Flash infos

Amérique latine : les aciéristes lourdement impactés par les taxes US

09/04/25
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En 2024, la fermeture de l’aciérie chilienne Huachipato, lourdement impactée par les importations chinoises à bas prix, a marqué un tournant. Depuis lors, des centaines de milliers d’emplois sont  sur la sellette dans la région.      Les sidérurgistes subissent de plein fouet la concurrence déloyale de la Chine, dont les expéditions massives d’acier subventionné représentent près de la moitié de la production mondiale. Les prix chinois étant inférieurs de 40 % à ceux en vigueur en Amérique latine, les aciéries locales peinent difficilement à tirer leur épingle du jeu.L’introduction récente, par l’administration Trump, de droits de douane de 25 % sur les importations d’acier risque de détourner les excédents en provenance de Chine vers des marchés moins protégés, à l’instar de ceux du continent sud-américain. Les États-Unis, premier importateur mondial d’acier, se fournissaient jusqu’à présent principalement auprès du Canada, du Brésil et du Mexique. Toutefois, les nouveaux droits de douane devraient changer la donne alors que les flux commerciaux pourraient se réorganiser au détriment des producteurs latino-américains.

 

Importations de produits plats / UE : des volumes moindres

09/04/25
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Les importations de produits plats vers l’UE se sont essoufflées début avril, en raison de la faiblesse de la demande et de la révision des mesures de sauvegarde. Si certains fournisseurs étrangers ont consommé l’intégralité de leurs quotas, ce n’est pas le cas d’autres régions, lesquelles ont vu leurs exportations nettement se contracter. Comme escompté, les importations de coil laminé à chaud, particulièrement exposées aux sanctions douanières,  se sont tassées. Parmi les pays soumis aux quotas résiduels, seul Taïwan a épuisé ses volumes de contingents tarifaires. Parallèlement, le Japon a, lui, utilisé ses quotas à hauteur de 54% et le Vietnam de 11%. L’Egypte n’a, pour sa part, pas touché à ses quotas. Sur le segment du coil galva, les producteurs indiens ont consommé la totalité leurs quotas de catégorie 4A destinés au secteur industriel. La Chine a également épuisé ses quotas de coil galva 4B, lesquels ont des applications dans l’industrie automobile.

Europe : Aperam diminue ses écarts d'alliage

09/04/25
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Ce mois-ci, le fabricant d’inox Aperam a revu à la baisse ses écarts d’alliage portant sur ses produits plats en inox austénitiques. Depuis le 1er avril, la surcharge d’alliage s’appliquant à la catégorie 304 a ainsi été fixée à 2092 €/t, contre 2100 €/t un mois auparavant. La baisse est, elle, plus marquée pour la catégorie 316, dont l’écart d’alliage atteint désormais 3462 €/t, contre 3513 €/t précédemment. La catégorie 309S, un inox adapté aux applications à haute température a, elle, vu sa surcharge diminuer à 2810 €/t en avril, comparé à 2824 €/t en mars. L’écart d’alliage sur la catégorie 409, n’a, lui, quasiment pas évolué, passant de 889 €/t  en mars, à 887 €/t en avril.           

Production automobile / Allemagne : hausse en mars

09/04/25
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Si la production de véhicules de tourisme s’est accrue outre-Rhin en mars, les volumes étaient toutefois nettement inférieurs à ceux observés avant la crise sanitaire.

Le mois dernier, la production a ainsi augmenté de 8% sur un an, à 391 300 unités, après s’être contractée de 3% en février, d’après VDA, l’association représentant les constructeurs automobiles locaux.

Les données portant sur la période janvier-mars, font état d’un accroissement de 5%, à 1,1 M d’unités par rapport à la même période de 2024. Quoiqu’il en soit les volumes produits sont inférieurs de 14% à ceux observés en 2019.

En mars dernier, les immatriculations de voitures neuves ont, elles, reculé de 4% en rythme annuel, pour totaliser 253 000 unités.

Dynamisme du segment des véhicules électriques

Les performances sont excellentes sur le segment des véhicules électriques, où les immatriculations ont bondi de 46% le mois dernier, à 69 080 unités. Les ventes de véhicules électriques ont grimpé de 35%, à 42 520 unités, tandis que celles de voitures hybrides ont explosé de 66%, à 26 550 unités.

