Flash infos

France : un nouveau sursis pour NovAsco

29/09/25
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La chambre commerciale de Strasbourg, qui devait examiner, jeudi 25 septembre, les offres de reprise de NovAsco jeudi 25 septembre, a accordé un délai supplémentaire aux repreneurs potentiels. Les industriels qui se sont déclarés candidats à la reprise des sites ont ainsi jusqu'au 31 octobre pour déposer un projet de reprise. Deux entreprises, Europlasma et Metal Blanc, ont déjà soumis une offre portant sur le rachat d’une partie des quatre sites de NovAsco, placé en redressement judiciaire en juillet. Quant à l'actuel actionnaire, Greybull, il a lui rédigé une lettre d'intention, faisant part d’un intérêt uniquement pour le laminoir de Leffrinckoucke, près de Dunkerque. Le site nordiste est le seul qui figure dans toutes les offres de reprise, mais le compte n'y est pas pour les syndicats nordistes. « Les projets ne prévoient qu'un maintien de 75% des effectifs sur le site des Dunes », explique ainsi le syndicaliste Arnaud Bossaert. Les usines de Custines (Meurthe-et-Moselle) et de Saint-Etienne (Loire) devraient être sauvées dans le projet d'Europlasma. En revanche, aucune des offres n'inclut la reprise d'Hagondange, en Moselle, le principal du groupe employant 450 salariés.

 

 

 

France : Accord entre Eiffage Metal et SSAB

29/09/25
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D’ici quelques mois, Eiffage Metal, spécialiste des constructions métalliques, va transformer une partie de son site  en vue de développer sa production d’ouvrages dans le secteur du nucléaire. L’acier vert sera ainsi utilisé pour la création, estimée à 45 mds d’€, d’enceintes de deux réacteurs ERP2 à Penly, en Seine-Maritime. La société a ainsi conclu, lundi 22 septembre, avec le groupe suédois SSAB, un accord d’approvisionnement portant sur ses gammes d’acier zéro carbone actuelles et à venir, pour son usine alsacienne de Lauterbourg (Bas-Rhin).Grâce à cet « accord de partenariat », lequel s’inscrit dans les objectifs de réduction d’émissions souhaités par Eiffage Metal, SSAB devient son fournisseur pionnier en acier bas carbone. « SSAB possède une avance technologique en la matière », relève Boris Azimi, directeur général France d’Eiffage Métal pour justifier le choix de cet acteur parmi les divers sidérurgistes auprès duquel l’usine s’approvisionne et qui sont ainsi, implicitement, invités à suivre le mouvement.

 

Europe : Jindal Steel soumet une offre pour la reprise de TKSE

23/09/25
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Le groupe indien Jindal Steel a déposé une offre d'achat pour la branche acier de Thyssenkrupp. Le conglomérat allemand est engagé dans un vaste plan de démantèlement en vue de sortir de la crise.« Indicative et non contraignante », cette offre cible 100 % des parts de Thyssenkrupp Steel Europe (TKSE). Le directoire, basé à Essen, va étudier cette offre, « concernant, notamment, la viabilité économique, la poursuite de la transformation verte et l'emploi sur nos sites sidérurgiques », a précisé le groupe. TKSE, 1er sidérurgiste européen, plombé par la concurrence chinoise, est engagé dans un plan de suppression de 11.000 postes et de réduction de sa production.L'offre soumise par Jindal Steel vise à « sécuriser la production sidérurgique en Allemagne et pourrait aussi contribuer à rendre la décarbonation de Thyssenkrupp financièrement plus viable », a affirmé le géant indien. Le lancement de la production d'acier vert sur le site de Duisbourg, prévue pour 2027, essentielle pour la transition de TKSE, ne s’est pas concrétisé, en raison de coûts supplémentaires imprévus. L'offre du groupe indien prévoit la finalisation de ce projet, fonctionnant à l'hydrogène. Jindal Steel promet par ailleurs « l'ajout de capacités de fours à arc électrique, pour plus de 2 milliards d'euros » sur le site allemand.

