Flash infos

Ukraine / Fermeture potentielle d'une mine de charbon à coke

19/12/24
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Jusqu’à présent cette année, la production ukrainienne d’acier a bondi de 23,1 %, sur un an, à 7 M de t. Toutefois, la perte potentielle d'une mine de charbon à coke de premier plan rend les perspectives incertaines. Depuis l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes, en février 2022, et la destruction des principales aciéries lors des combats qui ont suivi, la production d’acier a été mise à mal. Avant le déclenchement de la guerre, le pays était un gros producteur et exportateur d’acier. La production ukrainienne d'acier laminé s’est accrue de 18 % sur un an entre janvier et novembre, à 5,7 M de t. La production de fonte brute a, elle, progressé de 19,8 %, à 6,5 M de t. La production d'acier pourrait chuter brutalement si l'Ukraine perdait son unique fournisseur de charbon à coke.Les incertitudes grandissent quant à l’avenir d’une mine, située  près de la ville de Pokrovsk, à l'est du pays, en raison de l’approche des forces russes dans la région. Cette mine, toujours en activité, est un centre d'approvisionnement stratégique.Selon le syndicat des sidérurgistes, la fermeture potentielle de la mine pourrait faire chuter la production d'acier à 2 ou 3 M de t en 2025, contre 7,5 M de t attendus en 2024.

 

France : Pam Building cédé au fonds Aldebaran

10/12/24
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Depuis le 29 novembre, Pam Building, fabricant de systèmes d’évacuation d’eaux usées et d’eau pluviale, ainsi que de puits climatiques, appartient au fonds d’investissement Aldebaran Capital Partners et à Bpifrance, à hauteur de respectivement 85% et 25%. La direction du groupe reste en place. «Pam Building est une entreprise rentable, et le fonds Aldebaran va nous soutenir dans notre stratégie de croissance et de décarbonation. », soutient Eric Escalettes. Ce dernier est le directeur général du nouveau groupe (400 personnes, 110 M d’€ de chiffre d’affaires en 2023), qui regroupe techniquement une société française, une société anglaise et une activité commerciale allemande.Alors qu’il n’y avait pas de synergies entre l'activité d’évacuations sanitaires et pluviales et celle opérée par Saint-Gobain Pam, autour des canalisations en fonte ductile pour l’eau et l’assainissement, Pam Building avait déjà été transformée en une filiale à part entière en 2021.Le plus gros dossier auquel vont s’atteler les nouveaux propriétaires de Pam Building consiste à remplacer le four à coke de l'usine de Bayard-sur-Marne,  par un four électrique, à horizon 2028-2030. Ce projet requiert 10 M d’€ d’investissement.

 

Allemagne : nouveau plan de restructuration chez TKSE

10/12/24
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Dennis Grimm, le nouveau dirigeant de ThyssenKrupp Steel Europe (TKSE), la division acier de Thyssenkrupp a défendu le projet de suppression de milliers d'emplois. « La situation du marché s'est encore nettement détériorée ces derniers mois et aucune amélioration n'est en vue. Nous sommes dans une situation économique grave et nous devons d'abord gagner suffisamment d'argent pour nous autofinancer », a déclaré Dennis Grimm.La division acier de Thyssenkrupp, déficitaire, a présenté des mesures visant à rendre le plus grand producteur d'acier allemand à nouveau compétitif. Ces mesures comprennent notamment la suppression d'environ 5.000 postes d'ici 2030, si possible sans licenciements secs. 6000 autres postes seront externalisés ou transférés par la vente d'activités. Le nombre d'emplois passerait ainsi de 27.000 actuellement à environ 16.000. Un site devrait également être fermé. Le chancelier Olaf Scholz, candidat à sa réélection, a évoqué un plan pour sauver le groupe, sans exclure une participation de l'État dans le groupe. Interrogé sur la possibilité pour l'État allemand de renforcer le capital de TKSE, Olaf Scholz a répondu : « je n'écarte aucune option à ce stade.» 

