Flash infos

International : Voestalpine prévoit ses prévisions de bénéfices à la baisse

17/02/25
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Voestalpine a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices après que le chiffre d'affaires a chuté de près d'un tiers au cours du troisième trimestre fiscal, en grande partie à cause du net ralentissement des secteurs de l'automobile et de la construction en Europe. « La demande de volumes a chuté rapidement et fortement à la suite des avertissements sur les bénéfices lancés par les constructeurs automobiles », a déclaré Voestalpine à propos de sa division acier, la plus importante des quatre en termes de revenus. Le fabricant d’aciers spéciaux a fait état de la morosité persistante de la demande en Allemagne et souligné  que le prix de l'acier en Europe n'avait cessé de chuter au cours des neuf premiers mois de l'exercice fiscal qui s'achève en mars 2025. Le sidérurgiste a enregistré une chute de 32% de son bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (EBITDA) à 250,3 M d’€ au troisième trimestre, légèrement en dessous de l'estimation moyenne des analystes, à 258,8 M d’€. Le groupe a revu à la baisse ses prévisions annuelles d'EBITDA, à environ 1,3 md d’€ pour l'année, comparé à environ 1,4 md d’€ précédemment.

 

Europe : ArcelorMittal pourrait délocaliser certaines de ses activités vers l'Inde

17/10/25
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ArcelorMittal a indiqué, lors d’un comité d’entreprise européen, envisager la délocalisation de certaines de ses activités d’Europe vers l’Inde.  Cette proposition « consiste à étudier la possibilité de poursuivre le regroupement de certaines activités support, en développant notre centre de services partagés pour réaliser certaines de ces activités en Inde », a indiqué un porte-parole de la société. Cela concerne les départements des ressources humaines, les services financiers, les achats et l’approvisionnement, les ventes et le marketing, ainsi que la gestion des commandes et les systèmes d’information. Aucune des activités de production ne serait, pour le moment, concernée par cette délocalisation. Les équipes visées par l'étude sont réparties actuellement dans 31 entités juridiques couvrant les trois divisions européennes, à savoir les   produits plats, les produits longs et les solutions de distribution en France, en Pologne, en Belgique, en Espagne, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni.La branche européenne d'ArcelorMittal « se concentre sur la poursuite de la réduction des coûts qui ne sont pas directement liés à la production d'acier », a souligné l'entreprise.

 

             

 

International : Aperam dépasse les attentes au 4ème trimestre 2024

10/02/25
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Aperam a publié vendredi 7 février un résultat opérationnel ajusté supérieur aux attentes du marché au dernier trimestre 2024, porté essentiellement par un accroissement de la demande en aciers spéciaux. Le groupe s’attend toutefois à ce que son résultat opérationnel (Ebitda) du premier trimestre 2025 soit inférieur à celui du trimestre écoulé. Le fabricant d’inox indique avoir dégagé, sur les trois derniers mois de 2024, un Ebitda ajusté de contracté à 1,47 md d’€, contre 1,55 md d’€ un an auparavant. Une baisse imputable à la diminution de ses livraisons d'acier, qui ont atteint 505.000 t au 4è trimestre, contre 541.000 t un an plus tôt. Aperam explique avoir toutefois bénéficié du reflux de ses coûts d'achat. En revanche, le sidérurgiste basé au Luxembourg évoque un « environnement de marché difficile où la pression sur les prix s'intensifie », ce qui le conduit à prévoir que son Ebitda du 1er trimestre 2025 diminue par rapport au 4ème trimestre 2024.La société dit par ailleurs anticiper une dette financière nette « significativement plus élevée » au premier trimestre du fait de l'intégration de l'Américain Universal Stainless & Alloy Products, une opération destinée à consolider son positionnement sur le marché américain de l'aérospatiale.

