Flash infos

Société / Etats-Unis : Joe Biden bloque le rachat de US Steel par Nippon Steel

07/01/25
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À quelques jours de sa passation de pouvoir avec Donald Trump, le président démocrate Joe Biden a annoncé vendredi qu'il bloquait le rachat, par Nippon Steel, de U.S. Steel, fleuron de l’acier national, pour 14,9 mds de $ (14,5 mds d’€).Un veto prononcé au nom des intérêts économiques et sécuritaires des États-Unis, premier pays importateur d’acier du monde. D’après Joe Biden, « les grandes entreprises américaines, représentant la majeure partie de la capacité sidérurgique du pays, doivent continuer à mener le combat au nom des intérêts nationaux ».Le président sortant, qui va quitter ses fonctions le 20 janvier, n’a apparemment pas tenu compte des « efforts intenses déployés ces derniers jours par certains de ses conseillers les plus aguerris, qui le prévenaient que le rejet d’un investissement majeur d’une grande entreprise japonaise pourrait nuire aux relations entre les États-Unis et le Japon », a annoncé un quotidien américain. Nippon Steel et US Steel affirment que cette décision « représente une violation évidente des procédures régulières et de la loi ». Les deux sociétés ont annoncé, lundi, avoir intenté un recours en justice contre cette décision.

 

 

Société / Allemagne : suppressions de postes d'ici 2030

07/01/2025
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Depuis plusieurs mois déjà, Volkswagen, premier constructeur automobile européen, est en proie à des difficultés. Une situation inédite depuis des décennies, à savoir la fermeture de son principal site de production de Wolfsburg, au nord-est du pays, se profilait alors outre-Rhin.Il en a résulté un mouvement social sans précédent, quelque 100.000 employés du groupe s’étant mis en grève. Ces conflits sociaux coûtent particulièrement cher à Volkswagen, raison pour laquelle le syndicat IG Metall est parvenu à arracher cet accord.Aucune fermeture d’usine n’aura finalement lieu en Allemagne, du moins obtenu au terme de 70 heures de négociations, permettra au groupe allemand de réaliser quelque 15 mds d’€ d’économies entre 2025 et 2030 et de repartir sur de bonnes bases pour envisager sereinement l’avenir, selon la direction. Volkswagen retire aussi tous ses projets de licenciements  et  de réduction de salaires. En revanche, 35.000 emplois seront bien supprimés en 5 ans, notamment via l’absence de remplacement des personnes partant à la retraite et de non-renouvellement de certains contrats temporaires.

 

Société / France : E. Macron appelé à l'aide pour soutenir FDB

07/01/25
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Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, également signée par des députés et élus bretons, des responsables syndicaux demandent à l’État d’intervenir auprès de Renault en vue de garantir des commandes à la Fonderie de Bretagne (FDB) jusqu’en 2028, le temps qu’elle prépare sa diversification. « Nous refusons que la fermeture de la Fonderie de Bretagne devienne le symbole de la désindustrialisation du pays et de l’impuissance de l’État à se faire respecter par les grands groupes français ». Le courrier met en exergue le refus de Renault « de garantir la moindre part de marché à FDB, préférant délocaliser sa production en Turquie, en Espagne et au Portugal ». La Fonderie de Bretagne, qui emploie 350 personnes à Caudan dans le Morbihan, fabrique des pièces en fonte pour l'automobile. Le site « a été construit par et pour Renault après un long combat au début des années 1960 ».« Le retrait soudain » du constructeur automobile agite le spectre d'une fermeture de l'usine, déplorent les signataires. Renault représentait jusqu'ici 95% du chiffre d'affaires de l'usine.

