Flash infos

Inde : projet de collaboration avec le japon et la Corée

03/03/25
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Des représentants de l’industrie  japonaise et sud-coréenne se sont récemment rendus en Inde en vue de débattre de la coopération en matière d’acier et d’industries lourdes. Début février,  lors d’une rencontre qui a eu lieu à New Dehli entre le ministère japonais de l’Economie et le ministre indien de l’Acier, les deux parties ont échangé leurs points de vue concernant  les dernières tendances dans le secteur de la sidérurgie et le statut des flux commerciaux entre les deux pays. Quelques jours auparavant, l’ambassadeur de la Corée en Inde a, lui, rencontré le ministre indien de l’Industrie lourde. Les discussions ont porté sur les moyens d’approfondir la coopération dans le domaine des industries lourdes entre la Corée du Sud et l’Inde, incluant les filières  sidérurgique et automobile. Les deux pays ont aussi abordé les opportunités d’investissement.                      

Allemagne / Production d'acier brut : repli en janvier

03/03/25
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D’après WV Stahl, la fédération allemande de l’acier, la production nationale d’acier a décliné de 8,8% en janvier, à 2,8 M de t. Ces mauvais résultats s’expliquent par la baisse de la production des filières des hauts-fourneaux / convertisseurs à oxygène et de la filière électrique, en repli sur un an, respectivement de 15,9%, à 1,85 M de t et de 4,5%, à 825 000 t. La configuration haussière observée tout au long de l’année 2024, hormis en mai, s’est interrompue le mois dernier. « Le résultat décevant de janvier constitue une preuve supplémentaire de la nécessité urgente d’une stimulation économique en vue de surmonter la crise  du secteur en Allemagne. Nous espérons que le nouveau gouvernement va agir de façon rapide et décisive, tant à Berlin, qu’à Bruxelles », d’après Kerstin Maria Rippel, directrice générale de WV Stahl. 

Luxembourg-Liberty Steel : repreneur potentiel pour le site de Dudelange

24/02/25
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Après la faillite, le 29 novembre dernier, du site de Liberty Steel à Dudelange au Luxembourg, , l’activité pourrait être relancée par un repreneur turc. « Une déclaration d’établissement a été déposée par le groupe turc Tosyali Holding», indique Robert Fornieri, un syndicaliste. Les potentiels repreneurs avaient jusqu’au 14 février pour se manifester, selon le calendrier fixé par le curateur. Tosyali Holding, comptant près de 40 usines et environ 15.000 employés, produit près de 10 M de t d’acier et de fer par an, ce qui en fait le plus grand producteur d’acier de Turquie. Le ministère luxembourgeois de l’Économie devra donner son feu vert concernant cette déclaration d’établissement, le terrain appartenant à l’État. En attendant, les 140 employés se disent soulagés par cette bonne nouvelle, après avoir été plongés durant de longs mois dans l’incertitude. Le processus de vente pourrait encore durer deux mois selon le syndicaliste.

 

Europe - Thyssenkrupp : Echec des négociations de la vente de HKM

24/02/25
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Thyssenkrupp Steel Europe a annoncé, vendredi 21 février, que les négociations avec l'acheteur potentiel CE Capital Partners portant sur la vente de sa coentreprise Hüttenwerke Krupp Mannesmann (HKM) se sont soldées par un échec. Le conglomérat allemand détient une participation de 50% dans HKM, aux côtés de son compatriote Salzgitter (30%) et du Français Vallourec (20%). La vente de cette participation faisait partie de la stratégie de Thyssenkrupp visant à améliorer son efficacité et sa rentabilité. CE Capital Partners n’est pas parvenu à s’entendre sur les conditions d’un accord avec Thyssenkrupp concernant les investissements nécessaires. De fait, cet investisseur potentiel aurait refusé de s’engager à investir 200 M d’€ pour rénover les capacités de production. Le géant allemand de l’acier a exprimé ses regrets concernant l'échec des négociations. « Nous regrettons profondément cette évolution. Notre objectif principal était et est de vendre les parts dans HKM afin d'offrir à l'entreprise et à ses employés des perspectives d'avenir », a déclaré Thyssenkrupp.

