France : le pdg d'ArcelorMittal France opposé à la nationalisation
« Changer l’actionnaire d’ArcelorMittal France ne changerait en rien les problèmes structurels auxquels nous faisons face », a déclaré, le pdg de la division française du groupe, Alain Le Grix de la Salle, après un vote en ce sens, mercredi 19 novembre, en commission à l’Assemblée nationale. De l’avis du patron d’ArcelorMittal France, « pour donner un avenir à la production d'acier en Europe, il faut répondre aux deux maux qui la frappent, à savoir la baisse de la demande et les surcapacités mondiales, qui entraînent des importations massives d’acier subventionné à bas prix » issues notamment de Chine. Même son de cloche du côté du gouvernement, lequel juge, lui aussi, la mesure inefficace. « Mettre une entreprise sous perfusion publique ne réglera pas la concurrence de l’acier chinois », a rétorqué le rapporteur général du budget Philippe Juvin, en faveur de mesures européennes sur les droits de douane. La commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté, le 19 novembre, une proposition de loi de La France insoumise (LFI) visant à reprendre le contrôle à 100 % d’ArcelorMittal en France.