 

 

Belgique : 61 emplois menacés chez Bekaert

10/12:24
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Le producteur belge de fils d’acier Bekaert a annoncé sa volonté de « réorienter ses activités »  du site de Bekintex à Wetteren, en Flandre orientale, où travaillent environ 140 personnes. Ce transfert vers un autre site belge impactera directement 61 emplois. Bekaert fabrique plusieurs produits de haute technologie sur le site de Wetteren, notamment des solutions pour les textiles antistatiques et résistants à la chaleur, des solutions pour la production d’hydrogène vert, ainsi que des câbles destinés à chauffer les sièges de voiture.Le groupe explique cette réorientation des activités par des « conditions de marché difficiles, le contraignant à adapter ses activités à la réalité économique ». Des discussions avec les partenaires sociaux sont prévues prochainement, conformément à la procédure Renault* a précisé l’entreprise cotée à la Bourse de Bruxelles. Bekaert emploie environ 1.600 personnes en Belgique, principalement à son siège de Zwevegem, en Flandre occidentale.

 

Italie / Taxes anti-dumping : lancement d'une plateforme de calcul

10/12/24
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Assofermet, l’association des distributeurs d’acier et recycleurs de ferrailles italiens, a lancé une nouvelle plateforme de calcul à l’intention des acheteurs de coils. Ce dispositif permet d’évaluer le montant des potentielles taxes anti-dumping et antisubventions, dans le cadre des enquêtes diligentées par la Commission européenne.Le système de calcul permet aux entreprises membres de savoir, dans un délai de  trois  minutes, si des taxes vont être instaurées et à quelle échéance. Selon Assofermet, la législation de l’UE en matière d’enquêtes antisubventions est complexe, en raison de leur caractère définitif, provisoire ou rétroactif.« Sur le plan institutionnel, nous continuons à alerter sur les préjudices occasionnés par les restrictions sur les importations d’acier sur les marchés italiens et européens. Il est toutefois essentiel d’aider nos membres à mieux appréhender la complexité du système réglementaire », a déclaré Luca Carboni, directeur d’Assofermet.                

 

Europe: Aperam diminue nettement ses écarts d'alliage

10/12/24
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Le producteur d’inox Aperam a nettement revu à la baisse ses surcharges d’alliage de décembre portant sur sa gamme de produits plats en inox austénitique en Europe. De fait, la plupart des catégories ont chuté d’environ 50 €/t en raison des récentes fluctuations des prix des matières premières, notamment du nickel. Entrés en vigueur depuis le 1er décembre, les écarts d’alliage relatifs à la catégorie 304 ont été fixés à 2054 €/t ce mois-ci, contre 2114 €/t en novembre. Même scénario baissier pour la catégorie 316, laquelle est passée de 3495 €/t à 3443 €/t en l’espace d’un mois.Quant à la surcharge d’alliage concernant la catégorie 309S, un inox adapté aux applications à haute température, elle a reculé plus fortement, de 2854 €/t, à 2762 €/t.A rebours de la tendance générale, l’écart d’alliage sur la catégorie 409, un inox ferritique, a, lui, opéré un modeste redressement, à 868 €/t, contre 860 €/t en novembre.       

Luxembourg : Liberty Steel : le site de Dudelange en faillite

03/12/24
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Confrontée à des arriérés de salaires et à des taxes impayées pour un total d’environ 19 M d’€, la direction du site luxembourgeois de Liberty Steel, à Dudelange a été déclaré en faillite. Un curateur a été désigné, suite à la décision de justice rendue vendredi 29 novembre. Estimant qu’elle ouvre la voie à un repreneur, les 150 travailleurs du site ont accueilli la décision avec soulagement. Les autorités luxembourgeoises sont à l’écoute des travailleurs et leur apportent toute leur soutien en vue de trouver une solution de relance du site de Dudelange.A Liège, c’est la colère et l’indignation qui dominent chez les salariés, lesquels ont découvert la sortie du ministre wallon de l’Economie et de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet dans la presse, estimant que « la sidérurgie n’est plus un secteur stratégique d’avenir ». « On ne comprend pas cette déclaration, après nous avoir soutenu l’inverse lors de plusieurs réunions », a confié un délégué syndical.

