Flash infos

Royaume-Uni : un mois d'avril très décevant pour le secteur automobile

05/06/25
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Au Royaume-Uni, les volumes de production de la filière automobile ont chuté  en avril à un niveau inégalé depuis 1952, si l’on exclut le confinement de 2020. La production de véhicules de tourisme a ainsi décliné de 8,4% sur un an, à 56 534 unités. SMMT, l’association britannique de l’automobile, attribue ces piètres performances à la diminution du nombre de jours de production, en raison de la survenue tardive de Pâques, conjuguée aux incertitudes économiques et de réorientation des échanges commerciaux. « Depuis début 2025, la construction automobile britannique a affiché ses plus mauvais résultats depuis 2009. Dans ce contexte, des mesures urgentes s’imposent en vue de doper la demande domestique et de relancer la compétitivité internationale », a déclaré Mike Hawes, directeur général de SMMT. Au cours des quatre premiers mois de 2025, la production de voitures neuves s’est élevée à 271 770 unités, soit un recul de 4,4% sur un an. Au vu du contexte économique défavorable et de l’évolution récente des conditions commerciales, les industriels britanniques attendent l’adoption urgente, par le gouvernement,  d’une  stratégie industrielle. « Le gouvernement a reconnu le rôle clé de l’industrie automobile, laquelle constitue un moteur pour l’économie nationale », a précisé  Mike Hawes.

France : le patron d'ArcelorMittal France s'est expliqué devant les sénateurs

03/06/25
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Pour la troisième fois depuis janvier, le patron d’ArcelorMittal  France est venu, mercredi 28 mai, s'expliquer devant les sénateurs. Ces derniers se montrent très préoccupés par l'annonce de la suppression de plus de 600 emplois dans sept sites industriels du nord de la France. « Le marché a été divisé par deux. Nous sommes victimes de la désindustrialisation française » a déploré Alain Le Grix de la Salle, lors de son intervention au Sénat. D’après le dirigeant, la réduction des effectifs envisagée est nécessaire à court terme en vue d’assurer le maintien de la compétitivité de ces sites. Il se veut néanmoins rassurant quant à ses engagements en matière de décarbonation et la reprise des investissements, y compris sur le site clé de Dunkerque. Ces derniers sont pour le moment suspendus, dans l’attente d’actions concrètes de la Commission européenne visant à protéger l’acier européen.

 

International : Thyssenkrupp amorce son démantèlement

03/06/25
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Thyssenkrupp a ouvert la voie, lundi 26 mai, à son démantèlement dans l'espoir de se relancer face aux difficultés rencontrées, notamment dans sa branche sidérurgie. Le groupe emploie près de 100.000 personnes.L'abandon de sa structure de conglomérat, devenue obsolète, semblait inéluctable pour Thyssenkrupp, né en 1999 de la fusion du sidérurgiste Krupp et du spécialiste des rails Thyssen. Après  avoir enregistré deux lourdes pertes annuelles, la société veut devenir une holding plus « flexible » regroupant plusieurs entités distinctes.La direction souhaite ainsi « séparer progressivement tous les secteurs d'activité de Thyssenkrupp », regroupant les divisions acier, pièces automobiles, électrolyseurs ou les sous-marins, et « les ouvrir aux investissements tiers ».Le groupe « conservera un contrôle total et continuera à participer aux performances futures des entreprises », dont il demeurera actionnaire majoritaire, sauf dans la filière de l'acier, a annoncé Miguel Lopez, son directeur général.Cette réorganisation laisse craindre de nouvelles suppressions de postes alors que Thyssenkrupp avait annoncé en novembre que 11.000 emplois allaient être supprimés ou externalisés. Le groupe prépare en parallèle une vague de suppressions de postes dans l'administration, forte de 1.000 employés. Il envisage également de réduire de 500 à 100, les employés travaillant au siège, à Essen.