 

Automobile / UE : baisse des immatriculations en novembre

07/01/25
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En novembre au sein de l’UE, les nouvelles immatriculations automobiles, après s’être accrues de 1,1% sur un an en octobre, ont décliné de 1,9% en novembre, à 869 816 unités, d’après l’ACEA, l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles. Deux des quatre principaux marchés de l’UE ont affiché de mauvaises performances, à savoir la France (-12,7% sur un an) et l’Italie (-10,8%). Quant au marché allemand, il a stagné (+0,5%). L’Espagne, a, elle, vu sa production s’effondrer sur la période considérée, en raison des inondations dévastatrices survenues dans la région de Valence. D’après Anfac, la fédération automobile locale, la production a totalisé 214 764 unités, soit une chute de 18,1% sur un an. En novembre, les ventes européennes de véhicules électriques à batterie ont, elles, chuté de 9,5% sur un an, à 130 757 unités. Entre janvier et novembre 2024, les ventes totales d’automobiles n’ont quasiment pas fluctué en glissement annuel (+0,4%), à 9,7 M d’unités.    

Production d'acier / Italie : Repli en novembre

07/01/25
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Après s’être modestement redressée en octobre, la production italienne d’acier brut a renoué avec une tendance baissière en novembre. Les usines transalpines ont produit 1,8 M de t d’acier brut en novembre, soit un repli de 4,4% sur un an, d’après Federacciai, l’association italienne de l’acier. Ce repli a neutralisé la hausse de 2,2% en glissement annuel observée en octobre. La crise dans laquelle sont plongées les filières sidérurgiques italienne et européenne ne permet pas aux usines de rétablir leurs volumes de production. Le segment des produits longs a vu sa production se contracter de 5% sur un an en novembre, à 1,05 M de t. Parallèlement, sur la période considérée, le secteur des produits plats, lequel a consolidé sa chute inexorable amorcée en janvier, a enregistré une baisse de 12%, à 747 000 t. Entre janvier et novembre 2024, la production transalpine d’acier brut a totalisé 18,81 M de t, ce qui constituait une contraction de 4,7% par rapport à 2023. Quant à la production de produits plats, elle s’est contractée de 10,6% sur un an, à 7,9 M de t au cours des 11 premiers mois de 2024. La production de produits longs était, elle, globalement stable, à 11 M de t.                                

USA / Biden et Trump opposés à la reprise d'US Steel par Nippon Steel

19/12/24
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Nippon Steel a jugé « inappropriée l'opposition politique » à son projet de reprise de son rival américain US Steel, suite à l’annonce d'un blocage de l'acquisition par le président Joe Biden. « Cette transaction soutiendra la sécurité économique des États-Unis en contrant les menaces posées par la Chine. Il est inapproprié que la politique continue de l'emporter sur les véritables intérêts de sécurité nationale », a indiqué Nippon Steel. Joe Biden a fait part, à plusieurs reprises, de son opposition à la prise de contrôle d'US Steel par Nippon Steel, initialement annoncée en décembre 2023, pour 14,9 mds de $ (14 mds d’€). Or, selon l'agence financière Bloomberg, Joe Biden a l'intention de bloquer formellement cette opération pour des raisons de sécurité nationale. « Joe Biden considère depuis le début qu'il est essentiel qu'US Steel soit détenu et exploité par des Américains », a réagi Robyn Patterson, porte-parole de la Maison Blanche. Le président sortant prononcera son veto après avoir reçu les recommandations de la Commission aux investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), qui doit lui transmettre son avis le 22 ou le 23 décembre prochains.

 