 

France : ArcelorMittal : retrait du projet de fours à chaux

23/09/25
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ArcelorMittal a annoncé, mercredi 17 septembre, se retirer du projet de construction de quatre  fours à chaux à zéro émission nette de CO2. Ces derniers devaient être mis en service en 2026 sur le site de Gravelines, près des hauts-fourneaux du groupe à Dunkerque, dans le Nord.        Annoncé en 2022, en partenariat avec SigmaRoc et les Carrières du Boulonnais, les fours à chaux étaient destinés à utiliser la chaleur récupérée de l'usine de Dunkerque ainsi que des biocarburants. « Les technologies de capture du carbone permettant d'atteindre l'objectif zéro émission nette n'étaient pas encore suffisamment matures. En outre, la livraison du projet dans les délais et le budget impartis n'étaient plus réalisables », selon une déclaration d'ArcelorMittal. Ces obstacles remettent en question « la viabilité économique et sociale du projet et, par conséquent, sa réalisation ». Le groupe a donc préféré renoncer au projet, tout en explorant d’autres solutions commerciales pour sécuriser son approvisionnement en chaux.

 

Allemagne : Salzgitter reporte les 2è et 3è phases de son projet Salcos

23/09/25
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La société allemande Salzgitter, a annoncé vouloir ralentir le rythme de sa transition vers une production d'acier décarbonée, en reportant certaines étapes clés de son projet vert. « Les conditions économiques et politico-réglementaires se sont considérablement détériorées depuis 2022 », a déclaré, jeudi 18 septembre, le président du directoire, Gunnar Groebler. Ces derniers mois, la filière sidérurgique européenne a vu croître les incertitudes quant à la faisabilité d'une transition verte. Le groupe a donc décidé de reporter d'environ trois ans les deuxième et troisième phases de son projet Salcos (Salzgitter Low C02 Steelmaking). « Nous n'examinerons donc les prochains investissements qu'en 2028/2029, et non plus en 2026 comme initialement prévu. ». Le dirigeant allemand a toutefois précisé que la première étape serait réalisée au premier semestre 2027. À cet effet, le conseil de surveillance a débloqué des fonds supplémentaires équivalant à environ 10 % du montant total de près de 2,3 mds d’€.

 

Brésil : Vallourec remporte un contrat clé avec Petrobras

16/09/25
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Vallourec, spécialisé dans les tubes en acier, a annoncé, jeudi 11 septembre, la signature d’un contrat avec le groupe brésilien Petrobras pouvant atteindre 1 md de $, soit 855,87 M d’€. Ce partenariat stratégique porte sur la fourniture de produits OCTG (Oil Country Tubular Goods, des produits tubulaires pétroliers) destinés aux opérations offshore du géant brésilien, couvrant la période comprise entre 2026 et 2029.L’accord s’applique à la livraison de tubes en acier carbone et en inox ainsi que les accessoires connexes. Ces composants critiques seront utilisés pour les projets d’extraction en eaux profondes menés par Petrobras, acteur clé du secteur énergétique sud-américain.Philippe Guillemot, président du conseil d’administration et directeur général de Vallourec, souligne l’importance de ce succès industriel : « ce contrat illustre le succès du plan d'investissement de Vallourec au Brésil visant à produire localement des références techniques qui devaient auparavant être importées, notamment d'Allemagne ».Cette production sur place marque une étape cruciale dans la stratégie de relocalisation industrielle de Vallourec en Amérique latine.

France : ouverture des Aciéries de Ploërmel au grand public

16/09/25
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Les Aciéries de Ploërmel, une société spécialisée dans la conception et la réalisation de pièces techniques en acier moulé destinées aux secteurs ferroviaire et de la Défense est en pleine dynamique de relance. Elle va ouvrir, pour la première fois cette année, ses portes au grand public à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, les 20 et 21 septembre. « Une participation inédite que l’on doit à nos salariés qui étaient demandeurs de portes ouvertes pour faire visiter l’entreprise à leurs proches. L’idée de coupler cette ouverture aux Journées du patrimoine s’est imposée. Cela permettra de faire découvrir aussi au grand public le coeur de notre métier », a commenté  Romain Flandrois, le directeur du site morbihannais.  Plusieurs salariés volontaires joueront ainsi les guides le week-end prochain afin de présenter la fonderie et le processus de fabrication d’une pièce : de la fonte en passant par le traitement thermique, l’usinage, la soudure, la peinture et le contrôle. Les différentes étapes seront présentées au grand public, qui « assistera à la naissance d’une pièce destinée au train », précise Romain Flandrois.