 

International : 4ème trimestre positif pour ArcelorMittal

11/02/25
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ArcelorMittal, lequel anticipe une augmentation de la demande d'acier pour l'exercice 2025, a annoncé que ses dépenses en capital seraient équivalentes à celles de l'année dernière. Le groupe a par ailleurs fait état d'une hausse de 13%, à 1,65 md de $ (1,59 md d’€) de son Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) au quatrième trimestre, contre 1,45 md de $ (1,39 md d’€) un an plus tôt. Une performance supérieure au consensus des analystes compilé par le groupe, s’établissant à 1,53 md de $ (1,47 md d’€).Sur l'ensemble de l'exercice 2024, son résultat d'exploitation ressort en baisse à 7,05 mds de $ (6,08 mds d’€), comparativement à 8,74 mds de $ (8,43 mds d’€) en 2023, mais dépasse là aussi le consensus qui le donnait à 6,93 mds de $ (6,68 mds d’€).Le géant de l’acier prévoit d'investir entre 4,5 et 5 mds de $ (4,3 et 4,8 mds d’€) cette année, conformément à ses projets. Les investissements se concentreraient principalement au Brésil, en Inde et aux États-Unis.ArcelorMittal pronostique une croissance de la demande mondiale d'acier comprise entre 2,5% et 3,5% cette année, hors Chine, premier consommateur et producteur mondial. De l’avis du groupe, la faiblesse des stocks favorise l’émergence d’opérations de restockage. La construction d’une nouvelle usine de fabrication avancée est prévue à Calvert, en Alabama, afin d'accroître la capacité de production d'acier du groupe aux États-Unis. Après la réalisation de cet investissement estimé à 900 M de $, la production devrait débuter au cours du « second semestre de l'année 2027 »

 

France / Fonderie de Bretagne : le pdg de Renault fait une promesse

11/02/24
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Luca de Meo, pdg de Renault, a annoncé que chaque salarié de la Fonderie de Bretagne se verrait proposer un poste sur un site du groupe en France si la société devait cesser ses activités. Située à Caudan, dans le Morbihan, l’ancienne filiale de Renault a été vendue en 2022 au fonds d’investissement allemand Callista Private Equity. Spécialisé dans la production de pièces en fonte pour les suspensions et les échappements, le site emploie actuellement 300 salariés.Même s’il avait cédé l’usine, le constructeur en restait son principal client, pour représenter pas moins de 95 % de son chiffre d’affaires en 2024. Or depuis l’été dernier, Renault refuse de s’engager sur des volumes de commandes pour les années à venir. Une décision qui, selon la direction de Fonderie de Bretagne, aurait fait échouer les négociations avec un repreneur potentiel, Private Assets.Lors de son audition à l’Assemblée nationale, Luca de Meo a expliqué que la baisse d’activité de la fonderie est liée à la transformation du secteur. Au vu de l’accélération du passage aux véhicules électriques, associée à l’interdiction des moteurs thermiques prévue en 2035, les besoins en fonte diminuent fortement.Le patron du groupe, regrettant que cette évolution n’ait pas été suffisamment anticipée par les acteurs politiques et économiques, a toutefois affirmé avoir proposé une aide financière de 35 M d’€ visant à accompagner la diversification de l’usine et faciliter une éventuelle reprise. 

Ukraine / Charbon à coke : chute de la production

11/02/25
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Entre 2013 et 2024, la production ukrainienne de charbon à coke a plongé de 74%, suite à l’invasion des troupes russes. Sur la période considérée, la production de charbon s’est, elle, contractée de près de 85%, en raison du déclin de la production d’acier, même si les importations de charbon ont désormais renoué avec les niveaux de 2013, selon une étude réalisée par le consultant ukrainien GMK Center. « Avant le déclenchement de la guerre, l’Ukraine, à l’instar de seulement trois autres pays à l’échelle mondiale, était auto-suffisante en matières premières dédiées à la production d’acier, englobant le charbon, le minerai de fer, le minerai de manganèse et les ferroalliages. En 2013, les mines ukrainiennes ont produit 23,7 M de t de charbon à coke. Des mines, situées dans zones non contrôlées des régions de Donetsk et de Luhansk, ont produit collectivement 8,6 M de t de charbon à coke », a précisé le consultant. Cinq usines étaient basées dans les républiques auto-proclamées de Donetsk et de Luhansk, lesquelles ont été instaurées après l’annexion de la Crimée par la Russie.                             