France / Nouvelle de production chez Sanden

19/12/24
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Le site du groupe japonais Sanden, implanté depuis 1996 à Tinténiac près de Rennes en Ille-et-Vilaine, accueille depuis peu une nouvelle ligne de production. Le montant de l’investissement, incluant la recherche et le développement, s’élève à 68 M d’€. Une soixantaine de techniciens est venue spécialement de l’archipel japonais pour l’installer. Cette ligne ultra moderne permettra de fabriquer des compresseurs nouvelle génération (EC-Gen5) destinés au refroidissement des batteries de véhicules électrifiés. Les premières pièces sortiront début 2025, tandis que le lancement de la production en série est, lui, prévu en fin d’année prochaine.Financé en grande partie par l’actionnaire principal du groupe, le chinois Hisense, le projet EC-Gen5 s’est également vu attribuer des subventions publiques dans le cadre du programme France 2030 et de l’UE à hauteur de 17%.« Malgré le contexte morose dans l’industrie automobile, cet investissement massif est un signe très positif pour notre site », indique Bertrand Lefevre, président de Sanden Manufacturing Europe. En 2023, l’entreprise bretillienne employant 600 salariés, a produit 600 000 compresseurs pour un chiffre d’affaires de 115 M d’€.

 

 

FIFA 2030 / région MENA : la demande d'acier va bondir

19/12/24
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La FIFA (Fédération internationale de football association) de a officiellement attribué la Coupe du monde de football 2030 à l'Espagne, au Portugal et au Maroc. Quant à l’édition 2034, elle sera organisée en Arabie saoudite. Les producteurs d’acier implantés dans ces deux pays de la région MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord) vont tirer profit des nombreux projets de construction et d’infrastructures de grande envergure mis en œuvre par leurs gouvernements hôtes. « La demande d’acier destinée à la construction des stades est colossale. 4 stades ont été validés et les travaux préparatifs relatifs à la construction ont déjà débuté », a commenté un représentant de l’une des plus grandes aciéries saoudiennes. « Les projets se multiplient; que ce soient des infrastructures sportives ou de transport, qui sortiront de terre d’ici 2030. La demande d’acier va exploser », s’est réjoui un opérateur marocain.   

Ukraine / Fermeture potentielle d'une mine de charbon à coke

19/12/24
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Jusqu’à présent cette année, la production ukrainienne d’acier a bondi de 23,1 %, sur un an, à 7 M de t. Toutefois, la perte potentielle d'une mine de charbon à coke de premier plan rend les perspectives incertaines. Depuis l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes, en février 2022, et la destruction des principales aciéries lors des combats qui ont suivi, la production d’acier a été mise à mal. Avant le déclenchement de la guerre, le pays était un gros producteur et exportateur d’acier. La production ukrainienne d'acier laminé s’est accrue de 18 % sur un an entre janvier et novembre, à 5,7 M de t. La production de fonte brute a, elle, progressé de 19,8 %, à 6,5 M de t. La production d'acier pourrait chuter brutalement si l'Ukraine perdait son unique fournisseur de charbon à coke.Les incertitudes grandissent quant à l’avenir d’une mine, située  près de la ville de Pokrovsk, à l'est du pays, en raison de l’approche des forces russes dans la région. Cette mine, toujours en activité, est un centre d'approvisionnement stratégique.Selon le syndicat des sidérurgistes, la fermeture potentielle de la mine pourrait faire chuter la production d'acier à 2 ou 3 M de t en 2025, contre 7,5 M de t attendus en 2024.

 

France : Pam Building cédé au fonds Aldebaran

10/12/24
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Depuis le 29 novembre, Pam Building, fabricant de systèmes d’évacuation d’eaux usées et d’eau pluviale, ainsi que de puits climatiques, appartient au fonds d’investissement Aldebaran Capital Partners et à Bpifrance, à hauteur de respectivement 85% et 25%. La direction du groupe reste en place. «Pam Building est une entreprise rentable, et le fonds Aldebaran va nous soutenir dans notre stratégie de croissance et de décarbonation. », soutient Eric Escalettes. Ce dernier est le directeur général du nouveau groupe (400 personnes, 110 M d’€ de chiffre d’affaires en 2023), qui regroupe techniquement une société française, une société anglaise et une activité commerciale allemande.Alors qu’il n’y avait pas de synergies entre l'activité d’évacuations sanitaires et pluviales et celle opérée par Saint-Gobain Pam, autour des canalisations en fonte ductile pour l’eau et l’assainissement, Pam Building avait déjà été transformée en une filiale à part entière en 2021.Le plus gros dossier auquel vont s’atteler les nouveaux propriétaires de Pam Building consiste à remplacer le four à coke de l'usine de Bayard-sur-Marne,  par un four électrique, à horizon 2028-2030. Ce projet requiert 10 M d’€ d’investissement.