 

Suède : SSAB épargné par les taxes US

10/06/25
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Le président américain a signé, mardi 3 juin, un décret portant de 25% à 50% les droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium. Ces nouvelles taxes sont entrées en vigueur le 4 juin. Ces barrières commerciales constituent un frein aux exportations pour les groupes sidérurgiques européens exportant leur produits vers les États-Unis. Le Suédois SSAB est, lui, mieux positionné grâce à sa présence sur le marché américain des tôles. Il bénéficie donc de l’augmentation des prix du produit  plat aux Etats-Unis. L’entreprise, basée à Stockholm, génère 18% de son EBITDA sur le territoire américain, où elle occupe une position solide en tant que producteur leader de tôles, exploitant une capacité de 2,4 M de t et contrôlant environ 25 à 30% du marché.« SSAB a bénéficié de la reprise du marché américain des tôles depuis le début de cette année. Il est essentiel d’être en mesure de maintenir, dans un avenir proche, les prix au niveau en vigueur actuellement ainsi que la dynamique de la demande de tôles sur le territoire américain, » ont commenté les analystes de Jefferies. Les divisions Amérique et Aciers spéciaux de SSAB, représentant au total 70% de l’EBITDA du groupe, pourraient tirer profit de l’accroissement des prix des tôles américaines résultant de la majoration des droits de douane.Les obstacles à l’exportation pour la division SSAB Europe seraient plus que compensés par les belles performances réalisées aux Etats-Unis.

 

France : 97 postes supprimés chez ArcelorMittal à Basse-Indre

10/06/25
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Vendredi 6 juin, la direction générale d’ArcelorMittal est venue confirmer la fermeture, d’ici 2026, d’une ligne de production sur le site de  Basse-Indre, dans la banlieue nantaise. Sans surprise, les organisateurs du plan de licenciement du géant de l’acier ont été fraîchement accueillis « et ne sont évidemment pas descendus dans les ateliers », ont constaté les délégués du personnel. Dans l’entrevue, « ils nous ont expliqué pourquoi Basse-Indre ne gagne plus d’argent : protection douanière des États-Unis, surproduction chinoise, baisse du volume de l’acier dévolue au packaging des boissons. » La direction a ajouté que : « le marché ne remontera pas. La seule solution, c’est la coupe dans les effectifs. » Lors des réunions, les salariés ont ainsi appris la suppression de 97 postes. Ils ont également été informés du départ de leur directeur, Thierry Poirier, nommé pour une mission décarbonation à Dunkerque. Ce dernier  est remplacé par son directeur adjoint, Nicolas Février. Le site de Basse-Indre produit plus de 260 000 t d’acier par an, des bobines ou des feuilles transformées ensuite en emballages alimentaires.  Mais une directive européenne impose la fin de l'usage du chrome dans la fabrication des boites de conserve, une mesure préjudiciable pour plusieurs lignes de production du site.Un préavis de grève illimité le temps du PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) a été déposé en vue de mettre la pression sur la direction. 

Autriche : EBITDA supérieur aux attentes au T4 pour Voestalpine

05/06/25
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Les actions de Voestalpine ont augmenté de plus de 3% mercredi 4 juin, après l’annonce d’un EBITDA de 378 M d’€ au quatrième trimestre. Ce dernier est supérieur au consensus des analystes de FactSet, lesquels tablaient sur 351 M d’€. Ce résultat a porté l’EBITDA annuel pour l’exercice 2025 à 1,3 md d’€, un niveau correspondant aux prévisions révisées du groupe autrichien. Les prévisions initiales pour l’année faisaient état d’un EBITDA de 1,7 md d’€, lequel a ensuite été abaissé à 1,4 md d’€. Le flux de trésorerie disponible pour l’exercice 2025 a, lui, atteint 309 M d’€, soit plus du double de l’estimation de Jefferies, de 155 M d’€. Ce chiffre a été soutenu par une libération de fonds de roulement de 322 M d’€. Quant aux dépenses d’investissement, elles ont totalisé 1,2 md d’€, conformément aux attentes. Le groupe basé à Linz a cité la faiblesse persistante des marchés européens ainsi que l’affaiblissement durable de la demande émanant du secteur automobile, qui représente 30% des ventes. Pour le premier trimestre de l’exercice 2026, la société prévoit de belles performances dans les infrastructures ferroviaires, l’aérospatiale et les secteurs d’entreposage, constituant au total 25% des ventes. En revanche, aucune reprise n’est attendue dans l’automobile, la construction, l’ingénierie mécanique ou les biens de consommation.