USA / Importations : droits de douane de 25% sur l'acier

11/02/25
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L'UE va répliquer aux nouveaux droits de douane imposés par D.  Trump sur l'acier et l'aluminium afin de protéger les intérêts du bloc, a déclaré lundi la Commission européenne, comme elle l’avait déjà fait en 2018, lors du premier mandat du président américain. « L'UE ne voit aucune justification à l'imposition de droits de douane sur ses exportations. Nous réagirons pour protéger les intérêts des entreprises, des salariés et des consommateurs européens contre des mesures injustifiées », écrit la Commission. Le président américain a déclaré dimanche qu'il allait imposer des droits de douane supplémentaires de 25% sur toutes importations d'acier et d'aluminium destinées aux Etats-Unis. D. Trump veut protéger l’industrie américaine qu’il estime être confrontée à une concurrence déloyale issue de pays asiatiques et européens. Environ 25% des exportations européennes d’acier vers les États-Unis, selon le cabinet Roland Berger. Dès lors, «toute taxe de la part des États-Unis heurterait le secteur européen», a- t-il prévenu.

 

Algérie / Taxes sur les importations : le pays bientôt ciblé par les USA?

04/02/2024
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Donald Trump a promis d’instaurer de nouveaux droits de douane sur de nombreux produits importés par les Etats-Unis en vue d’encourager leur production sur le marché domestique. Parmi les produits ciblés figure l’acier, que l’Algérie exporte vers le pays nord-américain depuis quelques années. Lors de son premier mandat, entre 2017et 2020, le président américain avait imposé, en mars 2018, une taxe de 25% sur les importations d’acier et 10% sur celles d’aluminium. La mesure a toutefois été levée en 2021 par son successeur, Joe Biden . Si de telles taxes sont à nouveau instaurées, elle impacteront lourdement les plus gros exportateurs d’acier vers les États-Unis, à l’instar de la Chine, le Japon, l’Inde, la Russie, la Corée du Sud, l’Allemagne, la Turquie… L’Algérie n’est pas encore incluse dans cette liste, mais a toutefois l’ambition de devenir un grand acteur clé du secteur dans les années à venir. D’importateur net de produits sidérurgiques, l’Algérie est devenue un pays exportateur, notamment de rond à béton et de tôles. Parmi les destinations de l’acier algérien, les États-Unis figurent en bonne place.

 

Italie / Fil machine : demande modeste

04/02/25
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Les prix italiens du fil machine n’ont pas fluctué sur deux semaines, sur fond d’activité modérée.« Les usines proposent des délais de livraison courts malgré la bonne tenue de leurs carnets de commandes. La demande est moindre dans le secteur de la construction que dans celui de la construction mécanique », selon une source milanaise. Les prix négociables du fil machine drawing pour une livraison prompte sont fixés à 600-610 €/t départ usine, soit 610-620 €/t DAP. Quant à la catégorie mesh, elle est disponible à 590 €/t DAP.Sur le front des exportations, les volumes de vente sont satisfaisants en Pologne, mais décevants en Allemagne. Des offres de fil machine drawing ont été signalées à 620-630 €/t DAP vers l’Europe centrale et à 640-650 €/t DAP à destination de la Pologne. La catégorie mesh est, elle, proposée à 600-605 €/t DAP vers l’Europe centrale.                      

France : dernière réunion entre syndicats et direction chez ArcelorMittal à Reims

14/02/25
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D'ici fin juin, parmi les 200 salariés du site d’ArcelorMittal à Reims, 113 seront licenciés. Vendredi 31 janvier 2025, une dernière réunion de négociations portant sur le plan social du site a eu lieu entre l'intersyndicale et la direction. Si des avancées ont été obtenues pour les salariés concernés, l’avenir du site et des employés restants demeure, lui, incertain. La réunion a fait l'objet de discussions sur une dizaine de points autour de trois axes majeurs. En premier lieu, la validation d'une prime plancher de 45 000 € pour les salariés ayant au moins 15 ans d'ancienneté. Mais aussi, la hausse de 10% du congé de reclassement pour la porter à 75%. Cette mesure, prise lors de licenciements économiques dans des entreprises de plus de 1 000 salariés, permet au salarié de bénéficier de l'aide d'une cellule d'accompagnement en vue de retrouver un emploi plus facilement. Enfin, l'intersyndicale a demandé des précisions quant au dispositif d'accompagnement des 38 séniors en carrière longue, pour que ces derniers soient protégés jusqu'à l'âge de la retraite. Si les deux premiers sujets ont été acceptés par la direction, la clarification sur le troisième point « a été moyennement respectée », selon un représentant syndical. 