 

Allemagne : nouveau plan de restructuration chez TKSE

10/12/24
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Dennis Grimm, le nouveau dirigeant de ThyssenKrupp Steel Europe (TKSE), la division acier de Thyssenkrupp a défendu le projet de suppression de milliers d'emplois. « La situation du marché s'est encore nettement détériorée ces derniers mois et aucune amélioration n'est en vue. Nous sommes dans une situation économique grave et nous devons d'abord gagner suffisamment d'argent pour nous autofinancer », a déclaré Dennis Grimm.La division acier de Thyssenkrupp, déficitaire, a présenté des mesures visant à rendre le plus grand producteur d'acier allemand à nouveau compétitif. Ces mesures comprennent notamment la suppression d'environ 5.000 postes d'ici 2030, si possible sans licenciements secs. 6000 autres postes seront externalisés ou transférés par la vente d'activités. Le nombre d'emplois passerait ainsi de 27.000 actuellement à environ 16.000. Un site devrait également être fermé. Le chancelier Olaf Scholz, candidat à sa réélection, a évoqué un plan pour sauver le groupe, sans exclure une participation de l'État dans le groupe. Interrogé sur la possibilité pour l'État allemand de renforcer le capital de TKSE, Olaf Scholz a répondu : « je n'écarte aucune option à ce stade.» 

 

 

Belgique : 61 emplois menacés chez Bekaert

10/12:24
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Le producteur belge de fils d’acier Bekaert a annoncé sa volonté de « réorienter ses activités »  du site de Bekintex à Wetteren, en Flandre orientale, où travaillent environ 140 personnes. Ce transfert vers un autre site belge impactera directement 61 emplois. Bekaert fabrique plusieurs produits de haute technologie sur le site de Wetteren, notamment des solutions pour les textiles antistatiques et résistants à la chaleur, des solutions pour la production d’hydrogène vert, ainsi que des câbles destinés à chauffer les sièges de voiture.Le groupe explique cette réorientation des activités par des « conditions de marché difficiles, le contraignant à adapter ses activités à la réalité économique ». Des discussions avec les partenaires sociaux sont prévues prochainement, conformément à la procédure Renault* a précisé l’entreprise cotée à la Bourse de Bruxelles. Bekaert emploie environ 1.600 personnes en Belgique, principalement à son siège de Zwevegem, en Flandre occidentale.

 

Italie / Taxes anti-dumping : lancement d'une plateforme de calcul

10/12/24
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Assofermet, l’association des distributeurs d’acier et recycleurs de ferrailles italiens, a lancé une nouvelle plateforme de calcul à l’intention des acheteurs de coils. Ce dispositif permet d’évaluer le montant des potentielles taxes anti-dumping et antisubventions, dans le cadre des enquêtes diligentées par la Commission européenne.Le système de calcul permet aux entreprises membres de savoir, dans un délai de  trois  minutes, si des taxes vont être instaurées et à quelle échéance. Selon Assofermet, la législation de l’UE en matière d’enquêtes antisubventions est complexe, en raison de leur caractère définitif, provisoire ou rétroactif.« Sur le plan institutionnel, nous continuons à alerter sur les préjudices occasionnés par les restrictions sur les importations d’acier sur les marchés italiens et européens. Il est toutefois essentiel d’aider nos membres à mieux appréhender la complexité du système réglementaire », a déclaré Luca Carboni, directeur d’Assofermet.                

