tarifs du fil machine à 640 €/t DAP en Italie, contre 610-620 €/t DAP précédemment.                  

Italie : la production d'acier brut se consolide

23/02/26
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La production italienne d’acier brut poursuit sa dynamique haussière, amorcée en juillet et seulement interrompue en novembre, période à laquelle les volumes s’étaient tassés de 2,8 % sur un an. Les aciéries transalpines ont produit 1,7 M de t en janvier, soit une progression de 1,6 % sur un an, d’après Federacciai, l’association nationale de l’acier. En décembre, la production a bondi de 21 % sur un an, à 1,4 M de t, soit les meilleures performances observées depuis 2021 sur le mois considéré. Sur l’ensemble de l’année 2025, la production a totalisé 20,7 M de t, ce qui constituait une hausse de 3,6 % par rapport à 2024, période à laquelle la production avait plongé à un niveau inégalé depuis 15 ans, à 19,9 M de t.  A rebours de cette tendance, la production de l’UE a reculé de 2,6 % l’an dernier. La production de produits longs a augmenté de 13,2 % sur un an, à 978 000 t le mois dernier. Quant à celle de produits plats, elle a décliné de 1,8 % sur un an , à 774 000 t. Les perspectives sont plus encourageantes pour cette année, après qu’Acciaierie d’Italia, le plus gros producteur italien, a fixé un objectif de capacité de production de 4 M de t par an à compter d’avril.          

International : perte nette au 4è T pour Outokumpu

23/02/26
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En dépit de prévisions faisant état d'une nette reprise des volumes et une activité accrue grâce à la récente entrée en vigueur du MACF, Marc-Simon Schaar, directeur financier d’Outokumpu, a fait état de l’absence d’amélioration de la demande sous-jacente sur le territoire européen.     En Europe, un marché clé, le fabricant d’inox finlandais a enregistré une perte de 56 M d’euros au dernier trimestre 2025, en raison de l’afflux d’importation à bas coût provenant d’Asie. « Il s'agit probablement du trimestre le plus difficile que j'aie connu pour la région, avec la rentabilité la plus faible », a déploré Marc-Simon Schaar. Entre octobre et novembre derniers, les livraisons d'inox ont chuté de 15 % par rapport au trimestre précédent, pénalisées par la faiblesse du marché et des difficultés liées à la solution de planification de la chaîne d'approvisionnement lors du déploiement du système ERP (Enterprise Resource Planning, Planification des ressource de l’entreprise).L'EBITDA ajusté du quatrième trimestre s'est élevé à 10 M d’€, bien au-delà  du consensus des analystes estimé à 4,1 M d’€, après une perte de 3 M d’€ un an plus tôt.

 

France : ArcelorMittal a lancé un vaste plan social

23/02/26
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ArcelorMittal a lancé, début février, son nouveau plan social interne dénommé Zénith. Plusieurs sites français pourraient ainsi être concernés par une baisse des effectifs dans les fonctions support, telles que la logistique, l’ingénierie, la maintenance, les achats et la chaîne d’approvisionnement. 5 600 salariés en Europe seraient visés par ce second plan social, dont 1 650 en France. Pour le moment, les sites de Yutz et Florange en Moselle devraient être épargnés. En revanche, les incertitudes demeurent pour les usines de Maizières-lès-Metz, Gandrange, Uckange (Tailored Blanks Lorraine) et potentiellement Lexy, ainsi que pour des sites au Luxembourg. À ce stade, la direction n’a pas communiqué de chiffres précis concernant les suppressions de postes ou les restructurations envisagées. Les élus locaux, syndicats et représentants du personnel appellent à davantage de transparence de la part de la direction afin de mesurer l’impact réel de ce plan social sur l’emploi et l’avenir de ces sites historiques.