 

Europe : modeste reprise sur le marché des voitures particulières en avril

03/06/2025
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Le marché européen des voitures particulières s’est modestement redressé en avril, mettant ainsi un terme à la tendance baissière observée depuis début 2025. Au sein de l’UE, les immatriculations de voitures neuves ont ainsi progressé de 1,3% sur un an, à 925 359 unités, d’après des données publiées par ACEA, l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles. Cette progression succède à un repli de 0,2% en mars; de 3,4% en février et de 2,6% en janvier. Entre janvier et avril derniers, les immatriculations de voitures ont reculé de 1,2%, à 3,64 M d’unités. Le segment des voitures électriques continue, lui, d’afficher de belles performances, les ventes ayant bondi de 34,1% en avril, à 145 341 unités. Quant aux immatriculations, elles ont grimpé de 26,4% sur un an entre janvier et avril, à 558 262 unités

Europe : Aperam diminue ses écarts d'alliage

03/06/25
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Le fabricant d’inox Aperam a diminué, ce mois-ci, de 40 à 50 €/t, selon la catégorie, ses surcharges d’alliage portant sur les produits plats en inox austénitique. Cette baisse marquée fait suite à une contraction de plus  grande ampleur le mois dernier. Ainsi,  l’écart d’alliage relatif à la catégorie 304 est passé de 1987 €/t en mai, à 1924 €/t le 1er juin. Parallèlement, la surcharge s’appliquant à la catégorie 316 s’établit désormais à 3221 €/t, comparativement à 3280 €/t le mois dernier. Quant à la catégorie 309S, un inox résistant à la chaleur utilisé dans des applications à température élevée, après avoir atteint 2664 €/t en mai,  il a chuté 2589 €/t en juin. La surcharge portant sur la catégorie 409a enregistré un recul plus modéré. Elle est en effet passée de 861 €/t le mois dernier, à 820 €/t ce mois-ci. Sur le London Metal Exchange (LME),la bourse londonienne des métaux, les offres du nickel au comptant s’établissaient à 15105/15150$/t.            

USA : les droits de douane majorés à 50%

03/06/25
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Donald Trump a fait part de son intention, vendredi 30 mai, de doubler la surtaxe sur l'acier importé à 50%, afin de défendre la production américaine. « Nous allons passer les droits de douane sur l’acier de 25% à 50%, ce qui va davantage protéger l’industrie de l’acier aux États-Unis », a déclaré le président américain lors de son déplacement dans une aciérie du  groupe US Steel en Pennsylvanie. Donald Trump a plus tard précisé, sur sa plateforme Truth Social, que la mesure entrerait en vigueur le 4 juin, et concernerait aussi l’aluminium. La surtaxe de 25%, entrée en vigueur en mars dernier, concernait également leurs dérivés, à l’instar des canettes. «Nos industries de l’acier et de l’aluminium vont être plus fortes que jamais», a-t-il écrit. « Personne ne pourra contourner ces droits de douane", a-t-il assuré à la tribune, devant des ouvriers se félicitant de cette annonce. Les droits de douane, utilisés comme arme commerciale et outil de pression, concernent désormais un large éventail de produits et de partenaires économiques. Malgré des revers judiciaires récents – deux tribunaux ayant jugé illégales certaines de ces taxes –, l’exécutif maintient fermement le cap, arguant de la nécessité de préserver les emplois américains. 

International : Aperam se montre prudent pour 2025

26/05/25
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Le fabricant d’inox Aperam a publié une hausse de son Ebitda ajusté au premier trimestre 2025, citant un « début d'année 2025 solide malgré un contexte économique peu favorable ». Le groupe a  ainsi enregistré un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) ajusté de 86 M d’€ au premier trimestre 2025, contre 55 M d’€ lors de la même période de 2024. Quant au flux de trésorerie disponible avant dividendes, il s'est élevé à 574 M d’€ au 1er trimestre 2025, y compris 415 M d’€ payés pour l'acquisition du groupe américain Universal Stainless & Alloy Products, le 23 janvier dernier. Au 4e trimestre 2024, le flux de trésorerie disponible atteignait 146 M d’€. La dette financière nette s’élevait, pour sa part, à 1,235 M d’€ au 31 mars 2025, dont 517 M d’€ pour l'absorption de la valeur d'entreprise d'Universal Stainless, par rapport à 544 M d’€ au 31 décembre 2024. Le groupe prévoit une hausse de l'Ebitda au deuxième trimestre par rapport au premier, ainsi qu'une baisse de sa dette financière nette Toutefois,  les conditions actuelles du marché ne jouent pas en faveur d’une hausse très significative selon l’analyste Oddo BHF.La société devrait toutefois bénéficier de volumes en hausse grâce à la saisonnalité favorable, d'ajustements de valeur en net repli et d'un mois supplémentaire d'intégration de Universal Stainless.