 

USA : hausse des droits de douane : ArcelorMittal désavantagé?

03/12/24
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Donald Trump a annoncé qu'il imposerait des droits de douane de 25% sur tous les produits en provenance du Mexique et du Canada, puis de 10% sur les importations chinoises. Selon Oddo BHF, un groupe financier français, l'élection de Donald Trump va accorder la priorité aux énergies fossiles, au détriment des énergies renouvelables.  Le Républicain prévoit notamment de mettre fin à l'Inflation Reduction Act, un programme phare de lagouvernance de Joe Biden. Grâce aux subventions instaurées dans le cadre de ce programme, les investissements dans les secteurs liés à la transition énergétique ont fortement augmenté depuis 2021. Ceci a dopé la demande de certains types d'aciers, à l’instar des tôles lourdes ou  de l'acier électrique. « Un changement de cap dans les priorités sectorielles ne devrait toutefois pas avoir d'impact sensible sur les aciéristes européens. SSAB est le plus exposé via son activité de tôles lourdes, qui génère une partie importante de ses revenus dans le secteur des éoliennes. Une baisse d'activité sur ce segment devrait toutefois être en partie compensée par un surcroît de revenus dans ceux du pétrole et du gaz », a souligné Oddo BHF.

 

Algérie : le site de tôles de Tosyali est opérationnel

03/12/24
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L’usine de tôles Tosyali, située à Bethioua, dans la région d’Oran en Algérie, est récemment entrée en service. La capacité de production annuelle s’élève à 2,5 M de t, a indiqué Alp Topcuoglu, membre du conseil d'administration. Le site comprend des unités d'enrichissement de minerais, de réduction directe (DRI), de fusion et de laminage à chaud. Les travaux pour la réalisation d'une unité de laminage à froid devraient, eux, être achevés, au cours du premier semestre 2026.Le complexe, lequel emploie actuellement 2.200 personnes, devrait voir ses effectifs passer à 2.700, une fois l’unité de laminage à froid opérationnelle. Cette unité produira des tôles d'acier utilisées dans la fabrication des structures automobiles, des pièces détachées pour véhicules, des équipements électroniques domestiques, entre autres. Grâce à ce projet, la capacité de production totale du site, incluant le complexe sidérurgique et l’usine de tôles, passera de 6 M de t actuellement,  à 8 M de t par an d'ici 2026, a ajouté Alp Topcuoglu. 

 

Autriche : hausse de la production d'acier brut en octobre

03/12/24
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D’après Worldsteel, l’association internationale de l’acier, en octobre, la production autrichienne d’acier brut s’est accrue de 4,7% entre septembre et octobre, à 519 312 t. Ces tonnages sont néanmoins inférieurs de 2,3% à ceux enregistrés en octobre 2023. Entre janvier et octobre derniers, l’Autriche a produit 6 M de t, soit un niveau stable par rapport à la même période de 2023. L’Autriche figure à la 23è  place parmi le plus gros producteurs  mondiaux d’acier. Au sein de l’UE en octobre, la production d’acier brut s’est accrue de 5,7% en glissement annuel, à 11,32 M de t. Quant à la production des dix premiers mois de cette année, elle a progressé de 1,4%, à 109,3 M de t, par rapport à celle observée un an auparavant.

Maroc : reconfiguration du marché de l'acier

03/12/24
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Au Maroc, des événements internes entraînent une reconfiguration du secteur sidérurgique. C’est notamment le cas du groupe Univers Acier, en proie à des difficultés. Ce groupe clé est fragilisé par l’entrée en vigueur de nouvelles normes d’importation, conjuguées à des tensions sur les finances. Univers Acier, qui a vu ses capacités de production, estimées à 30 000 t, chuter drastiquement entre 5000 et 10 000 t selon la période, a été contraint d’arrêter temporairement sa production. Conformément aux nouvelles règles d’importation, effectives depuis juin dernier,  désormais, les importateurs de billettes doivent eux-mêmes être producteurs. Ils doivent également respecter les normes marocaines en vue de disposer de licences. Ces mesures ont pesé sur les chaînes d’approvisionnement de la société, particulièrement depuis le troisième trimestre. Parallèlement, des groupes mieux structurés, à l’instar des leaders du secteur Sonasid, Maghreb Steel et Riva Industries ont consolidé leurs positions, tirant à la fois profit d’un accroissement de la demande et d’une hausse des prix liée aux tensions sur l’offre. 