 

Suisse : un retrait de la Bourse se profile pour Swiss Steel

24/02/25
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Après l'annonce d'une restructuration, les salariés de Steeltec, la filiale de Swiss Steel basée à Emmenbrücke, sont parvenus, conjointement avec leurs collègues de Stahl Gerlafingen, à faire adopter par le Parlement fédéral une loi urgente de soutien financier à la filière sidérurgique nationale. Swiss Steel a  néanmoins maintenu la suppression de 130 emplois et le licenciement de 50 salariés. En outre, la société suisse n'a pas respecté le plan social en vigueur, qui prévoit le recours à la retraite anticipée en vue d’éviter des licenciements. La société suisse doit par ailleurs garantir le maintien du site et présenter une stratégie claire pour la poursuite de la production d'acier à Emmenbrücke.L'attitude de la direction ayant suscité beaucoup de frustration et d'incertitude, les salariés ont adressé un appel aux actionnaires. Ils les exhortent à faire valoir leur influence afin que le groupe demande rapidement le soutien de l'État, à hauteur  d'environ 25 M de francs suisses (26,5 M d’€) pour la période 2025-2028. Par ailleurs, les actionnaires, réunis lundi 17 février en assemblée générale, ont ouvert la voie au retrait de l'entreprise lucernoise de la Bourse suisse, laquelle va décider du retrait officiel de la cote et du dernier jour de négoce. L'ultime jour de cotation est habituellement fixé entre trois et douze mois après l'autorisation de la décotation par le régulateur de la Bourse suisse, SIX Regulatory Board, a détaillé Swiss Steel. 

 

 

Italie : Tenaris fait état de fortes incertitudes

24/02/25
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Tenaris, fabricant italien de tuyaux sans soudure  pour l’industrie pétrolière et gazière, a averti que la hausse des tarifs douaniers imposée par Donald Trump sur les importations d’acier créera un « niveau élevé d'incertitude » pour les coûts et les prix au cours du second semestre. La société transalpine s’attend à ce que  son chiffre d'affaires et son bénéfice de base (hors éléments extraordinaires) du premier trimestre soient conformes à ceux du trimestre précédent, avant d'augmenter modérément au deuxième trimestre 2025.« L’introduction, le 12 mars prochain, des droits de douane aux Etats-Unis devrait conduire à une augmentation des prix des OCTG (Oil Country Tubular Goods, fournitures tubulaires pour puits de pétrole) aux États-Unis », a ajouté l’entreprise dans une note. Tenaris a fait état d'une contraction de 17 % de son chiffre d'affaires net, à 2,85 mds de $ (2,7 mds d’€) pour le quatrième trimestre. Il a toutefois dépassé ses prévisions précédentes, en raison de la réduction des stocks et de la progression des expéditions vers le Moyen-Orient et la Turquie. Sa marge EBITDA pour le dernier trimestre 2024 s'est établie à 25,5 %, en deçà des 28,6 %  enregistrés un an auparavant.

 

 

Algérie / Produits longs : focus sur l'export

24/02/25
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Au vu des conditions défavorables sur le marché international des produits longs, suite à l’annonce de Donald Trump, en faveur du renforcement imminent des droits de douane sur les importations d’acier, les fournisseurs algériens se concentrent sur le marché export. AQS (Algerian Qatari Steel) propose, lui, son rond à béton à 553 $/t (528 €/t) fob. Les volumes sont désormais limités à 25 000 t à l’export suite à la finalisation de plusieurs contrats début février. 30 000 t de rond à béton ont  ainsi été vendues en Europe, 10 000 t au Royaume-Uni et 10 000 t en Afrique de l’Ouest, à un prix moyen de 535 $/t (511 €/t) fob. AQS souhaite proposer son fil machine et ses billettes à l’export lors de la 2è semaine de mars. Tosyali Algérie, qui souhaite aussi consolider sa part de marché à l’international, poursuit ses négociations avec les USA, le Canada et l’Europe.   