Les constructeurs automobiles allemands sont particulièrement préoccupés par l’imposition des droits de douane américains, le pays étant le plus gros exportateur de voitures de l’UE vers les USA. L’an dernier, 445 000 véhicules ont été exportés vers les USA, ce qui représente une part significative des volumes exportés par l’ensemble des pays de la zone euro.

 

France : Winoa opère à capacité réduite

02/04/25
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L'usine de Winoa, à Cheylas en Isère, opère depuis plusieurs mois à moins de 50% de sa capacité, selon Henry-Olivier Mattout, le directeur des achats du groupe.Les deux autres aciéries européennes de Winoa, implantées en Espagne et en Slovénie, sont confrontées à des difficultés similaires.Contrairement aux hauts fourneaux, les fours électriques installés chez Winoa peuvent être allumés et éteints à la demande, ou ne fonctionner que la nuit lorsque les prix de l'énergie sont moins élevés. Ces mesures ne permettent toutefois pas au groupe de fonctionner à un rythme plus élevé, en raison de la flambée des coûts de l’énergie. Le site de Cheylas, où se trouve aussi le siège du groupe, est l'un des vingt plus gros consommateurs de gaz et d'électricité en France. En une seule journée, son four à arc  électrique engloutit autant d'électrons que la ville de Chambéry (environ 60 000 habitants) en l’espace de deux ou trois jours. Au plus fort de la crise de l'énergie, la facture  d’électricité représentait la moitié de ses coûts de production, a observé Henry-Olivier Mattout. Pour alimenter son autre four à gaz, le groupe s’acquitte d’environ 45 € par MWh de gaz, comparativement à 15 € en 2021. Le groupe, gérant huit sites à travers le monde, est leader mondial de la fabrication de grenailles d'acier servant d'abrasifs aux industriels, notamment pour les traitements de surface. L’usine iséroise produit 110 000 t de grenailles par an.

 

 

Royaume-Uni : British Steel va fermer ses hauts-fourneaux à Scunthorpe

02/04/25
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British Steel, filiale du Chinois Jingye, a annoncé la fermeture de ses hauts fourneaux de Scunthorpe, à l’est de Manchester, ainsi que d'autres installations. Cette décision va entraîner des licenciements massifs, concernant 2000 à 2700 salariés. La société britannique a initié une « consultation avec les salariés et les syndicats sur les licenciements », a-t-elle précisé dans un communiqué.British Steel, qui emploie 3500 personnes au Royaume-Uni, compte fermer « ses deux hauts fourneaux, ses opérations de fabrication d'acier et réduire la capacité du laminoir à acier à Scunthorpe », a-t-il précisé. La mise à l’arrêt définitive est prévue début juin 2025, au plus tôt. Invoquant des pertes colossales, supérieures à 700 000 £, soit  840 000 €, par jour, le groupe a déclaré que « les hauts fourneaux et les opérations de fabrication de l'acier ne sont plus financièrement viables en raison de l’environnement de marché défavorable, de l'imposition de droits de douane américains ainsi que des coûts environnementaux plus élevés ».Le montant d’une aide publique visant à aider l'entreprise à passer aux fours à arc électrique, constitue actuellement une source de désaccord avec les autorités britanniques.British Steel a  en effet rejeté une proposition du gouvernement en faveur de l’octroi d'une subvention de l'ordre de 500 M de livres (600 M d’€), sur un budget total qui pourrait dépasser 2 mds de livres (2,4 mds d’€). Les discussions se poursuivent entre les deux parties.