Suisse : Stahl Gerlafingen en mauvaise posture

31/10/24
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Les quelque 500 employés de l’entreprise Stahl Gerlafingen, ont manifesté récemment à Berne contre les plans de dématèlement prévus par leur employeur. Lourdement impactée par la crise énergétique résultant de la guerre en Ukraine, la plus grande entreprise de recyclage suisse, est en sursis. L’industriel italien Antonio Beltrame, propriétaire du groupe suisse déplore les coûts élevés de l’électricité en Suisse. Les tarifs d’utilisation du réseau, notamment, seraient excessifs par rapport aux autres pays européens et renchériraient artificiellement le prix de l’électricité. Ces tarifs et les taxes re présentent actuellement près de 50% des coûts totaux de l’électricité, « avec une tendance à la hausse », selon Stahl Gerlafingen. Les syndicats demandent à l'entreprise basée à Gerlafingen de renoncer à tout licenciement et de privilégier le chômage partiel. Si un précieux savoir-faire est supprimé maintenant, la pérennité de l'usine sera encore plus menacée. Au début du mois d’octobre, on apprenait que Stahl Gerlafingen envisageait de licencier 120 collaborateurs. L’avenir de l’aciérie est incertain depuis un bon moment déjà, la direction ayant en effet décidé de fermer une ligne de production au printemps, entraînant la suppression d’une soixantaine d’emplois. 

 

 

Allemagne : prévisions revues à la baisse chez Salzgitter

31/10/24
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Le groupe allemand Salzgitter, basé dans la ville éponyme du Land de Basse-Saxe, au Nord-Ouest du pays, a revu ses prévisions annuelles  à la baisse en raison de la  faiblesse persistante  de l’activité sur des marchés cibles de premier plan. Le résultat opérationnel (Ebitda) sera compris entre 275 et 325 M d’€, au lieu des 400 à 500 M d’€ initialement prévus. Quant au chiffre d'affaires, il devrait se situer entre 9,5 et 10 mds d’€, soit une estimation plutôt conforme aux prévisions, fixées à 10 mds d’€. Outre le programme Performance 2026 déjà en cours, le groupe a mis en place des mesures à court terme, a expliqué le directoire. Dans ce contexte, l'entreprise devra encore faire face à des charges non récurrentes d'un montant pouvant atteindre 120 M d’€ pour l'exercice en cours, notamment en raison de mesures de restructuration dans la division Commerce. Au cours des 9 premiers mois de cette année, l'Ebitda s'est effondré à 322 M d’€, contre 576 M d’€ un an auparavant. Sur la période considérée, le chiffre d'affaires est, lui, passé de 8,4 à 7,7 mds d’€. Le résultat comprend des dépréciations d'environ 130 M d’€ portant sur les actifs immobilisés du groupe Mannesmann Precision Tubes au sein de la division Transformation de l'acier.

 

Allemagne : plan social chez Volkswagen

31/10/24
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Volkswagen (VW), premier groupe automobile européen, envisage de  fermer au moins trois usines et supprimer des dizaines de milliers d'emplois en Allemagne, a affirmé lundi le comité d'entreprise du constructeur, évoquant « un plan social historique ». Le plan prévoit également la réduction de 10% de tous les salaires et leur gel en 2025 et 2026, a-t-il indiqué, parlant aussi de transferts à l'étranger de nombreuses activités et divisions du groupe actuellement basés outre-Rhin. « Le directoire veut fermer au moins trois usines VW en Allemagne. Il a également l'intention de réduire la taille de toutes les usines restantes dans le pays », a déclaré  Daniela Cavallo, présidente du comité d'entreprise du groupe, en dévoilant les informations qui lui ont été transmises par la direction. Cette dernière n'a pas encore réagi, appelant les partenaires sociaux à mener des discussions « confidentielles » et « en interne ». Selon un quotidien économique, le groupe entend au total économiser 4 mds d’€. « Volkswagen se trouve à un moment charnière de son histoire, la situation est grave et la responsabilité des partenaires sociaux est énorme », a précisé le quotidien.