Italie / Production d'acier : hausse en janvier

24/02/25
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En Italie, le premier mois de l’année 2025 a été marqué par une tendance haussière, selon Federacciai, l’association nationale de l’acier. Les aciéries locales ont ainsi produit 1,69 M de t d’acier brut, soit une progression de 2,7% par rapport à janvier 2024 et de 8,8% par rapport à janvier 2023. En revanche, la production s’est contractée de 7,1% comparé à janvier 2022. Les bons résultats affichés en janvier dernier sont essentiellement attribuables à la bonne tenue de la production de produits longs, en hausse de 2,6% sur un an, à 862 000 t. Le bilan est, lui, moins satisfaisant pour le marché des produits plats, dont la production s’est contractée de 1,9% sur un an, à 780 000 t.      

Allemagne / construction mécanique : mauvaises performances en 2024

18/02/25
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L’an dernier, pour la deuxième année consécutive, les ventes ont consolidé leur repli sur le segment allemand de la construction mécanique, d’après VDMA, l’association du secteur. Les commandes totales ont ainsi décliné de 8% sur un an, tandis qu’elles ont reculé de 13% à l’échelle nationale. Même constat baissier du côté des exportations, lesquelles se sont contractées de 5% en glissement annuel. Les pays de la zone euro ont réduit leurs achats de 9% tandis que ceux non originaires de l’UE ont diminué les leurs de 4%. « Les perspectives s’annoncent peu réjouissantes. Le marché est à la traîne tant sur le territoire national, qu’à l’export, où des marchés clés sont aux abonnés absents. Les fluctuations périodiques observées par le passé ne sont plus d’actualité, les ventes ayant déjà reculé de 13% en 2023 », d’après Olaf Wortmann, économiste chez VDMA.En décembre, les ventes domestiques ont chuté de 19% sur un an , sur fond de flambée des coûts de l’énergie et de lourdeurs bureaucratiques. Outre ces facteurs défavorables, des défis internationaux, tels que l’inflation et la guerre en Ukraine, rendent les investissements peu attractifs.

 

Europe du Nord : modeste redressement des prix du fil machine

18/02/25
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Après s’être stabilisés depuis la fin décembre, les prix nord-européens du fil machine, dopés par une activité accrue, ont renchéri de 5 €/t. De nouvelles majorations sont escomptées à court terme, sur fond de robustesse des prix des ferrailles. Les prix de transaction du fil machine drawing s’élèvent ainsi à 625 €/t départ usine. Ceux de la catégorie mesh, s’établissent, eux, à 610 €/t départ usine. Quant aux importations non originaires de l’UE, à 580-600 €/t cfr Rotterdam, elles sont peu prisées. Ceci s’explique par leur manque d’attractivité et le renforcement possible des sanctions commerciales.« Les prix des ferrailles ont augmenté ce mois-ci, ce qui va probablement doper les tarifs du fil machine. L’approche de la saison de la construction pourrait aussi constituer un facteur haussier », a commenté un opérateur. Quoiqu’il en soit, la consommation devrait rester atone cette année, tant les producteurs que les transformateurs déplorant l’absence de signes tangibles d’une reprise.   

UE : la Turquie en 1ère ligne pour les importations de l'UE

18/02/25
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Au cours des onze premiers mois de 2024, les importations de produits finis vers l’UE se sont accrues de 9% sur un an, d’après Eurofer, l’association européenne de l’acier. Les livraisons de produits plats ont augmenté de 10% et celles de produits longs de 8%. Concernant la première catégorie, les importations de coil galvanisé à chaud ont augmenté de 19%, celles de tôle revêtue de 20%, celles de tôle à revêtement organique de 29% et celles de tôle laminé à froid de 14%. Sur le segment des produits longs, les importations de fil machine ont bondi de 20% et celles de rond à béton de 24%. En revanche, les réservations de barres en acier marchand et profilés lourd effectuées par les clients européens ont reculé. Les cinq pays exportateurs représentaient 57% du total des importations de produits finis de l’UE. La Turquie, dont les exportations destinées à l’UE ont explosé de 87% entre janvier et novembre 2024, a expédié 357 000 t vers la région. Les importations totales, englobant les produits semi-finis, ont, elles, augmenté de 13% par rapport aux 11 premiers mois de 2023.

