Sociétés (Europe) : Tata Steel envisage de supprimer 1250 emplois
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Le groupe indien Tata Steel prévoit de supprimer 1.250 emplois en Europe alors qu'il fait face à des « circonstances délicates », a déclaré le directeur général Henrik Adam dans une note interne. « Notre situation financière est grave et il y a un besoin urgent d'améliorer la performance de notre entreprise et notre situation de trésorerie », a-t-il écrit. En marge de cette suppression d'emplois, qui serait moitié moins importante que celle annoncée l'an dernier par l'entreprise, Tata Steel a déclaré qu'il ne remplacerait pas les salariés partis à la retraite ou ayant quitté l'entreprise. Le groupe indien a annoncé en novembre dernier qu'il entendait supprimer 3.000 emplois en Europe. D'après la note interne, il a présenté les détails d'un programme de transformation de ses activités et continue d'échanger avec ses représentants en Europe pour réduire autant que possible le nombre de suppressions d'emplois.
Düsseldorf : le salon Tube & Wire reporté
+Dû à la propagation rapide du Covid-19 en Europe, Messe Düsseldorf, l’organisateur des salons internationaux Tube & Wire (tuyaux, tubes et câbles) qui devaient se tenir du 30 mars au 3 avril à Düsseldorf a reporté sine die ces manifestations commerciales. Cet événement majeur pour l’industrie sidérurgique européenne, lequel a lieu tous les deux ans, avait attiré 71 000 visiteurs lors de la dernière édition en 2018.
L’organisateur se conforme aux recommandations de la cellule de gestion de crise des autorités allemandes. Outre les risques sanitaires, l’épidémie virale suscite des incertitudes parmi les exposants et visiteurs ainsi que des perturbations liées aux déplacements, ce qui mettrait en péril le succès de ces salons.
Outre-Rhin, la majorité des cas de coronavirus ont été recensés dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où se trouve Düsseldorf. Ni l’offre, ni la production ne sont affectées pour le moment, mais le marché, anticipant des tensions sur les disponibilités, se montre nerveux.
Le Chinois Jingye va finaliser le rachat de British Steel
+Le Chinois Jingye va finaliser le rachat du groupe de sidérurgie en faillite British Steel mais précise que la transaction ne comprend pas l’usine française d’Hayange, Paris n’ayant pas encore exprimé son avis sur l’opération. Jingye «a trouvé un accord pour finaliser son rachat de British Steel» au liquidateur public le 9 mars. La transaction n’inclut toutefois pas les parts de British Steel dans Redcar Bulk Terminal (RBT), terminal de chargement britannique, ou dans British Steel France et son usine d’Hayange, fait valoir un communiqué mardi, justifiant que «le gouvernement français n’a pas encore rendu son avis ou dit quand il comptait le donner». Ce rachat va «préserver 3'200 emplois qualifiés à Scunthorpe, la principale usine du groupe britannique, à Teesside et ailleurs», précise le chinois, qui ajoute que la finalisation de cette prise de contrôle va « débloquer un investissement promis de 1,2 md de £ pour moderniser le site et améliorer son efficacité énergétique».
27/02/2020 - Coronavirus
Salons professionnels perturbés
+Après Chinaplas 2020, reprogrammé du 3 au 6 août (il devait se tenir en avril), le coronavirus continue de perturber l’organisation des salons professionnels : à Paris, JEC Group annonce ainsi le report au 12-14 mai du JEC World 2020, qui devait initialement avoir lieu du 3 au 5 mars.
27/02/2020 - Chimie
Suppressions de postes chez Solvay
+Le chimiste belge Solvay annonce la suppression nette de 350 postes d’ici fin 2021 dans le monde, dont 100 en France. Il va supprimer 500 postes, dont « un nombre représentatif de hautes directions », et en créer 150 dans le secteur des matériaux avancés, fournissant notamment les composites pour l’aéronautique.