 

 

Allemagne : TK Steel suscite toujours l'intérêt de D. Kretinsky

04/02/25
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L'investisseur tchèque Daniel Kretinsky a réaffirmé son intérêt pour Thyssenkrupp Steel. « Si nous parvenions à trouver un terrain d'entente aussi bien avec Thyssenkrupp qu'avec les syndicats, nous serions prêts à renforcer notre participation », a déclaré un porte-parole du groupe énergétique EPH, propriété de Daniel Kretinsky à un journal allemand. Le porte-parole de EPH a expliqué qu'il était juste de discuter dans un premier temps du plan élaboré par la direction avec Thyssenkrupp. A la question de IG Metall quant à savoir si la restructuration de la division acier se ferait sans licenciements, la réponse aurait été la suivante : « Ce n'est pas un point qui doit être discuté dans les médias ».Miguel Lopez, le pdg de Thyssenkrupp a déclaré vendredi 31 janvier que l'achat de 20 % des activités sidérurgiques du conglomérat allemand par une holding du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky pouvait être annulé si les négociations en vue d'une collaboration plus étroite échouaient.

 

 

Europe / Ecarts d'alliage: Aperam a majoré ses surcharges depuis le 1er février

04/02/25
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Le fabricant d'inox Aperam a modérément relevé ses surcharges d’alliage s’appliquant à sa gamme de produits plats en inox austénitique en Europe. Cette modeste hausse est attribuable aux récentes fluctuations des coûts des matières premières, notamment du nickel. Ainsi, depuis le 1er février, l’écart d’alliage portant sur la catégorie 304 a renchéri à 2100 €, comparativement à 2093 €/t le mois dernier. Sur un mois, la surcharge d’alliage relative à la catégorie 316 est, elle, passée de 3489 €/t, à 3513 €/t. Quant à celle concernant la catégorie 309S, un inox résistant à la chaleur utilisé dans les applications à haute température, elle s’établit désormais à 2824 €/t, contre 2818 €/t en janvier. La catégorie 409, quasi-stable, a, pour sa part, vu sa surcharge progresser à 889 €/t, comparé à 880 €/t le mois dernier.    

Allemagne : Salzgitter examine une offre de rachat

29/01/25
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Deuxième groupe sidérurgique allemand après Thyssenkrupp, Salzgitter, employant 25 000 salariés, fait actuellement l'objet d'une offre de rachat. L'entreprise a annoncé jeudi qu'un consortium autour de son principal actionnaire, GP Günter Papenburg, avait transmis une offre non contraignante de 18,50 € par action. Avec environ 54 M d'actions en circulation, cela représenterait une valorisation totale d'environ d’1 md d’€ pour la société allemande. Salzgitter a annoncé qu'il étudierait l'offre, y compris le prix. Dès qu'une offre formelle sera disponible, le directoire et le conseil de surveillance l'examineront et l'évalueront en détail. Salzgitter avait indiqué en novembre que Papenburg envisageait, conjointement avec TSR Recycling, de soumettre une offre publique d'achat volontaire aux actionnaires de Salzgitter. GP Günter Papenburg AG, une entreprise d'environ 4.000 personnes, est, elle, notamment active dans la construction et le recyclage. Quant à TSR Recycling, il emploie 4.500 personnes et appartient entièrement au géant de la gestion des déchets Remondis depuis 2017.