 

International : 200 à 400 postes suplémentaires délocalisés chez ArcelorMittal?

23/05/25
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La direction d’ArcelorMittal envisage de délocaliser vers l'Inde et la Pologne entre 200 et 400 postes supplémentaires dans les fonctions support, a indiqué, mercredi 21 mai, le représentant des salariés, à l’issue d’une réunion du comité d'entreprise européen (CEE), au siège au Luxembourg. Le deuxième sidérurgiste mondial avait annoncé en février qu'il envisageait de délocaliser certaines de ses activités européennes dans le marketing, commercial ou informatique vers l'Inde, avant de préciser, en avril, que jusqu'à 1.400 de ces postes pourraient être concernés.« Alors que la fourchette évoquée le 23 avril dernier se situait entre 1.250 et 1.400, elle oscille désormais entre 1.450 et 1.825 exactement (...) sans aucune explication », a déploré un syndicaliste. La direction n'a pas souhaité commenter ces chiffres, indiquant avoir rencontré les représentants des salariés « pour discuter du centre de services partagés en Inde. De plus amples informations sur ce projet ne pourront être communiquées à l'extérieur qu'une fois les réunions du comité d'entreprise  terminées », a ajouté la direction dans une déclaration écrite. Le CEE réclame « la suspension immédiate du processus de délocalisation, déjà en cours sur certains sites, tant que toutes les informations nécessaires n'auront pas été fournies par la direction ». Cette réunion devait être la dernière, mais « une autre réunion a été programmée dans les prochains jours, pour donner au CEE un délai supplémentaire afin d'examiner les informations partagées mercredi 21 avril », a ajouté la direction. Dans le cadre du plan social affectant les entités de la partie nord de la France, la direction d’ArcelorMittal France a fourni des chiffres de suppressions de postes légèrement revus à la baisse. Ainsi, 608 emplois seront supprimés, contre 636 précédemment, dans les fonctions support mais aussi la production. En outre, 378 autres emplois pourraient potentiellement être supprimés, comparé à 385 auparavant.

 

International : hausse des ventes au 1er T pour Jacquet Metals

23/05/25
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Au premier trimestre 2025, les ventes de Jacquet Metals, distributeur français d’aciers spéciaux, ont totalisé 511 M d’€. Ces dernières sont inférieures de 8,5% à celles enregistrées un an auparavant. Quant à la marge brute, elle s’est élevée à 119 M d’€, soit 23,4% du chiffre d’affaires, contre 20,3% au premier trimestre 2024. La pression exercée sur la marge brute par la baisse des prix moyens de vente a été compensée par le repli des prix moyens des stocks. Dans ces conditions, l’Ebitda courant s’est établi à 24 M d’€, représentant 4,8% du chiffre d’affaires, comparé à 19 M d’€ au premier trimestre 2024. Le résultat net part du groupe est, lui,  ressorti à 2,3 M d’€ entre janvier et mars derniers, contre 2,7 M d’€ lors de la même période de 2024. Fin mars 2025, les investissements s'élevaient à 5 M d’€, les capitaux propres à 654 M d’€ et le ratio d'endettement net sur capitaux propres à 30% (27% fin 2024). Au vu du contexte géopolitique et économique incertain, le groupe va s’atteler à la gestion de ses besoins en fonds de roulement et de ses coûts. Il va aussi veiller à préserver sa solidité financière et à poursuivre sa politique d'investissement et de développement. Le 27 juin, le conseil d'administration va  proposer à l'assemblée générale des actionnaires la distribution d'un dividende de 0,2 € par action.                