 

Europe: Aperam diminue nettement ses écarts d'alliage

10/12/24
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Le producteur d’inox Aperam a nettement revu à la baisse ses surcharges d’alliage de décembre portant sur sa gamme de produits plats en inox austénitique en Europe. De fait, la plupart des catégories ont chuté d’environ 50 €/t en raison des récentes fluctuations des prix des matières premières, notamment du nickel. Entrés en vigueur depuis le 1er décembre, les écarts d’alliage relatifs à la catégorie 304 ont été fixés à 2054 €/t ce mois-ci, contre 2114 €/t en novembre. Même scénario baissier pour la catégorie 316, laquelle est passée de 3495 €/t à 3443 €/t en l’espace d’un mois.Quant à la surcharge d’alliage concernant la catégorie 309S, un inox adapté aux applications à haute température, elle a reculé plus fortement, de 2854 €/t, à 2762 €/t.A rebours de la tendance générale, l’écart d’alliage sur la catégorie 409, un inox ferritique, a, lui, opéré un modeste redressement, à 868 €/t, contre 860 €/t en novembre.       

Luxembourg : Liberty Steel : le site de Dudelange en faillite

03/12/24
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Confrontée à des arriérés de salaires et à des taxes impayées pour un total d’environ 19 M d’€, la direction du site luxembourgeois de Liberty Steel, à Dudelange a été déclaré en faillite. Un curateur a été désigné, suite à la décision de justice rendue vendredi 29 novembre. Estimant qu’elle ouvre la voie à un repreneur, les 150 travailleurs du site ont accueilli la décision avec soulagement. Les autorités luxembourgeoises sont à l’écoute des travailleurs et leur apportent toute leur soutien en vue de trouver une solution de relance du site de Dudelange.A Liège, c’est la colère et l’indignation qui dominent chez les salariés, lesquels ont découvert la sortie du ministre wallon de l’Economie et de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet dans la presse, estimant que « la sidérurgie n’est plus un secteur stratégique d’avenir ». « On ne comprend pas cette déclaration, après nous avoir soutenu l’inverse lors de plusieurs réunions », a confié un délégué syndical.

 

USA : hausse des droits de douane : ArcelorMittal désavantagé?

03/12/24
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Donald Trump a annoncé qu'il imposerait des droits de douane de 25% sur tous les produits en provenance du Mexique et du Canada, puis de 10% sur les importations chinoises. Selon Oddo BHF, un groupe financier français, l'élection de Donald Trump va accorder la priorité aux énergies fossiles, au détriment des énergies renouvelables.  Le Républicain prévoit notamment de mettre fin à l'Inflation Reduction Act, un programme phare de lagouvernance de Joe Biden. Grâce aux subventions instaurées dans le cadre de ce programme, les investissements dans les secteurs liés à la transition énergétique ont fortement augmenté depuis 2021. Ceci a dopé la demande de certains types d'aciers, à l’instar des tôles lourdes ou  de l'acier électrique. « Un changement de cap dans les priorités sectorielles ne devrait toutefois pas avoir d'impact sensible sur les aciéristes européens. SSAB est le plus exposé via son activité de tôles lourdes, qui génère une partie importante de ses revenus dans le secteur des éoliennes. Une baisse d'activité sur ce segment devrait toutefois être en partie compensée par un surcroît de revenus dans ceux du pétrole et du gaz », a souligné Oddo BHF.

 

Algérie : le site de tôles de Tosyali est opérationnel

03/12/24
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L’usine de tôles Tosyali, située à Bethioua, dans la région d’Oran en Algérie, est récemment entrée en service. La capacité de production annuelle s’élève à 2,5 M de t, a indiqué Alp Topcuoglu, membre du conseil d'administration. Le site comprend des unités d'enrichissement de minerais, de réduction directe (DRI), de fusion et de laminage à chaud. Les travaux pour la réalisation d'une unité de laminage à froid devraient, eux, être achevés, au cours du premier semestre 2026.Le complexe, lequel emploie actuellement 2.200 personnes, devrait voir ses effectifs passer à 2.700, une fois l’unité de laminage à froid opérationnelle. Cette unité produira des tôles d'acier utilisées dans la fabrication des structures automobiles, des pièces détachées pour véhicules, des équipements électroniques domestiques, entre autres. Grâce à ce projet, la capacité de production totale du site, incluant le complexe sidérurgique et l’usine de tôles, passera de 6 M de t actuellement,  à 8 M de t par an d'ici 2026, a ajouté Alp Topcuoglu. 