 

Exportations de coil laminé à chaud / Turquie : l’Europe, un client clé

02/04/25
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En janvier, les importateurs originaires de l’Europe, ont exprimé leur vif intérêt pour les produits laminés à chaud turcs  dont les  volumes ventes se sont accrues en rythme annuel. D’après TUIK, l’Institut Turc des Statistiques, la Turquie a ainsi exporté 144 669 t de produits laminés à chaud en janvier, soit un bond de 36% sur un an. Les clients européens ont augmenté leurs réservations de 23% par rapport à janvier 2024, à 58 953 t. Sur la période considérée, la part de la région est passée de 45%, à 41%. La concurrence moindre en provenance d’Asie en raison de l’imposition de quotas, associée à l’imposition potentielle de taxes anti-dumping a également contribué à dopé les expéditions vers l’Europe. La Grèce, dont les  réservations ont quintuplé,  à 25 200 t est devenue un acheteur clé de produits laminés à chaud turcs. La Roumanie et l’Espagne et la Roumanie ont également vu leurs importations croître à respectivement, 7125 t et 6156  t. Les clients de la région MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord) ont également jeté leur dévolu sur les produits laminés à chaud turc. En février 2024, les importations de la région ont quasiment doublé en rythme annuel, à 57 165 t. La part de la région est ainsi passée de 28% à 40%, sur fond de demande accrue en provenance de Lybie, d’Egypte et d’Algérie.                                           

Coil laminé à chaud / Europe du nord : ventes sporadiques

02/04/25
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En Allemagne et au Benelux, les carnets de commandes des fournisseurs clés de coil laminé à chaud sont bien garnis. Dans ce contexte, ces derniers ne se précipitent pas pour sceller des ventes, ni octroyer des remises à leurs clients. " Les stocks de la majorité des usines sont très faibles pour une livraison prévue au deuxième trimestre. Au vu des tensions sur l’offre, les contrats ne sont pas légion, les acheteurs résistant aux hausses de prix », a commenté une usine. Les consommateurs dont les besoins sont urgents préfèrent se tourner vers les coils européens, en raison des risques liés aux importations, suite à l’imposition de mesures de sauvegarde et de mesures anti-dumping à l’encontre du Vietnam, de l’Egypte et du Japon. Le coil laminé à chaud proposé par les fournisseurs nord-européens est disponible à 640-660 €/t départ usine pour une livraison prévue en juin. Une vente de coils en provenance d’Italie se serait, elle, négociée à 650 €/t départ usine.Une usine intégrée allemande de premier plan a, pour sa part, soumis des offres à 680 €/t départ usine. Aucune vente n’a été conclue à un tel prix, les prétentions des acheteurs étant en totale inadéquation avec ce niveau.

 

Japon : les taxes US vont peser sur la production d'acier

02/04/25
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En février, la production japonaise d'acier brut a chuté de 8,5 % sur un an, à 6,4 M de t, ce qui constitue la douzième baisse mensuelle consécutive. Ces volumes sont les plus faibles depuis juillet 2020, a déclaré Tadashi Imia, président de la Japan Iron and Steel Federation (JISF). Ces piètres performances sont imputables aux retards et aux reports de projets de construction dus à la flambée des coûts des matériaux, conjugués aux pénuries de main-d'œuvre.Les droits de douane imposés par les Etats-Unis sur les importations de produits sidérurgiques pourraient amputer la production japonaise d’acier de plusieurs millions de tonnes par an, le pays étant largement tributaire des exportations.« Suite à l’instauration des taxes américaines, la production annuelle d'acier brut au Japon pourrait chuter en deçà des 80 M de t, un niveau inégalé depuis 1968 », a déclaré le patron de JISF.Le Japon, troisième producteur mondial d’acier, a produit 84 M de t en 2024. Ce dernier a précisé qu’en moyenne, les exportations directes d'acier vers les États-Unis totalisent 1 à 2 de M de t par an.Toutefois, si on prend en compte les pièces en acier utilisées dans les voitures et d’autres produits manufacturés, les volumes pourraient culminer à plusieurs millions de tonnes. Les industries US de l’énergie, de l’aérospatiale et de l’automobile s’approvisionnent massivement auprès de sidérurgistes nippons.