Russie : contraction de la production d'inox en 2024

18/02/25
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En 2024, la production russe d’inox a plongé de 15,2% sur un an, à 280 000 t. Même scénario baissier en décembre, mois durant lequel elle s’est contractée de 4,1% sur un mois, et de 26% sur un an, pour atteindre 21 600 t. La demande en produits domestiques est essentiellement soutenue par le secteur du génie civil, d’après USSA, l’association nationale des aciers spéciaux. Quant à la demande émanant des fabricants d’équipement alimentaire et de biens de consommation, elle a diminué. Le groupe RNK, envisage de lancer une ligne de coil laminé à froid en inox au dernier trimestre 2025. Environ 90% de la consommation nationale de produits laminés en inox provient des importations. Quant aux groupes ZMP et Red October, ils vont moderniser certaines de leurs installations en vue de doper leurs production d’inox. Entre janvier et septembre derniers, les importations russes d’inox ont décliné 15,8% sur un an, à 343 350 t. Plus tôt cette année, USSA avait pronostiqué des volumes d’importation records pour 2024. Quant à la consommation réelle d’inox, elle a chuté de 4,6% sur un an au premier semestre, à 307 606 t.                     

Italie : Baku Steel pressenti pour reprendre ADI

18/02/25
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Le sidérurgiste azerbaïdjanais Baku Steel est favori à la reprise de Acciaierie d’Italia (ADI), ex-Ilva à Tarente, sans le sud de l’Italie. Face au refus d'ArcelorMittal, ancien principal actionnaire avec une part de 62%, d'injecter des fonds frais, l'État italien, détenteur des 38% restants, avait décidé de mettre fin à la coentreprise et de placer l'aciérie sous tutelle. A l'issue de la dernière phase de l'appel d'offres, dont le délai avait été fixé au vendredi 14 février à minuit, deux propositions améliorées ont été soumises par Baku Steel et l’Indien Jindal Steel. Quant au troisième candidat en lice, le fonds américain Bedrock Industries, il n'a, lui, pas relevé son offre.« Les commissaires extraordinaires en charge de l’aciérie se réservent quelques jours pour évaluer attentivement les propositions reçues et formuler leur avis, qui sera transmis au ministère des Entreprises », selon un communiqué.L'offre de Baku Steel est passée de 450 M d’€, à environ 1 md d’€, en incluant la valeur estimée à 500 M d’€ de l'entrepôt de l'ex-Ilva. L'offre de Jindal a été également majorée de 80 M d’€, à environ 200 M d’€, auxquels s'ajouteraient plus de 2 mds d’€.

 

Allemagne : Salzgitter envisage 2025 avec prudence

17/02/25
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Salzgitter a enregistré des pertes au cours de l'exercice écoulé et s'est montré prudent quant à ses perspectives pour 2025.Selon des données provisoires, le fabricant allemand de produits plats et de profilés a affiché une perte avant impôts de 296 M d’€ en 2024. A titre de comparaison, la société avait enregistré  un bénéfice avant impôts de 238 M d’€ un an plus tôt.Le chiffre d'affaires s'est, lui, contracté à 10 mds d’€ comparé à 10,8 mds d’€ en 2023. Le groupe a gagné 445 M d’€ avant intérêts, impôts et amortissements (Ebitda), contre 667 M d’€ l'année précédente.Le chiffre d'affaires et le résultat avant impôts ont donc été conformes aux prévisions de l'entreprise, tandis que l'Ebitda a été supérieur aux attentes. Pour 2025, le groupe  allemand  vise notamment un résultat avant impôts compris entre -100 M et +100 M d’€. L'Ebitda devrait se situer, lui, entre 350 et 550 M d’€. Le sidérurgiste publiera son rapport complet le 21 mars. 