 

Autriche : hausse de la production d'acier brut en octobre

03/12/24
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D’après Worldsteel, l’association internationale de l’acier, en octobre, la production autrichienne d’acier brut s’est accrue de 4,7% entre septembre et octobre, à 519 312 t. Ces tonnages sont néanmoins inférieurs de 2,3% à ceux enregistrés en octobre 2023. Entre janvier et octobre derniers, l’Autriche a produit 6 M de t, soit un niveau stable par rapport à la même période de 2023. L’Autriche figure à la 23è  place parmi le plus gros producteurs  mondiaux d’acier. Au sein de l’UE en octobre, la production d’acier brut s’est accrue de 5,7% en glissement annuel, à 11,32 M de t. Quant à la production des dix premiers mois de cette année, elle a progressé de 1,4%, à 109,3 M de t, par rapport à celle observée un an auparavant.

Maroc : reconfiguration du marché de l'acier

03/12/24
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Au Maroc, des événements internes entraînent une reconfiguration du secteur sidérurgique. C’est notamment le cas du groupe Univers Acier, en proie à des difficultés. Ce groupe clé est fragilisé par l’entrée en vigueur de nouvelles normes d’importation, conjuguées à des tensions sur les finances. Univers Acier, qui a vu ses capacités de production, estimées à 30 000 t, chuter drastiquement entre 5000 et 10 000 t selon la période, a été contraint d’arrêter temporairement sa production. Conformément aux nouvelles règles d’importation, effectives depuis juin dernier,  désormais, les importateurs de billettes doivent eux-mêmes être producteurs. Ils doivent également respecter les normes marocaines en vue de disposer de licences. Ces mesures ont pesé sur les chaînes d’approvisionnement de la société, particulièrement depuis le troisième trimestre. Parallèlement, des groupes mieux structurés, à l’instar des leaders du secteur Sonasid, Maghreb Steel et Riva Industries ont consolidé leurs positions, tirant à la fois profit d’un accroissement de la demande et d’une hausse des prix liée aux tensions sur l’offre. 

Suisse : Stahl Gerlafingen en mauvaise posture

31/10/24
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Les quelque 500 employés de l’entreprise Stahl Gerlafingen, ont manifesté récemment à Berne contre les plans de dématèlement prévus par leur employeur. Lourdement impactée par la crise énergétique résultant de la guerre en Ukraine, la plus grande entreprise de recyclage suisse, est en sursis. L’industriel italien Antonio Beltrame, propriétaire du groupe suisse déplore les coûts élevés de l’électricité en Suisse. Les tarifs d’utilisation du réseau, notamment, seraient excessifs par rapport aux autres pays européens et renchériraient artificiellement le prix de l’électricité. Ces tarifs et les taxes re présentent actuellement près de 50% des coûts totaux de l’électricité, « avec une tendance à la hausse », selon Stahl Gerlafingen. Les syndicats demandent à l'entreprise basée à Gerlafingen de renoncer à tout licenciement et de privilégier le chômage partiel. Si un précieux savoir-faire est supprimé maintenant, la pérennité de l'usine sera encore plus menacée. Au début du mois d’octobre, on apprenait que Stahl Gerlafingen envisageait de licencier 120 collaborateurs. L’avenir de l’aciérie est incertain depuis un bon moment déjà, la direction ayant en effet décidé de fermer une ligne de production au printemps, entraînant la suppression d’une soixantaine d’emplois.