 

Italie : l'offre de Baku Steel privilégiée pour la reprise d'ADI

25/03/25
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Après avoir évincé, il y a un an, ArcelorMittal, le gouvernement italien s'apprête à confier la direction de son aciérie Acciaierie d’Italia (ADI), ex-Ilva, au sidérurgiste azerbaïdjanais Baku Steel. Adolfo Urso, ministre italien des Entreprises, juge l’offre de Baku Steel, dont le montant n’a pas été communiqué, la meilleure pour la reprise de l'aciérie. Cette offre, appuyée par Azerbaijan Investment Company, un fonds d'investissement détenu à 100% par l'Etat azerbaïdjanais, a ainsi été préférée à celles du géant indien Jindal Steel et du fonds américain Bedrock Industries.« Les commissaires en charge de l'ex-Ilva ont adressé au ministère italien des Entreprises une demande formelle en vue d’être autorisés à négocier avec l'entité internationale qui aura fait la meilleure proposition », a expliqué le ministre transalpin. La société azerbaïdjanaise gère une aciérie disposant d'une capacité de production de 800.000 t par an. Quant à son concurrent Jindal Steel, il dispose, lui, d’une capacité bien supérieure, s’élevant à 9,6 M de t.

 

France : un projet énorme à Fos pour Marcegaglia

25/03/25
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Marcegaglia cible 750 M d’€ d’investissement sur l'ex-site d'Ascometal à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Le groupe italien, qui a repris Ascometal en juin dernier,  a profité de la visite, lundi 24 mars, de Marc Ferracci, ministre de l’Industrie, pour lui présenter un projet de grande envergure. Ce dernier porte sur la  modernisation de l’unité existante, l’objectif étant de porter la production d’aciers spéciaux à 150 000 t, contre 100 000 t actuellement. En outre, le projet englobe la construction d’une usine de fabrication d’aciers standards bas carbone, d’une capacité annuelle de 2 M de t, dont la mise en service est prévue en 2028. « Nous souhaitons réaliser le plus grand investissement de l’histoire de Marcegaglia pour que le site de Fos-sur-Mer devienne à l’avenir une base importante pour notre groupe », a déclaré Antonio Marcegaglia, président du groupe industriel italien éponyme, ce 24 mars, lors du déplacement  de  Marc Ferracci sur la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. L’ensemble de l’investissement devrait contribuer, à terme, à réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à un cycle complet de production. L’entreprise italienne, qui ambitionne de s’approvisionner en pré-réduits d’origine bas carbone auprès de son voisin GravitHy, annonce vouloir  entrer au capital de ce dernier.

 

 

Fil machine / Italie : redressement de l'activité

25/03/25
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De l’autre côté des Alpes, la demande en fil machine affiche désormais de modestes signes de reprise après un net ralentissement de l’activité en février. Cette embellie résulte de l’absence d’offres compétitives à l’import, dû à l’épuisement des contingents tarifaires. Néanmoins, le renouvellement des quotas d’importations, à compter du 1er avril, pourrait pénaliser le marché domestique. Le regain d’intérêt des entreprises d’étirage et d’autres clients, lesquels avaient différé leurs commandes le mois dernier, contribue également à redynamiser le marché.Les producteurs ont reconduit les prix négociables de la catégorie drawing à 620-630 €/t départ usine et ceux de la catégorie mesh à 590 €/t départ usine. Cette semaine, les offres s’appliquant à une livraison mars ont, elles, progressé de 10 €/t, à respectivement, 630-640 et 600 €/t départ usine.

 

Espagne : le pays bien placé pour le réarmement de l'Europe

25/03/25
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L'Espagne, figurant à la troisième place dans la production d'acier en Europe, après l'Allemagne et l'Italie, consacre actuellement 1,8 % de son PIB à la défense et s’est engagée à atteindre 2 % d’ici 2029. Un taux toutefois bien inférieur aux 5 % que Donald Trump exige des alliés de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Les principales usines de fabrication et transformation de l’acier sont implantées dans le nord du pays, du Pays basque aux Asturies. « L'industrie de la défense a toujours été présente dans la région des Asturies. Ici, il existe un cluster de 40 à 50 entreprises dont la majorité sont liées à la sidérurgie. Tout ce qui se prépare en matière de réarmement de l’Europe va contribuer à réactiver ce secteur. Ici, on fabrique des blindés et toutes sortes de composants, qui sont exportés en Europe, notamment vers l’Allemagne », a commenté Bruno Lopez, dirigeant d’Asturex, une entreprise chargée de promouvoir les produits des Asturies à l’étranger.