 

Suède : SSAB épargné par les droits de douane américains

05/06/25
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Le président américain a signé, mardi 3 juin, un décret portant de 25% à 50% les droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium. Ces nouvelles taxes sont entrées en vigueur le 4 juin. Ces barrières commerciales constituent un frein aux exportations pour les groupes sidérurgiques européens exportant leur produits vers les États-Unis. Le Suédois SSAB est, lui, mieux positionné grâce à sa présence sur le marché américain des tôles. Il bénéficie donc de l’augmentation des prix du produit  plat aux Etats-Unis.L’entreprise, basée à Stockholm, génère 18% de son EBITDA sur le territoire américain, où elle occupe une position solide en tant que producteur leader de tôles, exploitant une capacité de 2,4 M de t et contrôlant environ 25 à 30% du marché. Les divisions Amérique et Aciers spéciaux de SSAB, représentant au total 70% de l’EBITDA du groupe, pourraient tirer profit de l’accroissement des prix des tôles américaines résultant de la majoration des droits de douane. Les obstacles à l’exportation pour la division SSAB Europe seraient plus que compensés par les belles performances réalisées aux Etats-Unis.

 

 

Autriche : la production d'acier brut en repli en avril

05/06/25
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En avril, la production autrichienne d’acier brut a totalisé 614 558 t, soit une baisse de 12,4% sur un mois et de 8,9% sur un an. Entre janvier et avril derniers, le pays a produit 2,37 M de t, contre 2,52 M de t lors de la même période de 2024. Au sein de l’UE, la production s’est établie à 11,1 M de t en avril, ce qui constituait un repli 18,7% en glissement annuel. Au cours des quatre mois de cette année, la production a atteint 43,5 M de t, comparé à 44,6 M de t un an plus tôt. Voestalpine a exprimé des sentiments mitigés concernant la décision de Donald Trump visant à doubler les droits de douane à 50%, une mesure effective depuis le 4 juin. La société autrichienne opère de nombreux sites sur le territoire américain qu’elle envisage de développer. Les importations originaires d’Autriche vers les Etats-Unis sont restreintes.                 

Royaume-Uni : un mois d'avril très décevant pour le secteur automobile

05/06/25
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Au Royaume-Uni, les volumes de production de la filière automobile ont chuté  en avril à un niveau inégalé depuis 1952, si l’on exclut le confinement de 2020. La production de véhicules de tourisme a ainsi décliné de 8,4% sur un an, à 56 534 unités. SMMT, l’association britannique de l’automobile, attribue ces piètres performances à la diminution du nombre de jours de production, en raison de la survenue tardive de Pâques, conjuguée aux incertitudes économiques et de réorientation des échanges commerciaux. « Depuis début 2025, la construction automobile britannique a affiché ses plus mauvais résultats depuis 2009. Dans ce contexte, des mesures urgentes s’imposent en vue de doper la demande domestique et de relancer la compétitivité internationale », a déclaré Mike Hawes, directeur général de SMMT. Au cours des quatre premiers mois de 2025, la production de voitures neuves s’est élevée à 271 770 unités, soit un recul de 4,4% sur un an. Au vu du contexte économique défavorable et de l’évolution récente des conditions commerciales, les industriels britanniques attendent l’adoption urgente, par le gouvernement,  d’une  stratégie industrielle. « Le gouvernement a reconnu le rôle clé de l’industrie automobile, laquelle constitue un moteur pour l’économie nationale », a précisé  Mike Hawes.

France : le patron d'ArcelorMittal France s'est expliqué devant les sénateurs

03/06/25
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Pour la troisième fois depuis janvier, le patron d’ArcelorMittal  France est venu, mercredi 28 mai, s'expliquer devant les sénateurs. Ces derniers se montrent très préoccupés par l'annonce de la suppression de plus de 600 emplois dans sept sites industriels du nord de la France. « Le marché a été divisé par deux. Nous sommes victimes de la désindustrialisation française » a déploré Alain Le Grix de la Salle, lors de son intervention au Sénat. D’après le dirigeant, la réduction des effectifs envisagée est nécessaire à court terme en vue d’assurer le maintien de la compétitivité de ces sites. Il se veut néanmoins rassurant quant à ses engagements en matière de décarbonation et la reprise des investissements, y compris sur le site clé de Dunkerque. Ces derniers sont pour le moment suspendus, dans l’attente d’actions concrètes de la Commission européenne visant à protéger l’acier européen.