 

International : Voestalpine prévoit ses prévisions de bénéfices à la baisse

17/02/25
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Voestalpine a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices après que le chiffre d'affaires a chuté de près d'un tiers au cours du troisième trimestre fiscal, en grande partie à cause du net ralentissement des secteurs de l'automobile et de la construction en Europe. « La demande de volumes a chuté rapidement et fortement à la suite des avertissements sur les bénéfices lancés par les constructeurs automobiles », a déclaré Voestalpine à propos de sa division acier, la plus importante des quatre en termes de revenus. Le fabricant d’aciers spéciaux a fait état de la morosité persistante de la demande en Allemagne et souligné  que le prix de l'acier en Europe n'avait cessé de chuter au cours des neuf premiers mois de l'exercice fiscal qui s'achève en mars 2025. Le sidérurgiste a enregistré une chute de 32% de son bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (EBITDA) à 250,3 M d’€ au troisième trimestre, légèrement en dessous de l'estimation moyenne des analystes, à 258,8 M d’€. Le groupe a revu à la baisse ses prévisions annuelles d'EBITDA, à environ 1,3 md d’€ pour l'année, comparé à environ 1,4 md d’€ précédemment.

 

Europe : ArcelorMittal pourrait délocaliser certaines de ses activités vers l'Inde

17/10/25
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ArcelorMittal a indiqué, lors d’un comité d’entreprise européen, envisager la délocalisation de certaines de ses activités d’Europe vers l’Inde.  Cette proposition « consiste à étudier la possibilité de poursuivre le regroupement de certaines activités support, en développant notre centre de services partagés pour réaliser certaines de ces activités en Inde », a indiqué un porte-parole de la société. Cela concerne les départements des ressources humaines, les services financiers, les achats et l’approvisionnement, les ventes et le marketing, ainsi que la gestion des commandes et les systèmes d’information. Aucune des activités de production ne serait, pour le moment, concernée par cette délocalisation. Les équipes visées par l'étude sont réparties actuellement dans 31 entités juridiques couvrant les trois divisions européennes, à savoir les   produits plats, les produits longs et les solutions de distribution en France, en Pologne, en Belgique, en Espagne, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni.La branche européenne d'ArcelorMittal « se concentre sur la poursuite de la réduction des coûts qui ne sont pas directement liés à la production d'acier », a souligné l'entreprise.

 

             

 

International : Aperam dépasse les attentes au 4ème trimestre 2024

10/02/25
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Aperam a publié vendredi 7 février un résultat opérationnel ajusté supérieur aux attentes du marché au dernier trimestre 2024, porté essentiellement par un accroissement de la demande en aciers spéciaux. Le groupe s’attend toutefois à ce que son résultat opérationnel (Ebitda) du premier trimestre 2025 soit inférieur à celui du trimestre écoulé. Le fabricant d’inox indique avoir dégagé, sur les trois derniers mois de 2024, un Ebitda ajusté de contracté à 1,47 md d’€, contre 1,55 md d’€ un an auparavant. Une baisse imputable à la diminution de ses livraisons d'acier, qui ont atteint 505.000 t au 4è trimestre, contre 541.000 t un an plus tôt. Aperam explique avoir toutefois bénéficié du reflux de ses coûts d'achat. En revanche, le sidérurgiste basé au Luxembourg évoque un « environnement de marché difficile où la pression sur les prix s'intensifie », ce qui le conduit à prévoir que son Ebitda du 1er trimestre 2025 diminue par rapport au 4ème trimestre 2024.La société dit par ailleurs anticiper une dette financière nette « significativement plus élevée » au premier trimestre du fait de l'intégration de l'Américain Universal Stainless & Alloy Products, une opération destinée à consolider son positionnement sur le marché américain de l'aérospatiale.

