Flash infos

Production automobile (Allemagne) :repli marqué en août

Baisse à l'échelle locale et internationale
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Outre-Rhin, l’industrie automobile est toujours pénalisée par l’impact de la crise sanitaire. Néanmoins, dû à un nombre de jours de travail  moindre qu’à l’accoutumée durant la période de congés estivaux, la production et les ventes automobiles ont décliné le mois dernier. Après avoir enregistré un repli n’excédant pas 6% en juillet sur un an, la production d’août a quant à elle dégringolé de 35% en août, à 203 000 unités, selon l’association allemande de l’automobile (Verband der Automobilindustrie, VDA).

« Outre la diminution des jours travaillés en août, les congés estivaux, lesquels ont essentiellement été pris en août, ont également pesé sur la production », a précisé VDA.  Les mauvaises performances découlent d’une baisse de la demande  domestique (-22% sur un an) et internationale (-31% sur un an) sur la période considérée.

Entre janvier et août, la production automobile allemande s’est effondrée de 36%, à environ 2 M d’unités sur un an. Le mois dernier, les immatriculations de voitures particulières ont reculé de 20%, à 251 000 nouvelles unités sur un an et de 29%, à 1,8 M d’immatriculations au cours des huit premiers mois de 2020.      

Rond à béton (nord-ouest Europe) : vigueur du marché

Des prix des ferrailles en hausse
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Au regard de la bonne tenue des prix de la ferraille dans le nord-ouest de l’Europe, ceux des ronds à béton sont orientés à la hausse. La remontée, amorcée en août, se consolide ce mois-ci et pourrait bien se poursuivre.

 Les prix de base du rond à béton s’élèvent à 200 €/t. Après avoir inclus un extra (supplément de prix lié à la taille du produit) de 265 €/t, on obtient un prix livré de 465 €/t. Certaines sources font état d’offres s’élevant jusqu’à 220 €/t (prix de base) dans certains cas.

« Nos carnets de commandes sont remplis jusqu’en octobre. Nous n’allons pas soumettre de nouvelles offres avant la mi-septembre. Nous préférons attendre de voir comment vont évoluer les coûts de la ferraille. C’est aussi le cas de nos concurrents  n’offrant que des volumes marginaux, voire rien du tout », selon une source.

« Certaines usines, qui signent toujours des contrats au prix de base de 170 €/t, vont rencontrer des difficultés financières dû à la hausse des ferrailles », a précisé la source.

                          

Produits plats en inox : Aperam a relevé ses écarts d'alliage

Les cours du nickel au-delà des 15 000 $/t
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Aperam, producteur d’inox a modestement relevé ses écarts d’alliage de septembre relatifs à sa gamme de produits plats en inox de catégorie austénitique.

La surcharge portant sur les produits plats 304 a progressé de 1349 €/t en août, à 1377 €/t ce mois-ci. Celle portant sur les produits plats 316 a pour sa part progressé à 1933 €/t ce mois-ci, comparativement à 1891 €/t le mois dernier. La surcharge d’alliage catégorie 309S, un inox résistant à la chaleur utilisé dans les applications à haute température est passée de 1823 €/t, à 1864 €/t. Seul l’écart portant sur la catégorie 409,  a accusé un repli à 462 €/t, contre 466 €/t en août.

Sur le London Metal Exchange, les cours du nickel au comptant ont progressé de façon régulière au cours des derniers mois. De fait, les cours du métal du diable s’établissaient à 12 510 $/t  le 24 juin, avant d’augmenter à 12 510 $/t le 24 juin et de culminer à 15 658 $/t le 2 septembre.                        

 

Sociétés (Belgique) : NLMK La Louvière se focalise sur les aciers à haute résistance

Modernisation du train à chaud
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Le site belge de NLMK La Louvière vient de débuter le pré-assemblage des pièces nécessaires à la modernisation de son train à chaud. Un projet important qui représente un investissement de quelque 150 M d’€ et qui doit permettre à l’entreprise de produire des aciers plus fins, plus résistants et plus respectueux de l’environnement pour ses clients européens.

 Les tests de pré-assemblage de ces trois nouvelles cages de laminage devraient s’étaler jusqu’en novembre prochain. « Ensuite, les trois anciennes cages (sur six) seront démontées avant l’installation définitive des nouvelles cages qui auront été pré-assemblées et testées », a expliqué un porte-parole du site.

« Outre les tests de pré-assemblage, des travaux de modernisation ont commencé sur les trois autres cages de laminage afin de les préparer à l’installation de nouveaux équipements qui permettront l’utilisation de la technologie "Smart Crown." Cet investissement fait partie de la stratégie 2022 du groupe NLMK", a précisé le porte-paole du site belge.