 

Produits plats et longs / France : orientation haussière

25/03/25
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En France, les prix des produits plats et des produits longs ont renchéri de 10 à 15 €/t sur un mois.La consommation se réduit toujours à peau de chagrin, les ventes portant majoritairement sur de petits volumes. Les usines peinent à tirer leur épingle du jeu, leurs marges étant soumises à pression tout au long de la chaîne d’approvisionnement.Sur le segment des produits plats, les prix des produits dérivés des coils, sont orientés à la hausse. Ainsi, la tôle noire laminée à chaud est disponible à 720-730 €/t, contre 680-690 €/t livré en février. Cette hausse résulte de la bonne tenue des prix du coil laminé à chaud, à 640 €/t livré. Du côté des produits longs, les tarifs de la 1ère catégorie de poutrelles s’établissent à 780-800 €/t livré, tandis que ceux des barres en acier marchand s’élèvent à 670-680 €/t livré.D’autres ajustements haussiers ont été signalés par les producteurs, lesquels se heurtent toutefois à la résistance des consommateurs. Le rond à béton a ainsi renchéri de 15 €/t sur un mois, à 620-630 €/t livré.

 

Allemagne : excellentes performances pour Rheinmetall

18/03/25
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Depuis le déclenchement du conflit en Ukraine, Rheinmetall,  premier groupe européen de munitions pour chars et pièces d’artillerie, affiche d’excellents résultats financiers. Dans ce contexte, le conglomérat industriel allemand, également  spécialisé dans l’équipement automobile,  prévoit des investissements massifs en Europe.De fait, dans le cadre du plan de Bruxelles visant à « réarmer l’Europe », en raison du risque de désengagement des Etats-Unis de la sécurité européenne, le groupe voit s’ouvrir de nouvelles perspectives. Armin Papperger, son directeur général, ambitionne ainsi de compenser le retard des Européens en matière de munitions, de tanks, d’artillerie et de défense antiaériennes.  En 2024, le chiffre d’affaires du fabricant d’armes rhénan a bondi de 36%, pour atteindre le niveau record de 9,8 mds d’€. Les profits dégagés par Rheinmetall atteindraient, eux, 1,5 md d’€, soit 15 % du chiffre d’affaires.

 

France : travaux d'envergure chez ArcelorMittal à Fos

18/03/25
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Malgré un contexte difficile, ArcelorMittal Méditerranée vient d'annoncer un programme de travaux de grande envergure visant à rénover le haut-fourneau numéro 1 du site de Fos-sur-Mer. La première étape de cet investissement s’élève à 18,3 M d’€. Quant au montant global des travaux, il totalisera 53 M d’€ en vue d’allonger la durée de vie de cette unité de production. « Nous sommes heureux de pouvoir annoncer cet investissement majeur à nos équipes et à nos parties prenantes. Il s’agit d’une étape indispensable pour l’avenir du site de Fos-sur-Mer », a déclaré dans un communiqué François Sgro, directeur d’ArcelorMittal Méditerranée.Le chantier, lequel débuta dès la fin du premier trimestre 2025, s’étendra jusqu’au premier trimestre 2026 et mobilisera jusqu’à 300 personnes. A l’issue de ces travaux, le haut-fourneau numéro 1 redémarrera au cours du premier semestre 2026. Il prendra le relais du haut-fourneau numéro 2 actuellement en production.

 

Royaume-Uni : des coûts de l'électricité exorbitants

18/03/25
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La filière britannique de l’acier a demandé le soutien du gouvernement en vue de faire face à des coûts de l’énergie, bien plus élevés qu’ailleurs en Europe. Les aciéristes britanniques s’acquittent d’environ 68 £ (80,7 €) par mégawattheure (MWh), contre 52 £/MWh (61,7 €) en Allemagne et 44 £/MWh (52 €) en  France. UK Steel, l’association représentant les entreprises du secteur, souhaite que le gouvernement fixe les prix de l’électricité par le biais d’un contrat de différence. Ainsi, si les prix de gros franchissent un certain seuil, appelé prix d’exercice, les autorités subventionneraient la différence. En revanche, si les tarifs chutent en deçà d’un certain niveau, les sidérurgistes rembourseraient, eux, le différentiel. « Le prix d'exercice pourrait être fixé à intervalles réguliers en vue de refléter l’évolution des prix de gros de l'électricité et fournir au secteur de l'acier une protection indispensable contre la volatilité des prix », indique un rapport du cabinet de conseil Baringa, commandé par l'industrie sidérurgique.