 

Allemagne : Voestalpine a cédé Buderus à Mutares

31/10/24
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Voestalpine a accepté de vendre sa filiale allemande Buderus Edelstahl à la société d'investissement Mutares, ont déclaré les deux entreprises, sans révéler le prix d'achat de cette transaction.Le groupe autrichien a déclaré s’attendre à ce que la transaction soit finalisée d'ici la fin de l'année, sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires. Buderus Edelstahl, une société forte de  1130 employés, a réalisé un chiffre d'affaires de 362 M d’€ lors de l’exercice 2023/2024. Mutares a annoncé qu'elle négocierait un plan social avec les employés s'il s'avérait nécessaire de réduire les effectifs, sans fournir plus de détails concernant les éventuelles suppressions d'emplois.« Nous sommes convaincus que la grande majorité des employés auront un avenir à long terme sur ce site », a déclaré Reinhard Noebauer, membre du conseil d'administration de Voestalpine. La société implantée à Linz, a fait savoir en mars qu'elle souhaitait se séparer de Buderus Edelstahl dans le cadre d'une réorganisation de son unité de composants automobiles en Allemagne.  Voestalpine a  récemment présenté un plan de réorganisation de ses sites de production de composants automobiles en Allemagne. Le groupe autrichien prévoit notamment de fermer l'une de ses usines afin de faire face à l’essoufflement de la demande et aux changements structurels

 

Importations de produits chinois / Canada : imposition de taxes

31/10/24
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Au Canada, le Syndicat des Métallos se réjouit de la mise en œuvre de tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium chinois. Cette initiative fait suite à la décision du gouvernement canadien visant à lutter contre les pratiques commerciales déloyales.Cette mesure constitue une étape clé visant à sauvegarder l’industrie locale, selon Marty Warren, directeur national du Syndicat des Métallos. « Les Métallos félicitent le gouvernement canadien d'avoir pris des mesures décisives pour faire obstacle au dumping et aux subventions d’Etat, lesquelles ont déséquilibré les marchés mondiaux et exercé une pression indue sur les emplois canadiens », a déclaré le syndicat.  Selon ce dernier, le Canada, en emboîtant le pas aux USA, son principal partenaire commercial, renforce la chaîne d’approvisionnement nord-américaine intégrée, soutenant des emplois de part et d’autre de la frontière. Catherine Codben, présidente de l’Association canadienne des producteurs d’acier, et  Jean Simard, président et chef de la direction de l’Association de l’aluminium du Canada, se félicitent du consensus qui s’est dégagé entre tous les parlementaires afin de mettre en œuvre ces tarifs douaniers.  

 

Société / Suisse : Swiss Steel au bord de la faillite

24/10/24
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Swiss Steel, basé à Lucerne, en Suisse centrale, traverse une grave crise financière. Si au printemps, Martin Haefner, son actionnaire principal, a injecté 300 M de francs suisses pour soutenir l’entreprise, la situation a encore empiré depuis lors. La valeur boursière de l'entreprise, fondée en 1919, a chuté de plus de 75 % en 6 mois et les fonds de l'augmentation de capital se sont rapidement évaporés. Une grande partie des employés sont désormais en chômage partiel. Les problèmes du groupe suisse  sont étroitement liés à la crise de l'industrie automobile européenne, notamment en Allemagne, où l'entreprise enregistre de fortes pertes. Les usines implantées outre-Rhin opèrent bien en deçà de leur capacité, alors même que la demande en acier poursuit son repli. Malgré cette crise, Swiss Steel n’a pas encore pris de mesures d’austérité drastiques. La direction est de plus en plus critiquée quant à son retard visant le lancement d’une restructuration profonde.