Sociétés (France) : ArcelorMittal Dunkerque relance son haut-fourneau N°3

Le secteur automobile toujours à la peine
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ArcelorMittal, est en train de relancer un deuxième haut-fourneau. En raison de la crise liée au coronavirus, le HF3 (haut-fourneau n°3) était à l'arrêt, depuis le mois d'avril. Depuis 4 mois, un seul des trois haut-fourneaux d’Arcelor-Mittal fonctionne, à Dunkerque. Il s'agit du numéro 4, le plus puissant.

Il a été sollicité pendant tout le confinement, pour toute l’activité de production d’acier d’emballage, comme les canettes pour boissons, qui est restée dynamique. Mais pour l’instant,ArcelorMittal ne constate pas encore de reprise, notamment dans le secteur automobile, qui assure la moitié de l’activité des sites dunkerquois (Grande-Synthe et Mardyck).

Si le -petit- haut-fourneau n°3 redémarre, ces jours-ci, c’est pour compenser les mises en maintenance de deux autres usines en Europe, en Belgique (à Gand) et en Pologne. 

L’usine va ainsi tourner aux deux-tiers de sa capacité, avec 1,1 M de t d'acier produites sur les mois de juillet, août et septembre. Cela permet de faire revenir une partie des 3.100 salariés qui étaient en chômage partiel. En production, l’effectif devrait passer de 50 à plus de 70%. Les syndicats réclament d'ailleurs la fin du chômage partiel, en septembre, pour tous.

 

Production d'acier brut (Allemagne) : net repli en juillet

WV Stahl, réductions de production, travaux de maintenance
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En juillet, pour le quatrième mois consécutif, la production allemande d’acier brut a opéré un net repli pour renouer avec des niveaux inégalés depuis la crise financière de 2008. Ainsi, selon des statistiques publiées par WV Stahl, la fédération allemande de l’acier, la production a plongé de 24,7% sur un an, à 2,4 M de t et de 2,1% sur un mois. Même configuration baissière entre janvier et juillet, période durant laquelle la production a chuté de 16,9% en glissement annuel, à 19,9 M de t. Outre les nouvelles réductions de production, les traditionnels travaux de maintenance effectués en juillet ont vu la production d’acier brut alimentée par les hauts-fourneaux chuter de 29% sur un an, à 1,7 M de t. La production issue de la filière électrique s’est quant à elle contractée de 13,1%, à 758 000 t. ThyssenKrupp, numéro un allemand du secteur, table sur une production de 9 M de t d’acier brut cette année, comparativement à 11 M de t habituellement dû au repli de la demande émanant du secteur automobile, le principal client du conglomérat. 

Europe : les immatriculations automobiles repartent à la hausse

Belles performances au Royaume-Uni et en France en juillet
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L’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) va publier  prochainement ses statistiques relatives aux immatriculations enregistrées en juillet et août. Selon VDA (Association de l’industrie automobile allemande), en Europe occidentale, la demande en voitures de tourisme a repris du poil de la bête après l’effondrement sans précédent des ventes observé au plus fort de la pandémie de Covid-19.  De fait, en juillet, la demande n’a décliné que de 2% sur un an en juillet, pour totaliser 1,2 millions d’unités. En juillet, au sein des cinq principaux marchés européens, les ventes ont reculé de 5% en Allemagne, et de 11 % en Italie, tandis qu’elles se sont accrues de 11% au Royaume-Uni, de 4% en France et de 1% en Espagne. Entre janvier et juillet, les immatriculations de voitures particulières ont pour leur part chuté de 35%, à 5,8 millions d’unités sur un an.                   

International : recul de 6% de la production d'acier brut au 1er S sur un an

La Chine, toujours leader
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Au premier semestre 2020, la production mondiale d'acier brut a reculé de 6% en glissement annuel, à 873,1 M de t, selon des chiffres publiés par l'Association mondiale de l'acier (World Steel Association). Dans le contexte de la crise liée à l'épidémie de Covid-19, la production d'acier brut ne s’est contractée que de 3% en Asie  pour totaliser 642 M de t. Elle a été soutenue par la Chine (+1,4% à 499 M de t), de loin le premier producteur mondial. En revanche, la production d'acier brut a plongé dans l'Union européenne (-18,7% à 68,3 M de t) et en Amérique du Nord (-17,6% à 50,2 M de t) durant le semestre écoulé. La fédération mondiale de l'acier signale que les chiffres du mois de juin sont souvent des estimations et pourraient faire l’objet d’une révision ultérieurement.