 

International : Thyssenkrupp amorce son démantèlement

03/06/25
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Thyssenkrupp a ouvert la voie, lundi 26 mai, à son démantèlement dans l'espoir de se relancer face aux difficultés rencontrées, notamment dans sa branche sidérurgie. Le groupe emploie près de 100.000 personnes.L'abandon de sa structure de conglomérat, devenue obsolète, semblait inéluctable pour Thyssenkrupp, né en 1999 de la fusion du sidérurgiste Krupp et du spécialiste des rails Thyssen. Après  avoir enregistré deux lourdes pertes annuelles, la société veut devenir une holding plus « flexible » regroupant plusieurs entités distinctes.La direction souhaite ainsi « séparer progressivement tous les secteurs d'activité de Thyssenkrupp », regroupant les divisions acier, pièces automobiles, électrolyseurs ou les sous-marins, et « les ouvrir aux investissements tiers ».Le groupe « conservera un contrôle total et continuera à participer aux performances futures des entreprises », dont il demeurera actionnaire majoritaire, sauf dans la filière de l'acier, a annoncé Miguel Lopez, son directeur général.Cette réorganisation laisse craindre de nouvelles suppressions de postes alors que Thyssenkrupp avait annoncé en novembre que 11.000 emplois allaient être supprimés ou externalisés. Le groupe prépare en parallèle une vague de suppressions de postes dans l'administration, forte de 1.000 employés. Il envisage également de réduire de 500 à 100, les employés travaillant au siège, à Essen.

 

Europe : modeste reprise sur le marché des voitures particulières en avril

03/06/2025
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Le marché européen des voitures particulières s’est modestement redressé en avril, mettant ainsi un terme à la tendance baissière observée depuis début 2025. Au sein de l’UE, les immatriculations de voitures neuves ont ainsi progressé de 1,3% sur un an, à 925 359 unités, d’après des données publiées par ACEA, l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles. Cette progression succède à un repli de 0,2% en mars; de 3,4% en février et de 2,6% en janvier. Entre janvier et avril derniers, les immatriculations de voitures ont reculé de 1,2%, à 3,64 M d’unités. Le segment des voitures électriques continue, lui, d’afficher de belles performances, les ventes ayant bondi de 34,1% en avril, à 145 341 unités. Quant aux immatriculations, elles ont grimpé de 26,4% sur un an entre janvier et avril, à 558 262 unités

Europe : Aperam diminue ses écarts d'alliage

03/06/25
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Le fabricant d’inox Aperam a diminué, ce mois-ci, de 40 à 50 €/t, selon la catégorie, ses surcharges d’alliage portant sur les produits plats en inox austénitique. Cette baisse marquée fait suite à une contraction de plus  grande ampleur le mois dernier. Ainsi,  l’écart d’alliage relatif à la catégorie 304 est passé de 1987 €/t en mai, à 1924 €/t le 1er juin. Parallèlement, la surcharge s’appliquant à la catégorie 316 s’établit désormais à 3221 €/t, comparativement à 3280 €/t le mois dernier. Quant à la catégorie 309S, un inox résistant à la chaleur utilisé dans des applications à température élevée, après avoir atteint 2664 €/t en mai,  il a chuté 2589 €/t en juin. La surcharge portant sur la catégorie 409a enregistré un recul plus modéré. Elle est en effet passée de 861 €/t le mois dernier, à 820 €/t ce mois-ci. Sur le London Metal Exchange (LME),la bourse londonienne des métaux, les offres du nickel au comptant s’établissaient à 15105/15150$/t.            