 

International : 4ème trimestre positif pour ArcelorMittal

11/02/25
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ArcelorMittal, lequel anticipe une augmentation de la demande d'acier pour l'exercice 2025, a annoncé que ses dépenses en capital seraient équivalentes à celles de l'année dernière. Le groupe a par ailleurs fait état d'une hausse de 13%, à 1,65 md de $ (1,59 md d’€) de son Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) au quatrième trimestre, contre 1,45 md de $ (1,39 md d’€) un an plus tôt. Une performance supérieure au consensus des analystes compilé par le groupe, s’établissant à 1,53 md de $ (1,47 md d’€).Sur l'ensemble de l'exercice 2024, son résultat d'exploitation ressort en baisse à 7,05 mds de $ (6,08 mds d’€), comparativement à 8,74 mds de $ (8,43 mds d’€) en 2023, mais dépasse là aussi le consensus qui le donnait à 6,93 mds de $ (6,68 mds d’€).Le géant de l’acier prévoit d'investir entre 4,5 et 5 mds de $ (4,3 et 4,8 mds d’€) cette année, conformément à ses projets. Les investissements se concentreraient principalement au Brésil, en Inde et aux États-Unis.ArcelorMittal pronostique une croissance de la demande mondiale d'acier comprise entre 2,5% et 3,5% cette année, hors Chine, premier consommateur et producteur mondial. De l’avis du groupe, la faiblesse des stocks favorise l’émergence d’opérations de restockage. La construction d’une nouvelle usine de fabrication avancée est prévue à Calvert, en Alabama, afin d'accroître la capacité de production d'acier du groupe aux États-Unis. Après la réalisation de cet investissement estimé à 900 M de $, la production devrait débuter au cours du « second semestre de l'année 2027 »

 

France / Fonderie de Bretagne : le pdg de Renault fait une promesse

11/02/24
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Luca de Meo, pdg de Renault, a annoncé que chaque salarié de la Fonderie de Bretagne se verrait proposer un poste sur un site du groupe en France si la société devait cesser ses activités. Située à Caudan, dans le Morbihan, l’ancienne filiale de Renault a été vendue en 2022 au fonds d’investissement allemand Callista Private Equity. Spécialisé dans la production de pièces en fonte pour les suspensions et les échappements, le site emploie actuellement 300 salariés.Même s’il avait cédé l’usine, le constructeur en restait son principal client, pour représenter pas moins de 95 % de son chiffre d’affaires en 2024. Or depuis l’été dernier, Renault refuse de s’engager sur des volumes de commandes pour les années à venir. Une décision qui, selon la direction de Fonderie de Bretagne, aurait fait échouer les négociations avec un repreneur potentiel, Private Assets.Lors de son audition à l’Assemblée nationale, Luca de Meo a expliqué que la baisse d’activité de la fonderie est liée à la transformation du secteur. Au vu de l’accélération du passage aux véhicules électriques, associée à l’interdiction des moteurs thermiques prévue en 2035, les besoins en fonte diminuent fortement.Le patron du groupe, regrettant que cette évolution n’ait pas été suffisamment anticipée par les acteurs politiques et économiques, a toutefois affirmé avoir proposé une aide financière de 35 M d’€ visant à accompagner la diversification de l’usine et faciliter une éventuelle reprise. 

Ukraine / Charbon à coke : chute de la production

11/02/25
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Entre 2013 et 2024, la production ukrainienne de charbon à coke a plongé de 74%, suite à l’invasion des troupes russes. Sur la période considérée, la production de charbon s’est, elle, contractée de près de 85%, en raison du déclin de la production d’acier, même si les importations de charbon ont désormais renoué avec les niveaux de 2013, selon une étude réalisée par le consultant ukrainien GMK Center. « Avant le déclenchement de la guerre, l’Ukraine, à l’instar de seulement trois autres pays à l’échelle mondiale, était auto-suffisante en matières premières dédiées à la production d’acier, englobant le charbon, le minerai de fer, le minerai de manganèse et les ferroalliages. En 2013, les mines ukrainiennes ont produit 23,7 M de t de charbon à coke. Des mines, situées dans zones non contrôlées des régions de Donetsk et de Luhansk, ont produit collectivement 8,6 M de t de charbon à coke », a précisé le consultant. Cinq usines étaient basées dans les républiques auto-proclamées de Donetsk et de Luhansk, lesquelles ont été instaurées après l’annexion de la Crimée par la Russie.