 

Sociétés/France : ArcelorMittal a redémarré le haut-fourneau N°3

Le site va opérer aux deux-tiers de sa capacité
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ArcelorMittal, est en train de relancer un deuxième haut-fourneau. En raison de la crise liée au coronavirus, le HF3 (haut-fourneau n°3) était à l'arrêt, depuis le mois d'avril. Depuis 4 mois, un seul des trois haut-fourneaux d’Arcelor-Mittal fonctionne, à Dunkerque. Il s'agit du numéro 4, le plus puissant. Il a été sollicité pendant tout le confinement, pour toute l’activité de production d’acier d’emballage, comme les canettes pour boissons, qui est restée dynamique. Mais pour l’instant, Arcelor-Mittal ne constate pas encore de reprise, notamment dans le secteur automobile, qui assure la moitié de l’activité des sites dunkerquois (Grande-Synthe et Mardyck). Si le -petit- haut-fourneau n°3 redémarre, ces jours-ci, c’est pour compenser les mises en maintenance de deux autres usines en Europe, en Belgique (à Gand) et en Pologne. L’usine va ainsi tourner aux deux-tiers de sa capacité, avec 1,1 M de t d'acier produites sur les mois de juillet, août et septembre. Cela permet de faire revenir une partie des 3.100 salariés qui étaient en chômage partiel. En production, l’effectif devrait passer de 50 à plus de 70%.

Sociétés / France Rail Industrie : la reprise confiée à Liberty House

FRI, "un actif stratégique pour la France"
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La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a confié ce jeudi au groupe britannique Liberty House la reprise de France Rail Industry (FRI) à Hayange en Moselle, principal fournisseur en rails de la SNCF. Liberty, appartenant à la fammile Gupta, doit néanmoins obtenir le feu vert du ministère de l’Economie, FRI et ses salariés étant considérés comme un actif « stratégique » pour la France par le gouvernement. Cinq repreneurs potentiels avaient présenté fin juin leur projet aux syndicats. Parmi eux, le Chinois Jingye, le Britannique Liberty House, l’Indien Jindal Steel & Power Limited, Olympus Steel Limited et ArcelorMittal. Le projet industriel du Britannique, qui intègre aussi l’aciérie d’Ascoval à Saint-Saulve (Nord), a été préféré aux offres de quatre autres candidats. Le site attendait un repreneur depuis la faillite de son propriétaire, British Steel, qui a déposé le bilan en mai 2019. Le groupe a été racheté en mars 2020 par Jingye, lequel était privilégié par l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC et FO), réunie jeudi matin en comité social et économique. De fait, le groupe chinois promettait d’augmenter sérieusement les capacités de production du site.

 

Reprise de FRI : les syndicats ne veulent pas d'ArcelorMittal

Cinq repreneurs en lice
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L’usine France Rail Industry (FRI) de Hayange doit être cédée à un nouvel actionnaire d’ici quelques jours. Le site stratégique, seul fabricant de rails en France et fournisseur de la SNCF, attise les convoitises. Cinq repreneurs se sont positionnés : ArcelorMittal, Olympus Steel (Greybull Capital), Jindal, Liberty Steel et British Steel (racheté par le Chinois Jingye en mars). L’enjeu de l’affaire porte aussi sur l’avenir de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), désormais lié à FRI par un contrat d'approvisionnement. Greybull , Liberty Steel et British Steel se sont, dès l’origine, positionnés pour une offre de reprise commune des deux sites, souhaitée par le gouvernement français. ArcelorMittal aurait désormais, aussi, fait une promesse d’achat d’Ascoval. Une proposition qui inquiète l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, FO) de Hayange. « Le gouvernement cherche à placer à tout prix Mittal, qui ne s’embarrasse même pas de faire des offres sérieuses… », dénonce-t-elle dans un tract. Pas plus convaincus par les financements proposés par Greybull, Liberty Steel et Jindal , les syndicats n’ont émis un avis favorable que sur l’offre de Jingye (British Steel). L'actionnaire chinois, déjà intéressé par le site de Hyange en mars, est « le seul à mettre de l’argent (30 M€) sous séquestre et à avoir un projet réalisable pour Ascoval et Hayange », expliquent les représentants syndicaux.