USA : les droits de douane majorés à 50%

03/06/25
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Donald Trump a fait part de son intention, vendredi 30 mai, de doubler la surtaxe sur l'acier importé à 50%, afin de défendre la production américaine. « Nous allons passer les droits de douane sur l’acier de 25% à 50%, ce qui va davantage protéger l’industrie de l’acier aux États-Unis », a déclaré le président américain lors de son déplacement dans une aciérie du  groupe US Steel en Pennsylvanie. Donald Trump a plus tard précisé, sur sa plateforme Truth Social, que la mesure entrerait en vigueur le 4 juin, et concernerait aussi l’aluminium. La surtaxe de 25%, entrée en vigueur en mars dernier, concernait également leurs dérivés, à l’instar des canettes. «Nos industries de l’acier et de l’aluminium vont être plus fortes que jamais», a-t-il écrit. « Personne ne pourra contourner ces droits de douane", a-t-il assuré à la tribune, devant des ouvriers se félicitant de cette annonce. Les droits de douane, utilisés comme arme commerciale et outil de pression, concernent désormais un large éventail de produits et de partenaires économiques. Malgré des revers judiciaires récents – deux tribunaux ayant jugé illégales certaines de ces taxes –, l’exécutif maintient fermement le cap, arguant de la nécessité de préserver les emplois américains. 

International : Aperam se montre prudent pour 2025

26/05/25
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Le fabricant d’inox Aperam a publié une hausse de son Ebitda ajusté au premier trimestre 2025, citant un « début d'année 2025 solide malgré un contexte économique peu favorable ». Le groupe a  ainsi enregistré un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) ajusté de 86 M d’€ au premier trimestre 2025, contre 55 M d’€ lors de la même période de 2024. Quant au flux de trésorerie disponible avant dividendes, il s'est élevé à 574 M d’€ au 1er trimestre 2025, y compris 415 M d’€ payés pour l'acquisition du groupe américain Universal Stainless & Alloy Products, le 23 janvier dernier. Au 4e trimestre 2024, le flux de trésorerie disponible atteignait 146 M d’€. La dette financière nette s’élevait, pour sa part, à 1,235 M d’€ au 31 mars 2025, dont 517 M d’€ pour l'absorption de la valeur d'entreprise d'Universal Stainless, par rapport à 544 M d’€ au 31 décembre 2024. Le groupe prévoit une hausse de l'Ebitda au deuxième trimestre par rapport au premier, ainsi qu'une baisse de sa dette financière nette Toutefois,  les conditions actuelles du marché ne jouent pas en faveur d’une hausse très significative selon l’analyste Oddo BHF.La société devrait toutefois bénéficier de volumes en hausse grâce à la saisonnalité favorable, d'ajustements de valeur en net repli et d'un mois supplémentaire d'intégration de Universal Stainless.

 

International : 200 à 400 postes suplémentaires délocalisés chez ArcelorMittal?

23/05/25
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La direction d’ArcelorMittal envisage de délocaliser vers l'Inde et la Pologne entre 200 et 400 postes supplémentaires dans les fonctions support, a indiqué, mercredi 21 mai, le représentant des salariés, à l’issue d’une réunion du comité d'entreprise européen (CEE), au siège au Luxembourg. Le deuxième sidérurgiste mondial avait annoncé en février qu'il envisageait de délocaliser certaines de ses activités européennes dans le marketing, commercial ou informatique vers l'Inde, avant de préciser, en avril, que jusqu'à 1.400 de ces postes pourraient être concernés.« Alors que la fourchette évoquée le 23 avril dernier se situait entre 1.250 et 1.400, elle oscille désormais entre 1.450 et 1.825 exactement (...) sans aucune explication », a déploré un syndicaliste. La direction n'a pas souhaité commenter ces chiffres, indiquant avoir rencontré les représentants des salariés « pour discuter du centre de services partagés en Inde. De plus amples informations sur ce projet ne pourront être communiquées à l'extérieur qu'une fois les réunions du comité d'entreprise  terminées », a ajouté la direction dans une déclaration écrite. Le CEE réclame « la suspension immédiate du processus de délocalisation, déjà en cours sur certains sites, tant que toutes les informations nécessaires n'auront pas été fournies par la direction ». Cette réunion devait être la dernière, mais « une autre réunion a été programmée dans les prochains jours, pour donner au CEE un délai supplémentaire afin d'examiner les informations partagées mercredi 21 avril », a ajouté la direction. Dans le cadre du plan social affectant les entités de la partie nord de la France, la direction d’ArcelorMittal France a fourni des chiffres de suppressions de postes légèrement revus à la baisse. Ainsi, 608 emplois seront supprimés, contre 636 précédemment, dans les fonctions support mais aussi la production. En outre, 378 autres emplois pourraient potentiellement être supprimés, comparé à 385 auparavant.