26/02/2020 - Fonte brute
En Russie, Tulachermet va stopper son principal haut-fourneau
+Tulachermet arrête son haut-fourneau n°3 pendant 25 jours à compter de début mars, pour y effectuer des réparations. D'une capacité de 4.500 tonnes par jour, le haut-fourneau n°3 assure 70% de la production de l’usine. L’arrêt du four n°3 se traduira par une baisse de la production de 113.000 tonnes en mars.
Polyamides
Rachats en Italie pour Ascend
+Leader mondial des PA 6.6, l'Américain Ascend Performance Materials a racheté au groupe italien D’Ottavio les sociétés Poliblend et Esseti Plast. L’opération porte entre autres sur une usine de production à Mozzate, sur les mélanges maîtres d’Esseti Plast, et sur les plastiques techniques de Poliblend (grades vierges et recyclés de PA 6.6, PA6, PBT et POM).
Equipements dédiés à la plasturgie
KraussMaffei 'dégraisse'
+Filiale de ChemChina depuis 2016, le groupe allemand KraussMaffei annonce qu’il va supprimer 510 postes dans les trois prochaines années, soit près de 10% de ses effectifs mondiaux (5.135 collaborateurs).
ThyssenKrupp va vendre sa division ascenseurs à des fonds
+Thyssenkrupp a annoncé lundi 17 février avoir présélectionné deux consortiums de fonds de capital-investissement en vue de la vente de ses activités d'ascenseurs, un revers pour l'industriel finlandais Kone, désormais exclu du processus. L'opération, qui pourrait être par son montant la plus importante sur le marché du capital-investissement depuis 13 ans, est désormais entrée dans sa dernière phase et pourrait être conclue la semaine prochaine à l'issue d'une réunion du conseil de surveillance.Le premier consortium retenu regroupe Blackstone, Carlyle et le Canadian Pension Plan Investment Board; le second est emmené par Advent et Cinven. Thyssenkrupp avait déclaré espérer conclure un accord sur la vente d'une majorité ou de la totalité du capital de la division d'ascenseurs sur la base d'un prix qui pourrait atteindre 16 mds d'€, sans exclure une introduction en Bourse.
Colombie : Bekaert et AGRO ont créé une co-entreprise
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Le producteur belge de fils d'acier Bekaert a créé une coentreprise en Colombie avec le groupe allemand AGRO, leader mondial dans la fabrication de carcasses de ressorts de haute qualité, annoncent les deux entreprises. Créée en décembre 2019, AGRO-Bekaert souhaite développer et produire des systèmes haut de gamme de ressorts en fil d'acier. La coentreprise vise à développer, fabriquer et promouvoir « des solutions de valeur supérieure » pour les fabricants de matelas et d'ameublement en Colombie, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. « Alors que Bekaert apportera sa technologie du fil d'acier et son expertise du marché régional, AGRO fournira la technologie des ressorts en acier et le savoir-faire du marché sectoriel », détaillent les partenaires. Les activités de production devraient démarrer au cours du deuxième trimestre 2020
PlasticsEurope
Nomination à la direction générale
+La Belge Virginia Janssens (Europen) vient d’être nommée directrice générale de l’association professionnelle PlasticsEurope, qui représente les producteurs de matières plastiques européens. Sa nomination sera effective au 16 mars 2020.