 

ArcelorMittal Basse Indre : déversement accidentel de soude

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Lundi 13 juillet, les sapeurs-pompiers sont intervenus à la suite d’un déversement accidentel de  450 litres de soude  dans un bas de rétention du sidérurgiste ArcelorMittal, à Basse Indre, à l’ouest de Nantes. Sur place, on a rapidement procédé à la mise en sécurité du personnel. Les six salariés de la ligne n° 2, tous indemnes, ont été évacués. En basculant, une partie de la soude est entrée en contact avec une cuve d’acide sulfurique, provoquant une réaction chimique exothermique, des dégagements de forte chaleur et de fumées toxiques. L’autre cuve de 400 litres d’acide sulfurique, qui se trouvait à proximité, a été endommagée et s’est partiellement déversée dans un autre bac de rétention, isolé du premier.Après vérification, les pompiers n’ont pas observé d’écoulement dans la nature. Aucun danger pour la santé des salariés ou pour l’environnement n’est signalé, les fuites ayant  été contenues dans les cuves de rétention.

 

Sidérurgie : l'Allemagne vise la neutralité carbone d'ici 2050

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L'Allemagne a fait part de sa volonté de rendre le secteur de la sidérurgie plus respectueux de l'environnement, avec un objectif de neutralité carbone avant 2050, malgré la crise profonde qui frappe le secteur, aggravée par le coronavirus. « Nous voulons que, dans trente ans, le secteur puisse produire de manière compétitive et neutre en carbone », a affirmé Peter Altmaier, le ministre de l'Economie. Afin de soutenir le secteur, Berlin évoque la « prise en compte de critères de durabilité dans les commandes publiques, l'instauration d'un quota minimum d'acier pauvre ou neutre en carbone dans les produits finis », ou encore la création d'un label d'acier vert. Berlin compte aussi sur l'hydrogène vert, après avoir dévoilé un plan de 9 mds d’€ pour développer cette technologie. Selon le ministère de l'Économie le secteur l'acier a besoin de « 30 milliards  d’€ d'ici 2050, et 10 milliards d'ici 2030 » pour devenir neutre en carbone. Aucune nouvelle subvention n'est toutefois pour le moment prévue par Berlin.

 

Le Vietnam propose aux Philippines de l'exclure d'une enquête anti-dumping

16/07/20
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L’Autorité des recours commerciaux du Vietnam (Trade Remedies Authority of Vietnam), relevant du ministère de l’Industrie et du Commerce, a adressé un courrier au ministère philippin du Commerce et de l’Industrie au sujet du lancement de l’enquête et de l’application des mesures de sauvegarde, conformément à  l'Accord sur les sauvegardes de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Elle lui a proposé de se baser sur les derniers volumes d’importations de produits sidérurgiques concernés par l’enquête-acier galvanisé, acier zincalume et tôle colorée- en vue d’évaluer leur impact sur la production nationale d’acier. L’Autorité des recours commerciaux du Vietnam estimant que les importations philippines de produits en acier en provenance du Vietnam sont négligeables, autorise leur exclusion du champ d’application des mesures de sauvegarde  imposées par  les Philippines, conformément à l’Accord sur les sauvegardes et aux décisions de l'Organe de règlement des différends de l’OMC. L’Autorité des recours commerciaux du Vietnam travaillera avec l’ambassade et l’office du commerce du Vietnam aux Philippines, l’Association Vietnamienne de l’Acier(Vietnam Steel Association) et les entreprises du secteur pour suivre cette affaire, défendre les droits et intérêts légitimes des producteurs et exportateurs vietnamiens.

Société (Algérie) : El Hadjar, un site en proie à des difficultés

08/07/20
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Le ministre algérien de l’Industrie, M. Farhat Aït Ali Braham, a effectué, lundi 6 juillet, une visite de travail au complexe sidérurgique d’El Hadjar, situé à Annaba (nord-est de l’Algérie). Selon les explications fournies au ministre, le complexe emploie environ 6 100 travailleurs de diverses spécialités, rapporte le ministère. Depuis 2015, le complexe d’El Hadjar s’est engagé dans un plan de développement visant à la réhabilitation technologique des installations de production. Ce fleuron de la sidérugie algérienne a connu ces dernières années plusieurs restructurations, ainsi que des mouvements de protestation, la mise à l’arrêt de plusieurs fourneaux et une situation financière alarmante. La pandémie de Covid n’a pas non plus contribué à arranger la situation. Le nouveau directeur général du complexe d’El Hadjar, Réda Belhadj, a évoqué, en mai dernier, une trésorerie très fragile, un endettement lourd et des créances qui sont significatives. En dépit des investissements de l’Etat, pour maintenir le complexe à flot, la situation financière reste alarmante.     