Turquie : baisse des exportations de fil machine

18/03/25
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Après avoir affiché de belles performances en décembre, la Turquie a réduit sa présence sur le marché international du fil machine, sur fond de contraction des exportations. Les expéditions se sont essentiellement focalisées sur l’Australie et l’Europe, tandis que les importations provenaient essentiellement d’Asie. Les Turcs ont exporté 54 698 t de fil machine en janvier, soit une chute de 21% sur an, d’après l’Institut Turc des Statistiques (TUIK). En dépit d’une contraction de 13% de ses commandes, l’Europe, représentant 72% des importations, soit 39 192 t, est devenue le principal débouché de la Turquie au cours du mois considéré. Les pays des Balkans, notamment la Roumanie et le Kosovo, sont des clients réguliers et des acheteurs clés de fil machine. Parallèlement, les aciéristes turcs ont doublé leurs exportations vers l’Australie à 7412 t, ce qui constituait 14% du total des volumes. En revanche, les tonnages destinés à la région MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord) ont, pour leur part, plongé de 66%, à 3326 t, la part passant ainsi de 14% en janvier 2024, à 6% un an plus tard. L’Asie a, elle, réservé 2515 t de fil machine en janvier alors qu’elle n’avait rien acheté en janvier 2024.

USA : forte hausse des importations de produits longs en janvier

11/03/2025
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En janvier, les importations de produits longs à destination des Etats-Unis se sont propulsées à un pic mensuel inégalé depuis mars 2022, d’après des données collectées par le ministère du Commerce. Au cours du premier mois de cette année, les volumes importés ont ainsi bondi de 63,4% par rapport à décembre 2024, à 550 098 t. En rythme  annuel, la hausse, moins marquée, atteignait 43,1%. Cet accroissement est largement attribuable à un bond  mensuel de 29 999 t en provenance de la Turquie, suivi d’une  hausse de 29 805 t  des tonnages émanant d’Espagne, puis d’une progression de 28 603 t de ceux originaires d’Algérie. Le Canada, le Vietnam et l’Egypte ont également grandement contribué à doper les importations américaines de produits longs.En janvier, les Etats-Unis ont privilégié les réservations étrangères  de rond à béton (166 508 t), de fil machine (114 243 t), de profilés structurels lourds (99 898 t) et de barres laminées à chaud (59 439 t).

 

France : 4,1 M d'€ alloués aux Forges de Tarbes

11/03/2025
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Depuis le début du conflit en Ukraine, Les Forges de Tarbes, très sollicitées, ont dû intensifier leur production. La Direction générale de l’armement a octroyé une avance de 4,1 M d’€ à Europlasma, propriétaire du site depuis 2021. Une première tranche de 3 M d’€ a été progressivement remise à la société. L’attribution de cette nouvelle enveloppe porte ainsi le montant total à 7,1 M d’€. Ce prêt, accordé par l’État, entre dans le cadre des financements promis par le ministère des Armées en août 2023. L’usine est spécialisée dans la production des corps creux d’obus, notamment les 155 mm standards OTAN, utilisés par les canons automoteurs Caesar. Ces véhicules, massivement déployés en Ukraine pour soutenir l’armée, sont cruciaux dans l’effort de guerre. Le  ministère des Armées veille tout particulièrement sur ce site et rappelle qu’il est « un maillon essentiel de la production d’obus d’artillerie, en particulier ceux que la France fournit à l’Ukraine ».Quant à Europlasma, il y a investi 12 M d’€. La production devrait ainsi passer de 40 000 pièces en 2023, à 160 000 pièces par an, d’ici fin 2025. Il y a deux ans, l’entreprise était au bord de la faillite, après avoir enregistré de lourdes pertes.