Colloque sur l'acier de construction en France
La filière doit être davantage soutenue
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Jeudi 6 février, s’est tenu le colloque « Anticiper et construire les territoires de demain », organisé par la sénatrice de la Marne Françoise Ferat, ConstruirAcier et la filière acier construction, dans la continuité de la mission sénatoriale conduite par Valérie Létard, vice-présidente du Sénat, sur la filière sidérurgique. Ce colloque avait pour objectifs de témoigner le rôle de l’acier, de présenter les atouts et les préoccupations de la filière acier construction et son nécessaire accompagnement pour relever les défis de demain. Selon Michel Julien-Vauzelle, président de ConstruirAcier : "Des défis majeurs sont à relever en terme d’emplois, de formation, de reconnaissance du patrimoine architectural". Rassemblant plus de 175 000 emplois, la filière acier recèle, effectivement, un potentiel de formation considérable. Elle dispose de quelque 22 000 sites sur l’ensemble du territoire et réalise un chiffre d’affaires de 44 mds d’€. Néanmoins, le secteur souffre d’un déficit d’attractivité. "La filière constructive, représentant 35% de l’acier consommé en France, a besoin d'être soutenue et renforcée par les politiques publiques" a précisé Michel Julien-Vauzelle.
Voestalpine (Autriche) : les OEM procèdent à un restockage
+Voestalpine tire profit des activités de restockage émanant des fabricants d'équipements d'origine (OEM), des clients clés, selon Herbert Eibensteiner, pdg de la société autrichienne. Ce dernier a néanmoins mis en exergue le fait que la visibilité sur l’année était limitée. Si les répercussions de l’épidémie de coronavirus n’étaient pas encore prévisibles à ce stade, elles pourraient toutefois représenter un autre facteur de risque au vu des conditions économiques difficiles à l’échelle internationale. Les neuf sociétés de production du groupe implantées en Chine sont restées fermées jusqu’au 9 février, après que les autorités ont décidé de prolonger les congés du Nouvel an lunaire.
Aperam : résultats solides
+Aperam a annoncé ses résultats pour le trimestre et l'année se terminant le 31 décembre 2019.
L'EBITDA s'établit à 357 M d’€ en 2019, y compris un gain exceptionnel 2 de 17 M d’€, contre un EBITDA de 504 M d’€ en 2018. L'EBITDA est de 102 M d’€ au 4ème trimestre 2019, y compris un gain exceptionnel de 17 M d’€, contre un EBITDA de 79 M d’€ au 3ème trimestre 2019.Le Bénéfice net ressort à 148 M d’€ en 2019, contre un bénéfice net de 286 M d'€ en 2018.
Europe du Sud : le coil laminé à chaud en repli de 4 €/t
+Selon notre confrère Platts, la valeur du coil laminé à chaud sud-européen a décliné de 4 €/t départ usine lundi 3 février, à 453 €/t , tandis que dans le Nord de la région, cette catégorie de coils a renchéri de 2,5 €/t, à 468,5 €/t départ usine Ruhr. Des sources attribuent la hausse observée dans le Nord de l’Europe à des réductions de capacités, notamment en raison de la déclaration de force majeure sur le site d’ArcelorMittal, à Fos sur Mer. De l’avis d’un opérateur milanais, le fait que le site d’ArcelorMittal à Tarente (Sud de l’Italie) opère à capacité réduite devrait doper les prix du produit plat. Selon lui, si le site des Pouilles fonctionnait à plein régime, le prix du coil laminé à chaud transalpin tomberait à 440 €/t départ usine. « La demande réelle ne s’est pas redressée. L’activité est plus calme en Italie, qu’en France, en Espagne et en Allemagne, en ce moment. Lorsque les consommateurs verront que les importations sont inexistantes, ils seront contraints de revenir le marché », a précisé la source.
Reprise de British Steel : le patron de Jingye veut investir à Hayange
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Alors que les négociations pour le rachat du sidérurgiste British Steel sont en cours, le patron du groupe chinois Jingye était, lundi, à Hayange. Huiming Li promet des investissements pour l’usine de rails mosellane. Mais l’État français doit encore approuver la reprise de cet actif stratégique. En novembre, le groupe chinois s'est porté acquérer de l'ensemble des actifs du Britannique British Steel, en faillite, dont l'usine de rails de Hayange. Seule entité française concernée, le site mosellan compte 400 salariés.« Très confiant », sur l’aboutissement des négociations même si selon des indiscrétions récentes dans la presse outre-Manche, le gouvernement britannique reste ouvert à d’autres offres de reprises, Huiming Li a détaillé son projet de développement de l’usine hayangeoise. « Pour améliorer la compétitivité du site », le patron chinois promet un investissement de 60 M€ sur cinq ans.