Société / reprise d'Ascoval : les syndicats privilégient British Steel et Liberty

08/07/20
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Depuis fin juin, le Comité Social et Économique (CSE) d’Ascoval a été consulté sur deux offres de reprise de la société sur les cinq qui ont été déposées initialement. Le tribunal de commerce de Strasbourg devrait ensuite trancher d’ici à la fin de l’été entre les candidats à sa reprise.« British Steel UK et Liberty Steel offrent enfin les perspectives d’avenir et les avals industriels tant recherchés depuis des années par les différents acteurs du dossier Ascoval », selon l’intersyndicale CFDT – CGT – CFE CGC. Cette dernière y voit aussi un « parfait accord avec le projet de réindustrialisation et “d’acier vert” tant prôné par Bercy en les incluant à la reprise de la société France Rail Industrie (Hayange) ». Des propos qui devraient satisfaire Antonius Ron Reel, le pdg de British Steel, lequel défend avec vigueur son projet de reprise des usines d’Ascoval et d’Hayange. De fait, ce dernier est convaincu d’avoir « la meilleure offre ». Racheté par le Chinois Jingye après sa mise en faillite en 2019, le groupe britannique a déjà été propriétaire du site de Saint-Saulve. 

 

 

Société : baisse de l'EBITDA d'Aperam au 2è trimestre

08/07/20
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Le groupe financier franco-allemand Oddo BHF  abaisse son objectif de cours de 36 à 35 € sur Aperam, sur la base d'une révision en baisse de ses hypothèses de rentabilité et de synergies à extraire d'une potentielle acquisition d'Outokumpu Americas. Pour le deuxième trimestre, le bureau d'études estime que le fabricant d'acier affichera une baisse de l'EBITDA (cash-flow opérationnel) limitée à 45 M d’€ (contre 70 M d’€ au premier trimestre), en ligne avec la guidance du management. Pour le troisième, Oddo BHF attend une guidance d'EBITDA en légère hausse séquentielle à 51 M d’€, notant que « la reprise de la demande en Europe devrait se matérialiser. Toutefois, la production va également progresser, à l’instar de la concurrence émanant des importations à prix concurrentiel », a précisé le groupe basé au Luxembourg.                   

Jefferies : le secteur de l'acier va bénéficier de la reprise post-Covid au dernier trimestre

08/07/20
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Le secteur de la sidérurgie devrait bénéficier de la reprise économique post-Covid-19 qui devrait se dessiner au dernier trimestre. Selon les analystes de Jefferies, le rebond de la demande d’acier dédié au segment de  l’automobile devrait être un élément porteur pour l’industrie de l’acier en fin d’année, mais celle-ci devrait entre temps pâtir d’un effet saisonnier au troisième trimestre. Selon cette note, le secteur de l’automobile représente 19% de la demande d’acier au sein de l’UE et constitue à ce titre un marché final important pour les produits à forte marge. « Les prix s’établissent  au-dessus de leur point bas et les parités d’importations constituent un facteur de soutien pour une poursuite de l’amélioration à court terme », a précisé la banque d’investissement américaine.

 

Construction mécanique (Allemagne) : sombre constat

08/07/20
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Le secteur allemand de la construction mécanique est toujours à la peine dû à l’effondrement de 28% sur un an des commandes enregistrées en mai, d’après VDMA (Verband Deutscher Maschinen-und Anlagenbau), association allemande du secteur. « En avril et mai, nous avons ressenti les inquiétudes de nombreux clients, en retrait du marché. Si la situation s’est quelque peu redressée depuis lors, nous ne sommes toutefois pas en mesure de dire à quel moment une amélioration devrait se dessiner », selon Ralph Wiechers, chef économiste chez VDMA. Sur le seul mois de mai, les commandes domestiques ont chuté de 23% et les exportations de 31%. Le secteur, déjà en mauvaise posture avant la survenue de la pandémie, mettra du temps à se redresser. En effet, avant l’instauration de mesures restrictives, les entrées de commandes avaient déjà reculé de 22% en glissement annuel                 

Société (Royaume-Uni) : l'Etat va soutenir Tata Steel

01/07/20
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Tata Steel, le plus gros producteur d'acier du Royaume-Uni est sur le point de conclure un accord avec l'Etat pour qu'il lui vienne en aide. Durement affectée par la pandémie de coronavirus et le ralentissement économique provoqué par les mesures de confinement, la filiale britannique de l'Indien Tata Steel cherche à obtenir d'urgence un prêt public de plusieurs centaines de millions de livres.Les discussions sur un tel plan de sauvetage sont désormais dans leur dernière ligne droite, et un accord pourrait être finalisé à court terme. Environ 8.000 emplois sont en jeu. Tata Steel  a demandé 500 M de £ (547,3 M d’€) d'argent frais, explique Stephen Kinnock, le député travailliste d'Aberavon, la circonscription galloise où se trouve l'aciérie géante du groupe à Port Talbot.