 

Italie : évolution divergent pour les poutrelles et barres en acier marchand

22/05/25
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Sur la péninsule italienne, les prix des poutrelles, en retrait de 10 €/t par rapport à la mi-avril,  s’établissent à  760-775 €/t départ usine. Depuis un bon moment déjà, ces derniers ne parviennent pas à se redresser. Ces performances décevantes s’expliquent par une activité léthargique et  donc, des échanges sporadiques, les clients ne se procurant que le strict minimum. Le scénario est plus réjouissant du côté des barres en acier  marchand, dont les prix n’ont pas fluctué sur un mois, à 700-725 €/t départ usine. La contraction de 10 à 30 €/t des prix italiens des ferrailles a pénalisé ceux des produits sidérurgiques, l’affaiblissement des coûts des matières premières n’étant pas propice à une quelconque stabilisation. La donne pourrait toutefois changer le mois prochain. De fait, la récente consolidation des offres de ferrailles sur le marché international pourrait potentiellement atténuer certaines des difficultés rencontrées par les sidérurgistes transalpins.      

Allemagne : nouveau recul de la production d'acier brut

22/05/25
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Le mois dernier, la production allemande d’acier brut a poursuivi sa trajectoire baissière amorcée dès le début de cette année. Ainsi, après s’être contractée de 12,7% sur un an en janvier, de 13,5% en février puis de 11,3% en mars, la production a décliné de 10,1% en avril, à 2,9 M de t, d’après WV Stahl, la fédération nationale de l’acier. La production d’acier issue des convertisseurs à oxygène a chuté de 12,6 %, à 2 M de t. Quant à la production émanant des fours électriques, elle s’est tassée de 4,3%, à 946 000 t. Entre janvier et avril derniers, la production allemande d’acier brut a totalisé 11,4 M de t, soit une baisse de 11,9% par rapport à la même période de 2024. Le recul a été particulièrement marqué pour les convertisseurs à oxygène, dont la production a fondu de 14,4%, à 7,8 M de t. Parallèlement, la filière électrique a vu ses volumes de production diminuer de 5,9%, à 3,7 M de t. Ces mauvaises performances sont imputables à la stagnation économique outre-Rhin, laquelle plombe la filière sidérurgique locale. Aucune reprise de la demande ne se dessine sur les segments de la construction et de l’automobile, des consommateurs d’acier clés.                             

Italie / Europe du nord : le marché du fil machine manque de vigueur

20/05/25
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Les prix italiens du fil machine, plombés par l’attentisme des clients, ont diminué à 610 €/t départ usine, contre 620-630 €/t départ usine fin avril. Les  clients, escomptant de nouvelles baisses, se montrent réticents à s’engager dans de gros achats. D’autres opérateurs, invoquant le rebond des prix des importations turques de ferrailles et la  la flambée des coûts de l’électricité, considèrent, eux, que les prix pourraient se redresser en juin. En Europe du nord, Les prix restent obstinément stables en dépit de spéculations concernant une baisse des prix des ferrailles. Les prix de contrat du fil machine drawing s’établissent à 645 €/t départ usine et ceux de la catégorie mesh, à 620 €/t départ usine. A l’import, les offres hors UE, disponibles elles, à 600-610 €/t cfr Rotterdam, ne rencontrent pas un vif succès de la part des clients nord-européens. 

Chine : la production inférieure aux attentes en avril

20/05/25
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En avril, la production chinoise d'acier brut a reculé de 7 % par rapport à mars, à rebours des prévisions établies par les analystes. De fait, ces derniers anticipaient une progression, sur fond de bénéfices solides et d'exportations robustes. Le géant asiatique a produit 86,02 M de t  d'acier brut le mois dernier, soit un niveau stable sur un an, mais en repli par rapport aux 92,84 M de t produites en mars, selon le Bureau National des Statistiques. Au vu du niveau de production affiché en avril, les volumes quotidiens s’établissent à environ 2,87 M de t, comparativement à 2,99 M de t en mars,  et 2,86 M de t en avril 2024. Au cours des quatre premiers mois de 2025, la Chine a produit  345,35 M de t d'acier brut, soit une progression de 0,4 % sur un an, malgré l'annonce, par Pékin en mars, de programmes de restructurations du secteur sidérurgique par des réductions de production.                                           