Production d'acier (Vietnam) : repli anticipé en 2020
+Cette année, la production vietnamienne d’acier brut pourrait atteindre 18 M de t et celle d’acier laminé à chaud, 17,1 M de t, des volumes inférieurs à ceux enregistrés en 2019. La filière sidérurgique nationale devrait également importer des matières premières totalisant près de 17 M de t de minerai de fer, 5 M de t de ferrailles et 5 M de t d’acier laminé à chaud. Selon l’Association nationale de l’acier et du fer VSA, (Vietnam Steel Association) cette situation est imputable aux signes de ralentissement du marché mondial de l'acier l’année dernière. La VSA ne table pas sur une amélioration de la consommation au cours du premier trimestre de cette année.
Algérie : Tosyali va produire de l'acier plein pour l'automobile
+Le complexe de sidérurgie Tosyali, implanté dans la commune de Bethioua, à l’Est d’Oran, entamera à la fin de l’année la production de l’acier plein utilisé dans la production des caisses de voitures. Né de l’investissement d’un opérateur turc, le complexe Tosyali comprend neuf unités de production, notamment l’unité de traitement du minerai de fer, d’une capacité de production de 2,5 M d t/an de billes métalliques, équipée du plus grand four à l’échelle mondiale, selon la direction du complexe. Le complexe englobe également une unité de réduction directe, une unité de fusion de 1,2 M de t/an de fer fondu, produit en forme de barre métalliques pour être transformé, ensuite, en rond à béton, après son passage à l’unité de tamisage. Une usine qui est en voie d’expansion, avec la réalisation d’une usine de production d’acier plein d’une capacité de 2 M de t/an utilisé dans la production des carcasses des véhicules, des pièces de rechange, ainsi que les équipements électroménagers.
Royaume-Uni : Londres discute avec d'autres repreneurs que Jingye
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Le gouvernement britannique a annoncé mercredi 22 janvier poursuivre les discussions avec de potentiels repreneurs pour le groupe de sidérurgie British Steel en faillite, malgré les négociations en cours avec le Chinois Jingye. Malgré tout, «le gouvernement pense que la transaction avec Jingye sera bouclée dans les prochaines semaines», assure-t-il. Le fait que les pouvoirs publics restent ouverts à la discussion laisse penser qu'un plan B pourrait être nécessaire alors que le rachat par le Chinois soulève des interrogations.Selon le quotidien britannique The Guardian, le gouvernement aurait entamé des discussions avec le conglomérat turc Cengiz Holdings, réputé proche du régime, ce que n'a pas confirmé le ministère britannique des Entreprises. Précédemment, des négociations avaient échoué avec un autre groupe turc, le fonds de pension de l'armée turque Oyak.
Société (France) : fermeture de deux sites chez NOV
+Encore une mauvaise nouvelle pour un secteur déjà en difficulté. Le groupe NOV (National Oilwell Varco) a officialisé jeudi 23 janvier la fermeture de ses usines nordistes d’Aulnoye-Aymeries (ex-Vallourec Drilling) et de Berlaimont (Tuboscope), entraînant la suppression de 129 emplois. « Dans un contexte de marché de plus en plus tendu, nous devons réagir sans attendre et prendre des décisions difficiles pour résorber la situation de supercapacité structurelle dans laquelle nous nous trouvons et assurer la pérennité de nos activités », explique dans un communiqué R.Brett Chandler, président de NOV Grant Prideco.Selon le groupe américain, la demande en tiges de forage, qui était le coeur de métier des deux sites, est en baisse. La surproduction entraînerait des surcapacités de production et rendrait les délocalisations inévitables