 

Société / Etats-Unis : Aperam a réalisé une acquisition clé

24/10/24
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Aperam étend sa présence dans les alliages aux secteurs de l'aérospatiale et aux marchés industriels aux États-Unis. Le groupe annonce ainsi la signature d'un accord définitif portant sur l'acquisition d'Universal Stainless & Alloy Products à 45 $ (41 €) par titre dans une transaction entièrement en cash, financée par la dette. La société anticipe des synergies élevées de 30 M de $ (27,6 M d’€) par an, qui font de la transaction un deal relutif (qui accroît la part du bénéfice par actionnaire ndlr) sur le plan des bénéfices, des flux de trésorerie et de la création de valeur. La clôture de l’opération, unanimement approuvée par les conseils d'administration, devrait être finalisée au premier semestre 2025, sous réserve des approbations usuelles. Aperam confirme dans la foulée sa politique de dividende progressif. Universal Stainless & Alloy Products, fort de 750 employés,  est spécialisé dans la production et la commercialisation d’aciers spéciaux semi-finis et finis destinés aux secteurs critiques de l'aérospatiale et des applications industrielles aux Etats-Unis. L'opération présente une valeur d'entreprise de 539 M de $ (496 M d’€). Le paiement du prix d'achat est garanti par l'engagement de crédit-relais de 5 banques principales.  

 

 

Société / Europe : ArcelorMittal et Velux ont signé un accord

24/10/24
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L’an dernier, Velux, le fabricant danois de fenêtres de toit et ArcelorMittal ont convenu de s’associer pour réduire, jusqu’à 70%, l'empreinte carbone des aciers utilisés dans les fenêtres de toit Velux par rapport à l'acier produit de manière conventionnelle. Cette collaboration a permis de tester et valider l’acier XCarb®* d'ArcelorMittal ainsi que ses performances dans les charnières et les supports d'installation des fenêtres de toit Velux. Les résultats fructueux ont abouti à la signature, annoncée le 16 octobre, d'un accord de 10 ans définissant un cadre en matière d’approvisionnement en acier XCarb®.Velux va progressivement accroître ses commandes afin que, à l’horizon 2025, XCarb® remplace l'acier traditionnel utilisé dans plusieurs composants en acier de ses fenêtres de toit. « Cette transaction prouve que grâce à la co-ingénierie et à la collaboration avec nos fournisseurs, nous sommes en mesure de réduire nos émissions de la chaîne de valeur », s'est félicité Jesús Villalba, responsable senior des achats directs de Velux. Des recherches sont en cours en vue d’atteindre des réductions supplémentaires de l'empreinte carbone de l'acier fourni par ArcelorMittal à Velux.

 

 

Demande d'acier / Chine : déclin attendu en 2024

24/10/24
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Pour la première fois en 6 ans, en 2024, la consommation d’acier de la Chine devrait chuter en deçà de la moitié du total mondial. Un recul attribué à un effondrement du secteur immobilier, ayant un impact significatif sur la demande d’acier. Selon Worldsteel, la consommation chinoise d’acier poursuivra sa tendance baissière pour la quatrième année consécutive, pour totaliser 869 M de t. En revanche, la demande mondiale hors Chine devrait, elle, croître de 1,2 % sur un an, à 882 M de t. D’ici 2025, la part de la Chine dans la demande internationale d’acier devrait consolider son repli. Cette évolution, reflétant la fin de l’expansion de longue date des infrastructures et de l’immobilier en Chine, a entraîné une restructuration de ses habitudes de consommation d’acier. En outre, les exportations d’acier du géant asiatique se sont accrues cette année,  pour culminer à un niveau inégalé depuis 2016. Ceci témoigne d’une évolution au sein de l’industrie sidérurgique mondiale. Après que la Chine a été historiquement le principal moteur de la croissance de la demande mondiale d’acier pendant 2 décennies, d’autres régions dopent désormais la demande, notamment l’Asie du Sud, le Moyen-Orient et l’Amérique latine.