France / ArcelorMittal : le projet de décarbonation relancé à Dunkerque

20/05/25
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ArcelorMittal a annoncé, jeudi 15 mai, qu'il relançait son projet massif de décarbonation sur son site de Dunkerque, suspendu depuis fin 2024. Le groupe maintient néanmoins son plan de suppression de 636 postes, dont près de la moitié à Dunkerque. Le géant de l'acier confirme son intention d'investir 1,2 md d’€ sur le site nordiste en vue de construire son premier four à arc électrique.Ces travaux de grande envergure devraient être lancés d’ici fin 2025 ou début 2026, le démarrage du four électrique étant lui programmé fin 2028. Ce four devrait produire 2 M de t par an, soit l'équivalent de l'actuel haut-fourneau 3. Ce projet vise à réduire de 20% les émissions de C02 sur le site de Dunkerque. Frappé de plein fouet par la crise de la sidérurgie en Europe, ArcelorMittal avait annoncé, fin novembre, qu'il suspendait son investissement en vue de produire de l'acier vert à Dunkerque. Mais l'adoption, par la Commission européenne, du Plan acier en mars change la donne. De fait, le géant de l'acier se dit confiant vis-à-vis des mesures annoncées par Bruxelles. Le Plan acier, prévoit, outre la restriction des importations d’acier à 15%, la mise en place du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Europe.

 

 

International : Thyssenkrupp repasse dans le vert au 1er trimestre

20/05/25
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Thyssenkrupp a renoué avec les bénéfices entre janvier et mars derniers. Tirant profit d'une cession dans sa division acier, Thyssenkrupp Steel, le groupe a maintenu ses prévisions annuelles. Il est néanmoins resté fragilisé par les mauvaises performances de ses divisions spécialisées dans l’acier, les pièces automobiles et la distribution de matériel, lesquelles ont pesé sur les commandes au premier trimestre, en repli de 6%, sur un an, à 8,1 M d’€. L’unité sidérurgique a enregistré une perte de 90 M d’€, imputable aux coûts élevés de l’énergie et aux investissements nécessaires à sa décarbonation laborieuse. Au 2ème trimestre de son exercice décalé 2024/2025, le bénéfice net est ressorti à 167 M d’€, contre une perte nette de 72 M d’€ un an plus tôt. C'est une première après six trimestres consécutifs dans le rouge. Quant aux analystes, ils s'attendaient, eux, à un bénéfice net supérieur, à 235 M d’€. Le groupe a principalement été soutenu par la vente de son activité d'acier électrique de sa filiale indienne pour 270 M d’€. Quant au résultat opérationnel ajusté (EBIT), il s’est effondré à 19 M d’€, soit une chute de 90% sur un an. Ceci s’explique principalement par la baisse de 5% du chiffre d'affaires global, à 8,6 M d’€, sur fond de faiblesse de la demande et des prix de l’acier. Thyssenkrupp a entrepris une réorganisation massive, se traduisant par la suppression de milliers de postes et la réduction de la production chez Thyssenkrupp Steel.

 

International : RBE supérieur aux attentes pour Vallourec

20/05/25
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Au premier trimestre, si le résultat brut d’exploitation (RBE) de Vallourec, spécialiste de tubes en acier sans soudure, a reculé de 3% sur un an, à 207 M d’€, il reste néanmoins supérieur aux attentes, estimées à 202 M d’€.  Le RBE du deuxième trimestre est, lui, attendu entre 170 et 200 M d’€. Le RBE Groupe de l'exercice 2025 devrait, lui, refléter une progression au second semestre, porté, « pour le segment Tubes, par des livraisons à l'international en hausse au second semestre en raison d'importantes prises de commandes au cours des récents trimestres ».Le chiffre d’affaires, lui, est quasiment stable à 991 M d’€, comparé au premier trimestre 2024. Quant à la trésorerie nette, elle est redevenue positive, à 112 M d’€, en hausse de 91 M d’€ par rapport au dernier trimestre 2024. Par ailleurs, la dette nette de Vallourec est tombée à zéro en 2024, avec un an d’avance sur le plan initial, et la trésorerie nette est attendue par le consensus des analystes calculé par Factset à 274 M d’€ cette année, puis 549 M d’€ en 2026. « Nous sommes satisfaits des résultats du premier trimestre 2025, qui se situent dans le haut de la fourchette précédemment communiquée. Ces performances commerciales nous permettent de continuer à anticiper une amélioration de notre rentabilité au cours du second semestre », a souligné Philippe Guillemot, directeur général de Vallourec.  