 

 

France : ACI Groupe rachète les Fonderies de Sougland

29/01/25
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Les Fonderies de Sougland, situées à Saint-Michel dans l'Aisne, changent de propriétaire et sont rachetées par ACI Groupe, originaire de Lyon. La plus vieille fonderie de France encore en activité, passe dans le giron d'une ETI (Entreprise de taille intermédiaire) industrielle présente dans de nombreux secteurs d’activité de pointe, tels que le nucléaire, la construction navale, l'aéronautique, la défense, l'énergie et le ferroviaire.Cette PME familiale fondée en 1543 à Saint-Michel en Thiérache, reconnue depuis plusieurs siècles pour son savoir-faire en fonderie acier et fonte, est spécialisée dans la production de pièces industrielles techniques. Elle dispose d’un portefeuille de 350 clients, comptant parmi ses références l’US Navy.Les Fonderies de Sougland comptent aujourd’hui 50 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 6 M d’€, dont près de 25% réalisés à l’export, ce qui représente environ 1500 t par an.La transaction permet à ACI Groupe, créé en 2019, de « se doter de nouvelles compétences en agrégeant l’ensemble des procédés chauds, à savoir la forge et la fonderie », ont déclaré Philippe Rivière et Patrice Rives, les dirigeants et fondateurs du groupe.Forte de 1500 salariés et de plus de 5000 clients à travers le monde, la société a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 200 M d’€.

 

 

France : Saarstahl va fournir des rails à SNCF réseau

28/01/25
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Trois ans après la reprise de l'aciérie de Saint-Saulve et de l'usine de rails d'Hayange, le groupe allemand Saarstahl vient tout juste de conclure un contrat clé avec SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, dont il devient le fournisseur exclusif de rails à faible empreinte carbone.  SNCF Réseau a ainsi passé vendredi 24 janvier une commande d'un milliard d'€ concernant la fourniture de rails fabriqués sur le site de Saarstahl Rail à Hayange, en Moselle. Ces derniers, fabriqués à partir d'acier recyclé dans des fours à arc électrique, proviennent de l'usine Ascoval de Saint-Saulve, dans le Nord, également propriété de Saarstahl.Cette commande porte sur l'achat de 170.000 t de rails par an pendant six ans, ce qui couvrira 80% des besoins de SNCF Réseau sur la période considérée. Cela représente une économie de plus d’1 M de t d’émissions de C02. Cette transaction permet également de préserver près de 800 emplois sur les sites d'Hayange et de Saint-Saulve.L'acier utilisé provient à 65% de ferrailles et à 35% d'anciens rails de la SNCF.

 

UE : modeste progression de la demande automobile en 2024

28/01/25
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La demande de voitures particulières a légèrement augmenté en 2024, sans qu’une tendance homogène ne se dégage au cours de l’année. Des défis subsistent dans le secteur, s’agissant notamment de la transition vers l’électrique. Selon l’ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles, la demande de voitures s’est accrue de 5,1 % en décembre, ce qui a contribué à une croissance globale de 0,8 % (10,6 M d’unités). Sur les quatre plus grands marchés européens, l’Espagne a enregistré les meilleurs résultats (+7,1 % sur un an), tandis que le nombre d’immatriculations a baissé en France (-3,2 %), en Allemagne (-1 %) et en Italie (-0,5 %). Les immatriculations de véhicules électriques ont, elles, chuté de 5,9 %, à 1,45 M d’unités en 2024. Sur le seul mois de décembre, la demande en véhicules électriques a chuté de 10,2 %, à 144.367 unités, principalement en raison de baisses significatives  en Allemagne (-38,6 %) et en France (-20,7 %).        

Italie / FiI machine : les offres bientôt majorées

28/01/25
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Les prix italiens du fil machine ont peu fluctué depuis fin décembre, sur fond d’essoufflement des commandes. De fait, les agents et responsables des ventes ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs de ventes. Les entreprises d’étirage implantées dans le nord de la péninsule procèdent au traitement des commandes qu’ils ont reçues en décembre. Leurs clients, dont les stocks  sont jugés faibles, se renseignent sur les tarifs s’appliquant à une livraison février. Les aciéristes, souhaitant compenser la robustesse des coûts de production, envisagent de relever leurs tarifs de 10 à 20 €/t, ce qui porterait les prix des contrats de février, à 630-640 €/t livré, contre 600-620 €/t livré actuellement.Quant aux importations issues d’Afrique du Nord, elles ne constituent pas une menace pour le marché italien. En outre, plusieurs pays ont déjà dépassé leurs quotas du premier trimestre et ne sont donc pas en mesure d’exporter leur marchandise.