 

Allemagne : TK Steel et IG Metall ont conclu un accord

12/05/25
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Thyssenkrupp Steel, la division acier de Thyssenkrupp a annoncé, mercredi 30 avril, avoir trouvé un accord de principe avec le syndicat IG Metall concernant sa restructuration prévue, précisant que son objectif était d’éviter tout licenciement forcé. Cet accord intervient après l’annonce, fin novembre, par Thyssenkrupp, au sein de sa division acier, de la suppression de 5000 emplois, tandis que 6000 autres feront l’objet  d’une externalisation, à l’horizon 2030. Il ouvre la voie à des discussions plus approfondies, qui devraient aboutir à un nouvel accord salarial collectif d’ici l’été.La conclusion d’un accord salarial était jugée comme une étape clé avant que le conglomérat ne puisse céder, comme prévu, une participation supplémentaire de 30% de Thyssenkrupp Steel à Daniel Kretinsky. Le milliardaire tchèque détient déjà une participation de 20% via sa holding EPCG. L’objectif étant de créer une société détenue à parts égales.

 

Turquie : ajustement des prévisions

06/05/25
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En Turquie, l’instabilité macroéconomique redéfinit les prévisions établies initialement par la filière sidérurgique. L’accroissement des importations, conjugué à l’impact défavorable du durcissement des politiques monétaire et fiscale sur la consommation locale d’acier, a tempéré l’attitude optimiste adoptée par de nombreux opérateurs du secteur au début de cette année. « Au vu des tensions et incertitudes croissantes à l’échelle internationale, lesquelles nous incitent à la plus grande prudence, nous avons été contraints de réviser nos perspectives économiques pour le deuxième semestre », a commenté Veysel Yayan, le secrétaire général de TCUD, l’association des sidérurgistes turcs. Au premier trimestre, la production d’acier s’est contractée de 3,4% en rythme annuel, à 9,3 M de t, ce qui place la Turquie au septième rang parmi les dix plus gros producteurs mondiaux d’acier. Quant à la consommation de produits finis, elle a totalisé 2,6 M de t en mars, soit une chute de 23,2% par rapport à la même période de 2024. La consommation a reculé de 7,3% sur un an au premier trimestre, à 9,1 M de t, sur fond d’essoufflement de la production industrielle.

 

Allemagne : modeste remontée des prix des profilés

06/05/25
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Outre-Rhin, les prix des profilés ont légèrement renchéri au cours des dernières semaines. Si les conditions de marché sont défavorables, les restrictions sur les importations constituent, elles, un facteur de soutien. En revanche, l’essoufflement des prix des ferrailles pourrait contrecarrer un nouveau mouvement haussier. D’après un acheteur berlinois, les usines, lesquelles se sont récemment procuré la matière première à des tarifs inférieurs à ceux proposés auparavant, n’auront d’autre choix que d’octroyer des remises à leurs clients. Un avis que ne partage pas un  autre opérateur, selon lequel le marché des ferrailles exerce désormais une influence moindre sur le segment des produits longs, les coûts de l’énergie ainsi que la révision des mesures de sauvegarde dictant plutôt la tendance. Comme elles l’ont déjà fait savoir en mars, les usines allemandes ciblent un prix de transaction de 800 €/t livré pour mai. Cet objectif est toutefois jugé bien trop ambitieux par de nombreux consommateurs, peu disposés à s’acquitter de plus de 780 €/t livré.                                      

Chine : les réductions de production obligatoires vont être lancées

06/05/25
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Plusieurs provinces chinoises ont récemment organisé des réunions conjointes entre les représentants du gouvernement et les groupes sidérurgiques en vue de débattre des réductions de production obligatoires. L’authenticité de cette annonce a été confirmée par une usine clé basée à Jiangsu, la 2ème plus grande région productrice d’acier du pays. Le gouvernement n’a toutefois publié aucun communiqué officiel à ce sujet. Cette usine considère que de telles restrictions s’imposent, la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis ayant contribué à peser sur la demande d’acier à l’échelle nationale. Certaines sources ont révélé que cette année, les aciéries basées dans les provinces de Jiangsu et Shaanxi seront tenues de réduire leur production respectivement de, 6 M de t et 1 M de t par rapport à 2024. L’an dernier, ces deux provinces ont produit respectivement 119 M de t et 13 M de t.