 

Italie / Production d'acier : mauvais résultats en 2024

23/01/25
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De l’autre côté des Alpes, la production d’acier, en repli de 5% sur un an en 2024,  a chuté à un niveau inégalé depuis 15 ans, à 20 M de t, d’après Federacciai, l’association locale de l’acier. De piètres performances essentiellement imputables à un recul de 9,7% sur un an des volumes de produits plats, à seulement 8,6 M de t. Quant à la production de produits longs, elle s’est stabilisée à 11,7 M de t, soit une baisse de 0,2% en glissement annuel. En décembre, les aciéries transalpines ont produit 1,2 M de t d’acier, soit une diminution de 8,8% par rapport à décembre 2023. Des résultats encore plus alarmants avaient été enregistrés en mars (-12,9%) et avril (-11,2%). Les volumes de produits longs se sont, pour leur part, contractés de 4,7%, à 682 000 t, tandis que ceux de produits plats, renversant la tendance baissière ininterrompue depuis dix mois, s’est accrue de 3,2%, à 639 000 t. Le ralentissement de la production est attribuable à l’atonie de la demande, tant localement, qu’à l’export, sur fond d’incertitudes économiques mondiales, conjuguées à la crise de la filière automobile. En outre, la robustesse des coûts de production, notamment ceux de l’énergie ont contribué à assombrir davantage un scénario déjà morose.

 

Suisse : Swiss maintient la suppression de 130 postes

21/01/25
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La procédure de consultation, lancée à la mi-novembre 2024, est désormais terminée, a annoncé Swiss Steel. L'objectif était d'examiner toutes les options possibles afin de répondre aux défis économiques de l'entreprise et assurer un avenir durable au site d'Emmenbrücke, dans le canton de Lucerne. A l’issue de cette consultation, le sidérurgiste suisse a décidé de maintenir la suppression de 130 emplois. Et ce, malgré l'aide d'Etat accordée par les chambres fédérales en décembre, laquelle est destinée à alléger les coûts d'utilisation du réseau électrique pour les aciéries. Le nombre de licenciements prévus a été réduit à un maximum de 50 personnes, comparativement à 80 précédemment, une fois que les départs naturels seront pris en considération. Ces mesures seront mises en oeuvre au premier trimestre 2025. Pour mémoire, le *Conseil national et les Conseil des Etats ont approuvé le 17 décembre une loi d’urgence visant à venir en aide aux entreprises d'importance stratégique. Ces sociétés pourront ainsi bénéficier de réductions allant jusqu'à 37,4 M de francs suisses (39,7 M d’€) sur leurs approvisionnements en électricité pendant quatre ans.

*Le Conseil national représente la population suisse et le Conseil des Etats, les cantons suisses.

 

 

 

Chine : la production d'acier a bondi à un pic en décembre

21/01/25
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Le mois dernier, la production chinoise d’acier brut a bondi, compensant ainsi la baisse observée sur l’ensemble de l’année 2024. D’après le Bureau National des Statistiques, les volumes ont ainsi décliné de 1,7% sur un an, à 1,005 mds de t. Quant à la production de fonte brute, elle a totalisé 851,7 M de t, soit un recul de 2,3% en glissement annuel. A rebours de cette tendance, la production de produits finis en acier s’est, elle, accrue de 1,1%, à 1,4 md de t. Sur le seul mois de décembre, la production chinoise d’acier, de fonte brute et de produits finis en acier a atteint respectivement, 75,9 M de t, 66,7 M de t et 119,1 M de t, à savoir une hausse de 11,8%, 9,4 % et 7,1% par rapport à décembre 2023. Les résultats de 2024 mettent en évidence l’impact significatif des mesures gouvernementales visant à maîtriser la production d’acier brut et procéder à des ajustements structurels sur le segment local de l’acier. Avant de bondir début décembre, la demande et les prix chinois de l’acier se sont essoufflés, sur fond d’évolution des taux d’intérêt à l’échelle mondiale, de volatilité de la production des aciéries et de résilience à la pression sur les coûts.